Quelle est l'origine de la formule “Ave cesar, ceux qui vont mourir te saluent" ?

Durée: 1m59s

Date de sortie: 17/10/2025

L’expression « Ave Caesar, morituri te salutant » — « Salut à toi, César, ceux qui vont mourir te saluent » — évoque aujourd’hui l’image de gladiateurs saluant l’empereur avant un combat à mort. Pourtant, cette représentation populaire est historiquement fausse. Les gladiateurs n’ont, semble-t-il, jamais prononcé cette phrase avant leurs affrontements. Son origine est bien plus ponctuelle, presque anecdotique, et remonte à un unique épisode de l’histoire romaine.


Nous sommes en 52 après J.-C., sous le règne de l’empereur Claude. À cette époque, Rome célèbre l’inauguration d’un immense bassin artificiel destiné à accueillir une naumachie, un spectacle grandiose de bataille navale reconstituée. Pour divertir la foule, Claude fait affronter sur l’eau plusieurs milliers d’hommes, souvent des condamnés, des prisonniers de guerre ou des esclaves, contraints de s’entre-tuer dans une reconstitution sanglante.


Selon l’historien Suétone, ces combattants, avant de s’élancer, se rangèrent devant l’empereur et lui lancèrent cette phrase : « Ave, imperator, morituri te salutant ». Ce n’était pas un cri d’honneur, mais plutôt une supplication ironique et désespérée. En saluant l’empereur, ils imploraient sa clémence, espérant qu’il les épargnerait. Loin d’être une tradition, cette salutation fut un acte isolé, une tentative d’émouvoir Claude.


Et, fait rare dans les chroniques romaines, il semble que l’empereur ait été touché. Pris de compassion, il aurait ordonné d’arrêter le combat et d’épargner les hommes. Mais, selon certaines sources, le spectacle reprit ensuite, peut-être sous la pression de la foule impatiente. Quoi qu’il en soit, cette unique scène, immortalisée par les auteurs antiques, devint le symbole de la soumission absolue au pouvoir impérial.


Au fil des siècles, l’expression fut détournée et romantisée. Les artistes et écrivains du XIXᵉ siècle, fascinés par la grandeur tragique de Rome, imaginèrent les gladiateurs la prononçant avant d’entrer dans l’arène. Le cinéma et la littérature en firent une réplique héroïque, transformant une supplique d’hommes condamnés en cri de loyauté virile.


En réalité, cette phrase n’était donc ni un rituel, ni un mot d’honneur, mais le témoignage ponctuel d’un désespoir collectif. Derrière la grandeur du latin, il faut y entendre non pas la gloire du combat, mais le tremblement de ceux qui savent qu’ils vont mourir — et qui, jusqu’au bout, tentent encore de vivre.



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Quel est l'origine de la célèbre formule « Avez ces arts, ceux qui vont mourir te sèlent ».
Alors en latin, « Avez ces arts, qui m'auront touri tes salutantes ».
Une formule qui évoque aujourd'hui l'image de gladiateurs
qui saluent l'empereur avant un combat à mort.
Pourtant, c'est historiquement faux.
Eh bien oui, les gladiateurs n'ont jamais prononcé cette phrase avant leurs affrontements.
Alors d'où vient-elle ?
Pour le comprendre, il faut remonter en 52 après Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur Claude.
A cette époque, Rome célèbre l'inauguration d'un immense bassin artificiel destiné à accueillir une nomachie.
C'est un spectacle grandiose de batailles navales reconstituées.
Et là, pour divertir la foule, Claude fait affronter sur l'eau plusieurs milliers d'hommes,
souvent des condamnés, des prisonniers de guerre ou des esclaves, contraints de « centres tués » dans une reconstitution sanglante.
Et selon l'historien Suéton, ses combattants, avant de s'élancer, se rangèrent devant l'empereur et lui lanceraient cette célèbre formule.
Ce n'était pas un cri d'honneur, mais plutôt une supplication ironique et désespérée.
En saluant ainsi l'empereur, ils imploraient sa clémence, espérant qu'il les épargnerait.
Donc loin d'être une tradition, cette cellutation fut un acte isolé, une tentative d'émouvoir l'empereur.
Et fait rare dans les chroniques romaines, il semble que ça ait marché.
L'empereur semble avoir été touché.
Prit de compassion, il aurait ordonné d'arrêter le combat et d'épargner ses hommes.
Mais selon certaines sources de spectacles, aurait repris ensuite, peut-être sous la pression de la foule.
Quoi qu'il en soit, cette unique scène, immortalisée par les auteurs antiques, devint le symbole de la soumission absolue au pouvoir impérial.
Ensuite, au fil des siècles, cette expression a été détournée et romantisée.
Les artistes et écrivains du XIXe, fascinés par la grandeur tragique de Rome,
imaginèrent les gladiateurs la prononçant systématiquement avant d'entrer dans la reine.
Mais vous le saurez maintenant, cette phrase n'était ni un rituel, ni un mot d'honneur,
juste le témoignage ponctuel du désespoir.

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