Sommes-nous vraiment plus bêtes que nos parents ?

Durée: 2m24s

Date de sortie: 21/10/2025

L’effet Flynn désigne un phénomène fascinant observé tout au long du XXᵉ siècle : la hausse régulière du quotient intellectuel (QI) moyen dans la plupart des pays industrialisés. Décrit pour la première fois par le politologue néo-zélandais James R. Flynn dans les années 1980, cet effet montre que, d’une génération à l’autre, les scores aux tests de QI augmentaient d’environ 3 points par décennie. Autrement dit, un individu moyen des années 1950 obtiendrait aujourd’hui un score inférieur à la moyenne actuelle, sans pour autant être moins intelligent — simplement parce que les tests ont dû être réétalonnés à mesure que le niveau global progressait.


Les causes de ce phénomène sont multiples et cumulatives. D’abord, l’amélioration de l’éducation a joué un rôle majeur : l’école moderne apprend davantage à raisonner abstraitement, à manipuler des concepts, à catégoriser — des compétences directement valorisées par les tests de QI. Ensuite, la meilleure nutrition et les progrès de la médecine ont favorisé un développement cérébral plus complet, notamment durant la petite enfance. À cela s’ajoutent la réduction de la taille des familles (donc plus de stimulation individuelle pour chaque enfant) et la complexification du monde moderne : technologies, médias, urbanisation et exposition constante à de nouveaux symboles ont stimulé nos capacités cognitives.


Mais depuis le début du XXIᵉ siècle, plusieurs études remettent en question la permanence de cet effet. En Norvège, au Danemark, en Finlande ou au Royaume-Uni, les chercheurs constatent une baisse du QI moyen depuis les années 1990 — un phénomène inverse, parfois appelé « effet Flynn inversé ». En France, une étude publiée en 2018 dans Intelligence a montré une diminution moyenne d’environ 4 points en vingt ans chez les jeunes adultes.


Les raisons de ce recul sont débattues. Certains évoquent un effet plafond : l’humanité aurait atteint un niveau d’éducation et de santé où les gains cognitifs se stabilisent naturellement. D’autres soulignent l’impact de changements sociétaux : usage excessif des écrans, déclin de la lecture, baisse de la concentration, ou encore inégalités scolaires grandissantes. Flynn lui-même, avant sa mort en 2020, estimait que l’effet n’avait pas disparu, mais qu’il se fragmentait selon les contextes : certains pays continuent de progresser, d’autres stagnent ou reculent.


En résumé, l’effet Flynn a bien existé — il a même transformé notre manière de penser l’intelligence —, mais il n’est plus universel aujourd’hui. Son évolution reflète moins une baisse de nos capacités que les mutations profondes de notre environnement culturel et cognitif.


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Sommes-nous vraiment plus bêtes que nos parents ?
Alors aujourd'hui, je vais vous parler d'un effet qui s'appelle l'Effet Flynn.
De quoi s'agit-il d'un phénomène fascinant observé tout au long du XXe siècle ?
La hausse régulière du QI, du Cossion Intellectuel Moyen, et ce dans la plupart des pays industrialisés.
Alors pourquoi il s'appelle l'Effet Flynn ?
Eh bien simplement parce qu'il a été décrit pour la première fois par ce polythologue
néosélandais, James Flynn, dans les années 1980.
Il montre que, d'une génération à l'autre, les scores au test de QI augmentent d'environ
3 points par décennie.
Autrement dit, un individu moyen des années 1950 obtiendrait aujourd'hui un score inférieur
à la moyenne actuelle, sans pour autant être moins intelligent, simplement parce que
les tests ont dû être réétalonnés à mesure que le niveau global progressait.
Alors comment expliquer ce phénomène ?
Bien d'abord, il y a l'amélioration de l'éducation, ça a joué un rôle majeur.
L'école moderne apprend davantage à raisonner abstraitement, à manipuler des conseils,
à catégoriser, et ça ce sont des compétences directement valorisées par les tests de QI.
Ensuite, la meilleure nutrition et les progrès de la médecine ont favorisé un développement
cérébral plus complet, notamment durant la petite enfance.
Enfin, ça ajoute à cela la réduction de la taille des familles, et donc plus de stimulation
individuelle pour chaque enfant.
Pourtant, depuis le début du XXIe siècle, plusieurs études remettent en question la
permanence de cet effet.
En effet, en Norvège, au Danemark, en Finlande ou même au Royaume-Uni, des chercheurs constatent
une baisse du QI moyen, et ce, depuis les années 1990.
On appelle parfois ce phénomène l'effet fline inversé.
Chez nous en France, une étude publiante 2018 a montré en effet une diminution là aussi
moyenne d'environ 4 points en 20 ans chez les jeunes adultes.
Alors les raisons de ce recul sont encore débattues, certains évoquent un effet plafond,
cela veut dire que l'humanité aurait atteint un niveau d'éducation et de santé, où
les gains cognitifs se stabilisent naturellement.
D'autres soulignent un impact de changements sociétaux, avec un usage excessif des écrans,
le déclin de la lecture, la baisse de la concentration ou encore des inégalités scolaires grandissantes.
Voilà donc en résumé, l'effet fline a bien existé, il a même transformé notre manière
de penser l'intelligence, mais il n'est plus universel aujourd'hui.
Son évolution reflète moins une baisse de nos capacités que les mutations profondes
de notre environnement culturel et cognitif.

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