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Les petites histoires !
Voici ma toute première histoire mijotée concoctée avec les ingrédients de Baptiste.
Son héros Harry, un ado de 15 ans.
Son rêve, voyager à l'intérieur des livres.
Et l'obstacle qui va se dresser devant lui, un monstre de métal crasher de feu qui n'a qu'une faiblesse, l'Higuilly.
Je vous laisse avec Karine qui va vous raconter l'histoire mijotée numéro 1, voyage en page inconnue.
À 15 ans, Harry avait dévoré plus de livres qu'un rat de bibliothèque à l'artrette.
Sauf qu'Harry passait tout son temps libre dans une librairie, celle de Maurice Tapage.
Un libraire si vieux qu'il se déplaçait tel un ninja entre ses livres.
Ce qui, bien malgré lui, avait le chique de faire sursauter ses clients et surtout Harry.
Ce jour-là, après son aignem bon, une idée illumine l'esprit du jeune garçon.
Ce serait tellement incroyable, pas juste de se fofiler entre les livres, mais d'y plonger pour de vrai.
Pour vivre les aventures au lieu de les lire et imaginer.
À cette idée, Maurice disparaît au détour d'une étagère pour réapparaître presque instantanément au côté d'Harry, qui sursaute à nouveau.
Dans les mains du vieux libraire, un livre de poche attend paciemment.
Ou plutôt à en juger par sa couverture qui se gonfle et se dégonfle légèrement,
il roupit en attendant d'être lu.
Chronique d'un robot châteauyeux crasheur de feu, tel en était son titre.
Une histoire unique d'après Maurice, qui n'a pas son pareil pour absorber son lecteur.
Poussé par son envie de dévorer un tel ouvrage, Harry s'installe s'entarder dans son coin préféré et entame sa lecture.
Maux après mots, surgit Métalia, une ville métallique où un robot crasheur de feu, sorti donc de séo, terrorise la population.
Pile à la fin du premier chapitre, lorsqu'un jeune garçon arrive à Métalia,
les mots se détachent des pages pour former un tourbillon autour d'Harry.
Un vertige le saisit, la réalité se tord et le sol se dérobe sous ses pieds.
Harry se retrouve au milieu d'une place circulaire entourée de bâtiments métalliques,
conçue par un architecte, fan de futur et de cuisine.
Une foule de créatures humanoïdes aux yeux globuleux, au bras fin et à l'air totalement stupéfait,
le dévisage, comme s'il était arrivé en pyjama à l'école.
L'une d'elle, pourvu d'une moustache démesurée et drapée d'une écharpe en métal fatiguée,
s'approche et l'accueille comme le grand héros qui va les sauver du robot crasheur de feu.
Harry a à peine le temps de protester qu'il est un simple lecteur, pas un héros,
qu'une colonne de feu rugissante s'élève dans le ciel.
Aussitôt, la foule des campes à la vitesse d'un troupeau de chaussettes fuyant l'alescive.
Harry reste à là, seul, comme un poichiche au milieu d'une baignoire.
Dépité, il ramasse des fragments d'armure abandonnés par les gardes dans leur fuite précipité.
Un casque trop grand, surmonté d'une antenne clignotante, des épaulettes en forme de casserole
et un bouclier cuillère probablement idéal contre un potage agressif, netement moins contre un monstre de métal.
Ah, classique, on te nomme héros, puis on se carapate.
Ce n'est pas une pensée d'Harry, mais la réplique d'un drôle de personnage qui vient d'apparaître
à ses côtés, sans bruit ni effet spécial.
Un dénommé bat-page, pas plus haut qu'un tabouret, dont le corps se compose de lettres,
ondulant, paresseusement, comme un alphabet renversé dans une flacque de gelée.
Harry veut lui poser les sans-questions qui se bousculent dans sa tête,
sauf que le robot-cracher de feu surgit sur la place.
Harry tente de régler la situation par le dialogue autour d'un bon chocolat chaud.
Le terrible robot le répond avec une boule de feu.
Harry l'esquive d'un bon maladroit, la faute à son fichu casque qui lui tombe sur les yeux.
Résultat, il s'étale par terre et n'ose plus bouger.
Le robot rouvre sa gueule, une lueur pulse au fond.
Harry ferme les yeux, fin de l'histoire ou pas.
Au lieu d'une morce l'emboyante, il entend un drôle de bruit, comme celui d'un gris pincassé.
Badpage lui annonce qu'il a 60 secondes.
Mais pour faire quoi ?
Gagné, il ne sait pas comment s'y prendre.
Il n'a ni arme ni pouvoir, sans compter qu'il ne connaît pas le point faible de ce satané-robot.
C'est alors qu'un coin de sa mémoire s'éclaire, dans la section événement récent, étagère, tapage, le titre du livre.
Chronique d'un robot châteuilleux cracheur de feu !
La réponse était dans le titre.
Le robot craint les châtouilles.
Harry n'a aucune idée de comment s'y prendre et choisit la fuite.
Une solution qui peut paraître assez peu héroïque, mais qui, d'après Badpage,
savent arrêter la transition idéale avant un retour triomphal.
Une fois loin du danger, Harry se retrouve face au moment qu'il a poussé à fuir.
Comment châtouiller un robot ?
Eh oui, il lui faudrait l'aide d'un inventeur fou ou quelque chose du genre.
Et ça tombe bien, car Badpage sait exactement où en trouver un.
Par chance, son laboratoire se trouve à quelques engendées.
Un bâtiment tordu, hérissé de cheminées crachant des fumées aux couleurs improbables
et d'antennes jaillissants dans tous les angles possibles et impossibles.
L'intérieur ressemble à ce qui se passe quand une quinquairie et un magasin d'informatique se percutent à pleine vitesse
et que le propriétaire est ravi du résultat.
De derrière un tas d'inventions bancales, surgit le professeur Zin Zin.
Être mi-créature, mi-caftière, mi-mixeur.
Ces lunettes sont si épaises que ses yeux semblent avoir remplacé sa tête.
Après l'explication de Harry, l'ingénieur fou semble ravi du défi.
Il explique avoir détecté une anomalie des capteurs du ventre et des côtes.
D'après ses calculs, des chatouilles répétées entraîneraient l'arrêt des systèmes moteurs.
Et il a une invention parfaite pour ça.
L'armure chatouillore 5000 !
Sauf qu'il y a un hic.
Avec ses flammes, le robot la réduirait en fond du métallique avant même le premier guillis.
Un nouveau coin de la mémoire d'Harry s'éclaire.
Section Monster Quest étagère magie élémentaire.
Une armure de glace serait la parade pour peu que sa froidure soit capable de faire frissonner le soleil.
Ce défi supplémentaire tombe à point nommé.
Le professeur Zin Zin va avoir l'occasion de tester l'une de ses dernières inventions.
Le revêtement cryopolaire.
Son crié-gare, l'ingénieur Frappading disparaît pour revenir en poussant un chariot chargé d'une armure dotée de 20 bras mécaniques
recouverte d'une couche blanche cristaline.
Lâche à tout yore 5000 avec revêtement cryopolaire !
Livré avec un pilotage maxi confort, il suffit de penser un mouvement pour que l'armure l'exécute.
D'après le professeur, elle est capable de résister aux flammes pendant 60 secondes assez pour neutraliser le robot en théorie.
Mais quand on est un héros, la théorie peut suffire.
Surtout que dans 87% des histoires, le héros l'emporte.
Les 13% se répartissent entre des échecs, qui amène une leçon, des réussites partielles et parfois, c'est un échec total.
Mais ces fins-là sont réservées aux très vieilles histoires, et celles dans laquelle Harry a plongé n'en est pas une.
Et c'est Bat-Page qui le dit.
Lorsqu'on a un corps de lettre angelée, c'est qu'on en connaît un rayon côté histoire.
Une minute plus tard, l'âchatouyore 5000 sort du laboratoire dans un nuage de vapeurs glacés.
À l'intérieur, Harry grolotte, car le professeur Zin Zin n'avait pas de vêtements chaud à lui prêter.
Bon, qu'importe. Il est prêt à en découdre. Et c'est tant mieux.
Car d'un pas lourd, le terrible robot apparaît au bout de la rue.
L'âchatouyore 5000 s'élance, le robot ouvre sa gueule.
Harry pense « esquive ! » et l'armure bondit de côté, évitant un jet de flammes qui transforme le sol en lave.
Harry roule, boule et pense à projeter ses bras mécaniques vers le ventre du robot.
Ces derniers fuzent comme des serpents d'acier.
Surpris, le robot recule, mais étreille bûche contre une fontaine et s'écrase contre un immeuble.
Le chatouillage commence.
Une gerbe de flammes frappe l'armure, mais Harry poursuit son attaque coûte qu'aucoute.
30 secondes plus tard, alors que la chatouyore 5000 rougit, le robot rit sans pouvoir s'arrêter.
20 secondes plus tard, dans un dernier spasme hilar, il s'éteint.
Ah ! victorieux, mais légèrement étourdi, Harry s'extirpe de son armure fumante.
Il reste un instant immobile, le souffle court, ses oreilles est bourdonnant des rires du robot.
Les habitants de Métalia sortent de leur cachette.
D'abord hésitant, puis en ombre, ils accourent vers Harry.
Alors qu'ils l'acclament, le monde se tord soudainement pour se changer en un tourbillon de mots.
Harry est pris de vertige, il ferme les yeux.
Lorsqu'il les rouvre, il est assis dans la librairie, le livre ouvert sur la dernière page.
Son doigt est posé sur une note de bâte-page composée de deux mots, bravo héros.
Ah ! Une ombre se dresse au côté de Harry. Cette fois, il ne sursaute pas, au contraire.
Il adresse au vieux libraire un sourire capable d'illuminer la terre entière.
Il vient de vivre la meilleure histoire de sa vie, littéralement.
Avec les ingrédients de Baptiste, j'aurais pu cuisiner mille histoires différentes,
et j'espère que celles que je vous ai concoctées vous a plu.
J'ai eu envie qu'elle prenne la forme d'un conte parce que j'adore ce format
et qu'en plus, ça vous permet d'écouter un type d'histoire différente celle du jeudi.
Dites-moi ce que vous avez pensé de tout ça, vous savez comment faire.
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si vos parents veulent bien m'envoyer un message.
Je vous embrasse et je vous dis à mardi prochain pour une nouvelle histoire mijotée
avec l'une de vos listes d'ingrédients.