Chapitre 19 - Les malheurs de Sophie

Durée: 28m12s

Date de sortie: 03/09/2025

🎧 Les Malheurs de Sophie – la série audio de l’été

Retrouvez deux fois par semaine les chapitres de ce grand classique de la Comtesse de Ségur.

📖 Trop impatient.e ? Vous pouvez déjà écouter tous les épisodes en cherchant "Les Malheurs de Sophie par Encore une histoire" sur votre appli de podcast. Plus de 20 chapitres sont en ligne !

Encore une histoire est un podcast interprété par Céline Kallmann, réalisation et musiques Alexandre Ferreira, production Benjamin Muller, montage Isabelle Field

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Dans un instant, votre nouvelle histoire commence, mais avant, laissez-moi vous souffler une idée
qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit.
Pour un petit creux, au petit déjeuner ou au goûter, il y a un nom qui fait saliver
les enfants, et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromage frais fabriquées dans l'Ouest de la France, source de calcium,
et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire très connue.
Ça s'appelle les malheurs de Sophie.
Vous retrouverez deux fois par semaine pendant tout l'été les différents chapitres de cette histoire fantastique.
Si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez tout écouter dès maintenant,
nous avons mis en ligne l'intégralité de cette histoire,
que vous pouvez retrouver dès aujourd'hui en cherchant sur votre application de podcast,
les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Il y a plus de 20 chapitres qui sont déjà en ligne.
Tavez les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Chapitre 19, L'Anne.
Sophie avait été très sage depuis 15 jours.
Elle n'avait pas fait une seule grosse faute.
Paul disait qu'elle ne s'était pas mise en colère depuis longtemps.
La bonne disait qu'elle était devenue obéissante.
La maman trouvait qu'elle n'était plus ni gourmande, ni menteuse, ni paresseuse.
Elle voulait récompenser Sophie, mais elle ne savait pas ce qui pourrait lui faire plaisir.
Un jour qu'elle travaillait, sa fenêtre ouverte,
pendant que Sophie et Paul jouaient devant la maison,
elle entendit une conversation qui lui a pris ce que désirait Sophie.
« Oh que j'ai chaud, que j'ai chaud ! Oh je suis en âge ! »
« Et moi donc ? Et pourtant Paul, nous n'avons pas fait beaucoup d'offrage. »
« C'est que nos brouettes sont aussi petites. »
« Si nous prenions les grosses brouettes du potager, nous irions plus vite. »
« On n'aurions pas la force de les traîner. »
« J'ai voulu un jour emmener une. »
« J'ai eu de la peine à l'enlever. »
« Et quand j'ai voulu avancer, le poids de la brouette m'a entraîné. »
« Et j'ai versé toute la terre qui était dedans. »
« Mais notre jardin ne sera jamais fini. »
« Avant de le bêcher et de le planter, nous devons y traîner plus de 100 brouettes de bonne terre. »
« Et il y a si loin pour l'aller chercher. »
« Que veux-tu ? Ce sera long, mais nous finirons par le faire. »
« Ah ! Si nous avions un âne comme Canny et Madeleine de Florville, et une petite charrette, c'est alors que nous ferions de l'ouvrage en peu de temps. »
« C'est vrai, mais nous n'en avons pas. Il faudrait bien que nous fassions l'ouvrage de l'âne. »
« Oh ! Si tu as une idée, nous sommes sûrs de faire quelque sautise, car tes idées ne sont pas fameuses en général. »
« Mais écoute donc avant de te moquer. Mon idée est excellente. »
« Combien ma tente te donne tel d'argent par semaine ? »
« Un franc. Mais c'est pour donner aux pauvres, aussi bien que pour m'amuser. »
« Bon. Moi, j'ai aussi un franc. Ce qui fait deux francs par semaine. »
« Au lieu de dépenser notre argent, gardons-le jusqu'à ce que nous puissions acheter un âne et une charrette. »
« Ton idée serait bonne si, au lieu de deux francs, nous en avions vingt. »
« Mais avec deux francs, nous ne pourrions plus rien donner aux pauvres, ce qui serait mal. »
« Et puis, il nous faudrait attendre deux ans avant d'avoir de quoi acheter un âne et une voiture. »
« Deux francs par semaine. Combien cela fait-il par mois ? »
« Je ne sais pas juste, mais je sais que c'est très peu. »
« Eh bien, voilà une autre idée. Si nous demandions à maman et à ma tente de nous donner tout de suite l'argent de nos étrènes, elles ne voudront pas. »
« Demandons-le toujours. »
« Demande si tu veux. Moi, j'aime mieux attendre ce que dira ma tente et je ne demanderai que si elle dit oui. »
« Maman ? » dit-elle.
« Pouliez-vous me donner d'avance mes étrènes ? »
« Tes étrènes ? Je ne peux pas te les acheter ici. C'est à notre retour à Paris que je les aurais. »
« Oh maman, je voudrais que vous me donniez l'argent de mes étrènes. J'en ai besoin. »
« Comment peux-tu avoir besoin de tant d'argent ? Si c'est pour les pauvres, dis-le-moi. Je donnerai ce qui est nécessaire. »
« Tu sais que je ne te refuse jamais pour les pauvres. »
« Maman, ce n'est pas pour les pauvres. C'est pour acheter un âne. »
« Pourquoi faire un âne ? »
« Oh maman, nous en avons tant besoin, Paul et moi. Voyez comme j'ai chaud. Paul est encore plus chaud que moi. C'est parce que nous avons brouetté de la terre pour notre jardin. »
« Et tu crois qu'un âne brouettera à votre place ? »
« Mais non maman. Je sais bien qu'un âne ne peut pas brouetter. C'est que je ne vous ai pas dit qu'avec l'âne, il nous faudrait une charrette. Nous y attèlerons notre âne et nous mènerons beaucoup de terre sans nous fatiguer. »
« J'avoue que ton idée est bonne. »
« Ah ! Je savais bien qu'elle était bonne. »
Ajoutait-elle à plan à la fenêtre.
« Attends avant de te réjouir. Ton idée est bonne, mais je ne veux pas te donner l'argent de tes étreines. »
« Mais alors, comment ferons-nous ? »
« Vous resterez bien tranquilles et tu continueras à être bien sage pour mériter l'âne et la petite voiture que je vais te faire acheter le plus tôt possible. »
« Oh, quelle bonheur ! Quelle bonheur ! Merci ! Merci, ma chère maman ! »
« Paul ! Paul ! Nous avons un âne, nous avons une voiture ! Viens donc vite ! »
« Où donc ? Où sont-ils ? Maman nous les donne. Elle va les faire acheter. »
« À toi, Sophie, pour t'encourager à imiter ton cousin et à te montrer toujours douce, obéissante et travailleuse, comme tu l'es depuis quinze jours. »
« Venez avec moi chercher Lambert. Nous lui expliquerons notre affaire et il nous achètera votre âne et votre voiture. »
Les enfants se mirent à lui expliquer avec tant d'animations ce qu'il voulait. Ils parlaient ensemble et si vite que Lambert n'y compris rien.
Ils regardaient avec étonnement les enfants et madame de Réan qui prie enfin la parole et qui expliqua la chose à Lambert.
« Allez tout de suite Lambert, je vous en prie. Il nous faut notre âne tout de suite, avordinée. »
« Un âne ne se trouve pas comme une baguette, mademoiselle. Il faut que je sache s'il y en a à vendre, que je cours dans tous les environs, pour vous en avoir un bien doux, qui ne ruent pas, qui ne mordent pas, qui ne soient pointes en tétés et qui ne soient ni trop jeunes ni trop vieux. »
« Dieu, que de chance pour un âne ! Prenez le premier que vous trouverez Lambert. Ce sera plutôt fait. »
« Non mademoiselle, je ne prendrai pas le premier venu. Je vous exposerai à vous faire mordre ou à recevoir un coup de pied. »
« Ah, oh Paul ! Paul saura bien le rendre sages. Mais pas du tout. Je ne veux pas mener un âne qui mort et qui rue. »
« Laissez faire Lambert, mes enfants. Vous verrez que votre commission sera très bien faite. Il s'y connaît et il ne ménage pas sa peine. »
« Et la voiture m'attente. Comment pourra-t-on en avoir une assez petite pour réadler l'âne ? »
« Ne vous tourmentez pas, monsieur Paul. En attendant que le charon en fasse une, je vous prêterai ma grande voiture à chien. Vous la garderez tant que cela vous fera plaisir. »
« Oh, merci Lambert. Ce sera charmant. Partez Lambert, partez vite ! »
Donnez-lui le temps de serrer son avoine. S'il l'a laissé au milieu de la cour, les poulets et les oiseaux la mangeraient.
Lambert rangea ses sacs d'avoine au fond de la grange et, voyant l'impatience des enfants, partit pour trouver un âne dans les environs.
Sophie et Paul croyaient qu'il allait revenir très promptement, ramenant un âne. Il restait devant la maison à l'attendre.
De temps en temps, ils allaient voir dans la cour s'il Lambert revenait.
Au bout d'une heure, ils commencent à trouver que c'était fort ennuyeux d'attendre et de ne pas jouer.
« Dis donc Sophie, si nous allions nous amuser dans notre jardin, est-ce que nous, nous, nous amusons pas ici ? »
« Elles sont vos canaux. Pour moi, je sais que je m'amuse pas du tout. »
« Ici Lambert arrive avec l'âne. Nous ne le verrons pas. »
« Je commence à croire qu'il ne viendra pas si tôt. Moi, je crois au contraire qu'il va arriver. »
« Attendons, je veux bien, mais... C'est bien ennuyeux. »
« Va-t'en si tu t'ennuies. Je ne te demande pas de rester. Je resterai bien toute seule. »
« Si Lambert ramène un âne, nous le serons tout de suite. Tu penses bien qu'on viendra nous le dire dans notre jardin. »
« Et s'il n'en ramène pas, à quoi sert de nous ennuyer pour rien ? »
« Allez, monsieur, allez, je ne vous empêche pas. »
« Oh, bah, tu boutes sans savoir pourquoi. Au revoir, à dîner, mademoiselle Cronion. »
« Au revoir, monsieur Malapri, mossade, désagréable, impertinent. »
« Sophie courut à Paul pour lui donner une tape. Mais Paul, prévoyant ce qui allait arriver, était déjà parti à toute jambe. »
« Se retournant pour voir si Sophie le poursuivait, il l'a vécu courant après lui avec un bâton qu'elle avait ramassé. »
« Paul courut plus fort et se cacha dans le bois. Sophie, ne le voyant plus, retourna devant la maison. »
« Quel bonheur ! » pensait-elle. « Que Paul se soit sauvé et que je n'ai pas pu l'attraper. »
« Je lui aurais donné un coup de bâton qui lui aurait fait mal. Maman l'aurait su et n'aurait plus voulu me donner mon âme ni ma voiture. »
« Quand Paul reviendra, je l'embrasserai. Il est très bon. Mais il est tout de même bien tâquin. »
Elle rentra fâchée d'avoir attendu si longtemps pour rien. Paul, qu'elle retrouve à dans sa chambre, la regarda d'un air un peu maucœur.
« T'es-tu bien amusé ? lui dit-il.
« Non. Je me suis horriblement ennuyée et tu avais bien raison de vouloir t'en aller. Ce lambert ne revient pas. C'est ennuyeux. Je te l'avais bien dit. Et oui, tu me l'avais bien dit. Je le sais bien. Mais c'est tout de même fort ennuyeux. »
« L'ombère ! L'ombère ! Élan ! Élan ! » demande-t-il.
« Il n'y a pas d'un avant dans le pays, mademoiselle. J'ai toujours marché depuis que je vous ai quitté. Je suis entré partout où je pensais trouver un âne. Je n'ai rien trouvé. »
« Ah, quelle malheur, mon Dieu, quelle malheur ! Comment faire à présent ? »
« Mais il ne faut pas vous désoler, mademoiselle. Nous en aurons un, bien sûr. Seulement, il faut attendre. »
« Attendre combien de temps ? »
« Peut-être une semaine, peut-être une quinzaine, cela dépend. Dommage ira au marché, à la ville. Peut-être trouveront-nous un bourri. »
« Un bourri ? Qu'est-ce que c'est que ça, un bourri ? »
« Tiens, vous qui êtes si savants, vous ne savez pas cela. Un bourri ? C'est un âne ! »
« Ah, c'est drôle, un bourri. Je ne savais pas cela moi non plus. »
« Ah, voilà, mademoiselle. On devient savant à mesure qu'on grandit. Je vais trouver votre maman pour lui dire que demain, de grand matin, faut que j'aille au marché pour le bourri. Au revoir, monsieur mademoiselle. »
« Nous l'attendrons peut-être longtemps, » dire-t-il en soupirant.
La matinée du lendemain se passa à attendre l'âne. Madame de Réan avait beau leur dire que c'est presque toujours comme cela qu'il est impossible d'avoir tout ce qu'on désire et à la minute qu'on le désire, qu'il faut s'habituer à attendre et même quelquefois à ne jamais avoir ce dont on a bien envie. Les enfants répondaient.
« C'est vrai, c'est vrai. »
Mais ils n'en soupiraient pas moins. Ils regardaient avec la même impatience s'ils en bairrent revenait avec un âne.
Peut-être c'est un âne du pays ou un âne qui passe sur la route.
« Oh, maman, permette-lui moi d'aller voir si c'est l'hambère avec le bourri. »
Le bourri ? Qu'est-ce que c'est que cette manière de parler ? Il n'y a que les gens de la campagne qui appellent un âne un bourri.
« M'attente, c'est l'hambère qui nous a dit qu'un âne s'appelait un bourri. Il a même été étonné que nous ne le sachions pas. »
Mais vous qui vivez au milieu de gens plus instruits, vous devez parler mieux.
« Oh, maman, j'entends encore le « i » en de l'âme. Pouvez-vous aller voir ? »
Allez, allez, mes enfants, mais n'allez que jusqu'à la grande route. De passer pas la barrière.
Sous-fiez-Paul, partir comme des flèches, ils coururent de travers de l'herbe et du bois pour être plutôt arrivés.
Madame de Réan leur criait. « Elle n'est pas dans l'herbe ! Elle est trop haute ! Ne traversez pas le bois ! Il y a des épines ! »
Ils n'entendaient pas et couraient, bondissait comme des chevreuils. Ils furent bientôt arrivés à la barrière.
Et la première chose qu'ils aperçurent sur la grande route, se fut l'hambère, menant par un licou, un âne superbe.
« Mais pas trop grand, cependant. »
« Un âne ! Un âne ! Merci l'hambère ! Merci ! Quel bonheur ! » s'écrièrent-ils d'ensemble.
« Comme il est joli ! » dit Paul. « Comme il a l'air bon ! » dit Sophie.
« Allons vite le dire à maman. »
« Tenez, monsieur Paul, montez dessus ! Madame Ozel Sophie va monter derrière vous. Je le tiendrai par son licou. »
« Mais si nous tombons ? »
« Oh, il n'y a pas de danger ! Je vais marcher près de vous ! D'ailleurs, on me l'a vendu pour un bourri parfait et très doux ! »
L'hambère et d'Apoll et Sophie à monter sur l'âne. Ils marchent après d'eux. Ils arrivent ainsi, jusque sous les fenêtres de Madame de Réan,
qui les voyant venir, sortis pour mieux voir l'âne. On le mena à l'écurie. Sophie et Paul lui donnent l'air de la voie.
L'hambère lui fit une bonne mitière avec de la paille. Les enfants voulaient rester là, à leur regard démanger, mais l'heure du dîner approchait.
Il fallait se laver les mains, se peigner et l'âne fut laissée en compagnie des chevaux, jusque au lendemain.
Le lendemain et les jours suivants, l'âne fut attelée à la petite charrette à chien, en attendant que le charon fit une jolie voiture pour promener les enfants
et une petite charrette pour charrier de la terre, des peaux de fleurs, du sable, tout ce qu'ils voulaient mettre dans leur jardin.
Paul avait appris à atteler et d'être les lânes, à le brosser, le peigner, lui faire sa litière, lui donner à manger, à boire.
Sophie l'aidaient et sentiraient presque aussi bien que lui.
Mme de Réan leur avait acheté un bas et une jolie salle pour les faire monter à Anne.
Dans les premiers temps, la bonne les suivait, mais quand on vit l'âne doux comme un agneau, Mme de Réan leur permit d'aller seul pour vue qu'il ne sortisse pas du parc.
Un jour, Sophie était montée sur l'âne.
Paul le faisait avancer en lui donnant force au coup de baguette. Sophie lui dit
« Ne le bat pas, tu lui fais mal. Mais quand je ne tape pas, il n'avance pas. D'ailleurs, ma baguette est si mince qu'elle ne peut pas lui faire grand mal.
J'ai une idée. Si au lieu de le taper, je le piquais avec un éprou.
Voilà une drôle d'idée. D'abord, tu n'as pas des prons, ensuite, la peau de l'âne est si dure qu'elle ne sentirait pas les prons.
C'est égal. T'essayons toujours. Tant mieux si les prons ne lui fais pas de mal. Mais je n'ai pas des prons à te donner.
Nous en ferons un avec une grosse épingle que nous piquerons dans mon soulier.
La tête sera en-dedans du soulier et la pointe sera en dehors.
Tiens ! Mais c'est très bien imaginé. As-tu une épingle ?
Non, mais nous pouvons retourner à la maison. Je demanderai des épingles à la cuisine. Il y en a toujours de très grosses.
Paul monta en groupe sur l'âne et ils arrivent vers au galot devant la cuisine. Le cuisinier leur donna deux épingles.
Croyant que Sophie en avait besoin pour cacher un trou à sa robe. Sophie ne voulait pas arranger son éprunt devant la maison.
Car elle sentait bien qu'elle faisait une sautise et elle avait peur que sa maman ne l'agranda.
« Il vaut mieux, » dit-elle. « Arranger cela dans le bois. Nous nous asseirons sur l'herbe et l'âne mangera pendant que nous travaillerons. Nous aurons l'air de voyageurs qui se reposent.
Arrivé dans le bois, Sophie et Paul descendirent. L'âne, content d'être libre, se mit à manger l'herbe du bord des chemins.
Sophie et Paul s'assirent par terre et commencent leur ouvrage.
La première épingle perça bien le soulier, mais elle plie à tellement qu'elle ne puisse pas servir.
Ils en avaient heureusement une autre qui entra facilement dans le soulier déjà percé. Sophie le mit, la tâcha.
Paul rattrape à l'âne et da Sophie à monter dessus et la voilà qui donne des coups de talons et pique l'âne avec les parables.
L'âne part au tronc. Sophie, enchantée, pique encore et encore. L'âne se met à galoper et si vite que Sophie a peur, elle se cramponne à un bride.
Dans sa frayeur, elle sert son talon contre l'âne. Plus elle appuie, plus elle pique, il se met à rouer, à sauter et il lance Sophie à dit pas de lui.
Sophie reste sur le sable, étourdi par la chute. Paul, qui était demeuré en arrière, à court effrayé, il aide Sophie à se relever.
Elle avait les mains et le nez est corché.
« Que va dire maman? » dit-elle à Paul.
« Que lui dirons-nous quand elle nous demandera comment j'ai pu tomber? »
« Paul, pas tout, pas tout. Ne parle pas de l'épingle. »
« Mais que veux-tu que je dise? »
« Dis que l'âne a rué et que je suis tombé. »
« Mais là, Nécydou, il n'aurait jamais rué sans ta môdité pingle. »
« Si tu parles de l'épingle, maman nous grondera. Elle nous autre à l'âne. »
« Mais pourquoi veux-tu que je parle de l'épingle? »
« Je ne suis pas obligé de mentir pour cela. Je dirais la vérité. Que l'âne a rué et que je suis tombé. »
« Fais comme tu voudras, mais je crois que tu as tort. »
« Mais toi, Paul, ne dis rien. Ne vas pas parler de l'épingle. »

« Sois tranquille. Tu sais que je n'aime pas te faire gronder. »
« Paul et Sophie cherchèrent l'âne, qui devaient être près de là. Ils ne le trouvèrent pas. »
« Il sera sans doute retourné à la maison, dit Paul. »
Sophie et Paul reprirent comme l'âne le chemin de la maison.
Ils étaient dans un petit bois qui se trouvait tout près du château.
Lorsqu'ils entendient les rappeler et qu'ils virent à courir leur maman.
« Qu'est-il arrivé, mes enfants? Êtes-vous blessés? Nous avons vu revenir votre âne au galop avec la sangue le cassé. Il avait l'air effrayé et faré. On a eu de la peine à le rattraper. Nous avions peur qu'il ne vous fut arrivé un accident. »
« Non, maman, rien du tout. Seulement, je suis tombée. »
« Tombée? Mais comment? Pour quelle raison? »
« J'étais sur l'âne et je ne sais pas pourquoi il s'est mis à sauter et à ruer. Je suis tombée sur le sable et je me suis un peu écorché le nez et les mains. Mais ce n'est rien. »
« Pourquoi donc là, n'a-t-il rué? Paul? Je le croyais si doux. »
« C'est Sophie qui était dessus, maman. C'est avec elle qu'il a rué. »
« Très bien, je comprends. Mais qu'est-ce qui a pu le faire ruer? »
« Oh, ma tentée, parce qu'il avait envie de ruer. »
« Je pense bien que ce n'est pas parce qu'il voulait rester tranquille. Mais c'est singulier tout de même. On rentrait à la maison comme Mme Dobère a fait de parler. Sophie alla dans sa chambre pour laver sa figure et ses mains, qui étaient pleines de sables et pour changer sa robe, qui était salier, déchirée.
Mme de Réant entra comme elle finissait de s'habiller. Elle examina sa robe déchirée.
« Il faut que tu sois tombée bien rudement, » dit-elle, pour que ta robe soit déchirée et salie comme elle est.
« Ah, la belle idée! Ha, ha! Voilà une invention! Regardez donc, Mme! »
La bonne montra à Mme de Réant la grosse épingle avec laquelle elle venait de se piquer et que Sophie avait oublié d'auter après sa chute.
« Qu'est-ce que cela veut dire? Comment cette épingle se trouve-t-elle au soulier de Sophie? »
« Elle n'y est pas venue toute seule, Mme, certainement, car le cuir est assez dur à percer. »
« Comment cette épingle se trouve-t-elle? »
« Je ne sais pas, Maman. Je ne sais pas du tout. »
« Comment? Tu ne sais pas? Tu as mis tes souliers avec l'épingle sans ton apercevoir? »
« Oui, Maman. Je n'ai rien vu. »
« Ha! Par exemple, mademoiselle Sophie, ce n'est pas vrai cela. C'est moi qui vous ai mis vos souliers et je sais qu'il n'y avait pas d'épingle.
Vous feriez croire à votre maman que je suis une négligeante. Ce n'est pas bien cela, mademoiselle. »
Sophie ne répond pas. Elle est de plus en plus rouge et embarrassée. Mme de Réan lui ordonne de parler.
« Si vous n'avouez pas la vérité, mademoiselle, j'irai la demander à Paul, qui ne mange jamais. »
Mais elle sent état. Elle n'a rien à vous.
Mme de Réan a lâché sa sœur Mme d'Auber. Elle y trouve à Paul, auquel elle demanda ce que voulait dire l'épingle du soulier de Sophie.
Paul, croyant sa tante très fâchée et pensant que Sophie avait dit la vérité, répondit.
« C'était pour faire un épron, ma tante. »
« Et pourquoi faire un épron? »
« Pour faire galopélane. »
« Ah ! je comprends pourquoi Lana ruait et a jeté Sophie par terre. L'épingle piquait le pauvre animal, qui s'en est débarrassée comme il a pu. »
Mme de Réan sortit et revint trouver Sophie.
« Je sais tout, mademoiselle, » dit-elle.
« Vous êtes une petite menteuse. Si vous m'aviez dit la vérité, je vous aurai un peu grondé, mais je ne vous aurai pas puni. »
« Maintenant, vous allez être un mois sans monter Lana pour vous apprendre à mentir comme vous l'avez fait. »
Mme de Réan laissa Sophie pleurant. Quand Paul la revit, il ne pu s'empêcher de lui dire.
« Je te l'avais bien dit Sophie. Si tu avais avoué la vérité, nous aurions notre âne et tu n'aurais pas le chagrin que tu as. »
Mme de Réan t'imparole et ne permis pas qu'on monte à Lana malgré les demandes de Sophie.
Voilà, c'était le chapitre 19 Lana tirer des malheurs de Sophie, écrit par la Conteste Ségur.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Mulair, réalisé par Alexandre Ferréra et raconté par Céline Kallmann.

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