Le chant de Simcheong – d’après un pansori coréen

Durée: 19m35s

Date de sortie: 19/08/2025

Au XVIIe siècle, en Corée, naquit une nouvelle forme d’art : les pansori. Dans ces spectacles populaires, un chanteur et un joueur de tambour interprétaient les légendes et les valeurs du pays. Parmi les grands pansoris, se trouve le chant de Simcheong, une (ôde) ode à la piété familiale. Écoute le courage de cette fille, et ce qu’elle dut faire pour aider son père… Conte-moi l'aventure est un podcast original Chérie FM. Ecriture : Marion Lemoine Interprétation : Léa des Garets Enregistrement : Cédric le Doré Réalisation : Cédric le Doré et Adrien le Blond Edition : Anaïs Koopman Production : Anne-Cécile Kirry Direction des contenus : Sarah Conan Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Sherry FM
Conte-moi l'aventure !
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé Sherry FM.
Le chant de Simchong, d'après un pensori coréen.
Au 17e siècle, en Corée, n'a quitt une nouvelle forme d'art, les pensoris.
Dans ses spectacles populaires, un chanteur et un joueur de tambour interprétaient les légendes et les valeurs du pays.
Parmi les grands pensoris se trouve le chant de Simchong, une ode à la piété familiale.
Écoute le courage de cette fille et ce qu'elle dû faire pour aider son père.
Il y a fort longtemps, en Corée, les temps étaient difficiles pour les pauvres gens.
Il arrivait qu'on meurt de faim dans les rues, tandis que dans son palais, l'empereur fait se toyer.
Cette situation révoltait le jeune Sim Akiyuu.
Cet homme riche, noble et brillant travaillait déjà à 20 ans au gouvernement.
Aussi, tenta-t-il d'avertir l'empereur sur ses valeurs ?
Mais le souverain l'accusa de mentir et pour le punir, il lui creva les yeux, confisca ses biens et l'exilat au loin.
Ainsi, Sim Akiyuu arriva-t-il dans le village des fleurs de péché.
Pauvre, seul et surtout aveugle. Qui prendrait soin de lui ?
Il eut la chance de rencontrer Dame Gwak et cette femme au grand cœur s'eut l'aimé et l'aider.
Il se marièrent et pour gagner de quoi manger, Dame Gwak cousait beaucoup, merveilleusement.
Elle cousait des couvertures et des vêtements, elle cousait du l'un, de la soi, des ornements.
Et elle trouvait encore le temps de faire des gentillesses, des compliments.
Au village, tout le monde l'aimait et grâce à elle, Sim Akiyuu ne manquait de rien.
Ou presque. Les épouses auraient aimé avoir un bébé, mais les années passaient et rien ne venait.
Le ventre de Dame Gwak restait vide et ses fils se mouillait de l'arme.
Enfin, une nuit, Dame Gwak vit en rêve une déesse qui lui promet un enfant.
Bientôt, son ventre s'arrondit, ses prières étaient enfin accomplies.
Le jour de la naissance vint.
Parmi les cris de Dame Gwak, soudain, un autre, plus petit, retentit.
Le bébé, une petite fille, comme si Makiou aurait aimé l'avoir de ses propres yeux.
Au moins pouvait-il la serrer dans ses bras.
Merci Dieu, merci !
Le premier mois, les cellules s'assemblèrent.
Le quatrième, ses membres se formèrent.
Le neuvième, elle vint sur terre.
Oh Dieu, qu'elle vive longtemps, vertueuse et heureuse.
Il bercait la petite et chantait toujours.
Tu es d'or déjà des plus précieux encore.
Ah, et tu tombais du ciel pour mon bonheur.
Sa mère choisit son nom.
Elle s'appellerait Sim Cheung.
Mais Dame Gwak ne se remettait pas.
Sim a Gyu-Kuru chercher médecin, ongant, tout ce qu'il put.
Mais rien n'y fit.
Bientôt, sa femme perdit la vie.
Les fleurs se fânent et renaissent.
La lune se couche et se lève.
Mais toi, ma femme, tu es partie et ne reviendras plus.
Au plaint de Sim a Gyu se joignir bientôt, celle du bébé.
Elle avait faim et sa mère n'était plus là pour la nourrir.
Alors, son père alla trouver les femmes du village.
Quand vos enfants sont rassasiés, vous restent-ils un peu de lait ?
Et toutes lui donnaient de leur lait en souvenir de cette amie qu'elles aimaient.
Pendant des années, Sim a Gyu très bûchat sur les pavés pour allément dire.
On lui donnait qui de l'argent, qui du riz, qui un vêtement ?
Grâce aux villageois de fleurs de pêcher, Sim Cheung avait le ventre plein et grandissait bien.
Un matin, elle arrêta son père.
Je suis grande maintenant, j'irai.
Sim a Gyu protesta.
Tu n'as pas dix ans !
Mais Sim Cheung était décidée.
J'ai des yeux pour voir, laisseraient-je mon père errer dans le noir ?
À partir de ce jour, c'est la petite fille qui récolta les largesses des villageois.
Ici, du riz, là, du kimchi, partout un sourire.
Elle était si gai, si souriante, que tous l'aidaient.
Des voisines lui apprirent à coudre, et ainsi, comme sa mère avant-elle,
gagne-t-elle chaque jour de quoi nourrir son père.
Sim Cheung avait désormais 16 ans.
Un soir, elle cousait chez sa meilleure amie, et elle causait tant qu'elle ne vit passer le temps.
Si Magyut s'inquiétait, sa fille était toujours à l'heure.
Lui était-il arrivé malheur ?
Dans la nuit de ses yeux, il partit à sa recherche.
Mais il avait perdu l'habitude d'arpenter les rues.
Il trébuchait et se perdait.
Arrive en taux-bord d'une rivière, il ne la vit pas, et y tomba.
Aidez-moi ! Je me noie !
Un moine qui passait par là entendit son cri et le sauva.
De retour sur l'arrive, le moine lui proposa ce marché.
Bouddha fait des miracles.
Prométaient d'offrir 300 sacs de riz au temple à la fin du mois,
et vous pourriez retrouver la vue.
L'espoir de voir à nouveau avait tourné la tête de Sim Magyut.
Aussi répondit-il.
Je te les donnerai !
Le moine fronça les sourcils.
Les avez-vous ? Bouddha châti terriblement celui qui ment.
Je les aurais !
Soit, le moine enregistre à sa promesse et partit.
Sur le chemin du retour, Sim Magyut reprit ses esprits.
Il ne trouverait jamais autant de riz, il s'était condamné.
Lorsqu'elle rentra enfin, Sim Chong trouva son père en larmes.
Il lui raconta son histoire.
Ma vie deviendra bientôt encore plus noire.
Sim Chong était prêt à tout pour l'aider.
Mais comment trouver 300 sacs de riz ?
Le jour, elle cousait et le soir, elle priait.
Oh Dieu du ciel ! Soleil, lune, étoile !
Aidez-moi à satisfaire Bouddha !
Mon père à sa punition échappera et puis, enfin, à nouveau, il verra.
Un matin, elle entendit une clameur.
Des marins en escale faisaient une annonce générale.
Le roi dragon qui vit sous la mer Indang
exige qu'on lui donne en offrande une jeune fille
où il coulera notre bateau.
Nous voilà, prêts à payer le prix qu'il faudra.
Sim Chong soupira.
Qu'avait-elle à vendre pour 300 sacs de riz si ce n'était sa vie ?
Elle avait prié pour cette opportunité.
Pouvez-elle refuser ?
Pour 300 sacs de riz, je vous suivrai.
Vendu ! Nous partons dans deux semaines.
Le soir, la jeune fille annonça à son père.
Le temple a reçu le riz.
Bouddha ne te punira pas.
A la fin du mois, tu vivras et tu verras.
Mais comment ?
Alors elle mentit.
J'ai trouvé un bon emploi.
Ne t'en fais pas.
Les jours passaient et Sim Chong aidait encore son père,
cousant des vêtements, s'assurant que les villageois s'occuperaient de lui.
Les jours passaient et son départ approchait.
Enfin vin le dernier matin et vinrent les marins.
Alors seulement Sim Chong révela à son père le sort qu'il attendait.
Sim Agyou pleura, t'empêta.
Non mais comment as-tu pu faire cela ?
Que m'importe la vie si tu n'es plus là ?
Et vous, marins, n'avez-vous pas honte ?
Les marins étaient bouleversés.
Mais s'ils ne satisfaisaient pas le roi dragon, c'est leur propre vie qu'il risquait.
Pour apaiser leur culpabilité, ils laissèrent à l'aveugle tout ce qu'ils purent d'argent et de nourriture.
Ainsi Sim Chong embarquât-elle.
Le bateau glissait sur les flancs et les paysages sous ses yeux prenaient la couleur des adieux.
Les montagnes grimassaient, les arbres et l'herbe pleuraient, les fleurs se décoloraient, le rossignol se lamentait et Sim Chong se disait, je ne reviendrai jamais.
Puis ce fut la mer immense, la mer indang.
Le roi dragon habitait ses tréfonds, l'heure du sacrifice était venue.
Les marins bâtir le tambour et firent avancer Sim Chong.
Alors la courageuse jeune fille s'écria, que mon père vive, que ses yeux voient.
En la voyant avaler par la mer, les marins pleuraient.
Non, c'est trop cruel.
C'est inhumain.
Nos affaires pourront souffrir, les vagues nous engloutir, nous ne ferons plus de sacrifices humains.
Mais les dieux veillaient.
Tant de loyauté éveillèrent leurs pitié.
Ils permirent à Sim Chong de vivre et la conduisir sous l'eau chez le roi dragon.
Dans son palais de corail, d'or et de joyaux, des musiciens jouaient du tambour, de la flûte de Jade, de la sitar et du lutte coréen.
Et en l'honneur du village des fleurs de péché, des montagnes de pêche occupaient le centre d'un festin.
Les dieux, un à un, vint revisiter la jeune femme.
L'un était une grue, l'autre un nuage, un autre un lion, une autre une baleine.
Et un matin, la déesse de la lune, à son tour, descendit.
En voyant Sim Chong, elle chanta.
« C'est moi, ta mère. Les dieux m'ont accueilli parmi eux.
Depuis le ciel, je t'ai regardé dormir, je t'ai admiré grandir.
Je n'aurais pu rêver fille meilleure, au plus grand cœur.
Enfin tu es dans mes bras. Quelle joie ! »
Ainsi, dans la mort, Dame Guac avait-elle été récompensée de sa bonté.
Après tant d'années, quelle bonheur pour sa fille de pouvoir l'embrasser.
Des mois passèrent, puis le roi dragon déclara.
« Il est temps que Sim Chong accomplisse son destin. »
Alors, il fit éclore un gigantesque lotus.
Il place à la jeune femme en son cœur et referma sur elle les pétales de la fleur.
Puis, le lotus remonta doucement à la surface jusqu'à l'endroit où Sim Chong autrefois avait plongé.
Les marins revenaient justement de leur long périple et s'était arrêté là, voulant honnorer la jeune sacrifiée.
Voyant flotter sur l'os lotus prodigieux, il le recueillir et le rapporter à terre.
En ce temps-là, le pays avait un nouveau souverain, le fils du précédent.
Cet empereur était bien meilleur et collectionnait les fleurs.
Aussi les marins lui présentèrent-ils leur trouvaille.
« Eh bah, le jeune souverain vit les pétales du lotus, en a un, s'ouvrir, et Sim Chong en sortir. »
« Quel était cette merveilleuse jeune femme ? »
« Les dieux lui auraient envoyé l'impératrice qui lui manquait ? »
Sim Chong, elle, découvrit un homme juste et bon, et compris que sa destinée était de l'épouser pour les dire à gouverner.
On célébrera bientôt leur mariage et tout le pays festoyait tant ce couple augurait paix et prospérité.
Mais le cœur de Sim Chong brûlait.
Son père vivait-il ? Voyait-il désormais ? Sinon, qui s'en occupait ? Pour s'en assurer, elle eut une idée.
Les souverains doivent aider ceux qui en ont besoin.
« Accueillons au palais tous les aveugles du pays, qu'il ne manque jamais de rien. Nous créons une communauté, leurs enfants n'auront pas amendiés, ils recevront une éducation. »
Sim Chong connaissait trop ces tourments qu'elle voulait apaiser.
Son mari applaudit.
Et des messagers dans tout le pays conviennent les aveugles au palais.
Sim Agyu en serait-il ?
Le père de Sim Chong n'avait jamais sollicité le miracle de Bouddha.
Il se serait laissé mourir de chagrin si les gens du village n'avaient veillé sur lui.
Sim Agyu était en vie, il était aveugle.
Aussi fut-il invité au palais.
Pour la première fois depuis des décennies, il quitta le village de fleurs de péché.
La route fut longue et pleine d'ambuches, mais enfin il arriva au palais.
Sim Chong guettait les noms des arrivants, des aveugles de toutes les régions, de tous les âges.
Celui de son père toujours manquait.
Ait-il encore de ce monde ? Avaient-il recouvré la vue ?
Enfin, un jour, elle l'eut.
Sim Agyu, il était là.
Elle le fit aussi tout chercher.
L'aveugle bien sûr ne la reconnut pas, mais en entendant l'impératrice parler, il sursauta.
Sim Chong ?
Oui, c'est moi, père.
Sa fille était en vie, elle était ici.
Elle avait épousé l'empereur.
Quel bonheur !
Mais père, pourquoi n'est-tu pas allé demander à Bouddha de te rendre la vue ?
Oh, te croyant morte ? Pourquoi ouvrir des yeux qui ne pouvaient que pleurer ?
Le roi dragon entendit la déception de Sim Chong.
Alors, il envoya une servante sur terre qui offrit à la souveraine une pommade miraculeuse.
Elle peut guérir les yeux ?
La jeune femme en couvrit les paupières de son père et la magie opéra.
Les yeux de Sim Agyu s'ouvrirent devant l'impératrice.
Sous ses bijoux, il découvrit enfin le visage de sa fille.
Hup ! était son rêve ?
Non, c'était vrai !
Youpi, aura !
Et la magie de longuant se répandait.
Dans tout le palais, dans tout le pays, les yeux des aveugles s'ouvraient.
Ils s'ouvraient réveillés ou endormis, s'ouvraient d'un coup ou petit à petit,
s'ouvraient peureux ou plein d'envie.
Et partout ce cri raisonnait.
Youpi, aura ! Les aveugles voyaient !
Youpi, aura !
Et c'est grâce à toi, souffle à l'empereur, à sa femme.
Et à son beau-père, il dit.
Mon père vous avait crevé les yeux, vous avez ouvert les murs.
Vous et votre fille, je serai un meilleur empereur.
Comme Simchong était heureuse,
désormais son père vivrait à ses côtés.
Et la nuit, lorsque la lune se levait, l'amour de sa mère, sur elle, rayonnait.
Au côté de son époux, elle gouverna le pays avec bonté.
Il trouvait à employer les anciens aveugles, récompensèrent les habitants de fleurs de péché,
et partout aideraient les plus démunis.
Ainsi, ils établirent dans tout le pays la paix et la prospérité.
Et de meilleurs empereurs, on ne connu jamais.
Voilà pourquoi depuis, on chante les aventures de Simchong.
Afin que la piété d'une fille, la générosité d'un village,
et la bonté de grands souverains, inspirent les coeurs jusqu'à la fin des temps.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
A la production et au tambour, Anne Cécile-Kéry et Sarah Conant
On dédie cet épisode à toutes les petites filles courageuses, comme Suzanne, Louise ou Anna.
N'hésite pas à nous laisser des étoiles et des commentaires, on adore vous lire.
A bientôt pour une nouvelle aventure.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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Le podcast d'histoires pour les enfants de Chérie FM. Mondes merveilleux et émotions fortes : bienvenue dans l’univers de Conte-moi l’aventure ! Catalogue musical : Extrême Musique. Un podcast écrit par Marion Lemoine, interprété par Léa des Garets Production : Anne-Cécile Kirry Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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