Pourquoi fait-on des cauchemars quand on a de la fièvre ?

Durée: 2m13s

Date de sortie: 02/09/2025

Avoir de la fièvre peut transformer une simple nuit de sommeil en un véritable voyage angoissant. Beaucoup de personnes rapportent faire des cauchemars particulièrement vifs, étranges ou effrayants lorsqu'elles ont de la fièvre. Ce phénomène, bien réel, s'explique par un ensemble de réactions physiologiques et neurologiques complexes liées à la température corporelle, au sommeil et à l’activité cérébrale.


La fièvre perturbe les cycles du sommeil

Le sommeil humain est constitué de plusieurs cycles, alternant sommeil lent (léger et profond) et sommeil paradoxal, qui est la phase où nous rêvons le plus. Lorsque l’on a de la fièvre — c’est-à-dire une température corporelle supérieure à 38 °C — ces cycles sont souvent désorganisés. Le corps lutte contre l’infection, ce qui provoque des micro-éveils, des sueurs nocturnes, et un sommeil globalement plus fragmenté et moins réparateur.


Or, le sommeil paradoxal, déjà écourté ou perturbé par la fièvre, devient instable. Cette instabilité augmente la probabilité d’expériences oniriques anormales, plus chargées émotionnellement et plus confuses. Cela peut se traduire par des cauchemars, voire des épisodes proches du délire onirique.


Une hyperactivation du cerveau émotionnel

La fièvre est le symptôme d'une réponse immunitaire. Mais cette réponse s'accompagne aussi d'une libération de cytokines, des molécules pro-inflammatoires qui circulent dans le sang et atteignent parfois le cerveau. Certaines cytokines, comme l'interleukine-1 ou le TNF-alpha, peuvent modifier le fonctionnement de certaines zones cérébrales, notamment l'hippocampe et surtout l'amygdale, impliquée dans la gestion des émotions négatives et de la peur.


Résultat : ces régions peuvent être suralimentées, rendant les rêves plus intenses, anxiogènes et désorganisés. Le cerveau, dans son effort pour « digérer » des informations sous stress, fabrique des récits oniriques qui tournent au cauchemar.


Une altération de la régulation thermique du cerveau

Le cerveau est très sensible à la température. Une élévation même modérée peut modifier la connectivité entre certaines régions cérébrales. Il devient plus difficile pour le cortex préfrontal — la zone qui régule les pensées rationnelles — de « garder le contrôle » pendant les rêves. Cela peut laisser libre cours à des images mentales désordonnées, à des récits incohérents, et à un sentiment d’angoisse amplifié.


En résumé

Les cauchemars liés à la fièvre sont dus à une combinaison de sommeil perturbé, de réponse inflammatoire cérébrale, d’hyperactivation émotionnelle et de désorganisation neuronale temporaire. Le cerveau, en surchauffe, produit alors des rêves plus sombres, plus confus, et souvent dérangeants. Ce n’est pas dangereux en soi, mais c’est le reflet d’un cerveau qui lutte, tout comme le corps, pour retrouver l’équilibre.


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Pourquoi fait-on des cauchemars quand on a de la fièvre ?
Alors le fait de faire des cauchemars particulièrement vifs, étranges ou effrayants lorsqu'on a de la température est un phénomène bien réel.
Oui, ce n'est pas une négende urbaine. Mais comment l'expliquer ?
Bien ici, il faut commencer par souligner qu'il existe au sein du sommeil plusieurs cycles, vous le savez, dans une nuit.
On alterne entre un sommeil léger, profond et paradoxal.
Et justement, le sommeil paradoxal, c'est la phase où on rêve le plus.
Alors lorsqu'on a de la fièvre, au-delà de 38°, ces cycles sont souvent désorganisés.
Le corps lutte contre l'infection, ce qui provoque des micro-réveils, des sueurs nocturnes, et globalement un sommeil plus fragmenté et moins réparateur.
Donc le sommeil paradoxal va être écourté et surtout perturbé, instable, une instabilité qui augmente la probabilité de rêve anormaux, entre guillemets.
D'avantage, chargé émotionnellement et plus confus, ce qui peut tout à fait se traduire par des cauchemars, voire des épisodes proches du délire onirique.
Et puis, et c'est la deuxième raison, la fièvre est le symptôme simplement d'une réponse immunitaire.
Une réponse qui s'accompagne par ailleurs, par une libération de cytokines.
Qu'est-ce que c'est bien ? Ce sont des molécules pro-inflammatoires qui circulent dans le sang et atteignent parfois le cerveau.
Or, certaines de ces cytokines peuvent modifier le fonctionnement de certaines zones cérébrales, notamment l'hypocampe et surtout l'amidale,
une région qui est impliquée dans la gestion des émotions négatives et de la peur.
Résultat, vous comprenez, ces régions peuvent être suralimentées, rendant les rêves plus intenses, plus anxiogènes et plus désorganisés.
Voilà pourquoi le cerveau, dans son effort pour digérer ces informations sous stress, fabrique des récits oniriques qui tournent au cauchemar.
Et puis enfin, et c'est la troisième raison, le cerveau est très sensible à la température, tout simplement.
Une élévation même modérée peut modifier la connectivité entre certaines des régions cérébrales.
Il peut devenir alors plus difficile pour le cortex préfrontal, cette zone qui régule les pensées rationnelles, de garder le contrôle entre guillemets pendant les rêves.
Et cela peut laisser libre cours à des images mentales désordonnées, à des récits incohérents et puis à un sentiment d'angoisse amplifié.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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