Quel peintre n'a peint que des nombres ?

Durée: 2m42s

Date de sortie: 27/05/2025

Je dis “que”, ce n'est pas tout à fait exact, le peimntre dont je vais vous parler a aussi peint quelques autre stableaux mais tout à fait anecdotiques dans son oeuvre. Ce peintre cest Roman Opałka. Un artiste franco-polonais, qui a donc consacré l'essentiel de sa vie à une œuvre singulière intitulée OPALKA 1965 / 1 – ∞. 


À partir de 1965, il s'est lancé dans la tâche monumentale de peindre, à la main, une suite ininterrompue de nombres entiers, débutant par le chiffre 1 et visant l'infini.


Une œuvre unique et obsessionnelle

Chaque toile, qu'il appelait un "Détail", mesurait 196 x 135 cm — dimensions correspondant à sa propre taille et à la largeur de la porte de son atelier à Varsovie. Il peignait les nombres en rangées horizontales, de gauche à droite, en utilisant un pinceau n°0 et de la peinture blanche. Initialement, le fond était noir, mais en 1972, Opałka a commencé à ajouter 1 % de blanc supplémentaire à chaque nouvelle toile, rendant progressivement le fond plus clair. Ce processus visait à symboliser le passage du temps et l'approche de la fin, jusqu'à atteindre un "blanc mérité" où les chiffres blancs se fondaient dans le fond blanc, rendant les nombres presque invisibles .


Un rituel quotidien

Au-delà de la peinture, Opałka a instauré un rituel strict pour documenter le temps :


Photographie : À la fin de chaque session de travail, il se photographiait devant la toile en cours, toujours dans les mêmes conditions d'éclairage et d'habillement, créant ainsi une série d'autoportraits montrant les effets du temps sur son visage.



Enregistrement vocal : Il enregistrait sa voix en énonçant chaque nombre peint, ajoutant une dimension sonore à son œuvre.

Centre Pompidou


Ces pratiques renforçaient la dimension performative et méditative de son travail, transformant son œuvre en une chronique de l'existence humaine face au temps.


Une quête vers l'infini

Opałka a poursuivi ce projet pendant 46 ans, jusqu'à sa mort en 2011. Au total, il a réalisé 233 toiles, atteignant le nombre 5 607 249 . Son œuvre est aujourd'hui considérée comme une réflexion profonde sur le temps, la mortalité et la persistance de l'artiste face à l'infini.


Une œuvre exposée mondialement

Les "Détails" d'Opałka sont présents dans de nombreuses collections publiques et musées à travers le monde, notamment au Centre Pompidou à Paris, au MoMA à New York et au Musée d'Art Moderne de Varsovie. Son travail continue d'inspirer et de susciter des discussions sur la nature du temps et de l'existence humaine.



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Quel peintre n'a peint que des nombres ?
Alors attention, je dis que, que des nombres, mais ce n'est pas tout à fait exact.
Le peintre dont je vais vous parler a aussi peint quelques autres tableaux,
mais tout à fait anecdotique dans son œuvre.
Son nom est Roman O'Palca.
C'est un artiste franco-pollonné qui a donc consacré l'essentiel de sa vie
à une œuvre très singulière, intitulée O'Palca 1965-1-L'Infinie.
Autrement dit, à partir de 1965, il s'est lancé dans une tâche monumentale,
celle de peintre à la main, une suite ininterrompue de nombres entiers,
débutant par le chiffre 1 et allant vers l'Infinie.
Or dans le détail, chaque toile, qu'il appelait un détail justement,
mesurait 1,96 m sur 1,35 m, des dimensions immuables
qui correspondaient à sa propre taille
et à la largeur de la porte de son atelier, à Varsovie.
Quant au nombre qu'il peignait, il en faisait des rangées horizontales,
de gauche à droite, en utilisant un pinceau numéro 0 et de la peinture blanche.
Et donc oui, vous l'avez compris, il a commencé par le 1, 2, 3, 4 et il ne s'est jamais arrêté.
Quant au fond, il était initialement noir,
mais en 1972, O'Palca a commencé à ajouter 1% de blancs supplémentaires à chaque nouvelle toile.
Donc les tableaux, en tout cas, leur fonds, étaient progressivement plus clairs.
Pourquoi a-t-il pris cette décision ?
Ce processus visait à symboliser le passage du temps et l'approche de la fin,
jusqu'à atteindre un fond tout blanc,
où les chiffres blancs eux-mêmes se confondraient avec le fond blanc,
rendant donc les nombres presque invisibles.
Et puis, au-del de la peinture elle-même, O'Palca a instauré un véritable rituel très strict pour documenter le temps.
D'abord, à la fin de chaque session de travail,
il se photographiait devant la toile en cours,
toujours dans les mêmes conditions d'éclairage et d'habillement.
Il a donc créé ainsi une série d'autoportraits montrant les effets du temps sur son visage.
Mais ce n'est pas tout, puisqu'il enregistrait également sa voix,
en énonçant chaque nombre peint, ajoutant une dimension sonore à son œuvre.
Donc vous le comprenez, ces tableaux sont une véritable chronique de l'existence humaine face au temps.
Alors le temps, il en a eu, puisqu'il a poursuivi ce projet pendant 46 ans, jusqu'à sa mort.
En 2011 et au total, il aura réalisé 233 toiles,
atteignant le nombre de 5 607 249.
C'est le dernier nombre qui la peint donc sur sa dernière toile.
Alors si vous en parlez, c'est que ce n'est pas une œuvre anecdotique,
les détails d'O'Palca sont présents dans de nombreuses collections publiques et des musées à travers le monde,
notamment au centre Pompidou à Paris ou au MoMA à New York.
Et son travail continue d'inspirer et de susciter des discussions sur la nature du temps et de l'existence humaine.

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