Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Envolé Comté, le podcast d'histoire engagé
pour les enfants.
Aujourd'hui, vous allez écouter le troisième épisode de notre 28ème histoire, Autonne et
la Voie de la Forêt.
Bonne écoute !
Regardez par-delà le grand mur de la ville, une forêt immense qui s'étale jusqu'au
ciel.
Écoutez la voie de la forêt et les coeurs des milliers d'arbres battant à l'unisson.
Santé ce parfum de sévœufs fraîches, de mousses et d'aventures.
Couré, sauté, vivé au rythme de la forêt.
Autonne a l'impression que son cœur galopte dans sa poitrine.
Son père, Jolane, sa mère Athénaïs, ses sœurs étaient printemps et hivers, se
tiennent debout devant elle sur la grande plateforme au sommet d'un bien-habre nouvel.
Des cabanes, perchées un peu partout dans les arbres alentours, forment un village au
cœur de la forêt.
Autonne regarde les cinq personnes devant elle.
Son père est un petit homme au cheveux noir en bataille, et sa mère a une très grande
femme aux yeux verts.
La plus grande de ses trois sœurs a les cheveux courts et un arc avec des flèches
accrochées dans le dos.
La deuxième est à peine plus jeune, elle porte de longues tresses et des grilles
grilles sont accrochées autour de son cou.
La troisième s'est hété, avec ses yeux vifs et ryeurs.
C'est comme si elle les voyait pour la première fois, et pourtant, elle sait au fond
elle-même que Jolane, Athénaïs, printemps hiver et hété sont sa famille.
Dans le pli de chacun de leurs coudes, Autonne remarque une petite tâche en forme d'arbres
exactement comme la sienne.
De quoi te souviens-tu ?
Athénaïs s'approche d'Autonne et la regarde de ses grands yeux verts qui ressemblent
exactement à ce d'Autonne.
Autonne cherche au plus profond de sa mémoire.
De sa plus petite enfance, elle n'a gardé qu'une mélodie freudonnée et un doubère
semant sous un grand tissu vert.
Le reste se sont ses souvenirs de l'orphelina.
Ses amis Billy et Noah émoiront à la grand-mère qui sont si bons la lavande.
Je ne sais pas trop.
Une musique est puissie, comme si je me balançais sous un tissu vert.
Regarde.
Nous te version souvent dans ce hamac pour t'endormir, et calmer tes pleurs lorsque tu es tes bébés.
Remarque été de sa voix espiegle.
Autonne hoche la tête.
La musique ?
La forêt chante des fois.
Peut-être que tu entends sa voix.
Autonne se tourne vers la fille qui a parlé.
C'est printemps.
Je crois oui.
À l'orphelina, parfois j'entends ta haine musique quand le vin soufflait depuis la forêt.
Elle a tombé de la nuit.
Je ne savais pas ce que c'était.
Moira, la grand-mère de l'orphelina, m'a dit que c'était la voix de la forêt.
Oui, c'est ça. Mais tout le monde ne l'entend pas.
Moi, je l'entends, mais je suis la seule de la famille.
Enfin, papa l'entendait quand elle était petite.
Maintenant, vous êtes deux.
Alors, tu as été recueilli dans un orphelina pendant toutes ces années ?
Et la ville, c'est comment ?
C'est vrai qu'à pas d'armes.
Poursuivre été.
Et des grands immeubles.
Attendez, attendez.
Avant de répondre à vos questions, Autonne a le droit que l'on réponde au sienne.
Rentrons dans la cabane.
La famille pénètre dans la petite maison de bois,
et Autonne est surprise de voir que celle-ci est beaucoup plus grande qu'elle ne l'avait imaginée.
Une grande natte est étalée sur le sol,
et des plantes de toutes les tailles et de toutes les formes pendent du plafond.
Une petite cheminée crépite doucement au fond de la pièce,
et une bouilloir chante sur le feu.
Cinq à mâques sont suspendues à des poutres.
Jolanne verse l'eau de la bouilloir dans une taille à en terre-cuites,
et y ajoute une pincée de feuilles au reflet bleu.
Les filles s'installent en tailleur sur la natte,
et Jolanne pose devant chacune d'elle une tasse remplie de tizanes.
Autonne observe le liquide bleuté qui semble scintillé dans sa tasse.
L'odeur suive et légère qui s'en dégage ne ressemble à aucune autre odeur qu'elle ne connaisse.
« Nous t'écoutons, Autonne. » dis sa mère doucement.
« Qu'est-ce que tu veux savoir ? »
Autonne, sans sa gorge, se noue.
« Pourquoi, enfin, je veux dire,
pourquoi je n'ai pas grandi ici dans la forêt avec vous ? »
Un petit silence flotte dans la pièce.
Hiver, la plus grande des soeurs d'Autonne, prend la parole pour la première fois.
« Je t'ai perdu. Nous sommes allés chercher des bêtes dans la forêt et je te portais sur mon dos.
Tu avais à peine un an.
Je t'ai posé un tout petit moment pour poursuivre un opossum et tu as disparu. »
Raconte Hiver d'une voie tremblante.
Athénaïs pose sa main sur celle d'Hiver.
« Ce n'était pas de ta faute.
Tu n'avais même pas encore dix ans.
Tu étais une enfant.
Oui, en plus, maintenant, Autonne est revenue.
S'exclame, étais joyeusement.
Elle a dû passer derrière le mur et elle a été recueillie par Northland.
Jolanne sourit.
Il nous manque une petite partie de l'histoire, mais dans les grandes lignes,
c'est sans doute comme ça que ça s'est passé.
Et tu es à raison.
Le plus important, c'est que tu sois de retour parmi nous.
Je vais te préparer un hamac pour la nuit.
Le soir tombe sur la forêt.
Elle se remplit de bruits étranges,
de coismans de grenouilles, de hululements de chouette
et de battement d'aile de chauve-souris.
Mais Autonne n'a pas peur.
Au fond d'elle, elle connaît déjà tous ces bruits.
Elle se couche dans son hamac après avoir dévoré une délicieuse soupe de racine.
Elle est épuisée, mais pourtant elle ne parvient pas à s'endormir.
Elle pense à Billy, Noah, Hector et Moira.
« Ces quatre là doivent s'inquiéter. »
Songe-t-elle.
« J'ai disparu sans laisser de traces quand le mur s'est ouvert.
Et je ne reviendrai sûrement jamais.
Je sais dain que ma place est ici auprès de ma famille,
mais elle orphelinna me manque, ma chambre, mes amis. »
Elle décide de sortir sur la plateforme un petit instant.
Elle s'assoit devant la cabane sous le clair de l'une argentée.
Et la voix de la forêt se glisse à son oreille.
La musique semble venir de partout et de nulle part à la fois.
Elle enveloppe Autonne et la berce.
Elle finit par s'endormir sur le palier de la cabane,
la main posée sur le petit pendentif que Moira lui a donné
et qui est toujours accroché à son cou.
Lorsqu'elle se réveille, le soleil est déjà haut dans le ciel.
Quelqu'un l'a déposé dans son hamac pendant qu'elle dormait.
Son père fait chauffer de l'eau au coin du feu.
« Ah, Autonne, tu es réveillée ?
Est-ce que tu as bien dormi ? »
« Euh, oui, merci.
Où sont les autres ? »
Adénaïs et Hiver sont partis chasser.
Et tu es en train de grimper quelque part
et, printemps, est dehors, sur la plateforme.
Autonne sort de la cabane et rejoint sa sœur.
Celle-ci est en train de dessiner des arbres
sur une écorce de boulot, à l'aide d'une grande plume.
Autonne relève la tête.
Elle s'aperçoit que printemps dessine
deux grands arbres un peu biscorgnus
qui poussent côte à côte, juste en face d'elle.
« Cela, son amour, tu vois leur branche,
elle pousse dans les directions opposées.
À vous ? Mais alors, ça ne veut pas
plus te dire qu'ils sont amis ? »
« Non, au contraire, ils font pousser leur branche
de sorte qu'elle ne se gêne pas.
Mais si tu creuses à leur racine,
tu verras qu'elles sont complètement enchevétrées.
Et si l'on coupait l'un de ces deux arbres,
l'autre mourrait aussi. »
« Des arbres amoureux ?
Je ne savais pas que ça pouvait exister. »
« Il y a aussi des arbres par an
qui nourrissent leur petit par la racine
en leur donnant un peu de leur sève. »
« Ça alors, tu sais, dans la ville,
les arbres sont interdits.
Tous les végétaux sont interdits. »
« Oui, je sais.
Maman dit que c'est parce que le peuple
de la ville a peur des arbres.
Mais je ne comprends pas trop pourquoi.
Les arbres ne feront jamais de mal
si on les respecte. »
« Je crois que le peuple de la ville
a peur parce qu'elle ne connaît pas les arbres.
On a oublié tout ce qu'on savait sur eux.
Et plus personne n'entend la voix de la forêt.
Pourtant, je suis certaine que si tout le monde
pouvait l'entendre, les habitants et les habitantes
de la ville comprendraient qu'il n'y a rien à craindre.
Et moi, je n'aurais pas à choisir
si je veux vivre dans la forêt ou dans la ville,
car le mur n'existerait plus. »
« Mais tu n'aimes pas vivre dans les deux ?
Oui, mes amis me manquent un peu
et me ira à la grand-mère aussi.
Je suis sûre que tous les trois s'inquiètent pour moi.
C'est dommage qu'il n'y ait pas d'arbres
dans la ville parce que si c'était le cas,
tu pourrais leur envoyer un petit mot pour les rassurer ?
Comment ça leur envoyer un petit mot ?
Bon, avec les arbres justement.
Les arbres se parlent tout le temps
grâce au champignon microscopique
qui pousse sur leur racine.
Par exemple, si un animal se met à manger
toute leur feuille, ils vont envoyer un message
aux autres arbres pour les prévenir
et pour que ceux-ci changent le goût de leur feuille
ou les rendent même toxiques pour l'animal.
Wow ! Mais c'est magique !
Autonne sent qu'elle a encore tellement de choses
à apprendre sur les arbres.
Mais pour l'instant, elle se concentre
sur l'idée qui vient de germer dans sa tête.
Et si le mur tombait ?
Et si le peuple de la ville entendait la voix de la forêt
et comprenait qu'elle ne leur veut aucun mal ?
Et si elle arrivait à réunir les peuples ?
Elle pose la main sur le petit pendentif autour de son cou.
Après tout, qu'est-ce que je risquais essayer ?
Ce demande-t-elle, en plissant les yeux.
...
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler-conter,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !
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