Combien faut-il de générations pour qu'une famille sorte de la pauvreté ?

Durée: 2m3s

Date de sortie: 23/05/2025

En France, il faut en moyenne six générations pour qu’un enfant né dans une famille pauvre accède à un niveau de vie moyen. Ce chiffre, à première vue abstrait, en dit long sur l’état de la mobilité sociale dans le pays. Et il est préoccupant : seule la Hongrie fait « pire » au sein de l’Union européenne, avec une moyenne de sept générations. À titre de comparaison, la moyenne des pays de l’OCDE est de cinq générations, et les pays nordiques comme le Danemark, la Finlande ou la Norvège n’en nécessitent que deux à trois.


Cette statistique provient d’un indicateur mis en avant par l’OCDE, qui mesure le temps nécessaire pour que les enfants issus de familles défavorisées atteignent le revenu moyen de leur société. En France, cela signifie que les inégalités sociales sont fortement enracinées, et que le destin social d’un individu est encore largement influencé par son origine.


Ce paradoxe est d’autant plus frappant que la France se perçoit, historiquement, comme une société méritocratique, où l’école, censée offrir les mêmes chances à tous, jouerait le rôle d’ascenseur social. Pourtant, dans la pratique, l’origine sociale reste l’un des facteurs les plus déterminants pour prédire la réussite scolaire, l'accès aux études supérieures, puis à un emploi stable et bien rémunéré.


Le système éducatif français, souvent critiqué pour ses inégalités, tend à reproduire les écarts plutôt qu’à les corriger. Selon une étude de France Stratégie, un élève issu d’un milieu modeste a deux fois plus de risques de redoubler, et bien moins de chances d’accéder à une grande école. Ces écarts se creusent ensuite dans l’emploi, le logement, la santé, voire l’espérance de vie.


À l’inverse, les pays nordiques ont mis en place depuis longtemps des politiques sociales fortes : accès universel à l’éducation de qualité, soutien actif à l’enfance, fiscalité redistributive, logement social massif. Des leviers qui favorisent une mobilité sociale bien plus dynamique.


En France, le débat sur la « fracture sociale » refait régulièrement surface, mais les réformes structurelles manquent souvent de profondeur. Or, si la pauvreté se transmet de génération en génération, ce n’est pas une fatalité : c’est un problème de société, et surtout, de choix politiques.


Six générations pour sortir de la pauvreté : ce chiffre ne mesure pas seulement une lenteur. Il mesure un blocage, un manque d’équité, et la nécessité de réinventer un modèle plus juste. Car une société où l’avenir dépend encore autant du berceau que du mérite est une société en panne d’espoir.


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Combien faut-il de génération pour qu'une famille sorte de la pauvreté ?
Alors la réponse est 6.
Oui, il faut en moyenne bien sûr, 6 générations pour qu'un enfant né dans une famille pauvre accède à un niveau de vie moyen.
Un chiffre qui à première vue est abstrait et qui en fait en dit long sur l'état de mobilité sociale dans notre pays.
Et il est plutôt préoccupant puisque seul la Hongrie fait pire entre guillemets au sein de l'Union européenne, avec une moyenne de 7 générations.
La tie de comparaison, la moyenne des pays de l'OCDE est de 5 générations.
Et dans les pays nordiques comme le Danemark, la Finlande ou la Norvège, il n'en faut que 2 ou 3.
Alors comment le sait-on, me direz-vous, cette statistique provient d'un indicateur mis en avant par l'OCDE
et qui mesure le temps nécessaire pour que les enfants issus de familles défavorisées atteignent le revenu moyen de leur société.
En France, cela signifie que les inégalités sociales sont fortement racinées
et que le destin social d'un individu est encore largement influencé par son origine.
Alors si je vous parle de ce paradoxe, c'est qu'il est d'autant plus frappant que la France se perçoit historiquement
comme une société méritocratique, où l'école, censée offrir les mêmes chances à tous, jouerait le rôle d'ascenseur social.
Pourtant, vous le comprenez, dans la pratique, l'origine sociale reste l'un des facteurs les plus déterminants pour prédire la réussite scolaire,
mais aussi l'accès aux études supérieures, puis un emploi stable et bien rémunéré.
Notre système éducatif tend à reproduire les écarts plutôt qu'à les corriger.
Ainsi, par exemple, selon une étude de France Strategie, un élève issu d'un milieu modeste a deux fois plus de risques de redoubler
et bien moins de chance d'accéder à une grande école.
Des écarts qui ensuite, bien sûr, se creusent dans l'emploi, le logement, la santé, voire l'espérance de vie.
Pourtant, si la pauvreté se transmet bien de génération en génération, ce n'est pas une fatalité,
c'est un problème de société et surtout de choix politiques.
Donc voilà, six générations pour sortir de la pauvreté, ce chiffre ne mesure pas seulement une lenteur,
il mesure en fait un blocage et il a nécessité donc de réinventer notre modèle.

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