Pourquoi note-t-on sur 20 à l'école ?

Durée: 1m58s

Date de sortie: 30/09/2025

Le système de notation sur 20 est tellement ancré en France qu’on a l’impression qu’il a toujours existé. Pourtant, il est relativement récent et s’inscrit dans une histoire précise de l’école française.


Avant le XIXᵉ siècle

Jusqu’au début du XIXᵉ siècle, il n’existait pas de barème uniforme. Les maîtres utilisaient différentes façons d’évaluer : appréciations écrites (“bien”, “médiocre”, “à corriger”), classements des élèves par ordre de mérite, ou encore des notations sur des bases variables (sur 5, sur 10, voire sur 60 dans certaines écoles militaires).


L’apparition du barème sur 20

C’est en 1890 que le ministère de l’Instruction publique, sous la IIIᵉ République, impose officiellement la notation de 0 à 20 dans les lycées et collèges. L’idée était d’uniformiser les évaluations, notamment pour le baccalauréat, qui se généralisait comme examen national.

Pourquoi 20 et pas 10 ou 100 ? Le choix est lié à la tradition française des fractions et des pourcentages : une note sur 20 permet une correspondance simple avec les pourcentages (10/20 = 50 %, 15/20 = 75 %, etc.). C’est un compromis pratique entre précision et simplicité.


Son enracinement dans l’école française

Peu à peu, ce barème devient la norme dans toutes les disciplines et à tous les niveaux. Il s’inscrit dans la logique républicaine de méritocratie : chacun est jugé selon un même standard, ce qui permet comparaisons, classements et concours.


Débats et critiques

Dès le XXᵉ siècle, des pédagogues critiquent ce système, jugé trop rigide et anxiogène. Certains pays européens ont choisi d’autres barèmes (sur 5 ou sur 6 en Allemagne et en Suisse, sur lettres aux États-Unis). En France aussi, des enseignants expérimentent parfois d’autres approches : évaluation par compétences, notes sur 10, ou suppression pure et simple des notes en primaire. Mais le “sur 20” reste extrêmement résistant, car il fait partie de la culture scolaire française et même de l’imaginaire collectif (qui ne connaît pas le fameux “zéro pointé” ?).


En résumé

On donne donc officiellement des notes sur 20 depuis 1890, dans le cadre des réformes républicaines de l’école. Ce système est né d’un besoin d’uniformité et de lisibilité, et il est devenu un symbole durable de l’évaluation à la française


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Pourquoi notent-on sur 20 à l'école ?
Alors ce fameux système de notation sur 20 est tellement ancré en France qu'on a peut-être
ou souvent l'impression qu'il a toujours existé.
Pourtant ce n'est pas vrai et il est même assez récent, vous allez voir.
Ainsi jusqu'au début du 19e siècle, il n'existait pas de barème uniforme, où il est maître
à utiliser différentes façons d'évaluer.
Ça pouvait être des appréciations écrites, comme bien, médioc, ou encore à corriger,
les classements des élèves par ordre de mérite, ou encore des notations, mais sur des bases
variables, sur 5, sur 10, voire sur 60 dans certaines écoles militaires.
Finalement, ce n'est qu'en 1890 que le ministère de l'Instruction publique, sous
la 3e République, impose officiellement cette notation de 0 à 20 dans les lycées et les
collèges.
L'idée là, c'était d'uniformiser les évaluations, notamment pour le BAC, qui
se généralisait alors comme un examen national.
Mais alors pourquoi 20 n'est pas 10 ou 100 ? Ce choix est lié à la tradition française,
des fractions et des pourcentages.
En effet, une note sur 20 permet une correspondance simple avec les pourcentages.
10 sur 20, ça fait 50%, 15 sur 20, 75, etc.
C'est donc un compromis assez pratique entre la précision et la simplicité.
Ainsi, peu à peu, ce barème est devenu la norme dans toutes les disciplines et à tous
les niveaux.
Il s'est inscrit dans la logique républicaine de méritocratie, puisque chacun est jugé
selon un même standard, ce qui permet des comparaisons, des classements et des concours.
Mais vous le savez sûrement, dès le XXe siècle, des pédagogues critiquent ce système.
Ils le jugent trop rigide et trop ponxiogène.
Certains pays européens choisissent d'autres barèmes, d'ailleurs, sur 5 ou sur 6 en
Allemagne ou en Suisse, ou alors sur des lettres aux États-Unis par exemple.
Et en France aussi, des enseignants expérimentent parfois d'autres approches.
Mais le survain reste extrêmement résistant car il fait partie de la culture scolaire
française et même de l'imaginaire collectif.
Je crois qu'on peut le dire.

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