Dans quel pays un homme sur quatre serait un violeur ?

Durée: 2m15s

Date de sortie: 16/04/2025

En 2009, une étude menée par le Conseil de Recherche Médicale d'Afrique du Sud (MRC) a révélé que plus d'un quart des hommes sud-africains interrogés ont admis avoir commis un viol. Cette enquête, dirigée par la professeure Rachel Jewkes, a porté sur un échantillon représentatif de 1 738 hommes des provinces du Cap-Oriental et du KwaZulu-Natal.


Principaux résultats de l'étude :

27,6 % des hommes interrogés ont reconnu avoir violé une femme ou une fille.

Parmi eux, 23,2 % ont déclaré avoir violé deux ou trois femmes, 8,4 % entre quatre et cinq, 7,1 % entre six et dix, et 7,7 % plus de dix femmes ou filles.

46,5 % des auteurs de viols ont commis leur premier acte entre 15 et 19 ans, et 9,8 % avant l'âge de 10 ans.

Ces chiffres alarmants mettent en lumière une culture de la violence sexuelle profondément enracinée en Afrique du Sud. Les raisons évoquées par les auteurs incluent la recherche de "plaisir", l'ennui, la pression des pairs et des notions de punition envers les femmes.


Facteurs contribuant à cette situation :

Normes culturelles et sociales : Des idées de masculinité basées sur la hiérarchie de genre et le sentiment d'un droit sexuel des hommes sont répandues.

Inégalités socio-économiques : Les disparités économiques et le chômage élevé exacerbent les tensions et la violence.

Héritage de l'apartheid : La période de l'apartheid a laissé une société fragmentée avec des structures familiales déstabilisées et une méfiance envers les institutions.


Conséquences sur la santé publique :

L'étude a également établi un lien entre la violence sexuelle et la prévalence du VIH. Les hommes violents envers leurs partenaires sont deux fois plus susceptibles d'être séropositifs. De plus, une femme violée par un homme de plus de 25 ans a une chance sur quatre que son agresseur soit porteur du VIH.


Réactions et mesures prises :

Face à ces révélations, des organisations locales et internationales ont intensifié leurs efforts pour lutter contre la violence sexuelle en Afrique du Sud. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées pour remettre en question les normes de genre toxiques et promouvoir des relations égalitaires. Cependant, malgré des lois progressistes, leur application reste insuffisante, et la culture de l'impunité persiste.


Conclusion :

Les résultats de l'étude du MRC ont mis en évidence l'ampleur de la crise de la violence sexuelle en Afrique du Sud. Ils soulignent la nécessité d'une approche multidimensionnelle, combinant des réformes législatives, des programmes éducatifs et des initiatives communautaires pour transformer les attitudes et réduire la prévalence du viol dans le pays.


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Dans quel pays un homme sur quatre serait un violeur ?
Alors ici je vais vous parler d'une étude qui a été réalisée en 2009 par le Conseil de Recherche médicale d'Afrique du Sud.
Elle a révélé que plus d'un quart des hommes sud-africains interrogés ont admis avoir commis un viol.
L'enquête a été réalisée sur un échantillon représentatif de 1 738 personnes,
donc des provinces du Cap-Oriental et du Quaisoulou-Natal.
Pour être très précis, les principaux résultats de cette étude sont les suivants.
27,6% des hommes interrogés ont donc reconnu avoir violé une femme ou une fille.
Et parmi eux, 23% ont déclaré avoir violé deux ou trois femmes.
8% entre 4 et 5, 7% entre 6 et 10 et encore 7% plus de 10 femmes.
Quant à l'âge de commissions, ces actes, 46% des auteurs de viol
ont commis leur premier acte entre 15 et 19 ans et près de 10% avant l'âge de 10 ans.
Alors bien sûr ce sont des chiffres alarmants qui mettent en lumière une culture de la violence sexuelle
profondément racinée en Afrique du Sud.
Comment l'expliquer ? Il y a plusieurs facteurs.
D'abord on peut souligner les normes culturelles et sociales,
des idées de masculinité biaisées forcément basées sur la hiérarchie de gens
et le sentiment d'un droit sexuel des hommes.
Bien sûr les inégalités socio-économiques aussi, avec des disparités économiques
et un chômage très élevé qui exacerbent la violence.
Et puis certains soulignent l'héritage de l'apartheid,
qui a laissé une société fragmentée, c'est vrai,
avec des structures familiales très déstabilisées.
Consequence, et bien il y a une prévalence du VIH.
Les hommes violents envers leurs partenaires sont en effet deux fois plus susceptibles d'être séropositifs,
de plus une femme violée par un homme de plus de 25 ans,
à une chance sur quatre que son agresseur soit porteur du VIH.
Voilà, alors les résultats de cette étude ont mis en évidence,
bien sûr l'ampleur de la crise de la violence sexuelle en Afrique du Sud
et souligne la nécessité d'une approche multidimensionnelle,
combinant des réformes législatives, des programmes éducatifs
et des initiatives communautaires pour transformer les attitudes
et réduire la prévalence du viol dans ce pays.

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