Dans un instant, votre nouvelle histoire commence, mais avant, laissez-moi vous souffler une idée
qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit.
Pour un petit creux, au petit déjeuner ou au goûter, il y a un nom qui fait saliver
les enfants, et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromage frais fabriquées dans l'Ouest de la France, source de calcium,
et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire très connue.
Ça s'appelle les malheurs de Sophie.
Vous retrouverez deux fois par semaine pendant tout l'été les différents chapitres de cette histoire fantastique.
Si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez tout écouter dès maintenant,
nous avons mis en ligne l'intégralité de cette histoire,
que vous pouvez retrouver dès aujourd'hui en cherchant sur votre application de podcast,
les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Il y a plus de 20 chapitres qui sont déjà en ligne.
Tavez les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Chapitre 18, la boîte à ouvrage.
Quand Sophie voyait quelque chose qui lui faisait envie, elle le demandait.
Si sa maman le lui refusait, elle redemandait et redemandait jusqu'à ce que sa maman, ennuyée,
la renvoya dans sa chambre.
Alors, au lieu de n'y plus penser, elle y pensait toujours et répétait.
Comment faire pour avoir ce que je veux ? J'en ai si envie. Il faut que je tâche de l'avoir.
Bien souvent, en tâchant de l'avoir, elle se faisait punir, mais elle ne se corrigeait pas.
Un jour, sa maman l'a plaît pour lui montrer une charmante boîte à ouvrage
que Monsieur de Réan venait d'envoyer de Paris.
La boîte était en écaille avec de l'or.
Le dedans était doublé de velours bleus.
Il y avait tout ce qu'il fallait pour travailler et tout était en or.
Il y avait un dé, des ciseaux, un étui, un poisson, des bobines, un couteau,
un canif, de petites pince, un passe-lacet.
Dans un autre compartiment, il y avait une boîte à aiguilles, une boîte à épingles dorées,
une provision de soie de toute couleur, deux fils de différentes grosseurs,
de cordons, de rubans, etc.
Sophie se récrisa sur la beauté de la boîte.
« Ah ! Comme tous là, et jolie ! » dit-elle.
« Et comme s'écommode d'avoir tout ce qu'il faut pour travailler.
Pour qui est cette boîte, maman ? »
Ajouta Sophie en souriant, comme si elle avait été sûre que sa maman répondrait, « C'est pour toi ? »
« C'est à moi que ton papa l'a envoyé, » répondit madame de Réan.
« Quel dommage ! J'aurais bien voulu l'avoir. »
« Eh bien, je te remercie.
Tu es fâché que ce soit moi qui ai cette jolie boîte ? C'est un peu égoïste.
« Oh ! Maman, donnez-la moi, je vous en prie. »
« Tu ne travailles pas encore assez bien pour avoir une si jolie boîte.
De plus, tu n'as pas assez d'ordre.
Tu ne rangerais rien, et tu perdrais tous les objets les uns après les autres. »
« Oh non, maman, je vous assure. J'en aurais bien soin. »
« Non, Sophie, n'y pense pas. Tu es trop jeune. »
« Je commence à très bien travailler, maman. J'aime beaucoup à travailler. »
« En vérité. Et pourquoi es-tu toujours si désolé quand je t'oblige à travailler ? »
« C'est parce que je n'ai pas ce qu'il me faut pour travailler.
Mais si j'avais cette boîte, je travaillerais avec un plaisir.
« Oh ! Un plaisir ! »
Tâche de travailler avec plaisir sans la boîte.
C'est le moyen d'arriver à en avoir une.
« Oh, maman, je vous en prie. »
« Sophie, tu m'ennuies. Je te prie d'une plus somgée à la boîte. »
Sophie se tue. Elle continua à regarder la boîte.
Puis elle la redemanda à sa maman plus de dix fois.
« Maman, pourrais-je avoir la boîte, s'il vous plaît ? Maman, puis je vais avoir la boîte. La boîte, la boîte, la boîte, la boîte ! »
La maman, impatientée, la renvoya dans le jardin.
Sophie ne joua pas, ne se promenait pas.
Elle resta assis sur un banc, pensant à la boîte et cherchant les moyens de la voir.
« Si je savais écrire, » dit-elle, « j'écrirai à papa pour qu'il m'en envoie une toute pareille. Mais je ne sais pas écrire. Et si je tiquetais la lettre à maman, elle me grondrait et ne voudrait pas l'écrire.
Je pourrais bien attendre que papa soit revenu, mais il faudrait attendre trop longtemps et je voudrais avoir la boîte tout de suite.
Sophie réfléchit, réfléchit longtemps.
Enfin, elle saute à de-dessus son banc, frautta ses mains l'une contre l'autre et s'écria.
« J'ai trouvé ! La boîte sera à moi ! »
Et voilà Sophie qui rentre au salon. La boîte était restée sur la table, mais la maman n'y était plus.
Sophie avance avec précaution, ouvre la boîte et en retire une à une toutes les choses qu'il a remplissées.
Son cœur m'a dé, car elle allait voler comme les voleurs que l'on mette en prison.
Elle avait peur que quelqu'un n'entra avant qu'elle eût fini, mais personne ne vint.
Sophie pu prendre tout ce qui était dans la boîte.
Quand elle eût tout pris, elle referma doucement la boîte, la replaça au milieu de la table et alla dans un petit salon où étaient ses joujoux et ses petits meubles.
Elle ouvrit le tiroir de sa petite table ayant ferma tout ce qu'elle avait pris dans la boîte sa maman.
« Quand maman n'aura plus qu'une boîte vide ? » dit-elle.
« Elle voudra bien me la donner et alors j'y remettrai tout et la jolie boîte sera à moi. »
Sophie, enchantée de cette espérance, ne pensa même pas à se reprocher ce qu'elle avait fait.
Elle ne se demanda pas.
« Que dira maman ? Qui accusera-t-elle d'avoir volé ses affaires ? Que répondrèges-je quand on me demandera si c'est moi ? »
Sophie ne pensa à rien qu'au bonheur d'avoir la boîte.
Toute la matinée se passa sans que la maman s'aperçut du vol de Sophie.
Mais alors du dîner, quand tout le monde se réunit au salon,
Mme de Réan dit aux personnes qu'elle avait invité à dîner qu'elle allait leur montrer une bien jolie boîte à ouvrage que Monsieur de Réan lui avait envoyé de Paris.
« Vous verrez ? ajouta-t-elle. Comme c'est complet, tout ce qui est nécessaire pour travailler se trouve dans la boîte.
Voyez d'abord la boîte elle-même, comme elle est jolie.
« Charmante ? » répondit-on.
« Charmante ? Ah oui, charmante ! »
Mme de Réan l'ouvrit.
Quelle fut sa surprise et celle des personnes qui l'entouraient de trouver la boîte vide.
« Que signifie cela ? » dit-elle.
« Ce matin, tout y était et je ne l'ai pas touché depuis.
« L'avis vous laissait au salon ? » demanda une des dames invité.
« Certainement et sans la moindre inquiétude.
Tous mes domestiques sont honnêtes et incapables de me voler.
« Et pourtant la boîte est vide, chère madame. Il est certain que quelqu'un l'invitait.
» Le cœur de Sophie battait avec violence pendant cette conversation.
Elle se tenait cachée derrière tout le monde, rouge comme un radis et tremblant de tous ses membres.
Madame de Réan, la cherchant des yeux et ne la voyant pas à plat.
« Sophie ? Sophie ? Où es-tu ? »
Comme Sophie ne répondait pas, les dames derrière lesquelles elle était cachée
et qui la savait là s'écartèrent.
Et Sophie parut dans un tel état de rouge aurait de troubles
que chacun devinasse sans peine que le voleur était elle-même.
« Approchez, Sophie » dit Madame de Réan.
Sophie s'avança d'un pâle long, ses jambes tremblaient sous elle.
« Où avez-vous mis les choses qui étaient dans ma boîte ? »
« Je n'ai rien pris, maman. Je n'ai rien caché. »
Il est inutile de mentir, mademoiselle.
Rapportez tout à la minute si vous ne voulez être punis comme vous le méritez.
« Mais m... Mais m... Mais maman, je vous assure que je n'ai rien pris. »
Suivez-moi, mademoiselle.
Et comme Sophie restait sans bouger,
Madame de Réan lui prit la main et l'entraîne à malgré sa résistance
dans le salon à Joujou.
Elle se mit à chercher dans les tiroirs de la petite commode,
dans l'armoire de la poupée.
Ne trouvant rien, elle commençait à craindre d'avoir été injuste envers Sophie
lorsqu'elle se dirigea vers la petite table.
Sophie trembla plus fort lorsque sa maman, ouvrant le tiroir,
aperçut tous les objets de sa boîte à ouvrage que Sophie avait cachée là.
Sans rien dire, elle prit Sophie la réprimandat.
« C'est une grosse bêtise Sophie, une grosse bêtise !
Oui maman !
Maman !
Maman !
Maman !
Madame de Réan vida le tiroir et emporta tout ce qu'elle y avait trouvé
pour le remettre dans sa boîte, laissant Sophie pleurer seule dans le petit salon.
Elle y était si honteuse qu'elle n'osait plus rentrer pour dîner,
et elle fit bien, car Madame de Réan lui envoya sa bonne
pour l'emmener dans sa chambre, où elle devait dîner et passer la soirée.
Sophie pleura beaucoup et longtemps.
La bonne, malgré ses gâteries habituelles,
était indignée et l'appelait voleuse.
« Il faudra que je ferne tout à clé ? » disait-elle.
« De peur que vous ne me voliez, si quelque chose se perd dans la maison.
On saura bien trouver le voleur et on ira tout droit fouiller dans votre tiroir.
Le lendemain, Madame de Réan fit appeler Sophie.
« Écoutez mademoiselle, lui dit-elle,
ce que m'écrivait votre papa en m'envoyant la boîte à ouvrage.
« Ma chère amie, je viens d'acheter une charmante boîte à ouvrage que je vous envoie.
Elle est pour Sophie, mais ne lui dites pas et ne la lui donnez pas encore.
Que ce soit la récompense de huit jours de sagesse.
Faites-lui voir la boîte, mais ne lui dites pas que je l'ai achetée pour elle.
Je ne veux pas qu'elle soit sage par intérêt, pour gagner un beau présent.
Je veux qu'elle le soit par un vrai désir d'être bonne.
« Vous voyez ? » continue à Madame de Réan.
Quand me volant, vous vous êtes volé vous-même.
Après ce que vous avez fait, vous auriez beau être sage pendant des mois.
Vous n'aurez jamais cette boîte.
J'espère que la leçon vous profitera et que vous ne recommencerai pas une action si mauvaise et si honteuse.
Sophie pleura encore, supplie à sa maman de lui pardonner.
La maman finit par y consentir, mais elle ne voulait jamais lui donner la boîte.
Plus tard, elle la donna à la petite Elizabeth chez nous, qui travaillait à Merveille et qui était d'une sagesse admirable.
Quand le bon, l'honnête, petit Paul, a pris ce qu'avait fait Sophie,
il en fut si indigné qu'il fut huit jours sans vouloir aller chez elle.
Mais quand il su combien elle était affligée et repentante,
et combien elle était honteuse d'être appelée voleuse, son bon cœur souffrit pour elle.
Il alla la voir au lieu de la gronder, il la consola et lui dit,
« C'est-tu ma pauvre Sophie, le moyen de faire oublier ton vol ?
C'est d'être si honnête qu'on ne puisse pas même te soupçonner à l'avenir.
Sophie lui promit d'être très honnête et elle t'imparole.
Voilà, c'était le chapitre 18 des Malheurs de Sophie, La boîte à ouvrage.
Les Malheurs de Sophie, écrits par la Conteste Secure.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra et raconté par Céline Kalman.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org