Pourquoi notre cerveau adore les théories du complot ?

Durée: 2m52s

Date de sortie: 29/09/2025

Les théories du complot ont toujours fasciné : de l’assassinat de Kennedy aux supposés secrets cachés sur la Lune, elles attirent l’attention et s’enracinent dans l’opinion publique. Mais pourquoi notre cerveau semble-t-il si réceptif à ces récits parallèles ? Les neurosciences offrent plusieurs pistes pour comprendre ce phénomène.

D’abord, notre cerveau est une formidable machine à détecter des schémas. Évolutivement, il valait mieux repérer trop de liens que pas assez : mieux vaut imaginer un prédateur caché dans les fourrés que de l’ignorer. Ce biais, appelé apophénie, pousse à voir des connexions et des intentions là où il n’y en a pas forcément. Les théories du complot exploitent cette tendance : elles donnent une cohérence apparente à des événements chaotiques.


Ensuite, la dimension émotionnelle joue un rôle clé. Face à une catastrophe, comme un attentat ou une pandémie, accepter le hasard ou l’incompétence est psychologiquement difficile. Les théories du complot apportent une explication plus “satisfaisante” : si quelqu’un contrôle la situation, alors le monde reste prévisible. Cela réduit l’angoisse liée à l’incertitude, même si l’explication est fausse. Des études en imagerie cérébrale montrent que l’incertitude active l’amygdale, centre de la peur et de l’anxiété, tandis que les récits complotistes activent le cortex préfrontal, impliqué dans la recherche de sens et la rationalisation.


De plus, croire aux complots répond à un besoin identitaire. Se sentir détenteur d’un savoir “caché” procure un sentiment de supériorité et d’appartenance à une communauté éclairée, contre la masse des “naïfs”. Sur le plan neurologique, cela stimule les circuits de la récompense dopaminergiques, semblables à ceux activés par les réseaux sociaux : notre cerveau aime se sentir unique et valorisé.


Une étude publiée en 2019 dans Nature Human Behaviour par Roland Imhoff et Martin Bruder montre que l’adhésion aux théories du complot est fortement liée au besoin de certitude et de singularité. Les chercheurs soulignent que plus une personne ressent un manque de contrôle, plus elle est susceptible d’accepter des récits complotistes qui rétablissent une illusion d’ordre.


En somme, notre attirance pour les théories du complot n’est pas due à un défaut d’intelligence, mais à la manière dont notre cerveau traite l’incertitude, l’anxiété et le besoin de sens. Elles exploitent des mécanismes neuronaux anciens : la détection de schémas, la gestion de la peur, et la recherche de reconnaissance sociale. Autrement dit, le complotisme est une réponse naturelle de notre cerveau… mais pas forcément une réponse rationnelle.


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Pourquoi notre cerveau adore-t-il les théories du complot ?
Alors d'abord soulignons un fait, c'est que les théories du complot ont toujours fasciné,
ce n'est pas récent, de l'assassinat de Kennedy, ou supposé secret caché sur la lune,
elles attirent l'attention et s'enracinent dans l'opinion publique.
Mais question, pourquoi notre cerveau semble-t-il si réceptif à ces récits parallèles, disons ?
Bien pour le comprendre, il faut d'abord souligner que notre cerveau est une formidable machine à détecter les schémas.
Pourquoi ? Parce qu'évolutivement, il valait mieux repérer trop de liens que pas assez.
En effet, mieux vous imaginer un prédateur caché dans les forêts que de l'ignorer.
Et cela a donné un biais appelé apophénie,
un biais qui pousse à voir des connexions et des intentions là où il n'y en a pas forcément.
Et vous l'avez compris, les théories du complot exploitent cette tendance,
elles donnent une cohérence apparente à des événements chaotiques.
Ensuite, il y a une dimension émotionnelle, elle joue un rôle clé.
Oui, il fasse à une catastrophe comme un attentat ou une pandémie,
accepter le hasard ou l'incompétence est psychologiquement difficile.
Alors les théories du complot apportent une explication plus satisfaisante.
Si quelqu'un contrôle la situation, alors le monde reste prévisible.
Et cela réduit l'angoisse liée à l'incertitude, même si l'explication est fausse.
D'ailleurs, sachez que des études en imageries cérébrales montrent que l'incertitude active l'amidale.
Vous savez, c'est le centre de la peur et d'anxiété.
Tandis que les récits complotistes activent eux le cortex préfrontal,
qui est impliqué dans la recherche de sens et la rationalisation.
Voilà les deux raisons principales, mais ce n'est pas tout puisque croire au complot répond aussi à un besoin identitaire.
Se sentir détenteur d'un savoir caché, entre guillemets,
procure un sentiment de supériorité et peut-être surtout d'appartenance à une communauté éclairée,
contre la masse des naïfs, entre guillemets.
Et sur le plan neurologique encore une fois, cela stimule les circuits de la récompense,
la récompense d'opame énergique.
Et ils sont parfaitement semblables à se activer par les réseaux sociaux.
Au-delà, citons une étude publiée en 2019 dans Nature Human Behavior,
et qui montre que l'adhésion aux théories du complot est fortement liée au besoin de certitude et de singularité.
Elle souligne que plus une personne ressent un manque de contrôle,
plus elle est susceptible d'accepter des récits complotistes qui rétablissent une sorte d'illusion d'ordre.
Voilà donc en somme, notre attirance pour les théories du complot n'est pas due à un défaut d'intelligence,
pas du tout, mais à la manière dont notre cerveau traite l'incertitude, l'anxiété et le besoin de sens.
Ces théories exploitent des mécanismes neuronaux très anciens,
la détection de schéma, la gestion de la peur et la recherche de reconnaissance sociale.
Autrement dit, le complotisme c'est une réponse naturelle de notre cerveau,
mais pas forcément une réponse rationnelle, vous le savez.

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