L’explorateur Marco Polo et les merveilles du monde

Durée: 17m58s

Date de sortie: 05/02/2020

durée : 00:17:58 - Les Odyssées - Au XIIIe siècle, un jeune Vénitien part avec son père et son oncle sur la route de la soie, fasciné par l’empereur de Chine. Marco Polo devient le plus grand explorateur de tous les temps. Voici une traversée extraordinaire dont vous reviendrez transformés par-delà la Palestine, l’Arménie, le désert de Gobi pour atteindre le cœur de l’Empire du Milieu. .

Au nord de l'Italie, délicatement chattouillé par la scintillante mère méditerranée, il y a un port qui s'appelle Gène.
Et dans ce port, il y a une place et sur cette place autrefois, s'élevait une prison.
Dans cette prison, au troisième étage, vivait un homme étrange et surprenant qui s'appelait Marco Polo.
Du matin au soir, il n'arrêtait pas de parler.
Blah, blah, blah, blah.
Au Sah, on peut dire qu'il a gassé sérieusement Rusticcello de Pisa, son voisin de cellule.
Le pauvre homme, c'est vrai quoi, il aurait bien aimé, oh, pas grand chose, pouvoir piquer un petit roupillon de temps en temps.
Mais non.
Impossible.
Marco Polo ne pouvait s'en empêcher sans cesse des mots glissiers hors de sa bouche, des mots magiques et merveilleux.
Alors un jour, Rusticcello s'est mise à les écrire.
Il a rempli des pages et des pages qui ont fini par faire un livre précieux et très ancien que tu connais peut-être.
Il s'appelle Le Livre des merveilles.
Pendant des siècles, il a fasciné les plus grands explorateurs comme Christophe Collon.
Pourquoi? Il contient une aventure incroyable et fascinante.
Le fabuleux voyage que Marco Polo a entrepris en 1271 pour aller de l'autre côté du monde jusqu'en Chine.
La Chine, tu connais?
Même si tu y es déjà allé, même si tu y vas un jour.
Crois-moi, ce ne sera jamais, au grand jamais, comme dans cette audicelle.
D'ici quelques minutes, tu vas partir loin, tout là-bas, en direction de l'Est, où le Soleil se lève,
et tu vas traverser des régions terrestres, au nom exotique et inconnue.
Sans doute, sera-tu un peu désorienté?
Mon conseil, laisse-moi te guider et accepte de te perdre dans cet étonnant voyage.
Aaaaaah!
Au tout début de l'aventure, avant son grand départ, Marco Polo a 17 ans, il vit à Venise,
une autre fabuleuse ville du nord de l'Italie.
En son temps, les hommes sont fascinés par l'Asie, et plus particulièrement,
par un grand empire qui est presque en train de conquérir le monde,
l'Empire, Mongol.
À sa tête, il y a un homme qu'on appelle le grand Khan.
C'est le petit-fils de Genji's Khan, le plus grand conquérant de tous les temps.
Grâce à lui, le territoire Mongol n'a presque plus de limites.
Il s'étend de la Chine aux portes de l'Europe, en passant par la Russie, l'Irak, l'Afghanistan, et bien sûr, la Mongolie.
Nicolas, le père de Marco Polo, et Mafeo, son oncle, connaissent ce grand Khan.
Ils l'ont rencontré lors d'un grand voyage, dont ils viennent tout juste de rentrer.
Ce sont de riches marchands.
Pendant des mois, voire des années, ils parcourent les routes de l'Orient,
et lorsqu'ils rentrent, les cales de leurs bateaux sont chargées d'épices,
de sois brillantes, et bien sûr, de pierres précieuses.
A peine de retour, ils n'ont qu'une idée qu'une obsession, repartir.
Pourquoi ? Oh, c'est très simple, et Mafeo, je l'ai comprend.
Ils veulent avoir des étoiles pleins les yeux, ils veulent revoir le grand Khan.
Il habita Siandu, tout au nord de la Chine.
C'est un sacré voyage, c'est vrai, mais cela ne leur fait pas peur.
Ils le vogueront sur la mer, ils marcheront sur la terre,
ils voyageront à dos de chameaux, s'ils le font, mais ils y arriveront.
Cette fois, Mafeo décide de partir avec eux.
Lui aussi veut voir le monde, et surtout le grand Khan.
Il est excité comme une pousse.
Nous sommes en 1271, dans le port de Venise.
C'est un petit matin, tout enveloppé de brûl.
Un bateau sans faire de bruit vient de quitter le quai.
Il emporte avec lui trois Italiens, dont le prénom Êtrangement se termine par un O.
Nicolo, Mafeo et Marco.
Il ne le savent pas, mais leur grand voyage va durer 24 ans.
Mamma mia, j'espère qu'ils ont briasé des slips et des paires des chaussettes.
D'abord, ils longent la côte italienne en direction du sud.
La Méditerranée est calme, elle les transporte sans chayouter.
Debout sur le pont, Marco a la chair de poule, son corps tout entier parcouru de frissons.
« Waouh, alors ça ressemble à ça le début d'une grande aventure ? »
dit-il, les sourcils pleins du sel de la mer.
Au loin, il aperçoit la graisse et, quelques jours plus tard, la Turquie.
Il sent le soleil lui réchauffer le dos.
« Absolument et délicieuse ! »
Enfin, nos trois Italiens intrépides accostent dans le port de Saint-Jandac, au nord de la Bédèche.
Ils font quelques provisions, ils achètent des dates et des pois-chiches,
puis ils se remettent en route, fils en fils à, car le chemin est long.
À cheval et à pied, ils traversent la petite, puis la grande Arménie,
en passant, bien sûr, par la Turcomanie.
Les paysages sont magnifiques.
C'est un véritable amusement pour l'œil qui passe, sans cesse, du plein au vide,
des hautes montagnes enneigées, au verpaturage, aussi plat,
que des feuilles de papier.
Sur la route, Marco entend s'élever très haut dans le ciel,
la voix du muésine qui fait l'appel à la prière pour les musulmans.
C'est très beau et archi impressionnant.
Tous les 30 km, il s'arrête pour dormir.
Et ainsi passe plusieurs semaines.
Un vendredi, je ne me souviens plus exactement lequel,
mais au fond, peu importe.
Ils arrivent aux portes de la ville de Tabriz, pas très loin de la frontière avec la Perse.
Tabriz, Marco en avait entendu parler et il avait hâte de la voir.
Laisse-moi te dire qu'il n'est pas déçu.
Dans cette immense ville se croisent des visiteurs du monde entier.
À chaque coin de rue, ou presque, on trouve de magnifiques jardins
où des poètes viennent composer leurs vers.
L'après-midi, Marco adore se perdre dans les ruelles du Grand Bazaar.
C'est incroyable, on y trouve de tout, des tapis, des objets étranges,
des poulets, des pèrdries, des roses dont le parfum éclate à l'intérieur de la narine
et des diamants, des rubis, des émeraudes aussi grosses que ton poing.
Maffeo et Niccolò en profitent pour faire quelques emplettes.
Puis ils se reposent car une sacrée épreuve les attend,
traverser le Grand, l'immense désert au centre de la Perse.
Ils partent au petit matin.
Déjà la chaleur est suffocante.
Ici, il n'y a pas d'eau, nul pas.
Enfin si, dans des petits puits, mais elle est toute verte,
ta mère est salée.
Il faudrait être vraiment fou pour y tremper les lèvres.
Devant eux, derrière eux, partout, à perte de vue,
sur des kilomètres, cet andre du sable et de gros rochers jaunes et blancs.
L'air, comme le sol, son brûlant.
Tiens !
Remarque Marco.
On pourrait faire cure un œuf.
Tu sais, c'est une drôle d'expérience que de traverser le désert.
La nuit, lorsque la lune est claire à l'infini,
les hommes ont besoin de délier leur langue et de se raconter d'étranges histoires.
Marco entend parler d'une légende à faire froid dans le dos.
Je te préviens, ça va faire un petit peu peur.
A des kilomètres, plus au nord, vivait un homme méchant et extrêmement cruel,
qui s'appelait le Vieux de la Montagne.
A l'intérieur de son château, il y avait un magnifique jardin
où coulait des fontaines de lait et de mien.
Ce petit paradis était en fait une prison maléfique
dans laquelle il retenait de jeunes jours
qu'il obligait à commettre d'horribles crimes.
En les drogants.
Après avoir entendu cette histoire, Marco,
ne ferme pas l'œil de la nuit.
Heureusement, le lendemain, il sort du désert.
Les trois voyageurs sont arrivés au centre de l'Asie.
Fatigués, mais déterminés, ils poursuivent leur chemin.
Ils croisent des montagnes de sel, de magnifiques rubis,
des arbres aux branches chargées de pêche et aussi quelque porc épique.
Cela fait quelques années que les polos ont quitté Venise.
Ils ont déjà fait preuve de courage.
Ils vont devoir en redoubler.
Bienvenue dans la région du Pamir,
l'une des plus hautes montagnes du monde.
En haut de ces sommets enneigés, il n'y a pas âme qui vive.
Ni brindille, ni animal, rien.
C'est seulement le froid.
Des cailloux attrossement pointus et la glace.
La sanction et la redescente durent plus de cinquante jours.
C'est long.
À la fin, Marco allait moller bien musclé.
Tant mieux, car les pauvres ne sont pas arrivés au bout de leur peine.
Après la montagne, il retrouve le désert,
un autre désert encore plus grand et surtout plus dangereux.
Le fascinant désert de Gobi.
Il est si vaste qu'il faut au moins une année pour le traverser d'Est en Ouest.
Entre les tempêtes de sable qui sont fréquentes,
parfois le brouillard se met à tomber au beau milieu du jour
et alors on croirait que la nuit est arrivée.
Mais il y a plus effrayant.
Il y a... les esprits.
Plus léger que l'air, ils murmurent à l'oreille des voyageurs
pour leur faire perdre leur chemin.
Marco croit les entendre plusieurs fois,
mais il tient bon avec ses doigts, ils se bouchent les tempents.
Enfin, épuisé et sans doute au bout du rouleau,
quatre ans après leur départ de Venise,
les polos arrivent à Shandu, la magnifique cité du Grand Can.
Marco regarde autour de lui, il cligne des yeux,
il n'arrive pas à y croire, il l'a vraiment fait,
ils sont arrivés jusqu'en Chine.
Discrètement, il renifle son escelle droite.
Oh, c'est à Troce, sa fouette, comme en vieux camembert !
Tempille, pas le temps de prendre une douche,
il est trop impatient, il veut tout de suite aller voir l'empereur.
Très gentiment, il accepte de les recevoir dans son palais.
Au bout d'un long couloir entièrement recouvert d'or,
deux portes sauvent.
Sous un ray de lumière entouré de tous ses barons,
apparaît le Grand Can.
Très impressionné, les trois voyageurs s'agenouent devant lui.
Marco Polo reste 17 ans en Chine.
Avec le temps, il apprend à connaître l'empereur.
Celui-ci lui fait confiance et lui demande d'exécuter
les démissions de la plus haute importance.
Certains racontent qu'il serait même devenu son espion.
Et puis un jour, les Polos décident de rentrer en Italie.
Cette fois, ils font le voyage en bateau.
C'est un peu moins long à pied, mais ça prend tout de même un peu de temps.
En 1295, ils sont de retour à Venise.
Assez devant la mer, Marco boit un café serré.
Il regarde l'horizon.
Il pense à la Chine, à sa grande aventure lorsque...
Mamma mia, tout un coup, il se rend compte
qu'il a oublié ses lips et ses pères de chaussettes.
Le livre des Marveilles, dans lequel Marco Polo raconte sa grande aventure,
porte également un autre nom, le Devisement du Monde.
Devisement, c'est un mot ancien qui veut dire description.
Les Italiens donnent encore un autre nom à cet ouvrage renversant.
Il l'appelle Il millionne.
Lorsque notre aventurier termine de l'écrire avec son camarade de cellule, Rusticcio de Pies,
nous sommes en 1298.
L'imprimerie n'existe pas encore, alors les Italiens font des copies à la main
et le livre, petit à petit, se met à circuler dans toute l'Europe.
C'est l'un des premiers basses celleurs de l'histoire.
Faute de temps, je n'ai pu te raconter un une seule fois tout ce qu'il contient.
Ce que Marco Polo a fait à la cour du Grand Cane, ce qu'il s'est passé
lors de son trajet retour et puis comment il s'est retrouvé en prison à la fin de sa vie.
Tout cela, je te le révélerai dans une autre Odyssey.
Les Odyssey est un podcast original de France Inter.

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