Pourquoi vos blagues ne font-elles rire personne ?

Durée: 1m50s

Date de sortie: 24/04/2025

Le syndrome de Witzelsucht, au nom aussi imprononçable qu’inattendu, est un trouble neurologique rare… qui transforme littéralement une personne en machine à blagues. Mais attention : ce n’est pas le genre de blague fine et bien placée au dîner. Non. Ce sont souvent des jeux de mots maladroits, des calembours répétitifs, des plaisanteries inappropriées — bref, un humour un peu décalé, voire carrément embarrassant.


Une histoire de cerveau (et de lobe frontal)

Ce syndrome est lié à des lésions au niveau du lobe frontal droit du cerveau, parfois aussi à des atteintes du système limbique, qui gère les émotions. Le lobe frontal, c’est un peu notre centre de contrôle social : il nous aide à comprendre ce qui est approprié ou non, à moduler notre comportement, à prendre du recul. Quand il est endommagé — par un traumatisme crânien, une tumeur, un AVC ou une dégénérescence — certaines personnes peuvent développer des troubles du jugement, de l’impulsivité… et donc, dans des cas rares, un besoin irrépressible de faire des blagues.


Mais quel type d’humour, exactement ?

Les personnes atteintes du syndrome de Witzelsucht (du mot allemand Witz = blague, et Sucht = addiction) racontent souvent des histoires drôles qui ne font rire qu’elles.


Elles peuvent :

-sortir des blagues à répétition, même dans des contextes graves,

-inventer des jeux de mots très pauvres ou absurdes,

-rire de choses qui ne sont pas censées être drôles,

-avoir du mal à comprendre l’humour des autres, surtout s’il est subtil ou ironique.


Ce qui est étonnant, c’est que leur besoin de faire de l’humour est compulsif, presque comme une envie incontrôlable. Et souvent, elles ne se rendent même pas compte que leur entourage ne trouve pas ça drôle du tout.


Un cas célèbre ?

Il y a des cas rapportés en neurologie, comme cet homme qui, après un traumatisme crânien, passait ses journées à raconter des blagues douteuses à ses soignants, avec un grand sourire… tout en restant émotionnellement plat. Il riait, mais sans ressentir vraiment le plaisir qu’on associe normalement à l’humour.


Une curiosité neurologique

Le syndrome de Witzelsucht est rare, fascinant et un peu triste : il montre à quel point notre sens de l’humour, si humain, est lié à des structures cérébrales précises. Et que, parfois, une petite lésion suffit à transformer l’humour en comportement compulsif… à mi-chemin entre le clown et le robot.

Bref, ce n’est pas qu’ils veulent forcément être drôles. C’est que leur cerveau, lui, n’a plus le bouton pause.


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Pourquoi vos blagues ne font-elles rire personne ?
Alors le syndrome dont je vais vous parler est celui de Witzelsucht.
Son nom est aussi imprenonsable qu'inattendu puisque c'est un trouble neurologique très rare
et qui transforme littéralement une personne en machine à blagues.
Oui.
Mais attention, il s'agit ici de jeux de mots maladroits, de kalambours répétitifs
et de plaisanteries plutôt inappropriées.
Bref, un humour très décalé, voire carrément embarrassant.
Alors que c'est-on à son sujet ?
Eh bien ce syndrome est lié à des lésions au niveau du lobe frontal droit du cerveau.
Parfois aussi à des atteints du système limbique qui gère les émotions.
Alors le lobe frontal c'est un peu notre centre de contrôle social.
Il nous aide à comprendre ce qui est approprié ou non, à moduler notre comportement et puis à prendre du recul.
Donc quand il est endommagé forcément par un traumatisme crânien par exemple ou par une tumeur,
certaines personnes peuvent développer des troubles du jugement, de l'impulsivité
et donc, dans de rares cas, un besoin irrépressible de faire de mauvaises blagues.
Alors je dis mauvaise car les histoires racontées par ces personnes atteintes ne font rire qu'elles.
Oui elles peuvent sortir des blagues à répétition, même dans des contextes graves, inventer des jeux de mots très pauvres ou absurdes,
rire de choses qui ne sont pas censées être drôles ou encore avoir du mal à comprendre l'humour des autres.
Surtout s'il est subtil ou ironique.
Et ce qui est étonnant c'est que leur besoin de faire de l'humour est compulsif.
Presque comme une envie incontrôlable.
Et souvent elles ne se rendent même pas compte que leur entourage ne trouve pas ça drôle du tout.
Alors je vous l'ai dit, le syndrome de Vitzelsugt est rare, fascinant et un peu triste.
Il montre à quel point notre sens de l'humour, si humain, est lié à des structures cérébrales précises.
Et que parfois, une petite lésion suffit à transformer notre humour en comportement compulsif à mi-chemin entre le clown et le robot.

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