Episode 2/4 - Automne et la voix de la forêt - La forêt

Durée: 15m13s

Date de sortie: 26/05/2025

Découvrez le deuxième épisode de notre 28ème histoire audio pour enfants : Automne et la voix de la forêt !



Automne et les autres enfants de l'orphelinat de Yumigari se rendent au parc. Un parc de cailloux bien sûr ! Mais celui-ci se trouve juste à côté du grand mur qui sépare la ville de la forêt... Une partie de cache-cache réserve de belles surprises à Automne !



Une histoire originale d'Envolées Contées, écrite par Lucile Petit, co-réalisée par Suzanne Jolys et Héloïse Pierre ; illustrée par Marie Brd.



Pour en savoir plus, rdv sur :



Pour soutenir notre podcast et profiter de nos histoires sans génériques et sans sponsors, rdv sur :



Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour à tous et à toutes et bienvenue sur Envoules et Comptés, le podcast d'histoire
engagé pour les enfants.
Aujourd'hui, vous allez écouter le deuxième épisode de notre 28e histoire, Autonne et
la Voie de la Forêt.
Bonne écoute !
Regardez par-delà le grand mur de la ville, une forêt immense qui s'étale jusqu'au
ciel.
Écoutez la voie de la forêt et les coeurs des milliers d'arbres battant à l'unisson.
Santé ce parfum de sévœufs fraîches, de mousses et d'aventures.
Courer, sauter, vivre au rythme de la forêt.
Un petit vent frais se glisse par la fenêtre entrebaillée de la chambre d'automne.
Elle ouvre les yeux.
Dehors, la ville est plongée dans la brume.
Le vrombissement des moteurs et les klaxonnes qui résonnent en plice l'air frais du matin.
Depuis qu'elle est toute petite, Autonne s'est toujours réveillée avec ses bruits
de ville effervescente.
Mais parfois, si elle se concentre bien, elle arrive à attraper le roucoulement d'une
tourte règle dans le creux de son oreille, et même le pépiment d'une rouge gorge ou
d'un moineau.
Les oiselles et les oiseaux préférés c'est dans la forêt.
Songe autonne.
Grâce à leurs ailes, ces animaux peuvent passer le mur facilement.
Ce doit être merveilleux de survoler les arbres.
Pendant un instant, elle repense à la conversation qu'elle a eue avec Moira, la grand-mère
de l'Orphelina, à la veille au soir.
Il y a des centaines d'années, les peuples habitaient la forêt.
Elle glisse sa main sur sa boitrine.
Le petit coulier est bien là.
Elle prend le drôle de pendentif tout rond et en bois entre ses doigts et observe attentivement
le petit dessin qui est gravé dessus.
Cette forme d'arbre ? Ça me rappelle quelque chose.
Autonne relève la manche de son pyjama.
Dans le creux de son coude, elle a une petite tâche de naissance couleur chocolat.
Autonne passe doucement ses doigts sur la tâche.
Elle a exactement la même forme que l'arbre qui gravait sur le pendentif.
Drôle de coïncidence.
Pense-t-elle.
Mais quelqu'un te cala porte.
Autonne, tu es réveillée ? Tu viens ?
C'est Noa.
J'arrive !
Répond, Autonne en enfilance ses vêtements le plus vite possible.
Elle glisse le petit pendentif sous son pull et ouvre la porte de sa chambre.
Dans le couloir, c'est le bazar.
Les enfants sortent de leur chambre en riant, se bousculent, courent le long du grand couloir.
Je crois que tu as mis ton pull à l'envers.
Remarque Noa en souriant.
Ah oui, c'est pas grave, je vais le laisser comme ça.
Répond, Autonne un peu gênée.
Elle a confiance en Noa.
Mais pourtant, elle n'a pas vraiment envie de partager avec lui la conversation qu'elle
a eu avec Moira et de lui montrer le colis que celle-ci lui a donné.
Les deux amis descendent les escaliers jusqu'à la salle à manger pour prendre leur petit
déjeuner.
Une fois assis à table, Noa chuchotte.
Je me demande si la petite herbe qu'on a vu hier dans la cour sera toujours là ? J'espère
que oui.
Moi aussi.
Répond, Autonne.
Héctor entre dans la salle à manger et tape dans ses mains.
Bon les enfants, aujourd'hui nous allons faire une sortie au parc.
Je vous laisse vous préparer et me rejoindre dehors.
Autonne souris.
Même si le parc ressemble à un grand champ de cailloux, elle est quand même contente
de sortir de l'orphelinat.
Mais au fait, où est Billy ?
Demande-t-elle en regardant autour d'elle.
À cet instant, Billy entre dans la pièce.
Elle a les sourcils froncés et les points serrés.
Elle s'assoit à côté d'Autonne qui comprend tout de suite que quelque chose ne va pas
et qui pose sa main sur celle de son ami.
Elle a été arrachée, l'herbe est quelqu'un l'a arrachée.
Sous flubilly.
Les trois amis se regardent en silence, le cœur lourd.
C'est normal, c'est le troisième principe.
Essaye de justifier Noa à contre-coeur.
Autonne soupire.
Je ne vois pas pourquoi ce serait normal.
C'est juste une herbe, une herbe minuscule, ça n'a aucun sens.
Il est l'heure de partir pour le parc et Autonne, Noa et Billy se pressent vers la sortie.
La file des enfants conduite par Hector avance dans la rue en zigzagant entre les riverbères,
les poubelles et les motos garés sur le trottoir.
Le parc est au sud de la ville de Lumigari, en bordure du grand mur qui sépare la ville
de la forêt.
Autonne aime bien aller au parc, car même s'il n'y a rien d'autre que du béton et
des cailloux, elle peut sentir le parfum humide des arbres de l'autre côté du mur.
Elle ne les voit pas, mais elle sent leur présence.
Les enfants passent les grilles du parc et se mettent à courir dans tous les sens, escaladins
de grosses pierres et longant le mur.
Essayons-nous de jouer à la cache-cache ?
Propose Billy.
Bonne idée, c'est moi qui compte !
S'écrit Noa en se cachant les yeux.
Billy se cache derrière un gros caillou et automne file le long du mur.
Elle cherche un petit recoin, un espace caché dans lequel elle pourrait se glisser.
Tout au fond du parc, elle remarque une petite entaille dans le mur.
Elle s'approche.
C'est comme une fissure, mais lorsqu'elle pose ses mains dessus, elle la sent qui s'élargit,
qui s'élargit.
Et voilà qu'elle peut y passer les doigts, puis le bras, puis une jambe.
La tête et, automne lève les yeux et reste bouche-bé.
Elle est passée de l'autre côté du mur.
Les yeux écarchaient, elle découvre le paysage qui s'offre à elle.
Du verre, partout fou, sombre, clair, mousseux, dufteux ou aiguisé,
sentiants sous les rayons du soleil, le feuillage des arbres l'enveloppe.
Elle sent le petit médaillon vibrer contre sa poitrine,
mais elle est trop subjugée par ce qui l'entoure pour y prêter attention.
La forêt s'étale jusqu'au ciel et tout autour d'elle.
Autonne à l'impression d'être prise dans une danse,
dans un manège vertigineux qui se balance au rythme du vent dans les feuilles.
Elle s'assoit sur un petit tapis de mousse pour reprendre ses esprits.
La fissure dans le mur derrière elle ne s'est pas encore tout à fait refermée
et elle entend au loin Billy et Noah qui l'appellent.
C'est doigt qui arrête la mousse qui forme comme des étoiles à ses pieds.
« C'est magnifique ! » meurt Murotone.
Des insectes la frôlent par dizaine et elle aperçoit la queue
dans les arbres disparaître entre deux racines.
Dans les arbres, les doigts se répondent,
formant la plus belle musique qu'Otton n'est jamais entendu.
« C'est comme si tout avait poussé là, par hasard,
mais était en même temps parfaitement à sa place. »
Des arbres tronchons immense qu'au toit de fines fougères
et des centaines de feuilles de taille et de forme différentes
se balancent tout autour d'elles.
Oton ne sent un petit fourmillement dans le creux de son coude.
Elle passe sa main sur sa tâche de naissance.
Celle-ci est étrangement chaude.
Elle avance au milieu des arbres.
Pendant quelques minutes, elle est comme hypnotisée,
un sentiment d'apaisement et de bien-être l'enveloppe.
Elle ne pense plus à rien.
Et puis, un bruit de klaxon dans le lointain
la ramène à la réalité.
« Bille, noix ! La partie de cache, cache ! »
Elle retourne sur ses pas,
mais elle n'est plus très sûre du chemin qu'elle s'effraye
à travers la végétation.
Et impossible d'apercevoir le mur derrière les feuilles.
Elle a l'impression de s'éloigner de la ville.
Elle change de direction, tourne à gauche, puis à droite,
se met à courir.
Dans sa tête, une phrase passe en boucle.
« Je suis perdue, je suis perdue.
»
Elle trébuche sur une grosse racine noeuse
et s'étale sur la mousse.
Pendant un instant, elle est prise de panique.
Elle est perdue au cœur de la forêt.
Elle ne connaît rien d'elle
et on lui a répété, depuis sa plus petite enfance,
que c'était un endroit terriblement dangereux.
Elle lève les yeux.
Les branches de l'arbre au-dessus d'elle
se découpent sur le bleu du ciel.
Et en voyant les feuilles qui dansent dans le vent,
sa respiration s'apèse.
Son oreille est tout près d'une racine de l'arbre
et elle a l'impression qu'elle bourdonne,
qu'elle chanteonne même.
« Ça alors ?
On dirait la même mélodie que celle que j'entends
parfois le soir, à la fenêtre.
Moira m'a dit que c'était la voix de la forêt.
» La musique l'abersse et ses paupières se ferment doucement.
« Tout va bien.
Je retrouverai mon chemin tout à l'heure.
Je vais juste dormir un peu.

Murmure-t-elle.
Un petit objet dur et rond tombe sur la tête d'automne et la réveille.
« Aïe !
» s'exclame-t-elle en se frottant le front.
Mais à peine a-t-elle levé les yeux
pour voir d'où vient l'objet
qu'un deuxième vient rebondir sur son crâne.
« Hé ! Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
» Elle se penche et prend entre ses doigts
une drôle de petite graine en bois ovale,
coiffée d'une sorte de chapeau.
« Ça, c'est un glan.
» Fait une voix.
La voix est venue de l'arbre au pied duquel elle s'est endormie.
« Que... qui est là ?
» demande-t-elle, pas très rassurée.
« Qui es-tu, toi ?
» répond la voix.
Automne scrute les branches
dans l'espoir d'apercevoir quelque chose.
Mais le feuillage est trop dense.
« Est-ce que c'est l'arbre qui me parle ?
» La petite voix éclate de rire.
« Ha ha ha ha ha ha !
Mais non, les armes ne parlent pas.
Ils parlent, mais pas notre langage.
» À cet instant, une petite fille au cheveux brun est bouclée,
à terris s'embrouillent sur le sol.
Elle est petite et vive,
et ne porte pas de vêtements,
hormis une espèce de paigne nouée autour de la taille.
« Euh... bonjour ?
» murmure Autonne.
Elle est très surprise de rencontrer une humaine dans la forêt.
« Je m'appelle Autonne, et toi ?
» « Moi, c'est été.
» sourit la fillette.
« Tu viens de derrière le mur ?
» demandent-elle en observant les habits que porte Autonne.
« Oui. Je ne savais pas que des gens vivaient dans la forêt.
» « Nous ne sommes pas nombreux.
» « Juste quelques gens.
» « Bien, il va bientôt faire nuit.
« Euh, tu veux que je te suive ? »
Été, hoche la tête.
« Mais moi, je vais vous rentrer chez moi.
» « On ne sait pas par où t'arrivais, je ne peux pas t'aider.
« Par contre, si tu restes là alors que la nuit tombe, tu vas te faire dévorer.
» Autonne avale sa salive.
Elle sent comme une petite boule dans sa gorge.
Elle ne sait pas si elle peut faire confiance à été,
mais elle n'a pas vraiment d'autre choix.
Été la guide entre les troncs d'arbres.
De temps en temps, elle s'arrête pour toucher un tronc,
une feuille ou une racine.
« Pourquoi tu touches les arbres ?
» « Pour me repérer.
D'habitude, je ne passe jamais par le sol.
C'est beaucoup plus rapide de passer de branche en branche.
Elle finit par arriver devant un très vieil arbre,
au tronc si usé qu'il en est complètement lisse.
« Voilà, on est arrivé. »
Autonne regarde autour d'elle, mais ne ne voit rien.
« Il faut monter. »
Précisété.
Autonne se demande bien comment elle va faire pour grimper un arbre
pour la première fois de sa vie.
Mais elle aperçoit une petite échelle de corde qui penpre et du tronc.
Elle commence à grimper.
L'échelle bouge, elle se cramponne.
Pendant plusieurs minutes, elle monte.
Suivie par été, qui saute de branche en branche avec souplesse et agilité.
Des branches entrelacées forment une sorte de plateforme.
Autonne reprend son souffle et regarde autour d'elle.
De petites cabanes sont posées sur les branches un peu partout.
L'été court jusqu'à la plus grande.
« Et venez voir, papa, maman, hiver, printemps, venez ! »
Un petit homme aux yeux doux et aux longues mains sort de la cabane.
Il est suivi de près par une femme beaucoup plus grande que lui
et par deux petites filles d'environ dix et huit ans.
« Je te présente ma famille. Mon père, Jolane.
Ma mère, Athénaïs. Il met le sœur hiver et printemps. »
Autonne croise le regard de Jolane.
Celui-ci semble intrigué.
Elle s'approche d'elle en souriant.
« Bonjour. Comment t'appelles-tu ? »
« Autonne. »
Le visage de Jolane se fige.
« Autonne ? Vraiment ? »
Te ment-il d'une voie tremblante. La femme s'approche.
« Il y a sûrement des tas de filles qui s'appellent Autonne. »
Murmure-t-elle en posant sa main sur son épaule.
Mais Jolane ne l'écoute pas.
Il regarde fixement le pli du coup de Dotonne.
Celle-ci ne comprend pas ce qu'il se passe.
Mais instinctivement, elle retrouve sa manche,
laissant apparaître sa tâche de naissance.
Des larmes se mettent à perler dans les yeux de Jolane.
Il déplie doucement son coude et la même tâche apparaît.
« Mais il y en a une seule qui est notre fille.
Bienvenue dans ta maison, Autonne. »
Tout semble devenir flou autour d'Autonne,
comme si un gigantesque puzzle s'assemblait tout autour d'elle.
« Je... Vous êtes ma famille ? Tata ? Ah non ? »
Sous-Flotenne sans oser y croire.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
Pour nous soutenir, mettez-nous 5 étoiles sur Apple Podcast
et retrouvez-nous sur Instagram à AroBase en volet comté.
À très vite !
Abonnez-vous à la chaîne d'Amara.org

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

EnvoléesContées

Envolées Contées est un podcast d'histoires pour enfants de 3 à 10 ans. Un brin féministe et écolo, nos histoires se présentent sous forme de séries audio : chaque histoire se décline en plusieurs épisodes.


Nos histoires sont écrites et lues par Lucile Petit. Elles sont montées par Suzanne Jolys, dévelopées par Héloïse Pierre, et illustrées par Marie Brd.


Pour en savoir plus sur Envolées Contées :

  • retrouvez-nous sur instagram @envoleescontees ;
  • abonnez-vous à notre PATREON pour 3€/mois : vous y retrouverez toutes nos histoires sans génériques et sans sponsor, et découvrirez des épisodes exclusifs ;
  • parcourez notre SITE.

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'enfants', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'livre audio', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'histoires pour enfants', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'histoires audio', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'pirates', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'sorcières', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'féminisme', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'écologie', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Education', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Science', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Nature', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere