La suite des aventures de Marco Polo

Durée: 23m11s

Date de sortie: 31/03/2020

durée : 00:23:11 - Les Odyssées - Après un long et périlleux voyage au travers de la route de la Soie, c'est une nouvelle aventure qui commence pour Marco Polo ! Une fois parvenu en Chine, aux confins du monde, il est reçu à la très fastueuse cour mongole, dans le Palais du Grand Khan. C'est au service du fameux empereur Mongol que le célèbre marchand découvre les merveilles de la civilisation de l'Empire du Milieu !

Marcopolo. Ce nom te dit sûrement quelque chose. C'est l'un des plus grands explorateurs
de tous les temps. Tu te souviens, je t'en avais déjà parlé dans une précédente audicée.
En 1271, dans un petit mâton tout enveloppé de brume, il appraie le bateau, il a quitté
Venise avec son père Nicolas et son oncle Maféor. Direction, l'autre bout du monde,
la ville de Ciendou au nord de la Chine, là où se trouve le palais du Grand Cal.
Le fameux j'ampeureur, mon gorge.
Après un long et périlleux voyage de plus de quatre ans, après avoir traversé des montagnes,
puis des déserts sans zonier, l'électricité, enfin, ils sont arrivés à destination.
Alors quoi ? Ce serait la fin de l'histoire. Quelle arnaque ! Mais non,
évidemment que non. Tu sais commencer dans la vie une aventure qui s'arrête ? Bon,
c'est une nouvelle aventure qui commence. Et franchement, c'est tant mieux pour non.
Alors, que s'est-il passé ? Parvenu jusqu'en Chine, café marquant polon.
A-t-il pris le goûter avec un dragon ? A-t-il joué au ping-pong ?
Est-il vrai, comme certains le racontent, qu'il y a découvert les nouilles ?
Toutes ces questions, je te le promets, auront trouvé une réponse à la fin de cette odysée.
La Chine est un pays splendide, tout à l'est de l'Europe. Au milieu des plaines et des collines du
pays, il fait parfois de petits bruits extrêmement mignons.
Oh, ça châteauille dans le creux de l'oreille !
Mais enfin, bref...
Le jour de leur arrivée à Sionn-dou, Marco, Niccolò et Maféo se rendent dans le palais du Grand Cane,
également connu sous le nom de Kubilai Khan.
L'empereur, c'est trashique de sa part, les reçoit avec tous les honneurs.
Il fait sortir sa plus belle porcelaine, il appelle ses meilleurs joueurs de flûte et de sitar,
puis il fait servir le thé.
Entre deux tasses bouillantes, les quatre hommes discutent.
Kubilai est un être impressionnant.
On dirait une montagne mille lénères.
Et puis, ce jour-là, il a particulièrement bien peiné sa barbiche et sa moustache est impeccable.
Il est bon comme un camion, ou disons une charrette, parce que oui, évidemment,
ça colle un peu plus avec l'époque.
Niccolò et Maféo racontent leur grand voyage.
L'empereur est curieux, il veut tout savoir.
Avec son œil de sage, il les observe attentivement,
enfin, surtout Marco, qui n'a pas encore dit un seul mot.
Ce garçon dégage une énergie qui lui plaît.
Tiens, tiens, l'empereur a, comme qui dirait, une petite idée derrière la tête.
Comme son grand-père James Iskan, Kubilai est un grand conquérant.
Il est à la tête d'un immense territoire.
Pour l'aider à consolider son pouvoir aux quatre coins de l'Empire,
il aime bien s'entourer d'étrangers.
Alors, oui, c'est sûr, un jeune garçon énergique, rapide et extrêmement intelligent,
comme Marco Polo, pourrait bien lui servir.
En plus, il parle quatre langues.
L'italien, le pès, le tuque et le mongol.
Molt impressionnante !
De son côté, le jeune italien a terriblement envie de vivre de nouvelles aventures.
Si Kubilai a besoin de lui, évidemment, il sera son homme.
En quelques minutes, à peine, la fer est conclue.
Marco sera les oreilles et les yeux du grand-can.
Tu as compris, n'est-ce pas, ce que cela veut dire ?
Eh oui, de temps en temps, il va lui servir des pions.
À partir de là, Marco et le grand-can passent beaucoup de temps ensemble.
Les deux hommes s'entendent vraiment bien.
Le jeune homme observe attentivement Kubilai.
Il est souvent terrible, parfois un peu cruel,
et toujours infinie.
Il est un immanquable.
Il dirait son empire d'une main de fer.
Son armée est extrêmement puissante.
Ses archers, par exemple, sont parmi les meilleurs du monde.
Et quant à ces cavaliers, ils sont capables de chevaucher dix jours sans s'arrêter
en se nourrissant, tiens-toi bien, du sang, de leurs chevaux.
Quand il apprend ça, Marco en fait de gros yeux.
Il n'en revient pas.
Au mois d'août, lorsque la 28e lune apparaît dans la nuit,
Kubilai déménage dans sa capitale,
une ville située plus au sud, et qui l'appelle Kambaluc.
Chaque année, c'est comme ça, il va y passer l'hiver.
Marco, ma féo, est née, colo, l'accompagne.
Sur la route, l'empereur verse par terre le lait
car c'est la tradition.
Ce rite est extrêmement important.
Il protège l'empire, ses habitants, les animaux, les oiseaux
et tout ce qui pousse sur la terre.
Ce palais.
Oh, mamma mia, ma satouna poti de merveille,
il est encore plus impressionnant que celui de Shandu.
Marco n'a jamais rien vu d'aussi beau de toute sa vie.
Un soir, le jeune homme assiste à une scène incroyable.
Kubilai est assis au bout d'une immense table,
il se frotte le bidou, il atteint son diner.
Ces serviteurs disposent devant lui, mais assez loin,
des coupes de vin, des verres de lait et d'autres boissons frutés,
légèrement épicés.
Le grand-quin, soupir, oh la barbe,
il a la flemme de se déplacer,
pourtant il a grand soif.
Là-dessus, Marco bouge bé,
voit les coupes et les verres se déplacer comme par enchantement
jusqu'à l'empereur sans que personne n'y touche.
Elles volent gracieusement dans les airs.
Oh, ça alors, mais c'est complètement fou.
Et attends, ce n'est pas fini,
d'autres merveilles attendent le jeune homme.
Les habitants de Kambaluc sont de sacré fêtards.
Dès qu'ils le peuvent, ils organisent de grandes célébrations
pour fêter les Dieux, la nouvelle année,
ou l'anniversaire de l'empereur.
Chaque fois, ils allument d'immenses flambours,
ils font brûler des bâtons d'en sang et des parfums.
Oh, l'atmosphère est terriblement enivrante.
Lorsque Marco retourne dans sa chambre le soir,
la joie le fait tituber.
Il a la tête qui tourne et des étoiles,
pleins les yeux.
Une, deux, trois années passent.
Enfin, l'empereur donne à Marco sa première mission.
Il l'envoie inspecter cet air au sud-ouest de la Chine.
Il se méfie en effet des habitants de cette région
car il le trouve archi, prétentieux.
Le jeune homme embrasse son père et son oncle.
Ciao ciao.
Ciao a tutti.
Puis il s'en va.
Le voyage, rien qu'à l'aller, dure quatre mois.
En chemin, Marco observe tout dans les moindres détails.
Sur la route, il fait des découvertes, il a des surprises et il voit des merveilles.
Il chevauche à vivalure pendant quatre chemins.
Il passe le grand fleuve Sanguin, puis le fleuve Jaune.
Il traverse le royaume de Tchian et parvenue de l'autre côté du fleuve bleu,
il s'arrête dans un pays qu'il appelle Tiber.
Dans ce pays, partout pousse de drôles de bambou extrêmement gros et infiniment long.
Cet hiverte s'avère extrêmement utile, les habitants en fond de grands feux.
Lorsqu'elles sont dévorées par les flammes, elles se tordent puis elles se vendent en deux
avant d'éclater en faisant un bruit bizarre, un bruit énorme qui résonne à des kilomètres à la ronde
et qui effraie les animaux sauvages.
Car on en trouve plein dans le coin.
Des lions, des ours et des énormes lynxes avec des canines très pointures.
Marco poursuit sa route.
Pendant 20 jours, il ne rencontre personne.
Ni humain, ni démon, ni chat, ni...
Pingouin.
C'est très dur, c'est terriblement dur.
D'autant qu'il trouve les pingouins sur tous les tout petits extrêmement mignons.
Sur son cheval, il soupire, il regarde les nuages dans le ciel.
Tu sais, c'est aussi ça la vie d'aventurier.
Parfois, on se sent très seul.
Après avoir une nouvelle fois traversé le fleuve bleu, Marco arrive dans la région du Yunnan.
Ici, vivent d'horribles serpents.
Ils sont aussi gros que des tonneaux, ils ont deux vilaines papates à l'avant
et leurs bouches sont assez grandes pour avaler un homme tout entier.
Ah, boue, ces bêtes sont abominables et franchement dégoûtantes.
En plus, certains habitants maitrisent un art magique, diabolique,
qui leur permet de déclencher quand ils le souhaitent,
des orages, des tempêtes et de gros coups de tonneaux.
Marco ne traîne pas trop dans le coin, il poursuit vite son voyage.
Poco à Poco, il s'approche de la frontière avec la Birmanie.
En longant le fleuve Hiraouadi, il descend jusqu'au porte de Pagan, la capitale.
Le voyageur ouvre grands sémirettes, car c'est un endroit du monde et pousse tout flanc de beauté.
Très tôt le matin, le soleil se faufile entre les Acacia et les Palmiers,
puis il se jette entre les deux immenses tours d'or et d'argent qui surplombent la ville.
L'italien est sur les fesses, cette lumière si puissante et si douce,
on dirait qu'elle est magique, divine ou surnaturelle.
Voilà, Marco a terminé sa mission. Il est allé jusqu'au sud-ouest de la Chine,
et même au-delà si l'on n'en croit ses paroles.
Il rentre à Cambaluc à la cour du Grand Khan.
À ce stade de l'aventure, tu dois te dire, mais qu'a-t-il fait exactement ce Marco Polo
pour l'empereur durant sa mission ?
Eh bien, il mène quelques enquêtes, il transmet des messages,
ou ne sait sûrement pas tout.
Cela dit, franchement, qu'importe !
Je n'ignore ce que tu en penses, mais je suis d'avis de lui laisser tout son mystère.
Marco travaille au service de Kubilai pendant 17 ans.
Des voyages aux quatre points de son empire, il en a fait bien d'autres.
Et puis un jour, Marco, Niccolò et Maféon ont envie de rentrer à Venise.
Au début, le Grand Khan refuse, il ne veut pas laisser filer les trois Italiens,
il a sans doute trop besoin de Marco Polo.
Mais il finit par accepter.
Fantastique, grandioge !
Les trois Polos rentrent à la maison.
Euh, je veux dire, à la casa.
Le grand voyage allé qu'ils avaient fait à pied, ils le font en bateau.
Après deux, trois escales à droite et à gauche,
après de bons ciel bleu, des horizons radieux, mais aussi quelques tempêtes.
En 1295, ils sont de retour à Venise.
Marco, Maféon et Niccolò étaient partis depuis 24 ans.
Marco est un aventurier. Il a la bougeotte, il aime le danger.
Aussi, vers l'année 1298, alors que Venise est en guerre contre Genne,
une autre ville italienne, il n'hésite pas une seule seconde,
il fait armé un bateau, il fonce direction la bataille.
Hélas, l'aventure tourne mal.
Et notre grand voyageur est enfermé à triple tour dans le donjon de Genne.
Par chance, il n'est pas seul dans sa petite cellule.
Un écrivain, Rusticielo de Pies, est avec lui.
Les deux hommes sympathisent. Marco raconte son grand voyage,
et tandis qu'il parle, Rusticielo note tous les mots qui sortent de sa bouche.
Mise ensemble, ils ont fini par faire un livre fabuleux
qui s'appelle, un juste titre, Le Livre des merveilles.
Les Odyssey est un podcast original de France Inter.
Après ce grand voyage, posons-nous quelques instants pour faire un petit bilan.
Tu as pu constater que Marco Polo n'a hélas pas pris le goûter avec un dragon,
il n'a pas non plus joué au ping-pong.
Reste une question essentielle, surtout si tu es gourmand ou gourmand comme moi.
Le vénicien a-t-il découvert les nouilles en Chine comme beaucoup le racontent ?
Eh bien, c'est triste, mais non.
Des chercheurs et des historiens très sérieux se sont penchés sur la question.
J'ai pu avoir accès à leurs articles et ils sont formels.
Et il y a des pastas en Italie depuis fort longtemps, depuis l'Antiquité.
Ce n'est donc pas Marco Polo qui les a introduites dans son pays.

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