Des enfants, c'est l'heure de l'histoire !
Ouais, l'histoire !
Marie !
C'est l'histoire de Milidae.
Coucou.
C'est moi, Milidae.
Quand la maîtresse annonce à ses élèves qu'ils devront apprendre une danse pour
le spectacle, tout le monde saute de joie, sauf Carolina qui déteste danser.
Pourtant, au moment de monter sur scène, elle va surprendre tout le public.
Tu es bien installée ? Je vais te raconter.
Carolina aimait beaucoup l'école, mais vraiment beaucoup.
Les jours d'école, elle se levait en chantant et partait le cartable sur le dos en sifflantant
et parfois même au courant.
Mais un jour, la maîtresse de Carolina annonça une grande nouvelle.
Elle avait décidé d'organiser une petite fête pour la fin de l'année sur le thème
de la danse.
Chaque enfant devrait réaliser une danse devant tous les parents.
Aussitôt, de nombreux « youpis » rattentit.
Mais Carolina, elle, perdit le sourire.
Elle n'aimait pas danser.
Enfin, elle n'avait jamais vraiment essayé, mais au fond d'elle, elle était sûre de
ne pas y arriver.
Refléchissez ce soir et demain vous manoncerait la danse que vous avez choisi et le présentez
sur ce « m.
»
Carolina réfléchit toute la soirée.
Mais franchement, elle ne voyait vraiment pas ce qu'elle aurait pu faire.
D'ailleurs, dans sa famille, elle ne se souvenait pas que quelqu'un est déjà dansé.
Ou alors, c'était il y a longtemps, peut-être sa grand-mère avec son grand-père.
Ah oui, une valse, elle s'en rappelle.
Ils étaient beaux tous les deux quand ils dansaient.
Mais la valse, Carolina trouvait ça un peu démoni.
En plus, la valse, ça donne le tournis.
Oui, et il aurait fallu qu'elle trouve un cavalier.
Carolina s'en dormit, en espérant qu'elle a nuit lui porterait conseil.
Hélas, au réveil, elle n'avait toujours pas trouvé.
Elle se leva sans chanter et marcha jusqu'à l'école sans s'y flotter.
Et aussi vite, carnez ce cargo.
Dans la classe, les élèves étaient surexistés.
Daphne avait apporté son tutu.
Est-ce qu'il sait des pâchassés pour son balai ?
Je t'en serai sur l'heure, te casse-moi zète.
Et moi, c'est Carolina.
J'appellerai un numéro de cliquette.
Avec moi, ce sera de la Zumba.
Annonce à Sacha.
Et ben, Lara et moi, on vous montrera ce que c'est que le flamingo.
Et ben moi, je ferai une démonstration de Aka.
C'est une danse de rugby, Mena.
Et moi, je vous emmènerai au carnaval de Rukiyo.
Arriva Brasile Samba.
Moi, bon, je vais faire de la danse orientale.
Oh mais c'est formidable !
C'est la malométresse.
Et toi, Carolina, quelle danse as-tu choisi ?
Je ne me suis pas encore décidée.
Il y a tellement de possibilités et j'hésite, je vous dirai demain.
Mais le lendemain, Carolina ne dit rien.
Et le surlendement non plus.
Pour l'aider, la maîtresse dressa une liste des danses et proposa à Carolina de se
joindre à un copain ou à une copine pour danser ensemble.
Mais aucune danse ne convenait à Carolina.
Elle se sentait gauche, mal à droite.
Oh mais comment pourrait-elle faire pour éviter ce spectacle ?
Elle pourrait se casser une jambe ?
Mais bon, ça devait faire mal et Carolina n'avait pas envie d'aller à l'hôpital.
Ou alors, elle pourrait être malade.
Mais le médecin avirait bien qu'elle n'a rien.
Ah la la la, mais comment faire ?
Elle proposa à la maîtresse de s'occuper des projecteurs ou d'accueillir les spectateurs.
Mais la maîtresse refusa.
On ne t'inquiète pas, le spectacle n'aura pas lieu dans une grande salle.
Ce sera un petit spectacle dans la cour de récréation.
Une scène sera montée pour l'occasion.
Alors, il faudra qu'il fasse beau, si c'est dehors.
Demanda Carolina.
Ah bah oui, j'ai envoyé une invitation au soleil.
Et s'il ne vient pas et qu'il pleut.
Ah bah s'il pleut, malheureusement, le spectacle n'aura pas lieu.
Dommage.
Répondit Carolina.
Puis elle rentra chez elle en courant, tout en répétant.
Pourvu qu'il pleuve, pourvu qu'il pleuve, pourvu qu'il pleuve, pourvu qu'il pleuve.
Une fois arrivée, elle posa mille et une questions à sa maman.
C'est possible de changer le temps, de faire venir la pluie ou le soleil.
D'attirer les nuages, sa maman s'opiera.
Écoute Carolina, je n'ai pas la réponse à tes questions.
Carolina soupira à son tour.
Puis elle enfile à sa veste et courut jusqu'à la bibliothèque.
La bibliothécaire n'avait pas les réponses non plus, mais lui conseillait des livres.
Hein ? Tu trouveras peut-être ton bonheur là-dedans, lui dit-elle.
Carolina passe à l'après-midi à lire, page après page.
Puis, tout à coup, un sourire illumina son visage.
Elle venait de trouver la solution grâce à un livre sur les Indiens.
La tribu des Cherokee avait inventé la danse de la pluie.
Il suffisait de s'habiller, de danser d'une certaine manière pour faire venir la pluie.
Carolina se fabrique donc un costume de danse avec des plumes bleues turquoise comme les Indiens Cherokee.
Puis, elle a pris une chorégraphie.
Elle informa la maîtresse qu'elle ferait une danse indienne.
Son lui précisait toutefois que cette danse entraînerait la pluie.
Carolina répétait chaque jour.
Et quand enfin la date du spectacle arriva, elle était prête.
Le jour même, elle mit son réveil plutôt pour danser dans sa chambre,
en espérant bien que les nuages allaient se dépêcher d'arriver.
Elle les guettait par la fenêtre.
Mais pour l'instant, le ciel restait bleu.
Elle refit sa danse une fois encore avant de partir,
et aussi à la récré, en cachette.
Le midi, elle mangea en observant le ciel.
Quelques nuages étaient enfin arrivés.
Son plan allait fonctionner.
La pluie ne devrait plus tarder.
Pendant ce temps, les parents commençaient à arriver et à s'installer.
Le coeur de Carolina tomberait dans sa poitrine,
pourvu que la pluie arriva tant.
Les minutes s'écoulèrent, et les premières danses commençaient.
Samba, salsa, zumba, aka.
Les numéros s'enchaînaient,
et bientôt se fuite autour de Carolina.
Elle scrut à le ciel.
Les nuages étaient là.
Mais qu'attendait-il pour faire tomber la pluie ?
La maîtresse annonça alors sa danse indienne.
Carolina s'avança sur scène.
Elle prit une grande inspiration.
Et en tamas, sa danse de la pluie.
Elle avait tellement répété qu'elle la connaissait par coeur.
Un papa ici, quelques papas là.
La musique envahisse sa tête, son corps dansait en rythme.
Elle était concentrée sur sa danse,
et ne voyait plus ni l'espectateur ni le ciel.
Elle dansait, et plus rien ne comptait.
Quand la musique ralentit, puis s'arrêta,
Carolina releva la tête.
Les nuages avaient disparu.
Braquées sur elle,
les rayons du soleil brillaient-elles des projecteurs.
Les spectateurs observaient Carolina s'en dire un mot.
Sa danse de la pluie les avait emportées
dans un tourbillon d'émotion.
Oh, c'était si beau !
Carolina sourit.
Elle avait réussi.
Et dans les yeux du public,
elle venait d'apercevoir des petites gouttes de pluie.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas.
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Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, c'est bien.
Alors, ça t'a plu ?
C'était la danse de la pluie,
écrit par Christine Pompéi.
Allez, ciao, bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Mil-ID.