Pourquoi le label Max Havelaar symbolise-t-il le commerce équitable ?

Durée: 1m59s

Date de sortie: 21/05/2025

Le nom "Max Havelaar" évoque aujourd’hui le commerce équitable, des produits responsables, et une promesse : celle d’un échange plus juste entre producteurs du Sud et consommateurs du Nord. Mais pourquoi ce label, en particulier, est-il devenu le symbole du commerce équitable ?


Tout commence en 1988, aux Pays-Bas. À cette époque, des militants, en lien avec une ONG néerlandaise et un prêtre mexicain, cherchent un moyen concret d’améliorer les revenus des petits producteurs de café marginalisés sur les marchés mondiaux. Ils créent alors un label certifiant que le produit a été acheté à un prix juste, garantissant un revenu décent aux producteurs. Pour lui donner une portée symbolique, ils choisissent un nom fort : Max Havelaar, héros d’un roman néerlandais du XIXe siècle, dénonçant l’exploitation coloniale dans les plantations d’Indonésie.


Dès lors, le label Max Havelaar devient le premier label de commerce équitable au monde. Il est introduit en France en 1992. Son objectif est clair : offrir aux petits producteurs des pays en développement des conditions commerciales plus équitables, notamment grâce à trois piliers :


un prix minimum garanti, qui protège les producteurs contre les fluctuations des cours mondiaux,


une prime de développement, investie dans des projets communautaires (écoles, dispensaires, infrastructures),


des relations commerciales durables, basées sur le partenariat, et non la domination.


Ce modèle s’oppose frontalement au commerce conventionnel, où les producteurs sont souvent pris en étau entre des intermédiaires puissants et un marché mondial volatil. Max Havelaar change la donne : le producteur retrouve une place centrale dans la chaîne de valeur.


Au fil des décennies, le label s’est étendu à de nombreux produits : café, cacao, thé, bananes, sucre, coton… En choisissant un produit labellisé Max Havelaar, le consommateur exprime un acte de solidarité économique, et participe à un système qui cherche à rendre le commerce plus éthique.


Aujourd’hui, Max Havelaar fait partie du réseau Fairtrade International, qui regroupe les initiatives de commerce équitable dans plus de 30 pays. En 2024, plus de 2 millions de producteurs et travailleurs dans plus de 70 pays bénéficient de ce système.


Max Havelaar n’est donc pas seulement un label : c’est un emblème historique et militant, un outil de lutte contre les inégalités mondiales, et une manière de repenser le commerce comme un levier de justice sociale.


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Pourquoi le label Maxavlar symbolise le commerce équitable ?
Voilà, je viens d'enregistrer cet épisode et je me suis dit qu'il fallait que je mette une introduction pour préciser
que cet épisode n'est pas sponsorisé par Maxavlar.
Tout commence en 1988 au Pays-Bas.
Où il y a cette époque, des militants en lien avec une ONG néerlandaises et un prêtre mexicain
cherchent un moyen concret d'améliorer les revenus des petits producteurs de café,
car marginalisés sur les marchés mondiaux.
Il décide ainsi de créer un label certifiant que le produit a été acheté à un prix juste,
garantissant un revenu décent au producteur.
Et pour lui donner une portée symbolique, il choisisse un nom fort, Maxavlar,
qui est-il le héros d'un roman néerlandais du XIXe,
un héros qui dénonce l'exploitation coloniale dans les plantations d'Indonésie.
Dès lors, le label Maxavlar devient le premier label de commerce équitable au monde.
Il est introduit en France en 1992.
Son objectif est clair, offrir aux petits producteurs des pays en développement
des conditions commerciales plus équitables, notamment grâce à trois piliers.
Le premier, c'est un prix minimum garantie,
qui protège les producteurs contre les fluctuations des cours mondiaux.
Ensuite, une prime de développement, investie dans des projets communautaires,
comme des écoles ou des dispensaires.
Et enfin, troisième piliers, des relations commerciales durables,
basées sur le partenariat, et non la domination.
On le voit, ce modèle s'oppose frontalement aux commerces conventionnels,
où les producteurs sont souvent pris en étau,
entre des intermédiaires puissants et un marché mondial volatile.
Là, Maxavlar change la donne,
le producteur retrouve une place centrale dans la chaîne de valeur.
Ensuite, au fil des décennies,
ce label s'est étendu à de nombreux produits,
le café, le cacao, le thé, les bananes, le sucre ou encore le coton.
Et en choisissant un produit labélisé Maxavlar,
finalement le consommateur exprime aujourd'hui un acte de solidarité économique.
Il veut en tout cas participer à un système qui cherche à rendre le commerce plus éthique.

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