Les orphelins du Titanic

Durée: 16m15s

Date de sortie: 15/04/2025

durée : 00:16:15 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Cette aventure te transporte au début du XXème siècle au beau milieu de l’Atlantique à bord du luxueux Titanic ! Voici l’incroyable odyssée de deux jeunes frères, Momon et Lolo ainsi que de leur père, Michel, au cœur de l’un des plus terribles naufrages de l’histoire de l’humanité.

Le 15 avril 1912, au large de l'île canadienne de Terre-Neuve, en plein océan Atlantique Nord,
le soleil se lève sur une mer infiniment calme.
Qui pourrait se douter qu'il y a quelques heures à peine, c'est produite ici même une terrible tragédie qui va secouer la planétentière ?
À 2h20 du matin, dans la nuit noire, le majestueux, que disent, le plus grand, le plus beau paquebot du monde, le Titanic,
a sombré après avoir heurté un maïspère.
En trois heures à peine, ce joyau de luxe et de modernité flambant neuf a disparu dans les eaux glacées.
Parmi les survivants, deux enfants, Michel et mon abratil, qui traversaient l'Atlantique avec leur père sous une fausse édite.
Le monde entier, hélas, ne tardera pas à les connaître sous le nom des orphelins du Titanic.
Que se passe-t-il, lorsqu'une montagne glacée surgit de l'ombre, change votre destin à tout jamais ?
Voici l'incroyable odyssée de deux frères, au coeur de l'un des plus terribles naufrages de l'histoire, de l'humanité.
Notre aventure commence quatre petits jours plus tôt.
Le 10 avril 1912, n'est pas un jour ordinaire pour Michel Navratil, dit Lolo.
Le fou le pareil, le minot de quatre ans boucle brûlé, je n'en avais jamais vu.
Hé papa, ils sont tous venus pour embarquer à boire du Titanic ?
Tout juste mon Lolo, c'est son premier voyage et on fait partie des petits chanceux.
Son père, Michel, hé oui, hé hé, ils portent le même prénom, costume élégant et moustache fine.
Presse le pas avec ces deux garçons.
Allez, on se sert fort à la pavance comme des homards.
Le coup du homard, ah ah, ça fait toujours rire Lolo et son petit frère, aidement surnommé Momo.
Hé ho la petite dame, on se prouche, on se prouche.
On plait dans ce port de Southampton, au sud de l'Angleterre, c'est vrai qu'il y a du monde.
Non non non, va pas ici, par là.
Des passagers réchissimes, des familles, des stars de cinéma.
Hello you, ou encore de simples gurgles, se poussent au milieu des cargaisons et des carioles de bagages.
Hé Momo, regarde, là, dans le ciel.
Wow.
Ah mais vu ça Momo.
C'est énorme.
Cispendu à de petites grues, de luxeuse voiture balding dans les airs, avant de s'engouffrer dans l'égal du Titanic.
Aussi haut, avec ces quatre immenses cheminées.
Un immeuble de 11 étages.
Jamais l'homme n'avait construit un pack beau pareil. Il ne peut pas couler, il est insubmercible.
Une heure plus tard, le géant des mers quitte le port.
Le lendemain, les côtes sont déjà loin.
Seul au milieu de l'océan Atlantique Nord, le Titanic, propulsé par trois élices géantes de 22 000 kilos,
ah ouais, quand même, tracera aux directions New York.
Dans quatre petits jours les garçons, une nouvelle vie commence.
Accoudés au bastingage, Michel serre ses deux fils contre lui.
Et maman, on va la retrouver là-bas ?
Euh oui, mais pas tout de suite.
Le cœur du père bat tout à coup très fort dans sa poitrine.
Son large sourire, cachant terrible secret.
Séparé de sa femme, le bonhomme a enlevé ses deux fils.
Ah mes enfants, mes soleils, vous êtes mon seul bonheur.
Oui, d'accord, enfin bon, c'est pas une raison pour les embarquer au bout du monde.
N'oubliez pas, durant toute la traversée, on s'appelle les Hoffman.
Bon, on va se décoder les grombettes.
Et on prend plein les mirettes.
Ah sacré Lolo, il a le sens de la formule.
Depuis que le Titanic a apparaillé, les deux frères ne se laissent pas d'explorer les moindres recoins de cette sublime ville flottante,
dont les couloirs, telles de véritables rues, relient les restaurants, les bars, la piscine chauffée,
le gymnasme, les immenses pompes promenades et le salon de coiffure.
De l'ala que sur vous bididi ?
Euh non, ça va, merci.
Avec leur billet de seconde classe, les navrackis, enfin, les Hoffman,
peuvent accéder au café et salle à manger, située en première classe.
Oh, et puis ça en jette.
Les salons sont tornés de lustres et de gigantesques miroirs,
sous son immense coupole de verre.
Un double escalier somptueux permet aux élégants
de se pavonner dans leur robe piquée de perles et du diamant.
Mais cette débauche de luxe, hélas, n'est pas faite pour tout le monde.
Les passagers de troisième classe, plus modestes, doivent rester à leur place.
Des portes et des grilles cadenassées leur barrent le passage, un peu partout.
Les couches et le soleil succèdent au lever de lune.
Sous la ligne de faux désol, dans la salle des machines,
on se relaie nuit des jours pour faire avancer la bête.
Des bêtes ou feux qui s'est déclenché dans la soute à charbon avant le départ ?
Métriser, Zec, métriser !
Tant mieux. N'empêche que plusieurs clasans sont fragilisés.
Dehors, il fait de plus en plus froid.
Commandant, pour vous.
Depuis deux jours, le Titanic est alerté par de nombreux navires
de la présence anormalement élevée d'Heinzberg.
Le capitaine Smith, pourtant, n'aurait dû pas la vitesse.
C'est le 14 avril.
Né lune, né vent, on s'est tenu et trempé d'encre noire.
Sans lumière, sans vaglette qui se casse à leur base,
les Heinzberg sont encore plus difficiles à repérer.
Surtout lorsque les humaines des visies ont été égarées.
À quelques kilomètres de là,
vous allez en tour de 23 heures,
un énorme bloc de glace se retourne.
Ces barroits, trempés, ne s'intilent plus sur les étoiles.
Les machines ronronnent.
Le paquebot est calme.
Tout en haut du grand main, dans leur nitpie,
les deux matelots vigils se caillent sacrément les mitches.
T'as vu mes doigts ?
On dirait des saucisses congelées.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Une énorme forme sombre se rapproche à la vitesse grand V.
Heinzberg ! Heinzberg droit devant !
Murdock, le premier officier, donne l'ordre de stopper les machines et de vivre de bord.
La barre à tribo, toute !
Mais le Titanic et ses 52 tonnes ne sont pas faciles à manoeuvrer.
On va se le payer !
Machine arrière ! Machine arrière !
L'équipage, allez-y, je vais arriver sur la pro du navire,
qui ne dévie pas d'un yotin,
l'Heinzberg, n'est plus qu'à quelques mètres !
Allez, allez, allez !
Enfin, le paquebot vire très lentement sur la gauche.
Inévitablement, hélas, la vente touche la glace.
À l'intérieur, un choc à peine perceptible fait vibrer les lusres et les verres de cognac.
Mais sous la ligne de flot des ans,
si longs, en taille, les centres et l'eau par gros paquets,
très vite, la salle des machines est inondée.
Le Titanic peut se maintenir à flot avec quatre compartiments noyés.
Six seront bientôt remplis à bord.
Le capitaine Smith comprend que le paquebot est condamné.
Fait paraître lesquels ont sauvetage !
Au nombre de 14, ils ne peuvent accueillir que la moitié des personnes qui se trouvent sur le bâton.
Mme. Messieurs, n'oubliez pas vous de la sauvetage.
Dans le salon des premières classes, les passagers riausent éclats
lorsque les Steward leur demandent de passer leur gilet de sauvetage.
Sûr ma robe en soie ?
Mais enfin, c'est une création, Paul Poiré, vous n'y pensez pas ?
Enfin, c'est ridicule !
Michel Nabratil, qui traîne en buvant un dernier brandi,
finit par comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.
Mes enfants, je dois aller les chercher.
A l'avant du bateau, la proue, déjà, penche en direction de l'eau.
Bonbonneau, Lolo, réveillez-vous. Il verra la concebille très chaudement.
C'est papa, qu'est-ce qui se passe ?
Maman, où est ton frère ?
Le petit, j'ai un oeil dans le lit d'à côté.
Il est vide.
Maman, où est ton frère ?
15 minutes plus tôt, Lolo, qui adore vadrouiller en solo, s'est éclipsé à pas de l'eau.
De couloir en escalier, il a fini par se perdre quelques étages plus bas en troisième classe.
Là-bas, on l'a déjà les pieds dans l'eau.
Le petit est entraîné par la foule, qui envahit les couloirs paniqués.
Mon petit frère, je l'ai laissé tout seul, et mon père, il doit me chercher.
Lolo, Lolo, pardon, Lolo.
Michel et Momo apprentent les couloirs au milieu du passager, en pyjama, fourrure ou tenue de balle, qui se dirigent mollement en fin, les embarcations.
Relottez de froid sur le pont, merci bien.
Pardon.
Excusez-moi, pardon, pardon.
Dehors, l'orchestre s'est mis à jouer.
Michel a du mal à respirer.
Pour moi, j'embarquais les enfants avec moi.
Soudain, leur voisin de cabine l'interpelle.
Michel, Michel, on cherche chez votre fils.
Je l'ai aperçu il y a 15 minutes, près de la salle à manger des troisième classes.
Ah, merci. Allez Momo, on va se mettre au frère.
À menu 25, les premiers canaux de sauvetage sont mis à l'eau, à moitié vieux.
Les femmes et les enfants d'abord !
Dans le ventre du paquebot, il règne désormais une pagaille monstre,
les passagers effrayés par l'eau qui monte détajant en étage,
tant de rejoins dans les chaloupes, mais personne ne sait exactement par où passer.
Bille en tête, Michel et Momo parviennent à descendre jusqu'à la troisième classe.
Soudain, il l'a perçoit, là, dans l'instaurant à manger,
en milieu des familles qui prient et qui chantent.
Lolo, Lolo !
Aussitôt, le petit garçon accourt dans leur direction.
Papa, Momo, je suis là !
Lolo !
Mon fils, mes garçons, bon, maintenant il faut se sortir de là.
Entre nous, c'est pas gagné.
Les escaliers qui permettent d'accéder à la seconde classe sont fermés par des grés.
Il va laisser ses ordres !
Devant eux, un non-ficier pistolé au point empêche qui qu'on voudrait passer.
Ouvrez-nous, bordieu ! Il y a des familles et des enfants !
Ce sera bientôt votre tour ! On se gale !
Sinon, je tire !
Une heure trente. La moitié des canaux a déjà quitté le paquebot.
Enfin, la foule réussit à forcer le passage !
Allez, Lisenda, il faut monter maintenant, le plus vite possible. Allez, allez, allez !
Il n'y a plus de place ici ! Retournez là-bas, de l'autre côté !
Non, non, non ! Va par ici, par là !
Arrivé sur le pont supérieur ?
Par là !
Michel découvre horrifié que les deux derniers canaux surchargés ne prennent plus aucun passager.
L'avant du bateau est en train de disparaître sous l'eau.
Le trio se dirige vers l'arrière, qui se soulève à Vudaille.
Les passagers jettent des planches par-dessus bord !
L'orchestre poursuit son poussard, Michel tout à coup s'effondre !
Tout est de la faute, tout est de la faute !
Hé, papa ! Papa, regarde !
À quelques mètres, des matelots tentent de mettre à l'eau un petit canot en toile.
Bravo, Lolo ! On a encore une chance !
Michel, fais embarquer ces deux garçons.
Montez, montez les enfants, montez !
Je veux pas partir sans toi !
T'inquiète pas, Lolo. Je vous rejoindrai plus tard.
Dis à ta mère que je l'aime et que je suis désolé.
Et n'oublie pas votre vrai nom, c'est Navratil.
On se retrouve vite. Je vous aime de toutes mes forces.
Le canot commence à descendre.
Nono, regarde son père.
On va se tirer la pince, papa ! Comme des haumards !
Tandis que l'embarcation s'éloigne, Michel prend son frère dans ses bras.
Comme des haumards, Momo. Comme des haumards.
À 2h18, le Titanic se casse en deux.
Tandis que l'avant disparaît, l'arrière se drasse à la verticale,
avant de couler à son tour.
Une petite minute plus tard.
Il est 2h20, le Titanic a sombré.
Sur les deux, l'embarcation s'est déroulée.
Deux mille de cent personnes à bord.
755 chèlement, dont très peu de troisième classe,
montrons sur le Pac-Bot le Carpathia venu leur porter secours.
Momo et Lolo ne reverront plus jamais leurs pères.
Trois jours plus tard, à New York,
la police et la presse remoussièlent les terres
pour retrouver la mer des deux orphelins du Titanic.
Lolo et Momo, sous le choc, ont en effet oublié leur vrai nom.
À l'autre bout du monde,
à Nice, après 7 jours d'angoisse effroyable,
Marcel, leur mère, reconnaît leur frimousse dans le journal.
Mes fils !
Le jour tant attendu de leur retour,
l'on se retrouve, Lolo, Momo et leur mère,
chez son serrées très fort,
en commençant par la pince,
comme des homards, évidemment.
Derrière cet épisode, Il y a
Marion Lele, Fanny Le Roi, Baptiste Collion
et moi, leur grand-besaçon.
...
Les pâpes du Titanic ne sera retrouvée qu'en 1985
par l'océanographe américain, Robert Ballard.
Ailleurs, on a fait une auditie à ce sujet.
Les Odyssées est un podcast original de France Inter.
Hé ! Psst, psst !
Tu veux poursuivre l'aventure ?
Découvre-le-li, voient les Odyssées !
Quarrent récits de grands exploits
accomplis par des héros eux,
des héros héroïnes pour un jeu émotionnel !
Les Odyssées, de leur grand-besaçon,
une coédition France Inter.
Un must dans ta bibliothèque !

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