Les petites histoires !
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous va raconter Sushi et le kidnapper de Doudou.
Une histoire qu'on a pu imaginer grâce à Leni, un auditeur du podcast et c'est tant
de risques qu'il l'a écrite.
Ce soir, quand Leni est rentré de l'école, il a trouvé Sushi dans tous ses états.
Sushi, c'est le Doudou de Leni.
C'est une peluche boule blanche trop mignonne, avec des oreilles de charose, une jolie moustache,
des yeux rouges et des petites canines de vampire.
Dordinaire, Sushi est plutôt froussard et il reste au chaud dans la chambre de Leni
à manger et à dormir toute la journée.
Mais ce soir-là, c'est différent.
Dès que Leni a passé la porte, Sushi le rejoint paniquer.
Leni, Leni, le qui de la peur de Doudou il a encore frappé.
Il est venu en début l'après-midi et il a emporté tout le monde.
Il faut que tu m'aides tout seul, moi je ne sais pas y aller.
Calme-toi, Sushi.
Explique-moi d'abord ce qui s'est passé, d'accord ?
Oui, d'accord, d'accord.
Eh ben, eh ben, je terminais ma quatrième sieste et quand j'ai entendu du bruit dans
le couloir, tu sais, la grosse machine.
Oui, l'aspirateur et après ?
Eh ben, après, le qui de la peur, il est entré et moi je l'ai reconnu tout de suite.
Il avait son panier en osier.
Oh non !
Ah si, je me suis cassée sous l'oreiller.
Oh, je l'avais peur qu'il me trouve.
Ah, sûr, il restait là sans bouger.
Et puis, et puis il est reparti.
Il a fermé la porte et quand je suis sorti, il est vu qu'il avait emporté.
Mais qui ?
Dis-moi.
Oh, tout le monde !
Oh, fin, fin, oh !
L'éléphant qui roule, d'un gond, le dragon, il les a tous enlevés.
Je n'aurais jamais dû vous laisser seul.
C'est moi qui les ai mis en danger, ne les cachons pas dans le coffre à jouet.
Oh, Lélie, qu'est-ce qu'on va faire ?
Hum, il y a qu'une seule chose à faire, Sushi.
On va les aller chercher.
Toi aussi, tu devines où le kidnapper les emmenait, n'est-ce pas ?
Ah oui, oui, oui, oui, je sais ce que ça fait lui, il fait le campagnet.
Mais, mais Lélie, je veux pas aller là-bas, ça fait trop peur.
Ne crains rien, Sushi, je serai avec toi.
Et puis, on n'a pas le choix.
Il faut les sortir de là avant qu'il soit trop tard.
Tu sais qu'il le ferait pour toi.
Ah oui, t'as raison.
Alors, alors, d'accord, c'est d'accord, allons-y.
Lélie et Sushi prennent le temps de se préparer.
Il ne s'agit pas de foncer en avant sans réfléchir.
Si tous les doudous ont disparu, il faudra un grand sac pour les récupérer.
Mais surtout...
Oh, la la la la la, Lélie.
Mais on a oublié le principal.
Comment on va faire pour la lumière ?
Moi, j'ai peur du noir, moi.
Salle solution, Sushi.
Il faut aller chercher la lampe torche dans le garage.
Ah non, non, non, non, non, pas le garage.
Mais Sushi sait bien qu'ils sont obligés d'en passer par là.
Alors qu'en Lélie annonce qu'il faut y aller,
il prend son courage à deux mains et saute dans sa paume
pour venir se percher sur son épaule.
Très bien, Sushi.
Allons-y.
Mais attention, il ne faut pas que le kidnapper ne repère surtout.
Préviens-moi si tu entends du bruit.
Oui, d'accord.
Sushi et Lélie s'avancent dans le couloir
et bientôt ils arrivent en vue de la porte du garage.
Hélas, le kidnapper est sur leur chemin.
Et c'est à peine s'ils ont le temps de se dissimuler
dans un renfoncement du couloir pour ne pas être vu.
Ah non, non, non, on passera jamais.
J'ai une idée.
Il faut faire diversion.
Faufile-toi dans le salon et allume la télévision.
Et puis après tu me rejoins ici.
Ah, je n'y arriverai pas.
J'ai confiance en toi, Sushi.
Vas-y, nos amis comptent sur toi.
Lélie dépose Sushi sur le parquet
et Sushi se faufile dans le couloir jusqu'à la porte du salon.
Là-bas, il peut voir par l'autre porte
la silhouette du kidnapper dans l'entrée.
Pourvu qu'il ne se fasse pas repérer,
Sushi tremble de toutes ses moustaches,
mais il finit par localiser la télécommande
sur la coudoire du canapé.
Il se sert du plaid pour monter jusque-là,
puis saute sur le bouton pour allumer
avant de s'enfuir très vite pour rejoindre son ami.
Il a tellement peur qu'il n'ose même pas ouvrir les yeux.
Et il manque de s'assommer sur le mur
en ratant l'ouverture de la porte.
Derrière lui, la télévision s'allume
et une chanson qui s'élève
étouffe son cri de douleur quand il tombe à la renverse.
Vite, Leni se penche et le ramasse
avant de retourner se cacher.
Leni ? On a dit pas de dessin animé
avant d'avoir fini les devoirs.
La diversion a fonctionné.
Le kidnapper est parti de l'entrée pour aller éteindre la télé.
Alors Leni et Sushi foncent jusqu'au garage
et parviennent à refermer la porte sans se faire voir.
Dans le garage, il fait froid et humide.
Oh, c'est pas le garage !
Courage, Sushi. On prend la lampe et on s'en va.
Les deux amis réussissent à dénicher la lampe torche
dans la boîte à outils.
Heureusement, il reste des piles.
Et maintenant, Sushi, le plus dur reste à faire.
Oh, on doit vraiment descendre à la cave.
Bah oui, Sushi.
Tu sais bien que c'est là-bas qu'il les emmenait.
Oh, la la la, oui, je sais.
Montons ensemble, on peut y arriver.
Leni et Sushi ouvrent la porte du garage très discrètement.
La musique s'est arrêtée dans le salon
et on entend du bruit en provenance de la cuisine.
La voie est libre.
Très vite, les deux amis traversent l'entrée jusqu'à la porte de la cave.
Ils entrent et descendent une marche
avant de refermer silencieusement derrière eux.
L'obscurité les enveloppe.
D'en bas, monte un grondement reconnaissable et terrifiant.
Oh non, non, non, non, non, on a été trop lent.
Oh, Leni !
Ce n'est pas encore fini.
On ne sait pas si c'est eux que la machine a avalé.
Peut-être qu'ils sont encore dans le panier.
Sushi ravale ses larmes et hoche la tête.
Leni allume la lampe et descend prudemment,
qu'en soudain, l'une des marches craque sous ses pieds.
Juste au moment où le kidnapper passait dans le couloir derrière eux.
Leni et Sushi retiennent leur souffle.
Dans le couloir, le kidnapper fait encore trois pas.
On voit son ombre dans l'espace sous la porte.
Ouh, puis ils repartent.
Et les deux amis osent de nouveau respirer.
Ouh, j'ai bien cru qu'il allait nous attraper.
Pour être honnête, moi aussi.
Mais chute, on n'est pas encore sentis d'affaire.
Leni descend les dernières marches prudemment.
Sushi, toujours perchée sur son épaule.
Le faisceau de la lampe éclaire la cave,
les vélos qu'on entrepose en attendant l'été,
et surtout la machine à laver.
Elles tournent et on voit de la mousse à travers le hublot.
Oh là là, tu crois qu'ils sont dedans ?
Il n'y a qu'une seule façon de le savoir.
Les deux amis se rapprochent et de sa lampe,
Leni vient éclairer le fond du panier.
Oh Leni, regarde, ils sont là !
Chut oui, j'ai vu, mais fais-moi une bruit, tu vas nous faire repérer.
Mais Leni est aussi soulagé que Sushi.
Et que dire de fanfan, en tigrou et les autres ?
En entendant du bruit dans les escaliers,
ils ont cru que c'était le kidnapper qui revenait,
et il s'était recrogué, et toute tremblant au fond du panier.
Ils voudraient tous faire d'énormes câlins à Leni et Sushi,
mais ce n'est pas encore le moment de souffler.
Il faut encore sortir d'ici, avant que le kidnapper ne revienne,
et ne décide de tous les laver.
Allez, montez tous dans mon quartable.
Les doudous ne se font pas prier.
Leni referme le sac.
Ils ne sont pas encore tirés d'affaires,
il faut remonter jusqu'à la chambre sans se faire prendre.
Passe devant Sushi, va voir si la voie est libre.
Heu, t'es sûr ?
Mais oui, tu es petit et silencieux.
Tu vas y arriver, je compte sur toi.
Sushi remonte les escaliers en premier.
Il est léger, les marches ne craquent pas quand il les franchit.
Arrivé près de la porte,
il entrebaille discrètement pour regarder dans le couloir et écouter.
Il entend une voix qui provient du salon.
Mais oui, le kidnapper est au téléphone.
Ah, quel au ben !
C'est bon Leni, tu peux y aller !
Leni remonte les escaliers de la cave aussi discrètement qu'il peut,
pendant que Sushi fait le gai.
Il est très fier d'avoir accompli sa mission.
Mais quand même un peu soulagé,
quand Leni le reprend pour le mettre sur son épaule,
il reste encore une tâche à accomplir.
Mais cette fois-ci, c'est Sushi qui a une idée
pour libérer le passage vers le garage
où Leni doit reposer la lampe de poche.
La petite peluche se glisse dans la cuisine
pour enclencher le minuteur qui sert à cuire les oeufs à la coque.
Le souffle court, il revient se cacher aux côtés de Leni.
Ils attendent et bientôt, la sonnerie s'élève.
Quand le kidnapper quitte le salon pour aller voir de quoi il s'agit,
Leni et Sushi foncent jusqu'au garage.
Ils reposent la lampe de poche, referment la boîte à outils,
puis attendent que le kidnapper retourne dans le salon
pour filer jusqu'à la chambre de Leni.
Enfin, hors de danger.
Et voilà, vous êtes sauvés.
Oh, je suis désolé de ne pas vous avoir caché dans le coffre
et joué comme d'habitude.
Je ferai plus attention la prochaine fois.
Heureusement, ces doux-doux ne lui en veulent pas du tout.
Ils lui font tous de gros câlin,
soulagés d'avoir été sauvés de la machine à laver.
Et après une journée aussi riche en émotions,
ils vont tous se reposer bien à la brille dans le coffre à jouet.
Super réussi, Leni.
C'est un travail d'équipe.
Sans toi pour faire de diversions,
je serais jamais parvenu à aller chercher tout le monde à la cave.
Je me serais sûrement fait attraper sur le chemin.
Heureusement que tu étais là.
Mais vite, il y a du bruit dans le couloir.
Leni attrape Sushi d'une main, un livre de mathématiques de l'autre,
et fonce salongée sur son lit.
Juste attend.
La porte s'ouvre et le kidnapper jette un regard suspicious à Leni.
Dis-moi, tu saurais pas où sont passés tous les doudous par hasard.
Je comptais les laver, mais pas moyen de les retrouver.
Ils sont plus dans le panier à linge sale ou je les avais laissés.
Alors ça, c'est étrange.
Mais peut-être qu'ils voulaient pas être laver ?
Ha, ouais. Je vois.
C'est quand même bizarre que tu devines à chaque fois quand je compte laver tes doudous.
Comment ce que tu fais pour savoir qu'ils sont partis à la lessive ?
Aucune idée, maman.
Peut-être que j'ai un ami fidèle pour me prévenir.
Ou un sixième sens.
Qui c'est ?
Alors, qu'avez-vous pensé de l'histoire ?
Encore merci à Leni et sa maman de m'avoir laissé un message sur Spotify et Instagram.
C'est grâce à eux qu'on a pu imaginer cette histoire avec Andorris.
Si vous avez des doudous et que vous avez envie qu'ils vivent des histoires,
n'hésitez pas à faire comme eux.
Envoyez-moi un message.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
Les petites histoires.
Les petites histoires.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org