Odoo: le géant à 12 millions d'utilisateurs que personne ne connait

Durée: 31m20s

Date de sortie: 11/09/2025

Construire tous les logiciels d’une entreprise : mission impossible ? Avec le fondateur d’Odoo, Fabien Pinckaers, nous revenons sur vingt ans de développement d’une architecture modulaire qui permet de lancer une nouvelle appli en une semaine et de déployer des fonctions d’IA inédites pour automatiser l’entreprise. On ouvre le capot sur les choix techniques qui rendent possible cette architecture, et pourquoi ce pari jugé irréaliste touche aujourd’hui 12 millions d’utilisateurs.


En plateau

  • Michaël de Marliave — animateur
  • Matthieu Lambda — chroniqueur
  • Fabien Pinckaers — invité (Odoo)

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Juste avant de démarrer l'épisode, un petit mot pour ceux qui ont déjà pensé à mettre leur logement sur Airbnb,
le partenaire de cet épisode, mais qui se disent que ça fait un peu trop de travail.
Eh ben, Airbnb propose un truc plutôt malin.
Le réseau de CoAute.
J'ai des potes qui font ça parfois le week-end à Paris et c'est très pratique.
Imaginez, pendant que vous êtes absent, un CoAute expérimenté s'occupe de presque tout.
La remise des clés, le ménage, les échanges avec les voyageurs,
même la gestion du calendrier ou des photos si besoin.
Ça vous permet de générer un petit peu d'argent pour vous faire plaisir sans avoir à vous en occuper.
Alors, trouvez un CoAute sur rbnb.fr slash haute.
H-O-T-E.
Merci Airbnb et bon épisode.
Bon, à ce stade, c'est à peu près impossible que vous n'ayez jamais entendu parler de l'entreprise Odou
avec leur 262 vidéos sponsorisées sur YouTube cette année.
Vous aurez forcément entendu leur pitch, au moins une fois, ou 150.
Une suite de logiciels interconnectés pour gérer son entreprise.
Mais ce que personne ne dit, c'est que derrière cette idée simple,
se cache un projet considéré comme impossible.
Imaginez, construire tous les logiciels d'une entreprise.
Être en concurrence sur chaque segment.
C'est tellement impossible que personne n'avait jamais osé essayer.
Ou alors les viciers refusaient de financer ces projets.
Aujourd'hui, on reçoit Fabien Pinkers.
Le développeur, qui a passé deux décennies, parfois au bord de la faillite,
a construit une architecture que tout le monde jugait impossible.
Une architecture modulaire, fascinante,
qui permet aujourd'hui à Odou de créer une nouvelle appli en une semaine.
Et surtout de proposer des nouvelles fonctionnalités d'IA
pour automatiser les entreprises,
que littéralement personne d'autre ne peut créer.
Pour la première fois, et en partenariat avec Underscore,
Fabien va soulever le capot et nous révéler la face cachée d'Odou.
Moi, ce que je vous répète, ici, on parle souvent
de toutes dernières tendances en IA,
ou d'applications qui vont vraiment cibler les gros technophiles comme nous.
Ou les développeurs, ou des applications boostées à IA, comme ils disent.
Là où le logiciel est vraiment important,
et change vraiment la société, ce n'est pas dans notre petite bulle,
mais c'est juste dans les entreprises normales.
Imagine que les gens passent la moitié de leur temps au travail.
Donc si tu veux améliorer leur qualité de vie,
ça se passe pour une grosse partie au travail.
Et est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ?
Aujourd'hui, je suis quelqu'un qui veut monter une entreprise,
c'est quoi mes choix ?
Tu vas commencer par aller voir un pote qui va te faire ton site web.
Un gars qui s'y connaît un peu.
Alors soit il va te mettre un WordPress,
soit il va aller sur Shopify Weeks, etc.
Tu vas payer un site web.
Et puis tu vas commencer avant d'un petit peu.
Il va te falloir un logiciel pour faire tes factures, ta facturation.
Tu vas te demander à ton comptable,
il va te donner un petit logiciel de comptabilité qui est tout pourri en interface.
Et puis tu vas avoir besoin de gérer ton stock.
Là tu ne vas pas y arriver parce que son logiciel tu ne peux pas t'intégrer,
donc tu vas le faire avec un Excel.
Et puis tu vas grandir comme ça, et puis tu vas rajouter la caisse,
le marketing, les envois d'email, la gestion des achats.
Et ça va vite devenir une une zagasse.
Et alors nous, ce qu'on change avec O2, c'est de dire,
maintenant on a un app store, un peu comme sur ton téléphone ou sur toutes les apps.
Elle s'installe, on a un clic et puis elle s'intègre entre elles.
Imagine, tu fais un mass mailing.
J'essaie d'envoyer 100 000 mails pour une promo sur, je ne sais pas quoi.
Les gens vont reçoivre l'email, ils cliquent dessus, ils arrivent sur ton site web,
qui est aussi O2.
Comme ils sont arrivés sur le site web, on les a traqués.
Ils vont dans le site web, ils remplissent un formulaire,
ils cliquent sur un produit, on a traqué ça.
Ça devient un lead dans ta CRM.
Donc les commerciaux vont commencer à appeler ce gars,
le suivre sur 3 mois.
Après tu lui envoies une offre, il valide son offre.
De semaine après, tu as livré, tu as envoyé une facture.
Comme on a le lien entre tout ça, on sait qu'on a envoyé l'email,
il a été sur le site, on a été à la CRM, on a été faire un bon commande d'une facture,
on peut te dire le revenu de chaque email.
Parce qu'on a le lien jusqu'au revenu qui vient des factures.
Et ça, ça change tout, tu ne peux faire ça que quand tu as tout dans un même produit.
Et aussi une simplicité comme tout dans le même produit.
Les gens, ils ne changent pas d'interface, c'est tout le temps la même.
Si ils ont besoin d'une nouvelle application pour organiser un événement,
ils cliquent, ils installent l'événement et je démarre.
Qu'est-ce qui a fait que ça ne s'avait pas été fait avant ?
C'est hyper compliqué, il nous a fallu 20 ans et on n'a pas fini.
Donc arriver à rendre quelque chose d'ultra complexe,
la gestion de ce produit c'est complexe.
Arrivé à le rendre simple, c'est vraiment compliqué.
Et donc il y a beaucoup de challenges techniques, il y a des challenges business.
Et ça prend du temps, il faut les bonnes personnes, il faut quelques génies qui arrivent.
Je ne parle pas de moi, je parle de mes équipes.
Mais quand même, à la base, la première version de douce, c'est toi qui l'a codé.
Oui, oui, je suis débloqué.
Parce que ça m'intéresse un peu de se replonger à ce moment-là,
de se dire, ok, toi tu es tout de suite parti avec ce constat-là,
un peu de dire, ok, en fait, je vais essayer de remplacer le logiciel de toutes les entreprises.
Alors je le voyais un comme ça, mais j'ai commencé par gérer mes propres besoins.
J'ai besoin d'envoyer des factures, j'ai besoin d'envoyer un stock,
j'avais besoin de faire un petit CD-commerce, je vendais des trucs en ligne.
Et j'ai commencé par implémenter tout ce que j'avais besoin pour moi-même.
Et puis assez vite, j'ai décidé, ouais, je veux faire ça pour les autres.
Parce que justement, ce qui est fou, c'est que toi encore aujourd'hui,
tu as monté ce projet-là au début en open source.
Donc c'est-à-dire qu'il y a une bonne partie aujourd'hui d'odou,
en fait, dont le code est public.
Oui, 80% encore aujourd'hui.
Donc on compare à peu près tous les outils que les gens utilisent,
tous les exemples que tu as donné, mais on pense à Shopify,
il y a des notions et des trucs comme ça.
Tout ça, c'est complètement fermé.
Et aujourd'hui, tu as 12 millions d'utilisateurs,
6 milliards de vallos, 7 milliards de vallos.
Comment tu expliques que ça a fonctionné ce modèle-là ?
Il a fallu tant.
C'est-à-dire que moi, je suis passionné de l'open source,
j'ai démarré tout open source,
j'ai tiré l'accord le plus vite possible jusqu'à ce que,
le plus loin possible, jusqu'à ce que,
vraiment, on était au bord de la faillite,
on n'y arrivait pas pendant des années.
Et donc il a fallu finituner le modèle jusqu'à ce que ça marche bien.
C'est pour ça qu'on est passé en open core.
On a dit, voilà, on a tout ce truc open source,
on va rajouter quelques applications payantes
et c'est les applications payantes qui vont nous faire vivre.
Et ça, ça nous a un peu sauvés dans le business modèle.
Donc c'est pas tellement, on n'a pas eu une bonne idée,
c'est juste que vraiment l'évolution fait qu'on s'est adapté,
on a bien surécu.
Il y a un côté super enthousiasmant pour vous,
parce que j'imagine que vous n'avez jamais fait autant d'open source
que de pigues que vous êtes en open core.
Oui, alors c'est ça qui paraît d'auxail,
c'est que moi, je suis passionné d'open source,
donc je ne voulais pas faire d'open core.
Mais avec notre petit revenu, j'avais des petites équipes.
Du coup, je payais 20-30 développeurs,
mais bon, c'était bien, j'étais fier,
je faisais 100% open source mais 20-30 développeurs.
Maintenant qu'on est open core, on est en millier de développeurs.
Même si c'est que 80% de ce qu'on fait,
on est un des plus gros contributaires au monde.
Donc finalement, ce modèle nous a aidé à développer l'open source.
Ça, je trouve ça trop enthousiasmant.
Il y a des modèles financiers qui fait que c'est sustainable,
il est profitable,
et du coup, on peut voir long terme avec l'open source,
qui est assez cool.
Trop stylé.
Et alors, si on se replonge dans la tête du Fabien de l'époque,
tu te dis, je veux construire un système modulaire
pour les 20 prochaines années
pour repenser le logiciel et la manière dont tu en travailles.
Comment tu commences ?
Une des grands complexités quand tu fais ce genre de logiciel,
c'est éviter le côté spaghetti usinagas.
Tout dépend de tout.
Ça fait vite, très, très compliqué.
La modularité, pour éviter ça, tu dois le faire en mode d'arbre.
Tu dois avoir un module, puis d'autres qui dépendent.
Mais c'est un arbre, ce n'est pas un graphe
avec des cycles dans tous les sens.
Si tu retrouves avec un graphe avec des dépendances
avec des cycles dans tous les sens,
ma facture dépend de mon bon de commandement.
Mon bon de commandement dépend de ma facture.
Qui dépend des livres et des engras,
il y a tout qui pète tout le temps.
Par contre, si tu n'as pas ça, si tu arrives à avoir un arbre,
c'est-à-dire mon bon de commandement,
créer des factures, mais la facture n'est pas au courant
principe d'abstraction en langage de programmation
de ce que fait les bons de commandement.
Alors, tu n'auras pas toute cette complexité technique,
chacun peut développer dans sa couche,
sans impacter les autres couches,
et c'est beaucoup plus simple.
Tu peux se queler la technique plus facilement.
Et donc, si on prend un exemple,
tu as fait un cycle complet, par exemple,
d'une vente qui parle d'un mail
qui atterri dans l'opportunité qui se transforme
en facture, etc.
Dans tout ce trajet là,
comment la communication se fait?
Alors, tu vas avoir différents modules,
chacun fait son truc.
Tu vas voir le mass mailing qui fait son mass mailing,
le site web qui fait son site web.
En dessous de ça, tu as un module commun
qui est par exemple les contacts.
Et mass mailing envoie des contacts.
Tu fais des bons de commandement à des contacts.
Donc, tu as un module contact,
et puis tu as le mass mailing et les bons de commandement
qui viennent ériter de ça et rajouter
quelques fonctions sur les contacts.
Donc, partout dans Odu,
dès qu'on voit quelqu'un un contact
le concept d'une personne.
C'est un module qui a implémenté l'objet contact.
Les autres modules en dépendent, ils éritent de ça,
peuvent rajouter des fonctions.
Et puis après, tu as des couches qui se mettent comme ça.
Là, je parle des contacts, tu vas avoir le bon de commandement.
Mais si tu fais du manufacturing,
la fabrication va venir rajouter des trucs sur le bon de commandement.
Si tu fais des numéros de série,
il va venir rajouter sur le manufacturer.
Et ça va grandir comme ça, la stack.
Et donc, j'imagine que la manière dont ça a été pensé,
ça permet aussi de facilement pouvoir
étendre le logiciel.
Du coup, c'est assez cool.
On a réglé un problème quasiment au cas de logiciel open source.
C'est comment tu travailles avec la communauté.
Parce qu'en fait, la communauté a envie de contribuer,
elle a envie de faire des trucs.
Mais un bon éditeur, il d'orfusait 90% de ce que les gens proposent.
Sinon, tu fais une usine à gaz.
Et donc, tu as ce problème où les gens veulent contribuer,
mais si tu le refuse, ils vont être frustrés
et ils ne vont pas pouvoir contribuer.
Ce que nous, on a fait, on a ces modules
que l'on appelle les modules de base, que nous gérons,
qui sont les nôtres, où la communauté peut contribuer,
faire des améliorations, des pools request,
et des améliorations que l'on a fait.
Mais la communauté peut aussi développer ses propres modules
qui viennent hérités de nos fonctionnalités,
et rajouter des petites fonctions par-dessus.
Mais ce sont leurs propres modules, donc techniquement,
c'est un répertoire à part, et que leur fichier,
qui sont gérés par eux-mêmes.
Et grâce à ça, on n'a pas besoin de leur dire « oui, non ».
Ça, c'est bien, ça, c'est pas bien.
On dit « faites tout ce que vous voulez,
vous publiez vos modules sur un app store,
et les gens l'installent, et ça viendra compléter nos fonctionnalités ».
Et alors, ce qui est assez cool,
c'est que du coup, tu peux prendre tous ces modules de doux,
il y en a, je ne sais pas, un peu près 300 qui sont officiels,
les nôtres, et puis tu en as 40 000 qui viennent de la communauté.
Et tu prends ce que tu veux, et l'interface que tu vas avoir,
dépend de ce que tu as installé.
Donc chacun qui utilise des doux a fait des interfaces différentes.
Et alors, c'est ces multitenances.
C'est-à-dire qu'il y a un serveur,
même un process qui tourne en mémoire,
qui va délivrer plusieurs clients,
et chaque client va avoir des interfaces différentes.
Donc dans ce même process, on va gérer le fait
que les modules utilisés par l'un ou l'autre client
ne sont pas les mêmes, et les écrans qui vont avoir
ne sont pas les mêmes.
Ça nous a permis de scaler à mort,
parce qu'ils nous permettent de mettre 5 000 clients sur un serveur.
– Oh, wow.
– Et donc de venir avec la deuxième chose qui fait la force d'eau doux,
c'est qu'on n'est vraiment pas cher,
c'est 20 euros par utilisateur,
parce qu'on a réussi à limiter les costes.
– Est-ce que c'était pensé tout de suite comme ça ?
– Ça, c'était pensé tout de suite comme ça.
– Comme ça.
Mais typiquement, aujourd'hui, il y a une offre extrêmement large,
chacun de ces logiciels a une armée de compétiteurs
qui essaie de faire le meilleur outil de marketing,
le meilleur outil d'y commerçant.
– Le meilleur CRM.
– Et après, il y a toi et toute ton aide.
– C'est...
– Ok, on va se battre sur tous les tables.
– C'est ce que l'on dit les Vici qu'on a démarré.
Mais comme on pouvait faire, c'est pas possible.
Et en fait, imagine tu dois faire aujourd'hui un logiciel
pour le recrutement des employés.
Pour faire un logiciel de recrutement,
tu vas devoir faire un truc pour faire des offres d'emploi,
belle page web,
puis les gens doivent postuler sur l'offre d'emploi
un formulaire sur ta page web,
et puis tu vas arriver dans un pipeline où tu suis les candidats,
gestion d'un pipeline,
et après, tu auras des graffes sur tout ça pour faire des statistiques.
Ça, ça va être ton application en gestion des recrutements.
Tout ça, c'est standard en deux.
Comme on a nébolul, il y a un module qui fait le site web.
Il y a un module qui fait les statistiques,
il y a un module qui fait les graffes.
Quand nous, on doit développer l'application
en gestion des recrutements, il n'y a quasiment rien à faire.
On vient dire je prends le site web pour ceci,
je prends la gestion des statistiques pour ça,
le campement pour ça, on met tout ça ensemble,
on rajoute une petite couche métier,
il va y avoir quelques champs pour les recrutements,
combien il veut comme salaire,
quand est-ce qu'il sera disponible, etc.
Mais la couche métier est très faible.
Donc on arrive à faire l'application de gestion des recrutements
qui est une des meilleures sur le marché, c'est 1600 lignes de code.
Tu te décris ça en 4-5 jours.
Il n'y a pas un change de...
légal,
parce que tous les pays,
l'administration d'une boîte ne fonctionne pas partout par là.
C'est pas tellement légal,
mais par exemple la comptabilité, c'est fort.
D'un pays à l'autre c'est très différent.
Même en Europe, on dit souvent que
la raison pour laquelle on n'a pas des mastodontes européens,
c'est aussi parce qu'on n'a pas de marché unique.
Comme aux États-Unis, tu fais un même produit pour 10 personnes,
il va marcher pour 300 millions.
De fait, du coup...
Ça a un challenge qu'on a craqué.
On a fait la comptabilité dans 130 pays,
ce que quasiment personne n'a jamais fait.
Mais parce qu'on l'a vu, c'est de comptabilité avec un regard d'ingénieur.
C'est pas des comptables qui ont fait l'espect,
c'est nous, on s'est dit, on va faire un moteur de taxe qui marche pour tout.
On a réalisé tous les pays, on a regardé,
on a dit, voilà, comment on fait un moteur de taxe qui traite tous les cas possibles.
Donc on a juste un moteur de taxe,
et puis la paramétrage d'un pays à l'autre.
C'est quoi un moteur de taxe ?
Tu dois pouvoir gérer tous les cas possibles.
Tu vas avoir la TVA à 20 ou 5,5 en France.
Mais tu vas aller au Brésil, ça va encore être autre chose.
Tu vas aller au Luxembourg, ça va encore être autre chose.
En Inde, ça va encore être autre chose.
Tu vas gérer tous les cas possibles et inimaginables.
Tu vas voir par exemple au Québec, ils ont la taxe du Canada
donc si tu vois, ils ont de la TVA sur de la TVA.
Tu peux aller de la taxe sur de la taxe.
Et des trucs comme ça, qui sont des cas un peu particuliers,
mais tu dois pouvoir gérer tous ces cas-là.
Et en RH aussi, ça doit être important,
parce que moi, à un moment, je m'étais intéressé justement
à des concurrents qui s'appellent Payfit.
Une des innovations, c'était d'avoir une sorte de langage
pour décrir toutes les règles infernales en France.
Ils avaient l'air de galérer,
à s'exporter après même en Espagne et etc.
Ça avait l'air d'être un énorme bazar.
Ils ont une expansion en Europe,
et je crois qu'ils sont que dans 3 pays.
Espagne, France, Allemagne.
Ce qui est très cool, hein.
Nous sur la paix, on ne fait que que 8 pays.
Mais parce qu'on n'a... ce n'était pas notre priorité.
Mais maintenant, depuis un an, on a commencé à accélérer.
Ça va aller vite.
Pareil, tu le fais comme un ingénieur.
Tu fais un moteur de calcul de pays qui fait tout.
Toutes les règles possibles et inimaginables.
Et ensuite, ça devient du paramétrage.
Et ensuite, pour le paramétrage, pareil,
tu cherches à automatiser un maximum,
prendre les sources d'informations.
Il y a souvent des publications qui sont faites
dans les pays avec chaque changement,
et tu t'intégras ça et tu essaies de créer des règles sur ces bases.
Parce que ce n'est pas un problème casse-tête
qui est en fait 130 problèmes vivants.
C'est un casse-tête qui change constamment.
Parce qu'en fait, en chaque pays,
tu as des nouveautés.
Mais ça, c'est une question de si c'est bien développé, c'est facile.
Si tu as développé une usine à gaz,
tu vas galérer à maintenir en permanence.
Si ton truc est assez bien développé, c'est plus simple.
Est-ce qu'Odou tourne sur Odou ?
Oui, bien sûr. Tout depuis la cuisine,
la gestion de nos camions.
On a un garage, on répare nos voitures,
on a mille et des voitures.
Ça tourne sur Odou, l'éficient de Sotoc.
Je suis allé du coup à Bruxelles.
Je ne sais pas visiter les locaux,
mais il n'y a pas besoin.
C'est qu'en fait, tu te balades à Bruxelles
et tu vois tout le temps des voitures marquées,
floquées, Odou.
Mais même dans le nord de la France, on en voit.
Tu peux expliquer pourquoi ?
C'est une spécificité belge.
La taxation sur l'emploi en Belgique est super forte.
On cherche des manières d'optimiser le salaire
pour que les gens aient plus de net.
Et une de manière de le faire, c'est de donner
une voiture de société aux employés.
Parce qu'il sait moins taxer que donner du cash.
Donc beaucoup d'entreprises donnent des voitures de société.
C'est complètement absurde,
puisqu'on ne produit même pas de bagnolage en Belgique.
On favorise...
Si tu veux en Belgique, c'est que des voitures neuves,
puisque les sociétés, elles font des leasing pour 5 ans.
Et puis après, elles rechangent de voiture
pour les employés. C'est absurde.
Mais il fait que pour des raisons d'optimisation de salaires,
il faut le faire.
Donc nous, on a fait ça.
L'inverse des autres sociétés, nous, on ne fait pas des leasing sur 5 ans.
On essaie que les employés les utilisent le plus longtemps possible.
C'est plus sain, écologiquement et pour eux.
Du coup, on les amortit.
Et quand la voiture vaut moins cher, parce qu'elle est plus vieille,
on leur donne plus de salaires.
On choisit de prendre une vieille voiture pas trop chère
et que j'ai plus de salaires.
Soit je prends une toute-neuve super cool et que j'ai un peu moins de salaires.
En gros, les développeurs ne prennent pas cher.
Plus de salaires.
Les commerciaux prennent des grosses bagnoles.
Si je résume.
C'est pour le coup, t'es à la statue.
C'est traqué.
Et donc on a besoin d'une gestion de flotte de véhicule.
On se retrouve avec sa mille voiture, qui sont des voitures de société utilisées
par les employés.
Pour optimiser le coup, on a fait notre propre garage,
notre propre assurant, tout le bazar.
C'est quoi l'histoire du logo ?
Pourquoi il y a autant...
Pourquoi il y a un logo sur la...
Du coup, comme les voitures nous appartiennent,
ça ne coûte pas très cher de mettre le logo dessus.
Si c'était les voitures privées des gens, ils auraient dit non, pas sur ma voiture privée.
Mais comme ce sont les nôtres.
Donc t'as une option, ou tu peux dire...
Tu as la voiture avec le logo.
C'est moi, j'ai ma réponse.
C'est un super marketing.
C'est le coup de 150 Rolls-Floquages et tout le monde les voit partout.
Déjà, ça vous?
Ce que je te propose, c'est de se projeter un petit peu,
et justement, de voir quel est l'avenir.
Aujourd'hui, il y a une base de fou,
que vous avez construite.
Il y a plein de nouveautés d'IA qui vont sortir très bientôt.
Et justement, vous avez...
Je trouve une stratégie, une approche,
qui est quand même différente de pas mal de boîtes
qui ont un take de l'IA,
qui vont rajouter un chat de bot dans un coin.
Est-ce que tu peux nous expliquer un peu
comment vous avez approché ça?
D'abord, ce qu'il faut comprendre, c'est que dans le métier,
l'UX, l'interface utilisateur,
est presque plus importante que l'IA.
Le challenge aujourd'hui, c'est que ce soit ultra simple pour les utilisateurs.
Sur des choses qui sont assez compliquées,
le manufacturing, la gestion, ce n'est pas les choses simples.
Mais arriver à le rendre simple, c'est vraiment notre challenge.
Bien sûr, l'IA est super importante aussi.
On le fait déjà depuis plusieurs années.
C'est pas nouveau dans Doom, mais il y a de nouvelles fonctionnalités carif.
Par exemple, le plus game changer,
c'était pour la comptabilité,
les comptables n'ont plus besoin d'encoder des factures.
On a du 98,5% de taux de reconnaissance de tout.
Ça, on fait ça depuis quelques années.
L'un des meilleurs moteurs du marché, d'ailleurs,
j'en ai testé pas mal, il n'y en a aucun qui arrive à ce niveau-là.
Il faut imaginer, l'impact, c'est colossal.
Le métier du comptable, c'est dans une file du CR.
Le matin, il reçoit toutes ces factures encodées,
et la journée, il encode.
J'ai réduit, mais c'est beaucoup d'encodage.
Sur la partie du moment où il n'a plus besoin d'encoder,
ça change comme une la vie, il peut faire plein d'autres choses.
Et donc, sur la manière dont vous avez approché stratégiquement...
Il y a plein de gens qui veulent faire de l'IA.
La différence avec le Doom, c'est ce qu'on a toujours fait,
c'est qu'on part pas de la solution, on part du problème.
Nous, c'est toujours été,
où est-ce qu'on peut faire gagner du temps à des utilisateurs.
Et on ne fait que quand on en trouve fait.
Et l'IA, finalement, c'est un algorithme par 8 ans d'autre.
Quand tu développes, t'as plein d'algorithmes possibles.
Et l'IA est d'un de ceux,
parfois la réponse, c'est de faire de l'IA,
parfois ça ne fait pas de faire de l'IA.
Et nous, on est parti de ça, et on a fait de l'IA
qu'on avait des vrais besoins à régler,
par exemple, l'encodage des factures pour incontables.
– Typiquement, un autre cas d'usage de ce genre,
c'est quelque chose qui vient traiter le courrier entre ans.
– Oui.
– Donc par mail ou un scan qu'on fait, etc.
Et en fonction d'instruction personnalisée,
que moi je peux choisir,
il va servir de tri, de secretariat,
qui va rerouter le courrier.
– Et le traiter, c'est-à-dire,
le routier, il traiter par exemple,
tu vas faire ton propre prompt,
ou tu vas dire, si c'est une facture,
tu me le convertis en une facture et tu l'encodes.
Si c'est un contrat, tu l'envoies au département légal
et tu mets les champs à signer,
et tu l'envoies à Marc et c'est Marc qui va le signer.
Si c'est une déclaration de TVA,
tu fais ceci et tu écris ton prompt en anglais,
et lui va traiter tout ton courrier entre ans en fonction.
– Donc là, typiquement, quand tu dis « envoie-le à Marc pour qu'il le signe »,
comment il sait qui est Marc ?
– Alors, quand tu fais ton prompt,
il envoie-le à Marc, lui il accède à toutes les informations d'eau,
donc il va interroger à la basse d'Onet,
quel est l'utilisateur qui s'appelle Marc,
quel est bon droit et il va les attribuer à Marc.
Ou alors, tu peux utiliser une commande, c'est « slash-record »
et tu pointes le record directement.
Tu dis « slash-record », tu choisis Marc et ça vient.
– Ok. – Injecté, donc il te donne le vrai idea à LIA.
– Il n'y a pas d'outil qui te permet de...
– Alors c'est vachement compliqué,
parce que tu dois déjà avoir un logiciel qui te donne accès à tout,
les documents de l'entreprise, qui est capable de créer des factures,
qui est capable de connaître qui est l'enseignement légal,
qui est capable de faire signer des documents,
il faut une application pour signer des documents.
Et au-dou à tout ça, et du coup on peut donner accès à tout ça.
– C'est bon, à part vous, personne ne peut faire cette fonction-là.
– Et qui a un...
capable de créer des factures, de traiter des documents en train
et de signature électronique de documents.
Rien que ces trois-là, c'est compliqué à connaître des gens de choses.
– Bah, typiquement un autre exemple qu'on peut regarder, c'est
dans de l'assignation de tâches.
Donc mettons, j'ai un logiciel, un logiciel,
un outil de gestion de projet très classique,
donc des gens, ils ont des trucs à faire
et je veux pouvoir leur assigner des tâches.
T'as une autre démo qui est sympa,
ou en gros tu peux choisir qui va être assigné ?
– Alors en fait tu fais des règles d'automatisation,
donc là je vais créer une règle de la médiation,
ça marche partout, on a pour tout quoi, des tâches, des factures,
de tout ce que tu peux imaginer.
Et puis tu vas décrire ta règle, mais au lieu de dire
et la règle tu vas la décrire avec en anglais ou en français,
et tu vas lui dire,
quand tu as une tâche, si cette tâche concerne la comptabilité,
envoie-le chez le producteur Stéphane.
Si cette tâche concerne la gestion de la relation client,
on a un producteur qui est spécialisé dans les ventes, assigné à lui.
Et tu vas décrire ce que tu veux que le système fasse sur sa tâche.
Donc tu veux, c'est la même chose que ce que tu as vu sur les documents,
mais au niveau de la gestion de projet.
Et donc là le système, dès qu'il y a une tâche qui va rentrer,
il va attribuer à la bonne personne.
Là il va sélectionner un record,
il va prendre un employé, il va dire la signe à marque.
– Ah oui, d'accord. Ok.
– Et donc le LM va recevoir ça avec les bons records d'ID,
donc il va pouvoir les envoyer.
– Donc là...
– Là quand tu vas prendre une tâche, il va la déplacer à droite,
en bas à droite de la tâche,
et la tête de la bonne personne qui a apparu quoi.
– Donc là typiquement, la manière dont tu décris cette logique là,
donc ce workflow on pourrait dire,
est-ce que c'est quelque chose qui est intégré,
par exemple, une appli de gestion de projet,
ou c'est vraiment qu'il y a un endroit spécial d'Hendou,
tout automatisé comme ça.
– C'est disponible partout d'Hendou.
Cette fonctionnalité tu vas la voir dans le recrutement,
si tu as plusieurs recruteuses,
tu peux envoyer à la bonne personne en fonction des profils,
des gens de choses.
Le gros avantage que ça par rapport à des chatbots
ou des approches classiques,
c'est que pour l'utilisateur il n'y a rien qui change.
Il fait ses drag and drop de documents,
il crée ses records.
Comme d'habitude, il n'a pas obligé de passer
par une interface spéciale,
il a documenté ce qu'il vocule.
– Il n'a pas l'impression d'utiliser l'IA.
– Et derrière, il y a l'IA qui tourne automatiquement
et qui fait le job pour lui.
– Moi j'ai toujours été persuadé que
l'application principale des LLM,
c'était pas le chat, mais c'était ça,
c'était les workflows de ce genre.
Typiquement un truc que j'adore faire,
c'est des automatisations dans N8N,
par exemple, que tu connais.
Et clairement, c'est pour moi là
où c'est le plus pertinent,
c'est dans un environnement contrôlé,
où typiquement le côté un peu aléatoire
du LLM va être beaucoup moins...
– Sur des cas spécifiques.
– C'est ça.
Tu ne veux pas faire un assistant
qui peut tout faire,
c'est très spécifiquement,
dans le cas d'une automatisation
où il faut trier une tâche,
je te donne toutes les infos qu'il faut
pour que tu le fasses bien.
– Oui, c'est pour ça que quand tu le vois sur la tâche,
on l'a mis au moment où je drag and drop
et tu as un peu le if deadness.
Quand tu fais ça, alors déclenche aussi.
Comme ça, c'est très spécifique.
– Est-ce que tu as d'autres exemples
de ce genre de automatisation dans le...
– Tu as des besoins classiques.
On peut peut-être parler de chatbot,
on a la gestion du site web avec le chatbot
et tu peux interagir.
Là, c'est assez cool.
L'impact pour nous était vraiment gros.
On a diminué d'un tiers les demandes de support
qui ont été traités automatiquement.
Il faut imaginer que des demandes de support
sur nous, c'est assez compliqué.
C'est le gars qui dit,
voilà, moi je suis comptable en Espagne,
je fais une gestion de comptabilité analytique
qui fait ceci.
– C'est trop impotu de custom.
– Mais là, j'ai ça.
Et tu dois avoir access à DB,
c'est pas juste un webdesk
pour un opérateur taille comme quoi.
Et là, ça nous a quand même enlevé 35%
des tickets en automatique.
C'est vachement cool.
– Énorme.
À l'échelle d'un service client,
on te dit demain,
t'as 35% de demandes en moins,
ben...
– Mais aujourd'hui, est-ce que tu as un jarvis
qui tu peux parler
et que tu le dis,
est-ce que tu peux me donner
les trois derniers deals
qu'on a signés par exemple?
– Ouais.
Donc on a...
Tu peux aussi appeler le bot
et parler au bot.
Du coup, tu le montres ce que tu veux.
Tu peux le dire, donne-moi la liste
du chiffre d'affaires des 3 derniers mois
sur le produit table
et tu me le mets par pays.
Il va te faire, il va t'ouvrir l'écran tout seul.
Et puis tu dis, ah, donne-moi un petit graph,
il va te donner un petit graph.
Et puis tu me donnes ça dans un spreadsheet,
il va t'ouvrir 12 spreadsheets.
– Vous avez un API de spreadsheet aussi?
– Oui, on a un API de spreadsheet.
– Ah, vous?
– C'est pratique pour faire des dashboards.
– Ecoute.
– Les directeurs financiers, ils adorent Excel.
Ils minent de rien Excel,
ils restent un super bon produit.
Et donc si tu veux
faire que les gens fassent des dashboards eux-mêmes,
donne-le leur Excel, quoi.
Donc on a fait l'équivalent de Google spreadsheet dans en-dout,
mais avec les connectés à toutes les données de dout,
donc ils font leur graph, leur dashboard eux-mêmes.
Donc là, il va
faire une requête directement
et ça ouvre le chatbot, avec lequel tu peux interagir,
qui va ouvrir ce que tu as demandé.
Donc là, il est en train de préparer,
c'est une table PIVO,
avec les chiffres d'affaires par pays,
par différents détails de ton compte.
– C'est le gars qui vient de prendre un nouveau tableau-là.
– Oui.
– C'est un OS, le bordel.
– Et après, il va dire,
mais maintenant, donne-moi ça
sous forme d'un graph,
en me faisant un drill down
sur certains produits.
– Ah mais ça, il y a combien de...
– Non mais...
– Il y a combien de directeurs financiers qui rêvent de...
– Et c'est pas fini, ça veut dire que là,
c'est pas une page statique, après, l'utéateur navigue dedans.
Il peut cliquer, changer.
Donc c'est vraiment le mix entre l'utéateur et l'IA.
T'as pas l'IA dans un coin qui fait des graphes...
T'as d'y appter, il va te sortir une image pour ton graph.
Là, tu vas avoir un truc dynamique
dans lequel tu peux encore interagir dessus.
– Là, j'avoue que, pour le coup,
ton argument de...
Tu peux arriver à tout faire en même temps.
Là, il prend tout son sens, parce que...
Aujourd'hui, personne d'autre ne peut faire ça là.
– Oui.
– Ça, c'est impossible à faire.
Donc là, typiquement, il y avait un autre exemple
que tu montrais qui était sympa,
où, mettons, tu es en réunion,
tu veux enregistrer la réunion,
tu fais slash record.
– Oui.
– Là, tu vas avoir ta transcription automatique.
– Oui.
– Il va te générer des tâches.
– Le résumé.
– Il y a ça dans le dos.
– Et puis les tâches.
– Tu peux être physiquement dans une réunion,
enfin, physiquement autour d'une table, tu sais.
– Ouais.
– Il y en a un qui a son ordi, fait slash record,
et ça te transcrit plus génère des tâches.
– Génère des tâches, je fais le résumé là.
– Où les vidéos-conférences,
parce qu'on a aussi la vidéo-conférence en tout cas.
– Attends, t'as un outil de gestion.
– Des vidéos-conférences.
– Mais alors...
– C'est l'équivalent de Google Meet.
– Mais ça peut mettre... Ok, ok, non, mais c'est fou.
– Moi, je...
– Mais c'est pas compliqué, tu vois,
avec WebRTC, les vidéos-conférences,
on veut lui très simple, un type de con à faire.
– Alors oui, mais ça a un coût.
Parce que, par exemple, Google, ils ont tous ces trucs là,
ils ont Google Meet et tout,
mais on sait que Google, ils ont énormément d'argent.
Et c'est pas le même business model, c'est la pub et tout.
– C'est pas un si gros groupe, ça.
C'est-à-dire que, avec le PIR2P WebRTC,
les petites vidéos-conférences avec 3 personnes, 4 personnes,
ce qui est 90% des meetings en entreprise,
c'est 3-4 personnes qui s'appellent.
C'est PIR2P, donc ça passe même pas par tes serveurs.
Après, si tu fais une vidéo-conférence à 10 ou 20 personnes,
là, t'es obligé de passer par un serveur centralisé
qui va redespatcher.
– Et là, pour les requettes IA,
utilisées par exemple, Gemini ou OpenEye,
ça a un coût d'appel.
– Alors pour l'instant, nous, on le fait gratuit,
et on prend en charge.
Je sais pas si on va le tenir comme ça dans la future,
on verra bien.
On ne sait pas encore.
Pour l'instant, il est possible qu'un jour, on dise,
voilà, t'as 10 millions de tokens
et au-dessus de ça, tu seras bien quoi.
– Quand tu regardes l'état, justement,
parce que c'est au sein d'un workflow
que c'est super encadré,
souvent, t'as pas besoin des modèles les plus coûteux.
– Non, c'est des petits modèles, oui.
Et alors, surtout aussi,
l'IA a quand même pas mal de problèmes,
notamment au bruyal-coup,
mais t'es aussi la lenteur.
T'as vite une ou deux secondes sur des requêtes
ou trois, quatre ou même secondes
sur des requêtes assez compliquées.
Donc, souvent, nous, on essaie quand c'est possible
d'utiliser d'autres types d'algorithmes
qui sont beaucoup plus rapides.
Par exemple, c'est une forme d'intelligence artificielle
mais beaucoup plus basique,
c'est en frais du naïf baïsiane.
C'est ce qu'il est utilisé pour les antispames,
pour savoir si un email est un spam.
Comment tu fais pour savoir si un email est un spam?
Tu vas regarder tous les mots qui sont dans l'email
et tu vas essayer de deviner si la probabilité
que cet email soit un spam,
parce qu'il contient ce mot-là.
Donc, à l'époque, on avait beaucoup de spam sur le Viagra.
Donc, tu vas dire qu'il est à probabilité
qu'on emailait un spam si j'ai Viagra.
Ça, c'est baïès.
La probabilité de A6b est égale à probabilité de B6a
divisé par la probabilité...
fois la probabilité de B divisé par la probabilité de A.
C'est une formule de baïès en statistiques.
Donc, tu ne connais pas la probabilité
que mon mail est un spam si il a Viagra,
mais tu connais la probabilité de...
tous les emails que j'ai reçus,
combien de % j'ai été spam.
Tu connais la probabilité de combien un %
j'avais le mot Viagra dans le contenu
et combien étaient des spam sachant qu'ils avaient Viagra.
Et donc, tu fais cette 3 multiplications
et ça te donne la probabilité pour ce mot-là.
Tu le fais pour tous les mots
et tu les combines ensemble
et ça te donne la probabilité que le mail est un spam.
Et ça, c'est ultra simple.
Parce que la seule chose que tu vas faire, c'est un compteur de mots.
Ça coûte mon chat avec un call à OpenAI.
Exactement.
Et donc, pour certains algorithmes,
on va utiliser des algos équiaprènes
puisqu'ils comptent chaque nouveau mail
en haut chez les compteurs.
C'est-à-dire que, comme c'est basé sur des stats,
c'est dynamique, c'est-à-dire que tu peux faire un truc...
C'est dynamique parce que c'est fonction de tout le volume d'activité qu'il a eu.
Nous, on dit ça, par exemple, pour la reconnaissance des factures comptables.
Simplement parce qu'on voulait que ça se passe
en 100 ms plutôt qu'une ou deux secondes
pour ne pas procéder une facture.
En analysant les mots de la facture ?
Oui.
C'est pas vraiment en analysant les mots.
Tu te dis, voilà, j'ai tous les chiffres qui sont dans la facture.
Imagine, j'ai le 10 000 euros.
Je veux savoir si c'est le total.
En fait, t'as plein de chiffres dans le livre.
Ça peut être la TVA, ça peut être un truc.
Unité, ça peut être...
Alors tu définis tes axes.
Tu vas dire, qu'est-ce qu'ils sont des bons critères
pour savoir si c'est le total ?
Tu vas dire, c'est le mot qui est au-dessus,
le mot qui est à gauche,
la position dans la page,
par exemple, s'il est en bas, à droite.
Et donc tu vas appliquer Bayez en disant
qu'il y a probabilité que ce soit le total si le mot au-dessus est
5 000 euros,
un problème très faible.
Qu'il y a probabilisé que ce soit le total si le mot à gauche est
total.
Probablement très bon.
Probabilité que ce soit le total si il est en bas,
à droite dans le document.
Et tu fais toutes ces sommes de critères
et tu te dis, voilà, c'est probablement celui-là qui est le bon jeu.
C'est ce qui me fume, c'est que moi je sais que
tous ceux que j'ai utilisé, les scanners de factures,
c'est sûr qu'ils font de lia à griseaux de neurones
et tout comme ça.
Mais ça, ça marche pas bien.
Il y a quand même un truc.
Mais que ce soit avec de lia classique
ou avec du Bayez,
ça n'arrive jamais à plus de 87%.
De tout autre que ça.
Alors nous, on le sait, parce qu'en fait,
dès qu'une facture n'est pas validée par racontable,
donc il la modifie avant de la valider,
donc on traite toutes ces factures.
On lui dit, voilà, ça va être facturé,
il la modifie, on sait quel champ,
donc on sait vraiment compter
quel champ était correct et pas correct.
Et on traite toutes celles de l'OB, si on n'est pas correct.
Si il est incontable pour un même fournisseur,
change deux fois,
nous on a un humain qui passe derrière
et qui dit comment ça se fait que ça ne s'est pas passé.
Et si le lia n'y arrive pas,
alors on fait un template à la main.
On développe un truc pour ce fournisseur là.
Pour ce fournisseur.
Parce qu'il fait de le fournisseur,
on a toujours le même modèle de facture en général.
Et grâce à ça, on est monté à 18.5.
Mais à plus rien.
C'est un niveau de triarde là.
Les factures sont chaotiques en fait comme systèmes.
Ouais, j'aimerais avoir ton avis
sur une sorte d'autre mode
qui existe en ce moment
dans le logiciel.
Je pense que ceux qui ont initié ça le plus
c'est Notion,
qui sont arrivés avec une idée,
alors à l'origine ils ont créé un logiciel de wiki,
quitté ça au début.
Et ils sont arrivés avec cette idée
que en fait si tu construis des blocs bien pensées,
simples et réutilisables et modulaires, etc.
En fait, tu peux permettre
à ton utilisateur final
non pas de simplement utiliser un logiciel,
mais en fait de créer lui-même
d'inventer facilement
son logiciel de CRF.
Mais Notion, pas dans le sens
on va faire un sorte que des non-developpeurs
puissent construire des applis pour d'autres utilisateurs.
J'ai l'impression qu'ils vont un cran plus loin
et dire, en fait, ton utilisateur final
lui-même
peut créer son logiciel de rêve.
Et aujourd'hui, ils commencent
avec le wiki,
le côté un peu gestion de projet.
On le voit, ils vont parler de CRF,
ils vont parler de la même des choses comme ça.
Qu'est-ce que tu en penses toi ?
C'est sûr que plus on laisse l'utilisateur final
customisé et se créer sa propre solution,
mieux c'est.
Donc nous on a Odoo Studio qui fait ça dans Notion.
On a aussi un équivalent Notion au Donut Let.
Par contre, je crois pas que tu vas pouvoir
faire des vraies applications comme ça
au sens avec le niveau de maturité
que tu as dans un logiciel de comptabilité.
Tu n'arriveras pas à faire ta compta dans Notion.
Tu as le mith, on le fait des listes de factures.
Mais c'est tout.
Par contre, là où
sur le principe, c'est vraiment cool.
C'est-à-dire si tu prends des bases existantes,
que ce soit la comptabilité,
ou une CRM, ou une gestion de projet,
et qu'ensuite tu viens rajouter tout ce qui est propre dessus,
là ça devient génial.
Et nous c'est ce qu'on fait avec Odoo et Odoo Studio.
C'est que tu dis je vais pas réinventer la comptabilité,
c'est débile, il y en a qui le font super bien.
Je vais pas réinventer la gestion de projet ou la CRM,
j'ai déjà des CRM qui sont super bien et qui m'envoient des trucs
sous WhatsApp et CRM qui m'intégrerait.
Mais ils aimaient tout ça,
qui sont super déjà là.
Par contre, ma CRM est un peu différente,
parce que mon business est différent,
j'ai envie de rajouter des choses.
Et là tu viens compléter soit avec de l'IA,
soit avec Odoo Studio,
faire tes propres écrans,
et là ça devient vraiment cool.
C'est-à-dire que, en gros,
toi, l'idée de base c'est de dire,
c'est illisoire de faire de la réinventer tout.
Tu peux essayer, mais c'est comme si tu redeveloppes tout from scratch,
tu n'arriveras pas à un niveau de qualité.
C'est-à-dire que c'est un vrai truc,
moi j'appelle ça un peu le virus notion,
mais j'adore notion, on l'utilise pas mal.
Mais c'est un virus dans le sens où
des gens qui peuvent passer un temps
infini,
à essayer de redevelopper du logiciel,
parce que justement, il y a ce côté super
sexy, etc.
Et moi je l'ai déjà expérimenté.
Tu réalises un moment qui a aussi
une impasse de...
Je suis en train de réinventer un logiciel
de gestion de tâches.
C'est ce qui est arrivé avec Excel à la base.
Quand Excel est sorti, tout le monde a tout voulu faire dans Excel,
et puis il y a eu ces limites.
Après on a dû faire des vrais CRM, des vrais logiciels de comptabilité,
c'est un peu pareil.
Par contre, le côté no code, où tu es temps à l'application,
tu viens rajouter tes champs, te relâchons,
créer des nouvelles vues par-dessus,
tu viens adapter à chaque utilisateur,
tu viens mettre de l'IA qui vient processer des trucs automatiquement,
ça c'est super cool.
Et ça c'est une notion à introduire ça effectivement.
J'espère que vous aurez apprécié cet entretien.
Et pour info du 18 au 20 septembre 2025,
c'est l'Odou expérience à Bruxelles,
le plus gros événement tech et business d'Europe.
On parle de 40 000 participants,
400 conférences,
et en plus c'est gratuit.
Pour info, j'y donnerai moi-même une conférence,
donc on pourra se croiser.
Je vous mets le lien en description.

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