Anecdotes de voyage : 3 rencontres animales inoubliables

Durée: 35m42s

Date de sortie: 17/03/2021

 Au programme de ce 3ème numéro des anecdotes des coulisses du voyage, 4 passionnés de nature vous raconte leur plus belle rencontre animalière. Un jeu inattendu en Colombie brittanique, une approche frissonnante à Katmai et des tentatives répétées en Afrique du Sud … Voilà ce qui vous attend !  

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Entre deux épisodes, continuons les échanges sur mon compte instagram @globeblogueurs 

Pour consulter la retranscription de l'épisode c'est par ici !

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Claire du blog Soundwave on the road réalise de magnifiques reportage 100 % nature avec son compagnon Jérémie.

Leur compte insta : @soundwaveontheroad

Dana et Stéphane du blog Le monde de Tikal, ils ont sillonné le continent nord américain de la Californie à Alaska pour réaliser un documentaire intitulé Wild qui donne la parole à des acteurs œuvrant pour la préservation de la biodiversité.  

Leur compte insta : @lemondedetikal

+ d'infos sur leur film Wild

Grégory du blog My Wildlife parcourt le monde pour immortaliser les animaux les plus fabuleux. Il partage aussi sa passion lors de stage photo sur l'observation animalière.  

Son compte insta : @blogmywildlife

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Musique :  Clover Instrumental de Sebastian Barnaby Robertson ; Sweet Cherry de Dupont Gallo

Visuel : Héliora

Hello Hello ! Vous écoutez les anecdotes des coulisses du voyage.
De temps à autre, entre mes épisodes pratiques, des voyageurs viendront nous raconter tous
ces moments qui font le sel des voyages.
Histoire insolite, rencontre surprenante, faile monumentaux et autres galères inoubliables,
car ce sont aussi ça les coulisses du voyage.
D'aller écouter !
Hello Hello ! Je reviens cette semaine avec le troisième épisode spécial anecdote.
Cette semaine, je me suis fait complètement plaisir puisque je suis allée papoter avec
des personnes que j'admire et qui m'ont raconté leur plus belle rencontre animaillière.
Donc autant vous dire que l'épisode est un petit peu plus long que ce que j'avais prévu,
mais franchement ça vaut vraiment la peine de l'écouter jusqu'au bout.
On apprend plein de choses et surtout c'est truffé d'émotion, mais je ne vous en dis
pas plus.
Place à la première anecdote.
Pour cette première histoire, j'ai tendu le micro à clair du blog Sunweb Underhood.
Vous avez déjà entendu parler de si vous écoutez assidument ce podcast.
Claire et Jérémie, ce sont deux blogueurs qui sont si Vanlifer, nomad et qui réalisent
de très beaux reportages sur la nature et les animaux et qui sont aussi profondément
engagés auprès d'associations de protection de la nature.
J'aime à la fois leur travail, leur philosophie, leur valeur, enfin tout.
Et donc c'était impensable pour moi de ne pas les inviter sur cet épisode.
Dans cette anecdote, ils vont nous parler notamment d'un de leurs engagements à
leur calabe, donc je ne vous en dis pas plus, vous allez savoir de quoi il s'agit.
Et d'ailleurs sachez que la vente de leur photo sur leur site contribue à soutenir
de nombreuses associations de protection de la nature, donc autant se faire plaisir.
D'ailleurs pendant que j'enregistre, il y a un magnifique portrait de singe qui
trône sur mon bureau et qui surveille que je ne dise pas trop de bêtises et qui est
une des œuvres de Claire et Jérémy.
Salut Claire !
Hello Laura !
Alors comment ça va la Guadeloupe ?
Oui ça va, on est bien conscients d'avoir de la chance d'être au soleil en hiver.
Alors je disais vous êtes en Guadeloupe et j'ai beaucoup plaisir à suivre vos
différentes rencontres animalières, je pense notamment à une belle tortue.
Là vous avez posté une photo sur Instagram il n'y a pas très longtemps,
mais tu ne vas pas me raconter cette rencontre là, mais ça va quand même avoir un rapport
puisqu'il s'agit d'un animal sous-marin, donc quel est-il ?
C'est une baleine à bosse qu'on a rencontrée au Canada.
Ok alors vas-y raconte-nous comment ça s'est passé cette rencontre qui pour toi fait partie des
plus belles rencontres animalières que tu as pu avoir l'occasion de faire.
Alors le contexte est assez important, on a passé plusieurs mois hors-calabre,
ce qui est une station d'observation et d'écoute des sétacés en Colombie-Britannique,
et depuis 50 ans ils enregistrent et prennent des clichés depuis la terre de sétacés
comme ça pour connaître un petit peu leur mouvement et connaître les familles et les individus et tout ça.
Et donc on a fait partie de leur projet pendant quelques mois, on a assisté au roulement pour pouvoir observer
en fait toute la journée et puis écouter toutes les nuits et les journées.
Et donc un jour on était en train de pas forcément être dans le lab,
mais à faire un peu nos occupations et en fait là où ils se trouvent c'est sur une île
et il y a souvent du passage de sétacés, il y a souvent des baleines à bosse qui sont là,
donc on entend régulièrement les souffles.
Et cette fois-là on a entendu un souffle qui était très très proche du lab,
il y avait de l'écho ça résonné partout et donc on va sur le petit pontant du lab
et là on voit donc au début on se demande ce qui se passe,
il y avait plein de petits remous et en fait il y avait une baleine à bosse qui était à une 10-15 mètres
en fait en train de se rouler dans tous les sens et avec des autaries de stelaire
et on aurait dit qu'elles étaient en train de juste chiller et s'amuser ensemble,
à danser en quelque sorte et donc du coup cette baleine faisait des petites...
des petites torpilles dans l'eau et tout.
Et donc on prenait plein d'images et en fait vu qu'elle se roulait sur elle-même,
il y a de temps en temps on voyait ses yeux sortir de l'eau,
enfin son grand oeil parce qu'on peut pas trop voir les deux en même temps,
mais du coup on voyait son oeil sortir de l'eau et on était comme des fous, trop hystérique,
c'était assez fou.
Pour ceux qui n'ont pas du tout l'habitude d'observer la faune
qui ne se rendent pas forcément compte des distances,
10-15 mètres pour une baleine c'est très très proche.
C'est vraiment hyper proche, déjà 10-15 mètres pour un mammifère type bouc-tin, c'est proche.
On le voit très bien mais pour une baleine vu à quel point c'est immense,
j'imagine que vous deviez avoir l'impression d'être quasiment presque à la touchée.
Enfin ça peut donner cette impression là, j'imagine non ?
Elle était juste là sachant que les baleines à bosse peuvent faire 15 mètres,
alors celle-ci elle était pas très grande, je pense qu'elle faisait...
Je sais pas, 8 mètres, un truc comme ça.
C'est super rare qu'elle s'approche, enfin c'est pas rare qu'elle s'approche d'écoute,
mais qu'elle reste comme ça pendant une heure à jouer avec les otaries.
Ce qui semble est joué, ça c'est une interprétation mais c'était assez bluffant.
Oui, et puis du coup la petite surprise des otaries qui devaient être vraiment intéressantes
parce que c'est vrai qu'au-delà de voir un animal déjà impressionnant,
moi ce que je trouve fascinant quand on observe les animaux,
c'est de pouvoir voir des comportements qu'on n'a pas l'habitude de voir.
C'est vrai que par exemple les baleines à bosse,
on peut avoir l'habitude de les voir par exemple en train de sauter,
enfin c'est l'image qu'on se fait souvent,
mais ce que tu décris c'est-à-dire faire des tonneaux dans l'eau, la torpille etc.
et ce qui pourrait sembler être un jeu avec les otaries,
ce qui est peut-être sûrement autre chose,
et du coup ça devait être encore plus fascinant,
c'est-à-dire qu'on voit pas juste l'animal passé,
mais on le voit en train de faire quelque chose
que notre cerveau a besoin d'interpréter en quelque sorte.
Oui, ça nous montre que on ne sait pas grand chose
et que de pouvoir observer ce genre de comportements,
ça pose plein de questions sur effectivement
qu'est-ce qu'elle est en train de faire,
est-ce qu'elle prend du plaisir, est-ce qu'elle s'amuse,
ou est-ce que c'est autre chose cette interaction avec les otaries,
mais effectivement c'est tellement mystérieux.
Est-ce que vous avez pu en parler par exemple avec des scientifiques
vu qu'à leur câlabre, j'imagine qu'il y avait sûrement des spécialistes
des CETACÉ, est-ce que vous avez pu avoir des explications
sur ce comportement ?
On n'a pas cherché forcément à avoir des explications
sur ce comportement-là directement,
par contre ce qu'on a fait et ce qu'on fait pour chaque individu
c'est qu'on a cherché à l'identifier,
il y a un catalogue en fait,
et on peut les reconnaître grâce à leur nageoire codale et dorsale,
donc en fait on a pris plein de photos,
mais elle n'a pas d'habitude, c'est bien quand elle plonge,
parce qu'on peut bien voir le dessous de leur nageoire codale,
et là elle n'a pas vraiment plongé,
elle n'était pas assez, elle n'était vraiment pas profonde,
donc elle n'avait pas de raison de plonger,
mais quand elle se retournait,
des fois on voyait un bout de sa queue,
mais des fois c'était difficile de savoir si sur la photo c'était sa queue ou sa nageoire.
Après un bon, je passais plusieurs heures à regarder les photos
et en fait on a réussi à déterminer
qui s'était grâce à une partie de nageoire codale et la nageoire dorsale,
et on a su que c'était Arlequin,
ce sont mon petit nom, je ne le rappelle plus de son nom de code,
et ce catalogue il est créé par une assaut qui s'appelle Merse, M-E-R-S,
qui est gérée par Jackie Hildering,
et qui est vraiment pleine de savoir sur la faune de Colombie-Britannique,
et elle ne nous a plus confirmé que c'était bien Arlequin.
Ah super, je trouve ça hyper émouvant,
même si c'est un nom qui a été pareil, donné par les humains,
mais nous ça nous est arrivé avec un tout autre animal,
avec un jipail de barbu dans le carré de France,
qu'on a eu l'occasion de photographier.
En fait les personnes du parc naturel régional nous avaient demandé
d'envoyer la photo pour pouvoir l'identifier,
parce qu'il y a plusieurs oiseaux qui sont marqués,
au niveau de la plume en fait, ils ont comme une tâche blanche
pour les différencier et ça permet de faire des études sur les populations,
et donc on a pu connaître quelques mois plus tard,
on a reçu un mail avec le prénom de cet oiseau,
et c'était vraiment sympa.
Bon là j'ai pas en tête le prénom,
mais j'ai trouvé ça aussi super émouvant.
Ouais c'est super de connaître l'identité de chacun,
et en fait c'est ça,
puis tu te rends compte en les observant que chacun divise du,
finalement, une personnalité je sais pas, mais en caractère,
donc c'est fascinant.
Merci beaucoup Claire pour cette anecdote,
je meurs d'envie de te poser 10 000 questions,
parce que je sais que tu dois avoir des milliards de belles anecdotes
concernant les rencontres animalières,
mais voilà je me les garde sous le coude,
ça m'étonnerait pas qu'on vous entende peut-être prochainement
si vous avez envie dans le podcast,
parce qu'on partage cet amour des belles rencontres animales,
hâte de vous retrouver ici ou ailleurs,
enfin quelque part sur cette belle planète.
À bientôt !
J'ai écouté maintenant Dana et Stéphane du blog Le Monde de Tical,
qui vont nous raconter une rencontre vraiment fabuleuse,
et j'ai envie de dire aussi un petit peu frissonnante.
Cette rencontre a eu lieu lors de leur eau trip entre la Californie et l'Alaska,
où ils sont allés à la rencontre des acteurs oeuvrant pour la protection de la vie sauvage.
Ils ont tiré de toutes ces rencontres un magnifique documentaire de 52 minutes,
qui s'intitule Wilde.
J'ai beaucoup aimé ce film qui mêle à la fois les merveillements,
la prise de conscience, des touches d'espoir aussi,
et qui nous donne envie tout simplement de protéger la biodiversité,
de s'y intéresser, donc je vous invite vraiment à aller le regarder.
Il sera disponible en ligne gratuitement,
lors du festival Bonne Accueil, entre le 13 et le 19 mars 2021,
et sinon je vous mettrai aussi les liens vers le site du documentaire,
pour que vous puissiez le retrouver plus tard,
parce que je ne doute pas qu'il puisse être visionné à d'autres moments par la suite.
Allez, direction les Amériques avec Dana et Stéphane,
que l'on va écouter tout de suite.
Salut Dana et Stéphane !
Salut !
Vous allez bien ?
Très bien, très bien. Le printemps arrive, c'est chouette.
En plein rush avec la sortie de votre film,
que j'attends avec grande impatience depuis quelques mois.
C'est gentil, oui, nous c'est le stress qui monte là, mais oui.
Vous les terminez plus calment très vite.
Oui, je suis sûre que ça va être super.
Alors justement, je parlais de votre film,
donc bien entendu, des rencontres animales,
vous en avez fait un sacré paquet,
donc j'imagine que ça a été un peu dur de choisir.
Quand je vous ai demandé de me raconter une anecdote en particulier,
donc vous avez choisi un animal qui est assez fabuleux
dans une région qui fait rêver,
mais je n'en dis pas plus et je vous laisse tout simplement nous raconter cette belle rencontre.
C'est vrai que c'est un animal qui est un peu mythique dans ce continent nord-américain,
et c'est un animal qu'on a cherché beaucoup pendant notre premier voyage
et ce second voyage qu'on vient de faire, qu'on a fait en 2019,
et qu'on a eu la chance de rencontrer dans un milieu un peu particulier,
puisque c'est à 4 mailles, qui est un parc national en Alaska,
qu'on rêvait de découvrir, mais qui n'est pas facile d'accès
parce qu'il faut y accéder par avion, donc hydravion,
et dans le cadre du tournage de notre documentaire,
on a réussi à avoir un partenariat en fait avec une société
qui propose des excursions avec des guides naturalistes là-bas,
et on a eu la chance de s'envoler pour passer une journée du coup à 4 mailles
et on a découvert les grizzlies, sachant que c'est vraiment le territoire du grizzly
avec les saumons qui viennent se reproduire et qu'il y a une très très grande quantité de grizzlies là-bas.
On a passé une journée au milieu 2 et ça a été juste fabuleux
parce que c'est vraiment une plongée dans leur milieu naturel.
C'est une découverte de leur cadre de vie, de leur mode de vie
et de leur relation entre eux.
On a découvert des familles de grizzlies, on les a vues se reposer,
on les a vues parfois se disputer et puis on les a vues chasser aussi.
Ça a été une occasion vraiment formidable pour nous de pouvoir tourner des images
et montrer à la fois les animaux sauvages qu'on rêvait de rencontrer et de voir au plus près
tout en montrant la fragilité de l'espace dans lequel ils vivent
et la fragilité des écosystèmes qui les entourent
parce que le saumon est quand même leur repas pendant une grande partie de l'année
c'est ce qui leur fournit une grande énergie pendant une grande partie de l'année
et qui leur donne beaucoup de graisse et de gras pour survivre l'hiver.
C'est pourtant le saumon qui est menacé dans ces territoires-là
donc pour nous c'était très important d'y aller.
On a été ravis de les voir sur place et de tourner de ces images.
C'est juste pour expliquer le contexte mais on a été un peu largués en hydravion là-bas
on était dans un petit groupe de 4-5 avec un guide
et on a passé la journée avec nos waders, nos grosses bottes à travers ces verres-lui-sauts
et on était à pied donc il n'y a pas de chemin de randonnée ou quoi
c'est vraiment du sauvage sauvage qui a allé au milieu des rivières
et se posé sur les gravières en attendant que les ours arrivent.
Alors les waders pour ceux qui ne sont pas accoutumés
c'est des grandes cuissards en caoutchouc, étanges, qui sont très sexistes,
qui montent jusqu'à mes cuisses, non même plus.
Même au tu se fermes comme un portallon.
Oui, jusqu'en haut du corps, c'est un équipement qu'on retrouve chez des pêcheurs notamment.
Donc si je comprends bien, vous avez été largués au milieu de la nature en hydravion
donc à pied au milieu du territoire des grizzlies
et alors du coup comment ça se passe au moment où vous voyez apparaître un grizzly
parce qu'un grizzly c'est quand même énorme, c'est très impressionnant.
Comment ça s'est passé pour vous ?
C'était assez fou parce qu'au départ le pilote dans l'hydravion
on nous montre des petits points de temps en temps, genre regardez là son néant
on ne voit pas trop, on ne se rend pas compte.
Après une fois posé dans la nature, donc on est posé à un endroit
où ils n'étaient pas à proximité donc il a fait du marcher un peu
et au fur et à mesure on s'est rapprochés de plus en plus, on les voyait un peu au loin
jusqu'à ce qu'ils nous disent, on va s'asseoir là sur les graviers
on va se poser, vous faites ce que je vous dis au moment où je vous le dis
et on va attendre un peu et normalement ils peuvent venir ici.
Donc c'est ce qu'on a fait, on s'est posé, on a attendu
et au fur et à mesure ils se sont rapprochés.
Et alors là, c'est assez magique, en même temps c'est très perturbant au début
c'est parce que c'est assez impressionnant comme bête.
Donc sachant qu'à Gatmaï c'est dans les populations les plus gros au grizzly au monde
qui sont particulièrement costauds, c'est plus qu'on a sa faim mais ça peut compter.
C'est très gros.
C'est très très gros, très gros.
C'est très très gros, très très impressionnant.
C'est pour plus gros que nous, c'est sûr.
Mais c'est un mélange en fait de sentiments à la fois, on est super contents
parce qu'on appréhende un peu en se disant ça se trouve ils vont pas venir.
Donc on va faire juste, on va y aller, on va regarder les arbres, l'arrivière, il n'y aura pas d'ours.
Et quand ils arrivent, on se dit ils sont là et en même temps c'est un peu...
Il y a un côté c'est génial et un côté...
On peut... oh là là là, ils sont gros, ils sont très très gros.
C'est flippant, oui.
Et puis nous on a pieds à côté, on est tout seuls.
Tu te sens tout petit quoi, c'est de toute façon.
Mais c'est bien de se sentir tout petit.
Si tu décides de faire quelque chose, tu peux rien faire, de même pas le temps de voir venir.
Vous étiez à quel distance, à peu près ?
Par moment on va être à...
4-5 mètres, je pense.
Non, comme de plus, non non non non.
Non non non, je te jure.
Je te jure que si.
On a vu au 10 au minute.
Quand ils sont venus en pointe en cours vers nous, là, ils sont intérêts dans leur whistle qui était à...
Non, vraiment 4-5 mètres.
Ils étaient pas tout le temps là, mais ils sont allés jusque là.
Oui, au plus proche, à un moment c'était 4-5 mètres.
Au plus proche, en général, ils étaient à 10 mètres, on va dire.
Oui, 10-20 mètres en général.
Si Jeune Mabus, vous avez utilisé une de ces photos de Grizzly pour la couverture de votre film, non ? Pour l'affiche ?
Exactement.
Mais d'ailleurs, on avait du mal à se décider, on a décidé du coup de prendre deux photos qu'on aimait pour les affiches en...
format vertical et format horizontal, et les deux viennent de cette expérience à 80.
De toute façon, ça devait être les autres, on se peut être mal.
À un moment donné, il a bien dû falloir partir.
Comment vous avez fait ? Parce que j'imagine que bouger et tourner le dos aux ours ou des choses comme ça, c'est pas forcément préconisé ?
En réalité, les ours sont assez étonnants, mais ils s'en fichent un petit peu qu'on soit là.
Donc, il faut évidemment être prudent et pas faire de mouvements brusques, pas se mettre à courir, etc.
Mais on a... Le guide nous a dit, bon, voilà, on va reprendre le chemin par là-bas.
On y va tranquille, on y va doucement, et c'est lui qui gérait un peu la vision globale de tous les ours qui avaient autour de nous.
Et puis, on a repris notre route, on a retourné vers l'avion, et voilà.
De toute façon, toute la journée, il avait toujours un œil en permanence, de façon qui est l'arrêt aussi pour ça.
Il a de quoi les effets à roucher, ou plus, il n'a pas dit.
Mais il a toujours, toujours un œil, il compte toujours tous les ours qui est autour pour savoir exactement
quelle position on se trouve en permanence.
C'est son boulot qui nous disait des fois de nous asseoir, des fois de nous relever.
S'il y avait un ours un peu curieux qui s'approchait, de plus se relever tous ensemble en gros,
de ne jamais courir, de ne pas crier.
Oui, il observait vraiment les comportements des ours pour adapter aussi vos propres comportements.
Et ça, c'est valable pour n'importe quelle observation animale, d'autant plus quand les animaux peuvent être potentiellement dangereux,
ce qui est le cas pour le coup des grizzlies.
Mais c'est vrai que c'est une donnée importante.
Potentiellement, c'est un parc qui est accessible à tout le monde, en tant que personne.
On peut y aller tout seul, sans passer par un vide, et se balader tout seul là-bas.
Mais c'est pas quelque chose qu'on conseille, quelqu'un qui a pas d'expérience des ours en tant que tel déjà.
C'est pas recommandé.
C'est franchement pas recommandé.
Il y en a vraiment beaucoup, il y a des loups, c'est vraiment un espace où il y a une très grande biodiversité,
notamment à la présence des saumons et à l'absence des humains.
Il y a très peu d'humains sur place, donc les animaux sont vraiment chez eux.
Il faut une grosse densité, c'est vraiment une grosse population.
Et du coup, il faut que les humains se fassent discrèques quant ils y sont.
Ils sont invités.
Je trouve que c'est une belle phrase, peut-être pour conclure cette anecdote.
Je pense que ce sentiment d'humilité, le fait qu'il y a certains territoires qu'il faut aussi laisser à la vie sauvage complètement,
et qu'effectivement, on est juste invités.
C'est bien pour terminer.
Ça me paraît sympa.
Merci beaucoup Dana et Stéphane pour cette belle anecdote.
C'est une expérience que j'adorerais vivre, que je vivrai peut-être un jour.
En tout cas, merci de l'avoir partagé avec nous.
On a grand besoin, je pense, de s'évader aussi en pleine nature, notamment en ce moment.
Et donc, page à vite, tout le monde a à vous suivre et à aller regarder toutes vos aventures animales en France et ailleurs.
Merci à vous et à très vite.
En terminant beauté, cet épisode spécial anecdote rencontre Anné Malière avec Grégory du blog MyWideLive,
qui, comme son nom l'indique, est complètement consacré aux animaux et à leur observation.
Grégory est un passionné de safari.
Il s'y honne le monde pour immortaliser les plus beaux animaux de la planète pour notre plus grand plaisir.
Pour partager sa passion, il organise de nombreux stages photos orientés sur l'observation animalière
de la Slovénie au Sri Lanka en passant par le Japon, l'Indo ou l'Afrique du Sud.
Il y a vraiment de très belles propositions à découvrir sur son blog.
Grégory m'a parlé d'un animal que j'aime particulièrement et que j'ai moi-même eu l'occasion d'observer.
Donc autant vous dire qu'on a été un peu bavards sur le sujet.
Allez, je vous laisse écouter.
Salut Grégory !
Salut Laura, ravi de te voir.
Comment ça va ?
Bah écoute, bien, en forme.
Je pense que t'es assez pressé de pouvoir reprendre le large pour aller observer les animaux.
Je me trompe.
Oui, je te confie.
Aller en plein nature, moi j'y vais un petit peu quand même, j'étais en Camargue là il y a pas si longtemps que ça.
Mais c'est vrai que je retournerais bien en Afrique notamment.
Parce que je suis une grande passion pour les safari en Afrique, au Kenya, en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud.
Ça te manque.
Oui, j'ai vraiment hâte de pouvoir y retourner.
Oui, je comprends.
L'appel du grand large.
Et d'ailleurs, la rencontre animalière que tu vas nous raconter,
ou plutôt les tentatives aussi de rencontrer cet animal,
il me semble que ça se passe en terre africaine, non ?
Oui, tout à fait.
Donc c'est le léopard.
J'ai souhaité en fait de parler du léopard.
J'ai une fascination pour se félindre depuis tout petit.
Donc je regardais énormément de reportages à la télé, tous les docus qui passaient en fait.
Je me les faisais à la suite, au grand désespoir d'ailleurs de ma compagne.
En fait, je me souviens à l'époque, tous les dimanches après-midi j'étais là-dessus.
Jusqu'au jour où j'ai pu partir pour la première fois en Afrique du Sud, c'était en 1999.
Et là, j'avais vraiment envie de voir le léopard, le léopard, le léopard.
Je suis allé dans le parc national Kruger en Afrique du Sud.
À la fois pour des raisons économiques, parce que c'est un parc qui peut s'explorer en solo que j'ai fait en fait avec mon propre véhicule.
Et puis aussi parce que c'est une zone qui est réputée pour avoir beaucoup de léopard.
En 15 jours de safari, j'en ai vu aucun.
D'accord, en 15 jours, oui.
Ouais, aucun.
Donc là, tu rentres complètement déçu.
Je me suis dit, mais c'est quoi tous ces reportages à la télé qui filment des scènes de malade ?
Et puis toi, rien du tout.
Et puis, bon, j'ai pas désespéré, donc j'ai continué à regarder mes reportages à la télé, mais je me suis beaucoup documenté, etc.
Je suis retourné bien des années plus tard en Afrique du Sud et en safari même.
J'avais quasiment arrêté les safari, donc il faut croire que ça m'avait un petit peu déçu.
15 ans plus tard, je suis retourné en safari, même secteur Kruger.
Donc je suis quand même persévérant un peu dans l'idée.
Je me suis dit, je suis là-bas que j'irais le voir le léopard.
En 2014, si je me souviens bien, on a fait 3 observations de léopard.
Et là, pareil, on peut encore parler de presque d'échec, mais qui n'est pas en termes d'observation, mais plutôt en termes photos.
C'est que j'étais tellement excité en fait sur la première observation.
Donc c'était de nuit.
C'était sur un safari nocturne dans le Kruger.
Tu peux faire des safari nocturnes qui sont guidées par des rangées du parc.
Le léopard était, je me souviens, sur le côté de mon véhicule, à une distance proche en fait.
Il était à 5 mètres, peut-être, pas plus.
Mais j'étais tellement, tellement, tellement excité.
Je faisais des photos, je n'ai même pas regardé mes réglages.
Bien sûr, ils faisaient nuit, donc j'avais que des poses longues.
Donc tout était flou de chez flou.
J'étais déçu de rentrer sans photos, mais tu aurais vu mon cœur bâter la chamade.
Pas étonnant, tu vois, que j'avais raté les photos à ce moment-là.
Je ne pouvais pas, c'était pas possible, en fait, déjà, de faire une photo sans bouger.
Enfin, je ne maîtrisais pas mes émotions.
Tu tremblais un petit peu, non ?
Oui, exactement.
J'étais vraiment sous le coup de mes émotions.
Est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est passé les 5 minutes avant de voir ce léopard ?
Parce que là, tu viens de nous dire un peu le moment où tu réalises que l'animal est là.
Mais des fois, on a un peu cette intuition que l'animal n'est pas loin,
ou alors le guide va nous dire, bah tiens, là, il y a peut-être des signes,
et puis des fois, on sent que ça arrive crescendo,
ou alors est-ce que vraiment, bah voilà, t'as vu l'animal comme ça d'un coup,
et il n'y a pas eu de signe avant-coureur ?
Non, là, il n'y avait pas trop eu de signe avant-coureur.
Il faut quand même savoir que les léopards, il y a de bonnes chances de l'observer de nuit.
Mais là, pour le coup, on était tombés dessus par hasard.
Il n'y avait pas de signe, en fait.
Mais ce qu'il faut imaginer, c'est que là, pour le coup, en plus, il n'était même pas en mouvement,
il était à l'arrêt.
Mes émotions ont débordé, j'étais tellement en fait content, en fait, de le voir.
Mais c'est marrant parce que ce que tu racontes,
ça me rappelle énormément ma propre rencontre avec le léopard.
Alors moi, j'ai eu plus de chance parce que je l'ai vu la première fois où je suis allée le chercher.
C'était au Sri Lanka.
On l'a trouvé au bout de peut-être 15 heures d'observation, quelque chose comme ça.
Pareil, en fait, on ne s'y attendait pas du tout alors que ça faisait, je ne sais pas, 14 heures qu'on était à fond,
à regarder partout, à chercher dans les broussais.
Enfin, on était vraiment hyper focus.
Et là, à un moment donné, j'ai vu Seb qui bougeait dans tous les sens comme ça
et qui arrivait à peine à parler et qui dit, il est là, il est là, il est au par le pas.
Puis moi, j'étais là. En fait, le temps que mon cerveau y réalise, on devient complètement débile.
Il y avait mon fils aussi qui, à l'époque, était très jeune.
Il avait 3 ans et demi, quelque chose comme ça, mais il l'attendait aussi.
Et donc, on était tous à bouger dans tous les sens, à essayer de le chercher.
Alors qu'en fait, il était là à quelques mètres, aussi 3, 4 mètres.
Et quand je l'ai vu, en fait, c'est comme si le sol se dérobait.
J'étais toute cotonneuse, le cœur était à fond.
Enfin, on savait pour où on était.
Et effectivement, dans ces cas-là, après, vient l'idée de « Oh, faut faire une photo, faut faire une photo ».
Et là, moi, je tremblais comme pas possible.
C'est vraiment un animal fascinant et d'une extrême beauté.
En vrai, c'est encore plus impressionnant cette élégance.
C'est ça.
Je comprends ta fascination.
C'est un félin qui a énormément de grâce.
Et particulièrement les femelles.
Les mâles, elles sont beaucoup plus costaudes, elles ont un visage beaucoup plus carré.
Mais les femelles, je trouve qu'elles sont vraiment splendides.
Elles ont un visage qui est plus fin.
Enfin, moi, c'est vraiment l'animal pour lequel je suis amoureux.
Et c'est celui qui me met dans des conditions d'émotion.
Enfin, je n'ai pas ça avec d'autres animaux.
Je n'ai pas cet attachement aussi viscéral.
Et je suis toujours aujourd'hui.
J'ai la même émotion en chaque fois que je croise un léopard en sa farie.
Et pourtant, depuis, j'en ai croisé.
D'ailleurs, on peut voir dans ton travail que tu les as souvent croisées
parce que tu as quand même énormément de magnifiques clichés de léopard.
Je pense qu'il y en a certains qui se retrouvent dans ta boutique.
Il y a effectivement un léopard noir et blanc.
C'est d'ailleurs la photo aussi qui sert d'introduction au blog sur MyWideLive.
C'est hors de question de pouvoir mettre autre chose qu'un léopard en page d'accueil de MyWideLive.
Est-ce qu'il y a des choses au-delà de l'apparence, de l'élégance dont tu as parlé
qui te fascinent chez le léopard en termes de comportement par exemple ou d'autres choses ?
Ce qui est intéressant avec les léopards, c'est un félin qui est souvent en action.
Il ne va pas forcément dormir toute la journée comme un chat ou comme un lion.
Ce qui est intéressant aussi au niveau du léopard, c'est quand on observe des interactions avec d'autres sujets.
Avec d'autres léopards, par exemple.
On peut analyser les relations, savoir s'ils sont issus de la même famille ou pas, s'ils s'acceptent ou pas.
Cette connaissance du léopard et les observations que tu vas faire sur le terrain,
vont te permettre de comprendre les interactions entre deux individus.
Je vais te donner un exemple.
On a croisé un jeune léopard qui était dans un arbre et on a croisé également son frère.
Il y avait une association avec le frère qui était aussi là dans le secteur et qui est montée sur le léopard et qui chassait les mêmes proies.
Alors que c'est un animal solitaire.
On voit souvent des associations chez les guépares.
Les frères d'une même portée vont rester ensemble parce que c'est plus simple pour chasser.
Mais ça c'est très rare chez le léopard.
On a assisté à des scènes et ça durait plusieurs jours.
Pendant plusieurs jours, on les retrouvait dans le même secteur, vu que c'est un animal qui est territorial.
Moi, je n'avais jamais vu ça avant et je trouvais ça génial.
Je suis comme un gamin à chaque fois que je vois un léopard.
C'est vrai que c'est un cadeau supplémentaire quand on voit un animal en train d'avoir un comportement qui n'est pas habituel ou alors qui est très très rare.
C'est vrai que quand on parle d'observation animale, on peut se dire qu'il suffit de voir l'animal.
Mais en fait, il y a plein de situations qui décuplent l'observation animale.
Par exemple, c'est pas du tout pareil.
Je prends un autre exemple de prendre un serre en situation normale et de le voir pendant le brame.
Je suis d'accord.
J'ai une autre observation qui m'a vraiment marqué de l'aupar.
C'était en 2016 dans la réserve de Sabi Sans qui est un autre pote pour l'observation du loupar en Afrique du Sud.
Je me souviens un matin, les safari démarrent avant le vie du soleil.
Honnêtement, tu commences le safari le matin, tu as quand même un petit peu la tête dans le cul.
Tu viens de te réveiller, tu te mets en marche, mais vraiment tout doucement.
Moi, je suis sur un bon diesel le matin.
On sort du lodge à 50 mètres, il y avait un petit waterhole, bim à l'aupar.
On voit le loupar en train de boire.
Le loupar est en train de l'appellot, tranquillement, une femelle.
Et puis, tout d'un coup, une yenne tachetée se pointe.
Et puis, il commence à y avoir une interaction entre elles.
La yenne tachetée commence à un petit peu titiller la loupar.
La loupar de fuie.
La yenne tachetée la suie.
Une deuxième yenne tachetée arrive.
La loupar monte dans un arbre.
Et puis, nous, on reste là, observé, ça dure une heure.
Puis, la loupar reste au-dessus.
Et puis, les deux yennes, on en marche.
Elles finissent par partir.
La loupar descend et se remet en marche.
Et elle ne retourne pas dans la direction du plan d'eau.
Elle part dans la direction opposée.
Notre guide nous dit qu'on va la suivre, parce qu'elle a une jeune.
Elle a un loupar d'eau qui a quelques mois.
Et si on a de la chance, elle va retourner le voir.
Parce qu'il ne faut pas qu'elle le laisse trop longtemps seul, parce que sinon, il sera en danger.
Et donc, on a suivi la loupar pendant une demi-heure à véhicule.
Donc, on a suivi en fait en orpiste la loupar jusqu'au moment où elle rejoint le loupar d'eau.
Et puis, là, tu vois qu'il y a des échanges de toilettage entre les loupar d'eau et la mer.
Là, tu rentres.
Tu as vraiment la banane, en fait.
Tu remercies le ciel.
Tu vois, tu as avoir donné cette chance de pouvoir observer ces petites instants de vie.
Parce que finalement, c'est ça.
Moi, je trouve ça plein d'espoir, plein d'une grande beauté.
Tu verras rarement chez moi, en fait, des scènes de chasse ou de mort.
J'en partage rarement, en fait.
Même si ça m'est arrivé de faire des photos, parce que ce n'est pas ce que je préfère.
Ça ne représente pas forcément la beauté.
Et d'ailleurs, dans ces instants-là, dans les instants de chasse, souvent, je ne suis pas bien, je ne suis pas à l'aise.
Je veux tout le temps que la proie échappe.
Tu vois, au prédateur.
Oui, j'avoue, je suis un peu pareil.
Même si, bon, finalement, c'est la nature aussi, mais je suis un peu pareil.
C'est un peu comme dans un film, tu vois.
Je veux protéger, en fait, le plus faible.
Même si on sait que ce n'est pas comme ça que se jouent la nature et la biodiversité à travers le monde.
Et qu'il y a besoin, en fait, que les animaux mangent pour survivre et qu'elles tuent leur proie.
Mais ce qui est marrant, c'est que je trouve que, enfin, moi, je sais, quand j'étais gamine, je trouvais que dans les reportages animalais,
on montrait vachement ce côté-là, ce côté chasse, ce côté track, des animaux entre eux, surtout des animaux de la savane.
Et du coup, la première fois que j'ai fait un safari en tant que zani, que je suis arrivée sur le cratère, là, comment ça s'appelle ?
Angorongoro.
Voilà, exactement.
Et bien, en fait, il y avait des lions, il y avait des guépares, il y avait des zèbres,
enfin, il y avait tous les animaux qui, normalement, se mangent un peu entre eux.
Et en fait, ben non, ils étaient là, les uns à côté des autres, et c'était hyper tranquille.
Il n'y avait pas du tout de mouvement.
Alors, je pense qu'effectivement, il y a des moments où les lions se réveillent et vont prélever quelques gazelles.
Mais là, c'était complètement différent de ce que j'avais pu voir dans les reportages animalais.
C'est vrai que ça fosse un peu, en fait, leur reportage animalier.
On a l'impression que les félins sont tout le temps en chasse.
Alors qu'en fait, les lions, ils passent leur vie à rien foutre.
C'est ça.
Et en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que les félins, ils chassent quand ils ont faim.
Ils chassent pour manger, ils n'ont pas de chasse de loisirs.
Mais du coup, je trouve que ça a dit quelque chose, le fait que certains reportages animaliers accentuent vachement là-dessus.
Parce que c'est comme si on voulait rendre encore plus sauvage la vie sauvage, alors qu'en fait,
elle est peut-être moins sauvage que ce qu'on pourrait y penser.
Enfin, sauvage dans le sens barbare, dans le sens violent, etc.
Ça questionne peut-être nous, notre rapport en tant qu'humain, qu'on a justement aux animaux et à notre mode aussi de consommation.
Et puis aussi, tu vois, au côté spectaculaire, c'est qu'en gros, pour montrer quelque chose à la télé,
au-delà du discours de ce qu'il faut raconter, il faut montrer des images qui sont spectaculaires pour que les gens les accrochent, en fait.
Ouais, c'est un peu regrettable.
En tout cas, je pense qu'on partage la conviction qu'on peut aussi émerveiller les gens, leur donner le goût de la nature
sans forcément être dans le sensationnalisme.
Enfin, tu sais que c'est un peu mon cheval de bataille.
Ah ouais ?
Donc, et puis tu le fais admirablement bien.
Donc, j'invite tout ceux qui écoutent à aller regarder ton travail.
Je pense qu'on va s'arrêter sur ces belles paroles.
Merci encore à toi et puis plein de bonnes choses pour la suite.
À bientôt.
C'est moi qui te remercie, Laura. À bientôt, là.
Merci d'avoir écouté ce troisième épisode spécial anecdote.
J'avoue qu'avec un sujet comme ça, j'aurais pu en faire des épisodes et des épisodes,
mais bon, on va choisir d'autres thématiques pour la prochaine fois.
D'ailleurs, si tu as des idées de sujets d'anecdotes,
est-ce que tu préfères plutôt des galères, plutôt des histoires d'amour, je ne sais quoi,
ou si toi-même tu as une anecdote que tu aimerais particulièrement raconter,
eh bien tout simplement, contacte-moi via Instagram,
tu retrouveras mon compte GlobeLogure dans la description de l'épisode
et on organise tout ça, voilà, tout simplement.
Avant de partir, je n'oublie pas de te dire que tous les liens vers les sites respectifs
de mes invités, leur travail, etc.
est bien sûr disponibles dans la retranscription de cet épisode,
sur notre blog et en bonus.
Ils ont accepté de partager de super belles images,
des rencontres qu'ils ont racontées.
Donc vachez un petit coup d'œil et à bientôt.
...

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