📣 Berthet One – Le dessinateur de résilience

Durée: 22m5s

Date de sortie: 16/04/2025

[SPONSORISÉ]

Le 5 décembre 2024, lors de l’événement Quartier Général organisé par Bpifrance, le podcast "La Base" a réuni des talents qui nous offrent une plongée dans le voyage entrepreneurial de huit entrepreneurs et entrepreneures.


Berthet One est la preuve que l’art peut naître des endroits les plus improbables. C’est en prison qu’il découvre sa passion pour le dessin et décide de transformer sa vie. Depuis, il est devenu une figure emblématique du street art, exposant ses œuvres dans des galeries prestigieuses tout en restant fidèle à ses racines urbaines.

Berthet est un entrepreneur engagé. Il utilise son expérience pour inspirer les jeunes à croire en leurs talents, à surmonter les obstacles et à transformer leurs échecs en opportunités.


Un format intime et sincère

Les invités se livrent avec transparence sur leur voyage entrepreneurial, de leurs débuts jusqu’à leurs ambitions futures. "La Base" s’articule autour de trois grands axes :


â—Ź     Les racines : Comment leur environnement, leurs expĂ©riences et leurs influences personnelles ont façonnĂ© leur vision.

â—Ź     Le dĂ©clic entrepreneurial : Ce moment charnière oĂą une passion ou une idĂ©e devient un projet concret.

â—Ź     Leur impact et leur futur : Comment ils transforment leur secteur et envisagent leur rĂ´le dans le monde de demain.


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Souvent quand on parle de carcée populaire, on nous parle de cela en mauvais,
alors que moi, ça a été une force.
J'ai sorti de prison, j'ai pas un rond, j'ai des dettes, tout est compliqué.
Autant on peut nous apprendre des personnes plus âgées que nous, et l'inverse.
Bienvenue dans La Base, un podcast de Big Media qui vous parle de voyage entrepreneurial.
Je suis Georges-Jongret Abay, entrepreneur et consultant en communication,
et avec moi, j'ai la chance d'avoir Berté One.
Comment ça va Berté ?
Ça va super, merci beaucoup.
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, c'est trop cool d'avoir ici.
On va se parler donc d'entrepreneuriat, de tout ce que tu entreprends,
mais avant toute chose, explique-nous, raconte-nous qui est tu ?
Je m'appelle Berté One, je suis auteur de Bonne Dessinée,
mais aussi un street artiste au parcours atypique,
celui d'un jeune qui a grandi dans un quartier populaire Ă  la Courneuve,
et qui a connu dans sa jeunesse des Mes aventures,
notamment un passage à la Casse-Prison, pour des faits quand même sérieux,
je suis pour des braquages en fait,
et j'y suis resté quelques années,
et ça a été pour moi un moment décisif dans ma vie,
car c'est là où je me suis dit que je valais mieux que ça,
j'ai donc décidé de reprendre mes études,
de reprendre surtout ma passion qui est le dessin,
j'ai passé des diplômes, et puis j'ai repris ma passion qui est le dessin.
Ok, et donc toi tu as commencé à dessiner,
enfin comment ça s'est fait finalement,
cette passion, comment elle s'est révélée ta passion pour le dessin ?
Alors pour tout te dire, moi je suis de la génération club de Roté,
et du coup, n'est-ce pas ?
Et du coup, très très tôt en fait,
j'ai vu Kébu dessiner à l'âge de 10 ans,
et je me suis dit, c'est ce que je veux faire.
Le problème, c'est qu'à la maison et à l'école,
quand les profs me posent la question,
qu'est-ce que tu veux faire ?
Je veux être dessinateur, je choisis plutôt un vrai métier.
Oui donc ça t'a pas spécialement aidé à perserver là-dedans,
et justement cette passion,
donc tu l'avais au fond de toi hyper jeune en fait, enfin enfant,
et comment justement tu t'es accroché ?
Parce que si on t'a pas spécialement aidé, voire même découragé,
comment cette passion finalement t'as voulu la garder
et fait qu'aujourd'hui, t'es lĂ ,
et que t'es un artiste connu, reconnu ?
Alors j'ai continué à deux moments importants dans ma vie,
d'abord dans mon adolescence,
parce que il y a eu le hip-hop qui est arrivé,
et moi je ne savais pas danser sur la tĂŞte,
je ne savais pas écrire de textes de rap,
par contre je savais dessiner,
donc j'ai commencé à dessiner, à peindre sur des murs.
Première partie, ensuite j'arrête complètement,
deuxième passage c'est quand je suis enfermé,
je suis en prison,
je vis des moments difficiles, des moments compliqués,
et je me sens un peu comme un journaliste en immersion,
je vis des choses, je vois des choses,
et je décide de les écrire et surtout de les dessiner.
J'en ai d'ailleurs sorti une bd qui s'appelle l'évasion.
Et ça justement, cette volonté de faire les choses, d'entreprendre,
ça elle est venue d'où, parce qu'avoir une passion,
ça peut aussi suffire,
finalement être passionné par le dessin,
par le graphe, etc, ça peut suffire toi.
Pourquoi ou comment tu t'es dit,
ah en fait tu peux mĂŞme en vivre ?
Alors d'abord, comme je l'ai dit,
j'ai grandi dans un quartier populaire,
et souvent quand on parle de quartier populaire,
on nous parle de cela en mauvais,
alors que moi ça a été une force,
c'était une force parce qu'on entreprend dans les quartiers populaires.
Malheureusement, bien souvent,
on entreprend du côté, on va dire, sombre de la force.
Alors qu'il y a du potentiel énorme,
il y a des jeunes avec un potentiel incroyable, hyper futé, hyper malin,
et du coup depuis tout jeune, je me dis que c'était à moi de faire les choses.
Et donc une fois sorti de prison,
et bien je me dis que c'est Ă  moi de faire les choses,
et la force que j'ai, c'est mon dessin.
Ok, et justement par rapport Ă  tes origines, Ă  cette base,
toi tes inspirations sont venus nous,
parce que dessiner, tu peux avoir des idées comme ça se pencha des membres,
donc il y avait le club de roté, t'en parlais,
et ce qu'il y a aussi d'autres choses au fil du temps,
parce que je pense que, il n'y a pas eu que le club de roté comme vrai.
Alors oui, comme je disais, il y avait le club de roté,
mais surtout il y a mon environnement qui m'a inspiré.
D'accord.
Mon quartier quoi.
Mon quartier, et puis surtout la situation autour de moi,
quand je voyais la situation politique, la situation sociale,
et bien j'avais envie de raconter en histoire avec humour et d'érision,
ce que je vivais tous les jours en fait.
Donc ce qui m'inspire c'est les jeunes, c'est mon entourage,
les quartiers populaires,
et même quand je me déplace, que ce soit à la campagne,
quand je me déplace à l'étranger,
avec ma vue de Berthée en fait.
De jeunes hommes issus des quartiers populaires,
et bien je raconte ce que je vois.
Et donc justement, tout ton environnement,
finalement, il y a beaucoup d'impact sur toi,
qui t'inspire, mais qui a aussi eu,
parfois, ça a eu un impact plutôt négatif,
là ça fait très très longtemps maintenant,
que c'est clairement un impact positif,
toi tu le vis comment ça ?
Ben, je le vis plutôt de façon positive,
je me dis que effectivement,
j'ai su tirer du côté sombre une force,
et je lui ai ramené à la lumière.
Et d'ailleurs c'est très important pour moi,
parce que aujourd'hui c'est mon life motive,
que de ramener justement d'autres personnes
qui vivent des difficultés,
ben regardez, vous avez du potentiel,
vous ĂŞtes capables d'eux.
Donc justement toi,
t'as été impacté par beaucoup de monde,
par ton environnement,
lĂ  justement tout cette porte,
ce qui est très intéressant sur ton impact,
ça veut dire toi Berthée,
qui a de l'impact sur les autres.
Et ça, qu'est-ce que t'as matérialisé, concrétisé ?
T'as entrepris justement des choses lĂ -dedans ?
Alors j'ai entrepris des choses,
tout d'abord je me suis rendu compte
que j'avais quelque chose en moi
qui était hyper positif,
et surtout j'avais cette envie de partage.
J'ai donc d'abord décidé de monter
une association qui s'appelle Macadam,
et j'ai monté des partenariats,
et avec cette association,
j'interviens dans les prisons,
mais aussi dans les écoles,
dans les quartiers populaires,
dans les médias techs,
et toujours par le biais de la culture.
Et donc je vais Ă  la rencontre des jeunes,
j'explique mon parcours de vie,
qui est atypique,
mais qui est aussi inspirant.
Tout ça pour dire qu'on peut
vivre des situations difficiles,
mais on peut s'élever,
on peut avancer,
il suffit simplement de travailler et de foncer.
Ok, et toi justement ça c'est un message
que tu transmets par ton association,
par tes collaborations,
ça fait d'aller au-delà de certaines conditions ?
Tout Ă  fait c'est le message,
c'est mon life motive en fait.
Je me dis que c'est Ă  nous de faire les choses,
et qui mieux que nous-mĂŞme,
pourra faire les choses pour parler
à nos petits frères, à nos petites soeurs.
Et toi justement,
cette volonté entrepreneuriale,
tu fais ta huit,
c'est un déclic,
ça veut dire vraiment de...
vraiment de passer Ă  la vitesse super,
parce que lĂ  justement,
comme tu dis lĂ ,
t'avais cette passion pour le dessin,
t'avais ton environnement, etc.
Mais à un moment donné,
comme je disais tout Ă  l'heure,
cette volonté, ce passage,
je veux dire, ok,
de cette passion,
j'en fais quelque chose,
et en fait, tu t'arrĂŞtes pas,
parce que tu as créé plein de choses justement.
Donc par exemple, la association concrètement,
comment tu as eu ce déclic au fond ?
Tout s'est passé lors de ma première exposition.
Je sors de prison,
et on me propose ma première exposition
dans les beaux quartiers de Paris,
rue du Foubourg-Sainte-Honoré.
Et ce jour-lĂ ,
les médias sont invités,
et les médias surtout sont très étonnés,
parce que je vends beaucoup de tableaux
Ă  des prix quand mĂŞme assez chers,
et ils s'interrogent sur comment ça se fait,
que ce type-lĂ ,
avec le parcours de Véquila,
arrive Ă ...
son art arrive Ă  plaire.
Et moi, je me pose des questions,
je me dis, mais il ne se rend pas compte
que d'oĂą je viens,
donc des carcées populaires,
on soulève une pierre,
dévertez, il y en a dix qui sortent.
Et donc, quand je dis dévertez,
c'est-Ă -dire des personnes qui ont du talent,
et dix fois plus de talent que moi, j'ai envie de dire.
Et donc, je me suis dit,
il faudrait peut-être que ça se sache,
et que j'ai peut-ĂŞtre un rĂ´le Ă  jouer dedans.
J'ai donc décidé de monter là, ce saison,
et d'intervenir auprès des gènes.
Ok.
Et toi, je t'en...
cette exposition,
comme...
Enfin, quel était le chemin ?
Parce que tu dessines,
tu crées,
et d'un coup, comment t'exposes ?
Tiens, c'est quoi la brique au milieu de tout ça ?
Alors, il s'est passé un truc fou, en fait.
C'est...
Encore une fois, c'est l'heure de mon passage,
donc...
d'étention.
J'ai gagné au Festival d'Angoulême,
un concours qui s'appelle Trans-Muray.
De là, des éditeurs ont remarqué ce que je faisais.
Et Ă  ma sortie,
de Phil en Aiguille,
ça s'est su,
et puis on m'a proposé une exposition.
Mais surtout, moi qui ai grandi dans cette culture hip-hop,
j'ai grandi avec des rappeurs,
des personnes qui aujourd'hui sont très connues,
et donc je me suis dit,
je vais calquer.
Je me suis dit un petit dessinateur,
mais je vais penser comme un grand dessinateur,
et je vais m'occuper des bonnes personnes.
En fait, il faut travailler avec les meilleurs
pour avancer plus lent possible.
Ok, c'est là où tu t'es structuré aussi ?
Je me suis structuré.
Par des personnes ?
Tout Ă  fait.
Je me suis constitué un staff,
d'abord avec les copains,
des copains capables,
parce qu'il y a copains et copains.
Et donc, par la suite,
ça s'est professionnalisé aujourd'hui,
je suis dans une agence carrément,
Tartine Block avec laquelle
on avance, on a des super projets.

Et justement toi, c'est le fait de structurer d'un coup,
est-ce que t'as l'impression
que ça peut parfois un peu te dépasser, dénaturer ?
Peut-ĂŞtre mĂŞme ton travail,
en disant c'est plus de l'art,
parce que c'est trop organisé,
ou finalement, tu le vis bien,
ou ça fait partie de la chose ?
Alors je dirais qu'au contraire,
ça me permet d'être focus dans mon art,
et puis de déléguer en fait,
aux personnes qui pourront s'occuper,
enfin de tout quoi,
que ce soit de la paparaz, des rendez-vous, etc.
Et moi, mon principal truc,
c'est de créer, de prendre, de dessiner.
Tu peux te concentrer sur ton art,
sur ton travail, tout simplement,
et t'as des personnes autour de toi
qui s'occupent du reste.
VoilĂ , qui m'aide.
Et ça, ça te permet en fait d'aller toujours plus loin,
je pense dans l'excellence, en fait, dans...
Tout à fait, ça me permet d'aller beaucoup plus loin,
et surtout d'atteindre des personnes
auxquelles je n'aurais jamais pensé,
parce qu'autour de moi,
il y a des personnes qui m'aident Ă  penser,
qui m'aident Ă  connecter, et voilĂ , on avance.
Et toi, tu fais comment, je sens,
pour s'adapter Ă  toutes ces personnes ?
Parce qu'au fond...
Alors moi, je m'adapte pas.
La plupart du temps, c'est sans eux qui s'adaptent Ă  moi.
C'est puissant.
Parce qu'en fait, je ne suis qu'un artiste,
et moi, je donne quelque chose et on aime ou pas.
Donc, ce sont les personnes qui s'adaptent plutĂ´t Ă  mon art.
Ok, donc toi, tu sens...
Tu ne ressens pas le besoin ou de toi
d'adapter nécessairement ou d'être flexible.
Ça veut dire que tu fais ce que tu fais,
tu y crois, des gens autour de toi y croient,
et en quelque sorte, ça suffit.
VoilĂ , parce que Ă  partir du moment
où je fais passer un message, on écoute le message ou pas.
Ok, et ça te va,
ce qui est hyper agréable comme posture en plus ?
Ça me va carrément,
surtout si je réussis à élever les pensées.
Ouais, toujours.
Et donc, dans ce voyage entrepreneurial,
toi, évidemment, on le sait aussi avant,
mais tu progresses, ça veut dire malgré tout,
tu as ton style qui est quand mĂŞme hyper distinctif,
mais tu as évolué,
tu as ton dessin à évoluer,
tu as progressé,
tu as imaginé encore des nouvelles choses,
ça, tu as fait comment pour continuer
à évoluer, à progresser dans ton art ?
Alors lĂ , je dirais qu'il n'y a pas 36 000 solutions,
c'est le travail tout simplement.
C'est cette faible mese règle de 10 000 heures,
je ne sais pas si tu la connais.
Mais voilĂ , en gros, plus on travaille,
plus on s'entraîne, plus on réussit,
et plus on devient professionnel,
on se professionnalise.
Et donc moi, ça a été le travail.
Ă€ partir du moment oĂą je me suis dit,
c'est bon, ça va devenir mon métier,
il faut que je fasse les choses correctement,
que je m'organise,
et surtout que je fonce, je bosse.
Et donc, j'ai des ailleurs et j'avance.
Ok.
Et ça, en fait, c'est cette volonté d'apprendre toi,
concrètement, tu fais comment ?
C'est assez en prenant une journée de verté classique,
ou voilà, tu es partagé en différents projets,
mais comment, d'un coup, tu vas apprendre une nouvelle chose
et qui va être potentiellement appliqué dans ton art ?
Eh ben, je vais apprendre tout simplement en me trompant.
Et je trouve ça hyper important,
que ce soit dans la peinture,
je vais tenter de nouvelles choses,
des nouveaux rendus,
je vais rater,
et puis je vais apprendre tout simplement.
Tu test, tu apprends,
ça fonctionne, ça ne fonctionne pas, voilà.
Mais en tout cas, tu es toujours dans cette volonté,
voilĂ , tu fais.
Ça, c'est exactement.
En trop reprend justement, on est bien.
Il y a une chose qui est importante aussi,
c'est de connecter avec les autres.
Oui.
Parce que je regarde ce que je fais, c'est vrai,
mais je regarde aussi beaucoup ce qui se fait autour de moi.
Il y a des...
J'ai la chance aussi d'être entouré d'énormes artistes,
de personnes qui pleine de talents,
et donc j'apprends aussi avec les copains, quoi.
Ok.
Et ça justement, cette approche-là,
est-ce que toi, ta vision est évoluée aussi avec le temps ?
Ça veut dire que peut-être,
il y a à l'époque, tu avais une certaine vision de toi,
de ta carrière, de ton travail,
et peut-être il y a des événements qui en fait qu'elle a évolué,
ou finalement, tu...
Malgré tout, ton chemin était tracé,
c'est-à-dire quand tu as gagné ton prix,
et que tu étais encore en prison, est-ce que tu t'is dit,
ok, lĂ , j'y vais, j'ai une ligne,
et puis je me dis qu'il y a qu'Ă  la suivre.
Alors non, effectivement, les choses évoluent.
Disons que j'ai une ligne de conduite,
j'ai une voix, j'ai une vision.
Par contre, sur le chemin,
je rencontre des nouvelles choses, des nouvelles personnes,
des nouvelles idées aussi,
et donc je m'essaye Ă  pas mal de choses.
Moi, comme je l'ai dit, je le répète,
je ne suis qu'un artiste,
mais c'est vrai qu'en tant qu'artiste, j'ai des choses Ă  donner,
et il y a même des choses insoupçonnées.
C'est ce que je dis aussi lorsque je rencontre des jeunes,
c'est, croient-toi, essaye des choses,
et tu verras qu'il y a énormément de choses,
tu as un potentiel, en fait, que tu ne connais mĂŞme pas.
Et donc voilĂ , il suffit d'essayer, de travailler,
et puis je me rends compte que c'est vrai que je peins,
mais j'écris aussi, tiens.
Et donc aujourd'hui, je suis capable d'écrire pour le cinéma.
C'est vrai que j'écris, mais en gros, je raconte des histoires.
Enfin, disons que j'utilise tout ce que le bon Dieu m'a donné.
Et justement, cette transmission,
en passant, tu transmets beaucoup,
justement entre autres, par ton association.
Est-ce que toi aussi, au final,
quand tu t'interagis avec des plus jeunes personnes,
ou pas d'instant plus jeunes,
au fond, t'as l'impression aussi d'apprendre d'eux.
Tu vois, est-ce que cette transmission, finalement,
c'est un peu Ă  les retours ?
Ah mais carrément !
Alors moi, j'apprends de tout le monde,
et c'est vraiment quelque chose que mes parents m'ont inculquée, en fait.
Autant, on peut nous apprendre des personnes plus âgées que nous,
puis l'inverse.
Et ça, je l'ai toujours regardé en tête.
Et du coup, mĂŞme une personne qui me dit
qu'elle ne le sait pas dessiner,
je vais lui donner un cours de dessin,
et donc je vais apprendre pas mal de choses.
Et donc, on est capable d'apprendre de tout le monde.
Moi, quand j'interviens dans les écoles,
on pourrait se dire que, tiens,
c'est entre guillemets un professeur qui apprend à ses élèves,
mais non, avec mes élèves, je parle.
Et quand je parle, j'apprends des nouveaux codes,
j'apprends des nouveaux mots,
j'apprends tout un nouveau truc,
et qui me sert quand je raconte mes histoires.
Quand j'invente un personnage
qui a 14 ans,
et bien, j'arrive Ă  rentrer dans sa poue, en fait.
Ok, je comprends.
Et est-ce qu'il y a, malgré tout,
eu des moments oĂą t'as eu envie d'abandonner,
parce qu'on sait qu'une carrière,
lorsqu'on entreprend ou mĂŞme si on ne comprend pas, d'ailleurs,
mais il y a des moments très difficiles,
des moments oĂą on a envie de tout abandonner,
peu importe la raison,
est-ce qu'il y a des jours ou même récemment,
oĂą tu te dis, j'ai envie d'arrĂŞter.
Alors, arrĂŞter non,
parce que j'ai un caractère qui fait que,
ben, on laisse toujours la tĂŞte et on se bat.
Mais c'est vrai que j'ai eu des moments difficiles.
Ne serait-ce que quand...
Enfin, un artiste, c'est bien connu,
ne gagne pas forcément sa vie,
surtout dans les débuts.
Alors, au début, ça a été difficile,
parce que, comme je l'ai dit tout Ă  l'heure,
tu imagines le truc,
j'assois de prison,
j'ai pas un rond,
j'ai des dettes,
tout est compliqué.
Par contre, j'ai une bonne étoile
qui fait qu'il se passe pas mal de choses rapidement.
Et donc, c'est lĂ  oĂą je me dis,
il faut saisir l'occasion,
il faut saisir ma chance,
et surtout, la chance pour moi,
ça n'existe pas,
et donc, il va falloir bosser.
On la crée.
C'est ça.
Là, tu as créé ta chance avec ça.
Et si, j'ai envie de dire,
tu devais tout recommencer.
Imagine, tu vas un peu baguette magique,
tu peux tout recommencer.
Est-ce qu'il y a des choses
que tu ferais différemment dans ta carrière ?
Alors, je pense que oui,
c'est-à-dire que j'aurais commencé à travailler
le don que j'ai bien plus tĂ´t.
D'accord.
J'aurais eu conscience,
et j'aurais tout fait pour plus confiance en moi.
Parce que ça, c'est ce qu'il manque
Ă  pas mal d'entrepreneurs,
pas mal de gènes, justement,
c'est la confiance en soi.
On a des idées, on a envie de,
mais on n'y croit pas vraiment,
on a un peu,
et surtout, voilĂ ,
on a peur de risquer, en fait.
Ok, donc se faire confiance.
Tout Ă  fait.
Pour le coup, et aussi,
céder des autres.
Tout Ă  fait.
D'ailleurs, je vais mĂŞme te dire quelque chose, tu sais,
j'ai eu la chance de rencontrer Kaby.
Oui.
Il m'a soutenu,
il m'a même fait la petite dédicace,
tu sais, enfin, le...
au début du livre, je perds mes...
Dans une préface.
Oui, merci.
Il m'a fait la préface.
Ouais.
Et du coup, j'ai eu l'occasion de lui dire,
tu sais, Kaby,
quand j'étais gamin,
si j'avais la chance d'avoir un Kaby
qui vient dans mon école
et qui me dit, Berte,
tu sais, c'est super,
parce que tu fais continuer,
ne lâche rien,
et bien peut-être que j'aurais évité
pas mal de choses Ă  mon avis.
Et donc pour moi aujourd'hui,
c'est une obligation
que de retourner dans les écoles,
de voir des jeunes.
Et quand je trouve quelqu'un qui en vaut le coup,
je lui dis, sur tout, ne lâche rien,
c'est bon ce que tu fais.
Et j'espère que ça restera,
en fait, je plante une graine.
Je sais pas, j'essaie de faire.
Parce que, déjà, beaucoup.
Et justement, est-ce que...
Bah tu vois, un personnage comme Kaby,
c'est quelqu'un qui a compté,
c'est qu'il y a d'autres personnes,
tu vois, qui ont compté dans ta carrière,
tu sais, parfois, il y a une rencontre,
comme tu dis, c'est peut-ĂŞtre mĂŞme un mot,
une phrase, hein.
Pas nécessairement quelque chose
de hyper concret où on t'a donné,
tu as le contact incroyable.
Est-ce qu'il y a d'autres personnes
comme ça où tu dis, OK,
ça, j'ai passé une étape
grâce à cette personne ?
Ah mais carrément,
il y a énormément de personnes.
Je pourrais commencer par un avocat
qui m'a vachement soutenue,
une avocate, pardon.
Je vais enchaîner par mon agent,
Start-up Blog,
mais surtout, je suis soutenu aussi
par la Fondation ADP,
et puis dernièrement,
je suis entré dans une belle galerie
qui me soutient dans mon art,
qui s'appelle la Galerie Pereira.
Et donc, voilĂ ,
j'ai eu, me sens avancé
et puis faire des grands pas maintenant.
OK, c'est dévo.
Et justement, quand tu as envie
d'entreprendre des nouvelles choses,
ça veut dire là,
tu test plein de choses,
tu fais plein de choses,
est-ce qu'il y a des choses
qui te trottent un peu dans la tĂŞte,
d'envie de te lancer ?
Tu disais, tu dessines,
tu écris également.
Est-ce qu'il y a encore d'autres choses
que tu as envie d'explorer ?
Alors carrément oui, en fait,
j'ai envie de...
de créer de la BD
et de distribuer de la BD, en fait.
J'ai envie peut-être de moto-éditer.
Et donc, c'est difficile,
on le sait, on a besoin de partenaires.
Par exemple, en ce moment,
je suis sur un projet génial
qui est un projet de BD
qui traite de la déclaration des droits de l'homme,
mais expliqué aux enfants.
OK.
Un peu comme tu t'en souviens,
il était une fois la vie, le dessin animé.
Complètement.
VoilĂ .
J'ai envie de...
Enfin, je me rends compte
que les valeurs se perdent de plus en plus malheureusement
et qu'il est temps de ramener ces valeurs
et surtout de les réapproprier
et d'être plus jeune âge,
rien que la BD.
Et donc, pour cela,
il va falloir peut-être s'auto-éditer
ou travailler avec des partenaires.
Donc, j'en profite.
Je suis là avec Quartier Général de la BPI
pour toutes les personnes qui ont envie de se lancer,
de d'aider un projet comme celui-ci
pour qu'il aterrisse dans les mains des jeunes, en fait.
Donc, c'est toujours cette notion de transmission,
d'apprentissage
et puis, comme tu dis, un peu s'élever les uns les autres.
Tout Ă  fait.
Tout Ă  fait.
Magnifique.
Et j'ai encore une dernière question,
mais ça rejoint fin de l'avance qu'on se dit.
Si toi, tu as un message Ă  transmettre,
que ce soit des personnes qui entreprennent,
qui hésitent à entreprendre, à se lancer,
tout simplement,
qu'est-ce que tu dirais Ă  ces personnes ?
Alors, je dirais qu'il y a un temps pour tout.
Je suis le temps oĂą on pensait Ă  un projet,
je suis le temps oĂą on parlait du projet.
Et maintenant, il est temps de concrétiser les choses,
de foncer, de se rater, de se relever, de continuer.
Ok.
Merci beaucoup, Bertet.
C'était la base, un podcast Big Media.
Allez, ciao !
Merci beaucoup.

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