Nouvelles héroïnes !
Salut toi ! Je suis Céline Steyer, celle qui murmure à tes oreilles des récits d'aventures insolites,
des stimes de soi et de dépassements de soi, à travers des histoires vraies de femmes qui ont osé faire de leurs rêves une réalité.
Des histoires portaient d'agrandir en confiance et trouvées ton propre chemin.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes !
Elles étaient une nouvelle héroïne d'horreur.
Même si notre nouvelle héroïne est une femme des années 80,
celle dont je vais te compter l'histoire n'a rien à voir avec les croissants d'Ariane et les chaussettes rouges et jaunes à petit poids de Jackie.
Mais plutôt cette d'horreur.
Écoute et imagine une veille de Noël lorsqu'une jeune fille reçoit en cadeau un casse noisette.
Oui, la dorotée de mon histoire est une danseuse étoile.
Mais avant de danser avec les étoiles, il en fallait lui à dos-dos des pas de deux, des pas chassés, des fouettés pas de crème, des jetés tout en pointe,
pour virvolter sur la scène des opéras du monde anti-ouvel héroïne.
Dorotée est née à l'automne 1983 dans la ville rose de Toulouse dans le sud-ouest de la France.
Elle est une fille unique de ses parents, Eve et Ricardo Gilbert.
Encore petite, que pas plus grande qu'une fille de 10 ans, Dorotée fait ses premiers pas chassés dans une école de danse de quartier, le mercredi après-midi.
Ce jour-là, le soleil brille sur la place du capital, la plus grande place de la ville.
Les parents de Dorotée ont décidé d'emmener leur fille assistée à son premier balai, Giselle.
Giselle, c'est l'histoire d'une jeune fille de village, prénommée Giselle.
Et un jour, Giselle tombe amoureuse d'un bel étranger nobé, Albrecht.
Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'Albrecht est en réalité un prince déguisé qui est déjà fiancé à une autre.
Oh ben non, Céline, tu vas quand même pas nous narrer l'histoire avant le lever du rideau.
Laisse-on plutôt les danseurs étoiles, Noéla Pontois qui interprète Giselle,
Emmanuel Legris qui interprète Albrecht.
Nous la comptez sur la scène de l'Opéra Nationale du capital.
Dans la salle, Dorotée est confortablement installée dans l'un de ses fauteuils de volaux rouges.
Elle admire les dorures qui ornent les balcones superposées.
Devant la scène dans la fosse, les musiciens gagnent leur chaise avec leurs instruments,
prêtes à jouer, la musique qui accompagne l'histoire.
Et puis, la cloche solne le début du spectacle.
Face à une Dorotée intimidée, le grand rideau de velos rouges se lève magistralement
et dévoile le décor d'un village paysan.
Un pas chassé en chasse un autre et la troupe fait son entrée révélant un tableau de ballerine et danseur en tenue Pézen.
Noéla, la danseuse étoile s'élance dans son tutu bleu.
L'histoire démarre.
Dans l'onditorium, Dorotée ne peut retenir son émotion.
C'est incroyable ! On peut raconter une histoire en dansant ?
Pense-t-elle.
Dans sa tête, elle entend sa professeure de danse l'entraîner à jouer Giselle.
Avant de commencer, assurez-vous de comprendre l'histoire de Giselle.
Pour Giselle, votre danse doit refléter la pureté, l'innocence et la joie de vivre.
Lors de vos solos, concentrez-vous sur la légèreté et la fluidité de vos mouvements
pour illustrer la naïveté et la gentillesse de Giselle.
Vos intercations avec Albrecht doivent montrer une affection sincère et une confiance totale.
Quand Giselle découvre la tromperie d'Albrecht et perd la raison,
exprimer sa douleur et sa confusion à travers des mouvements iratiques,
des regards perdues et une danse désespérée qui cloune.
Avec l'effondrement de Giselle.
Le rideau vient de tomber. C'est la fin du ballet.
Dans la salle encore emprunte de magie,
le cœur de Dodot bat au rythme des souvenirs fraîchement gravés.
Les pas de Noéla Pontois et les garantes aériennes semblent encore flotés au-dessus du sol.
Les ballerines, telles des muses échappées d'un rêve,
ont tissé une tapisserie d'émotions avec leur corps.
Chaque arabesque et pirouette racontant un morceau de l'histoire.
Alors que le rideau tombe, l'écho de la performance résonne encore dans l'esprit de Dodot.
Son corps vibre, non seulement du spectacle y a été témoin,
mais de la passion et de l'art qui continuent de danser.
Papa, danser dans des balais, c'est un vrai métier ?
Demande Dorothée à son papa ?
Évidemment, pourquoi ? répond son papa surpris.
Parce que je vais être dans ses étoiles, annonce une Dorothée sur d'elle.
Dorothée à dix ans, lorsqu'elle prononce ses mots comme une profession de foi.
Je veux être danseuse et toile.
Au-delà de répéter les pas de danse appris à l'école de danse,
meurtredis, Dorothée veut raconter une histoire,
émouvoir le public, porter des costumes incroyables,
dans des décors tout droit sortis des comptes les plus féeriques imaginés le soir dans son lit.
Ainsi Dorothée est inscrite au conservateur de Toulouse,
avec des horaires aménagées,
pour continuer d'apprendre à résoudre les équations 2x plus y et galbé le matin,
et se perfectionner au grand écart et à l'arabesque l'après-midi.
Les jours passent, et quand l'année scolaire se termine,
Dorothée saute dans le train pour rejoindre la maison familiale dans les pyrénées espagnoles.
À son retour des vacances,
point de nostalgie pour notre danseuse,
qui enfile, collant, tutu et ballerine, et file tout droit au conservatoire.
Un soir, Eve et Ricardo ont une nouvelle à annoncer à leur fille.
Dodo nous avons bien réfléchi,
pour devenir dans ce zétoil, le mieux est d'intégrer l'École de danse de Paris.
Annonce la maman lors du dîner.
« L'École de... l'École de danse de Paris ? »
rétore Dorothée.
« Oui, exactement, et nous allons t'accompagner pour passer l'examen d'entrée.
» Réponde deux concerts, Eve et Ricardo.
« Mais ça veut dire que j'irai vivre à Paris ? »
demande Dorothée.
« Et oui, nous avons bien réfléchi avec ton papa. Nous irons tous les trois vivre à Paris.
»
Dorothée s'imagine déjà en giselle dans son tutu sur la scène de l'opéra de Paris.
Bon, la papresse pour candidater au concours de l'École de danse envoyée,
la famille Gilbert quitte Toulouse pour accompagner Dorothée au premier concours de sa vie,
ou peut-être le premier concours du reste de sa vie.
Le concours se déroule en deux auditions.
La première met l'accent sur la posture, la souplesse,
les aptitudes naturelles pour la danse, ainsi que le potentiel artistique.
La deuxième évalue la musicalité, l'expression artistique, la coordination,
l'équilibre et la mémorisation de séquences de danse.
Lors de sa première visite de la capitale,
Dorothée et ses parents se promènent du musée du Louvre à la Place Vendôme,
remontent les grands boulevards, jusqu'à découvrir l'imposante façade de l'opéra garni.
Le cœur battant d'excitation et d'appréhension, Dorothée se rend à la première audition.
Lorsqu'elle rentre dans la grande salle où se tient l'audition,
elle est émerveillée par la beauté du lieu,
mais aussi intimidée par la présence de tant d'autres jeunes dans ce domaine.
Ouf, elle est sélectionnée pour la deuxième audition.
Dans les couloirs, les autres danseuses et danseurs sont concentrés et impatients.
Dorothée Gilbert annonce une vieille dame à la voix grave.
Lorsque vint son tour de danser, Dorothée rassemble tout son courage.
Et les premières notes du ballet de Kastnozet, de Tchaikovsky, se font entendre
et les pas de Dorothée sont rythmées ainsi par la voix rapide de la professeure.
En position relevé, sur les points de commencer en cinquième position,
je vous montre l'enchaînement. Marche d'entrée, pas chassé, balancé, pas chassé, balancé,
pas de pot de cas, porte de bras, pas de bourrées, révérence finale.
A la fin de l'audition, l'examinatrice appelle les danseuses retenues.
Mais voilà, Dorothée n'est pas appelée.
À l'extérieur du bâtiment, ses parents accueillent dans leur bras une Dorothée bouleversée.
Mais je comprends pas, j'ai tout bien exécuté.
C'est injuste parce que je sais même pas pourquoi j'ai raté l'examen.
Pleure une Dorothée anéantie.
De retour dans sa ville rose, Dorothée retrouve ses amis.
Mais le coeur n'y est pas.
Chaque soir, en position allongée sur son lit, à regarder le plafond de sa chambre,
elle s'imagine entend ce étoile sur la scène de l'opéra-garnier.
Le lendemain au petit-déjeuner, à l'annonce à ses parents.
Papa, maman, je serai danseuse étoile.
C'est mon destin et je ferai tout pour y arriver.
Alors, pour se préparer au prochain examen, Dorothée multiplie les stages de danse,
à la boule, à Biarrice, ou encore au studio balai de Colette Armand à Marseille.
Pour apprendre à polir les mouvements,
à être plus propre dans l'exécution, à travailler la souplesse,
l'en dehors, les pieds, elles travaillent durs, très s'radurent.
Le jour de la deuxième audition est arrivé.
Seule son papa l'accompagne à Paris.
Sa maman ne voulait pas ajouter plus de stress au potage.
Dorothée se lance en sa chorégraphie,
laissant la musique, la guidée,
exprimant toute la passion et la grâce qu'elle porte en elle.
Je suis giselle, je suis giselle, je suis giselle.
Se répète-t-elle.
A la fin de sa performance,
un silence respectueux remplit la salle.
Quelques minutes plus tard,
l'examinatrice annonce la nouvelle qui va changer sa vie.
Dorothée est admise à l'école de danse de l'Opéra de Paris.
Les larmes aux yeux et le cœur rempli de joie,
elle sait à cet instant que son rêve est en train de devenir réalité.
Dans le couloir, son papa attend avec impatience sa petite fille.
La voyant courir vers lui, il comprend.
Mais voilà, si Dodoth franchit les portes de la prestigieuse école de danse
avec des étoiles plein les yeux,
elle comprend que le véritable voyage ne fait que commencer.
Bon, allez, Dodoth, au boulot,
on va travailler très très dur pour décrocher la plus belle des étoiles.
Ce mur mur-telle chaque matin se levant,
consciente que la discipline et la persévérance seront ses meilleurs alliés.
Havé, Ricardo, Gilbert vendent leur maison,
l'entreprise de confection de blouses de travail qui tiennent à Toulouse
pour tout relancer à Boulogne, près de Paris.
Dorothée quitte ses copines,
l'insouciance et les débuts de l'adolescence,
des premiers amours,
des boucles le samedi après-midi dans le garage des voisins.
À douze ans, Dorothée devient Petira de l'opéra.
Et pourquoi pas petite souris, tiens ?
En voilà une bonne question.
Alors, le terme Petira de l'opéra
désigne les jeunes élèves de l'école de danse de l'opéra Paris.
Cette expression trouve son origine dans le XIXe siècle,
une époque où ses jeunes danseuses traversaient les couloirs
et les celles de répétition de l'opéra,
rappelant par leur agilité et leur nombre les petits rongeurs.
Dorothée s'adonne à chaque exercice,
à chaque répétition avec une détermination inébranlable,
son entrare raisonnant dans sa tête,
à chaque mouvement difficile et chaque pirouette.
Alors, quand ses premiers bulletins affichent 2 sur 10 en souplesse,
nulle en pointe, 7 sur V en aptitude artistique,
Dorothée ne s'appuie toi pas sur son sort.
Au contraire, elle ne lâche rien.
Ces arabesses sont un peu raides ?
Pas grave, elle les travaillera encore et encore
pour déjouer les lois de la gravité.
Ces ans dehors imparfaits, ils seront parfaits très bientôt.
Les journées se succèdent,
rythmées par les échos des pointes sur le bois,
les mélodies des piènes au d'accompagnement
et les consignes exigeantes des maîtres de palais.
Porte de bras, 5e position et 1, 2, 3, 4, en dehors, pas chassé.
Dorothée puise dans ses paroles la force de se surpasser,
transformant les défis en tremplin vers l'excellence.
Au fil des saisons, la silhouette de Dorothée à la barre
se fait plus assurer ses gestes plus fluides,
son expression plus riche.
Et n'hésiter pas de tirer sur la pointe,
tirer de mi-pi-i-sou.
Et puis un soir de spectacle de fin d'année,
Dorothée danse en seconde division.
Non, pas la seconde division de football, Wendy Renard,
elle a alors 16 ans.
Plusieurs danseuses de première division sont blessées
et ne peuvent pas danser le balai, les deux pigeons.
Dorothée, pourriez-vous passer l'audition
pour interpréter la gitanjali ?
Psss, je t'ai pas dit, mais l'histoire, les deux pigeons
est inspirée de la fab de Jean de la Fontaine
et nare l'histoire de deux gènes amoureux comparés à deux pigeons.
En voici quelques vers célèbres.
Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux, sans nuit en eau logie,
fut assez fou pour entreprendre un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit, qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des mots.
Non, pas pour vous, Cruelle.
Au moins que les travaux, les dangers et les soins du voyage
changent un peu votre courage.
Dorothée réussit brillamment l'audition, sans doute,
qu'interpréter la gitanjali faisait résonner en elle
ses origines espagnoles.
C'est le déclic.
Pour les professeurs d'odorété, la danseuse étoile
et directrice de l'école de danse, Claude Bessie,
Dorothée a une soif d'apprendre et la détermination suffisante
pour devenir étoile.
Pendant toutes ses années à l'école de danse,
Dorothée progresse vite.
Elle regarde beaucoup les autres, les dansesuse étoiles,
elle observe comment elle, qu'elle aime chez elle,
ce qu'elle n'aime pas.
Engagée à 17 ans dans le corps de ballet,
promue choriffée à 19 ans,
sujet à 20 ans, première dans ses âmes 22 ans,
jusqu'à ce soir de novembre 2007.
Ce soir-là, Dorothée interprète le rôle de Clara
dans une représentation du ballet Castenoisette
de Piotr Tchaikovsky.
C'est une première pour elle.
L'histoire commence ce soir de Noël.
La jeune Clara reçoit un Castenoisette
en cadeau de son parrain,
le mystérieux Rostelle Mayer.
Ce Castenoisette prend vie et se transforme en prince.
Ensemble, il voyage dans un royaume enchanté,
qu'on bâte un roi souri et rencontre la fée de Rage.
Clara découvre un monde au danse féérique.
Au réveil, elle se demande,
« Tiens, était-ce un rêve ? »
tenant dans le creux de sa main son précieux Castenoisette.
Ce soir-là, Dorothée danse dans des conditions particulières.
Les équipes techniques font grève.
Il n'y a pas de décor, pas de costume,
sauf pour le danseur étoile Manuel Le Gris et Dorothée.
Oui, Manuel Le Gris, le danseur étoile
qui interpréta le rôle d'Albrecht,
de Giselle qui a inspiré Dorothée
à devenir elle aussi dans ce zétoile il y a 15 ans.
Tout le corps de ballet est en tenue de répétition.
À la fin du spectacle, Brigitte Lefebvre,
directrice de la danse à l'Opéra de Paris
et Gérard Mortier, montent sur scène.
Au même moment, Manuel Le Gris sert très fort la main de Dorothée.
« Tiens, mais pourquoi montez-le sur scène ?
Mais pourquoi Manuel me sert-tu autant la main ? »
pense Dorothée.
Alors que les parents et grands-parents applaudissent encore Dorothée
pour sa représentation, Brigitte Lefebvre
prononce les mots magiques que Dorothée attendait depuis ses 10 ans.
Dorothée Gilbert, nous avons le plaisir de vous nommer
« Danseuse étoile de l'Opéra de Paris ».
A 24 ans, Dorothée réalise son rêve,
elle qui a toujours cru en son étoile.
Elle parcourt le monde de l'Australie aux États-Unis
en passant par le Brésil, la Chine, la Russie, le Japon
pour interpréter Kytri dans Don Quichotte,
Sandrillon, Madame de Rénel dans le Rougel Noir,
Clara dans Casnoisette.
Quand elle danse, Dorothée se sent libre, libre de tout.
Immortelle aussi, car elle est déjà morte
plus de 50 fois sur les planches de l'Opéra.
Mais l'Opéra la ressuscite toujours.
Danseuse s'est interprétée des personnages
qui font des choses qu'on ne pourrait pas faire dans la vie.
Alors, chère nouvelle héroïne,
l'histoire de Dorothée est un rappel
que les rêves sont faits pour être poursuivies,
que l'adversité forge le caractère
et que la persévérance est la clé du succès.
Comme Dorothée, trouve ta passion,
embrasse tes défis et danse vers les étoiles.
Et si sa fille lui annonce un jour
qu'elle veut devenir dans ce zétoile,
Dorothée lui répondra,
« Il faut être passionné pour avoir envie de travailler
comme une folle, avec un esprit de guérière,
afin de prouver que tu es exceptionnel. »
Nouvelle héroïne.
Voilà, c'était l'histoire au début
de la grande histoire de Dorothée Gilbert,
dans ce zétoile de l'Opéra de Paris.
Juste avant d'écouter une autre histoire,
j'ai quelques messages à te dire.
Si c'est la première fois que tu écoutes ce podcast,
merci d'être venu jusque-là.
J'ai t'invite à t'abonner
pour ne pas rater les prochaines histoires d'autres danseuses.
Et pour soutenir le podcast,
parlez-en autour de toi, à ton école,
à ton école de danse, à ton école,
et cerise sur le micro, demande à tes parents,
ou grands frères et grand-sœurs,
de mettre 5 étoiles et un avis sur les plateformes,
Apple Podcast et Spotify.
Ça me ferait très très plaisir.
Et comme ça, je pourrais te dédicasser une prochaine histoire
et envoyer tes messages vocaux sur les répondeurs du podcast.
Des liens dans la description.
Je compte sur toi.
Nouvelle sérroïne.