Pourquoi l'ancêtre d'Internet est-il belge ?

Durée: 2m44s

Date de sortie: 20/10/2025

Bien avant Google, Wikipedia ou Internet, deux visionnaires belges ont imaginé un système pour rassembler tous les savoirs du monde. À la fin du XIXᵉ siècle, Paul Otlet et Henri La Fontaine, juristes et humanistes, conçoivent à Bruxelles un projet d’une ambition vertigineuse : le Répertoire bibliographique universel (RBU). Leur idée ? Créer une base de données mondiale recensant chaque livre, article, découverte et document publié sur Terre. Un rêve de connaissance totale, bien avant l’ère numérique.


Le projet voit le jour en 1895, dans le sillage du positivisme et de l’idéalisme scientifique de l’époque. Otlet et La Fontaine croient en un monde où la paix et le progrès viendraient de la mise en commun du savoir. Pour cela, ils inventent un système révolutionnaire de classification : la Classification décimale universelle (CDU), encore utilisée aujourd’hui dans certaines bibliothèques. Chaque information reçoit un code numérique, permettant de la retrouver et de la relier à d’autres, selon un principe qui annonce déjà les liens hypertextes d’Internet.


Le Répertoire bibliographique universel devient rapidement gigantesque. Dans leurs bureaux, des dizaines de collaborateurs compilent, à la main, des fiches cartonnées de 12,5 × 7,5 cm. Chacune décrit un livre, un article ou une donnée scientifique. En quelques années, le projet dépasse les 12 millions de fiches, soigneusement rangées dans des tiroirs métalliques. Pour consulter une information, les chercheurs du monde entier peuvent écrire une lettre : le centre de documentation leur envoie alors, par courrier, les références demandées. Autrement dit, une forme primitive de moteur de recherche humain, avec du papier et des timbres à la place des algorithmes et des câbles.


Otlet rêve même d’aller plus loin : il imagine une « cité mondiale du savoir », où chacun pourrait consulter à distance des millions de documents via des écrans connectés. Dans ses carnets, il dessine des machines de lecture à distance, combinant électricité, téléphone et microfilm — une vision étonnamment proche des ordinateurs en réseau.


Mais la Seconde Guerre mondiale interrompt le projet ; une partie du répertoire est détruite. Le reste est aujourd’hui conservé au Mundaneum, à Mons, surnommé parfois « le Google de papier ».


Ainsi, bien avant l’informatique, un Belge a rêvé d’Internet. Paul Otlet n’a pas inventé le Web, mais il en a conçu l’esprit : celui d’un monde où le savoir circule librement, pour relier les esprits plutôt que les écrans.


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Quand on est parents, on veut toujours protéger ses enfants, évidemment,
mais on ne sait pas toujours très bien comment.
En tout cas, pour les protéger des cancers HPV, c'est simple.
On peut les faire vacciner chez un médecin, un pharmacien, une sage-femme,
un infirmier ou dans un centre de vaccination.
La vaccination est recommandée pour les filles et les garçons dès 11 ans.
Et désormais, elle est proposée gratuitement dans les collèges
aux élèves de cinquième et de quatrième.
Contre les cancers de demain, c'est aujourd'hui qu'il faut agir.
Ceci est un message du ministère chargé de la santé et de l'Institut national du cancer.
Pourquoi l'ancêtre d'Internet est-il belge ?
Bien avant Google et Wikipedia, deux visionnaires belges ont imaginé un système
pour rassembler tous les savoirs du monde.
Nous sommes à la fin du 19e siècle et leur nom est Paul Haughtlett et Henri Lafontaine.
Ce sont des juristes, des humanistes et qu'on soit à Bruxelles
un projet d'une ambition vertigineuse.
Son nom, le répertoire bibliographique universel, le RBU.
Leur idée, créer une base de données mondiale recensant chaque livre,
chaque article, chaque découverte et chaque document publié sur Terre.
Un rêve donc de connaissance totale, bien avant l'ère numérique.
Ce projet voit le jour en 1895 dans le siège du positivisme
et de l'idéalisme scientifique de l'époque.
Nos deux hommes croient en un monde où la paix et le progrès
viendraient de la mise en commun du savoir.
Concrètement, ils vont inventer un système révolutionnaire de classification.
La classification décimale universelle.
Ça parait assez archaïque, mais sachez qu'elle est encore aujourd'hui utilisée
dans certaines bibliothèques.
Là, chaque information reçoit un code numérique,
un code qui permet de la retrouver et de la relier à d'autres.
Et là, vous voyez, c'est un principe qui annonce déjà les liens hypertextes d'Internet.
Alors forcément, ce RBU devient rapidement gigantesque.
Dans leur bureau, des dizaines de collaborateurs compilent, à la main,
des fiches cartonnées, de petites fiches de 12 cm et demi sur sept et demi.
Chacune décrit un livre en article ou une donnée scientifique.
Et en quelques années, le projet dépasse les 12 millions de fiches
soigneusement rangées dans des tiroirs métalliques.
Pour consulter une information, les chercheurs du monde entier devaient écrire une lettre.
Le centre de documentation leur envoyait alors, par courrier, les références demandées.
Autrement dit, c'est une forme primitive de moteur de recherche humain,
avec du papier et des timbres, à la place des algorithmes et des câbles.
Mais ce n'est pas tout.
Haute Lette rêve d'aller plus loin.
Il imagine une cité mondiale du savoir,
où chacun pourrait consulter à distance des millions de documents via des écrans connectés.
Dans ses carnets, il dessine même des machines de lecture à distance,
combinant électricité, téléphone et microfilm.
Une vision étonnamment proche des ordinateurs en réseau.
Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale va interrompre ce projet,
une partie du répertoire ré- détruite,
et le reste est aujourd'hui conservé au Moundanéum, à Mons.
Ainsi, vous le voyez, bien avant l'informatique, un belge a rêvé d'Internet.
Paul Haute Lette n'a pas inventé le web, c'est vrai,
mais il en a conçu l'esprit, celui d'un monde où le savoir circule librement,
pour relier les esprits plutôt que les écrans.

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