
Des enfants à la découverte des peintures sur papier de Pierre Soulages
Durée: 4m19s
Date de sortie: 26/10/2025
durée : 00:04:19 - franceinfo junior - Pendant les vacances, deux jeunes auditeurs ont visité l'exposition "Soulages, une autre lumière" au musée du Luxembourg à Paris. Ils sont en compagnie du commissaire de l'exposition, Alfred Pacquement.
Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Je m'appelle Achille, j'ai huit ans.
Je m'appelle Lulette et j'ai dix ans.
Je m'appelle Alfred Pacman, je suis un peu plus vieux
et je suis commissaire de cette exposition que nous allons visiter.
Alors, quel œuvre on va regarder en premier ?
Je pensais vous proposer de regarder une œuvre qui est un peu particulière
parce qu'elle est peinte des deux côtés, qui est celle-là
et qui est une œuvre très ancienne,
c'est-à-dire des tout débuts de la vie de peintre,
de ce mot de peinture, de la vie de la vie de la vie de la vie.
Monsieur, qui s'appelait pire soulage.
Ça représente des traits, alors que d'habitude, c'est plutôt des dessins.
J'aime bien ces œuvres comme ça.
Mais pourquoi c'est en noir et il n'y a pas de couleur particulière ?
Alors, c'est une très bonne question.
D'abord, le noir est une couleur, comme les autres.
Et en fait, c'est pas noir.
Si tu regardes bien, c'est pas noir.
Pour moi, c'est plus marron ou jaune.
Voilà. Et en fait, cette couleur, elle est obtenue avec des noix.
Des noix qu'on a écrasées, qu'on a bouillies dans l'eau.
Et ça fait un jus, et ce jus marron, brun,
sert surtout au menuisier.
Ce peintre, il a choisi de choisir cette couleur.
J'ai entendu dire qu'il jouait avec la lumière.
Mais quand il jouait avec la lumière, ça veut dire quoi ?
C'est-à-dire que ce qui l'intéresse, c'est le contraste entre ces traces foncées
et puis le blanc.
Et pour que le blanc soit pas seulement un fond,
mais soit aussi une couleur qui résonne avec la couleur brun foncée,
et qui est comme ça ce jeu des contrastes.
Et la lumière, elle est basée sur le contraste.
L'ombre et la lumière, c'est un peu la base de tout ce qu'on voit autour de nous.
Celle-ci, elle date de quand ?
1946. Il était néant de 1919, donc il avait 25 ans.
C'est le moment où il commence son œuvre.
Avant, il avait fait peut-être des petits exercices scolaires.
Il a été dans une école des beaux-arts.
Et puis il y a eu la seconde guerre mondiale
qui empêchait les gens de travailler normalement.
Donc il a attendu la fin de la guerre pour s'installer à Paris avec sa femme.
Et là, il a commencé à peindre.
Qu'est-ce que tu disais à chez le sir, celle-ci ?
Je le viens. Je ne sais pas trop quoi, mais elle représente quelque chose.
Moi, les très vieux, ça me fait penser à une sorte de fleur ou d'arbre.
Il a écrit, d'ailleurs, à cette époque-là,
que la personne qui regarde l'œuvre, elle peut l'interpréter comme elle veut.
Ça ne représente pas quelque chose de particulier,
ça représente pas un paysage, une nature morte, un portrait,
mais on peut y voir ce qu'on veut.
Et ça, c'est la liberté de celui ou celle qui regarde l'œuvre,
qui n'a pas à être forcé comme souvent dans la peinture,
où on voit un portrait, on dit c'est madame Attelle ou monsieur Attelle.
Non, là, ce n'est pas ça. C'est la liberté.
Et comment ces peintures ont été reçues ?
En quoi ça a peut-être changé la façon de voir la peinture ?
Il a été connu très tôt.
Enfin, quand il a commencé à exposer, son œuvre a été remarquée.
Parce qu'il était dans cette tonalité sombre
que la plupart des peintres n'utilisaient pas à l'époque,
il était plutôt dans les couleurs, dans les contrastes de couleurs.
Lui, il était avec ce noir et ce blanc,
où ce brin et cet ocre et ce blanc.
Donc il a été très vite identifié, remarqué, et son œuvre a commencé.
Mais les œuvres sur papier ont été très peu montrées.
Il les a gardées.
Et donc l'exposition ici est un peu une découverte pour les gens,
parce que les gens connaissent mieux sa peinture,
ces peintures qui sont plus grandes en général,
et les peintures sur papier, c'est beaucoup moins connu.
C'était l'idée de l'exposition de montrer un aspect de cette œuvre,
d'un pain de connu avec des œuvres inconnues.
La visite se termine. Merci beaucoup les enfants.
Merci.
Merci.
Et merci à vous, Alfred Pacman.
C'était un plaisir de parler avec vous.
Vous êtes le commissaire de l'exposition Soulage Une Autre Lumière,
c'est au musée du Luxembourg à Paris, et c'est à voir jusqu'au 11 janvier.
Episode suivant:
Les infos glanées
franceinfojunior
"franceinfo junior" est un rendez-vous d'actualité qui propose une lecture pédagogique de l'actualité, présenté par Estelle FAURE Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tags
Comment parler de harcèlement scolaire à hauteur d'enfants ?