Couscous, c'est moi Milidae. Dans le ciel, la nuit est tombée. Le soleil vient de se coucher.
Il est maintenant l'heure pour les étoiles de se lever. Mais les ombos brillent et de toute
leur force ce n'est pas suffisant. Des lumières leur font de l'ombre. Tu es bien installée ? Je vais te raconter.
Dans le ciel, la nuit est tombée. Tout le monde s'apprête à se coucher sauf les étoiles qui viennent
de se lever et de pointer le bout de leur branche. Comme toutes les nuits, elles brillent et sentient.
Mais ces derniers temps, en vérité, elles sont épuisées.
Oh la la, mais je n'en peux plus. J'essaye pourtant de briller de toutes mes forces. Mais ça ne suffit pas.
Cela monte une petite étoile.
Moi c'est pareil, réplique sa voisine.
J'ai l'impression que je ne suis plus une bonne étoile. On me voit à peine. Je me demande si je ne
devrais pas filer d'ici pour plonger dans l'océan et devenir une étoile de mer.
Mais non voyons, mais qu'est-ce que tu racontes ? Les gens ont besoin de nous dans le ciel.
Grâce à nous, ils font de jolis rêves. On veille sur leur sommeil. Enfin, on essaye.
Car c'est vrai qu'en ce moment, on a du mal à se faire voir.
Et dis donc que ce soit bien clair. Car je ne voudrais pas qu'on nous accuse.
Ce n'est pas notre faute à nous si on vous voit appel. Nous, on ne fait que passer. Je vous le rappelle.
Ça gasse un nuage en filant dans la nuit.
Ne craignez rien. On le sait bien. Vous n'êtes pas responsable du problème.
Le rassure est la petite étoile.
En fait, le souci c'est que, sur Terre, eh bien, il y a des petites choses qui ont décidé de se mettre à briller comme nous dans la nuit.
Quoi ? Quoi ? Tu veux dire qu'il y en a qui se prennent pour des étoiles sur Terre ?
Ça énerve le nuage en se conflant de colère.
Exactement. Mais inutile de s'énerver. La colère ne résout rien.
Bon allez, je vais filer voir ce qui se passe.
Annonce la petite étoile en descendant tranquillement.
Mais elle est à peine arrivée. Qu'elle est éblouie.
Si j'avais su, j'aurais pris mes lunettes de soleil.
Regrète-t-elle en survolant les rues de la ville ?
J'ai l'impression que tout le monde dort. Pourtant, les rues sont éclairées comme en plein jour.
Aveugler par toutes ces lumières. La petite étoile se cogne alors contre un lampadaire.
Aïe, oops, désolé, je vous avais pas vu.
S'excuse-t-elle en se frottant les yeux.
Puis elle regarde mieux et prend soudain un air sévère.
Alors comme ça, c'est vous, le coupable.
Mais qu'est-ce qui vous prend de vous leur briller comme des étoiles et d'inonder les rues de lumière ?
Pff, on n'y est pour rien, nous.
S'indigne alors toute l'arranger de lampadaire.
Le soleil à peine gauché, le système est automatiquement enclenché.
Et on est allumé toute la nuit.
Pff, oh mais quelle ennuisie. Il n'y a presque personne dehors, franchement.
Si on pouvait changer ça, nous ça nous reposerait.
La petite étoile sourit. Soulagée.
Les lampadaires n'ont pas du tout envie de remplacer les étoiles.
Enfin.
Elle se dirige alors vers des vitrines de magasins tout éclairées.
Excusez-moi, mais vous ne devriez pas dormir à cette heure.
Les magasins sont bien fermés.
Oui.
Ah, ça fait des heures qu'on a fermé les boutiques, mais nous les vitrines.
Ils nous laissent allumer alors qu'on aimerait d'aller se coucher.
Bah ouais, bah ouais.
Évidemment.
En plus, vous consommez beaucoup, beaucoup d'électricité.
Et puis, avec toutes vos lumières là, vous nous faites de l'ombre à nous, à les étoiles.
Oups.
Désolé.
S'excusez les vitrines.
La petite étoile est alors attirée par plusieurs enseignes lumineuses qui clignotent.
À quoi vous jouez-vous à clignoter comme ça ?
Vous faites jour, nuit, jour, nuit, jour, nuit.
Il faudrait vous décider.
Désolé.
On nous approttra mes ainsi.
C'est pour attirer l'attention des gens,
pour qu'ils remarquent que certains ont-elles,
ou restaurants.
Mais, entre nous, on n'en peut plus.
Ah, c'est fatigant de clignoter tout le temps.
Comme je vous comprends.
La petite étoile poursuit sa promenade en réfléchissant.
Et la perçoit alors derrière une fenêtre,
un petit enfant.
Couché dans son lit, il se retourne dans tous les sens.
Oh, le pauvre.
Mais c'est à cause de l'éclairage dehors qui entre directement dans sa chambre.
Soudain, la petite étoile entend d'étranges gazouis.
En pleine nuit.
Oh, c'est étrange.
Se dit-elle avant de tomber née à née,
ou plutôt branche à bec, avec des maisanges charbonnières.
Mais qu'est-ce que vous fabriquez debout à cette heure-ci ?
Oh, on arrête pas de se retourner dans notre nuit.
On ne comprend pas ce qui se passe.
On fait des enseignements.
En confond le jour et la nuit.
Répondent les maisanges en volant dans tous les sens.
La petite étoile soupire.
Toutes ces lumières dans la nuit empêchent les enfants de dormir.
Mais aussi, leurs parents et même les animaux.
Oh là là, il faut agir et vite.
Car le sommeil, c'est important.
Elle remonte aussitôt dans le ciel pour en parler à ses collègues.
Informé, la lune convoque aussitôt une assemblée d'étoiles.
Et ça discute.
Et ça discute.
L'heure est grave.
Ah non, c'est la lune.
Bien sûr, certaines lumières sur Terre sont nécessaires.
Les lumières qui indiquent les hôpitaux, les pharmacies,
les lumières des phares, des voitures aussi.
Mais les autres pourraient être éteintes à une certaine heure de la nuit.
Quand au lampadaire des rues, ils pourraient s'allumer automatiquement au passage des gens.
Et si personne ne passe, il restait un.
Ce serait un peu comme des lampadaires malins.
Excellent idée.
Mais comment va-t-on faire passer l'information ?
Demande la petite étoile.
Rien de plus facile.
Vous allez vous concentrer, allez penser très fort à cette merveilleuse idée.
Et puis, ensemble, vous tournerez dans tous les sens en secouant vos branches.
Alors que les étoiles se mettent à tout noyer, de la poussière se détache et descend vers la Terre.
Cette poussière d'étoiles magiques s'infiltre dans les maisons,
puis entre discrètement dans les rêves des petits et des grands.
Au petit matin, quand la ville s'éveille, les gens commencent à raconter leurs rêves.
Les enfants dessinent des ciels bleus nuit, constellés des toiles dorés.
Et quelques temps plus tard, on éteint un premier lampadaire.
Puis un deuxième.
C'est ensuite autour d'une vitrine, puis d'une autre.
Et bientôt, les enfants dorment plus rapidement et ne se retournent plus dans leur lit.
Tout comme les maisanges, qui restent bien sagements dans leurs nits.
Quant aux étoiles dans le ciel, elles ont retrouvé le sourire.
Regardez, je brille, je sentis, c'est trop facile.
Moi aussi, moi aussi, moi aussi.
Répondent en cœur les milliers d'étoiles.
Au même moment sur la Terre, des millions de visages admirent le ciel.
Et la même phrase revient comme un refrain.
La nuit est belle.
Oh, la nuit est belle.
Oh, c'est beau la nuit.
La nuit est belle.
La nuit est belle.
Oh non, la nuit est belle.
La nuit est belle.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Milidae en t'abonnant à son podcast, Les histoires de Milidae.
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C'est super facile.
Il suffit de taper dans la barre de recherche les histoires de Milidae.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, trouves bien.
Alors, ça t'a plu ?
C'était La nuit est belle, écrit par Christine Compey.
Allez, ciao bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milidae.