Les petites histoires !
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous va raconter une nouvelle aventure de Zely.
Elle s'intitule « Zely est le mystère des monstres crayonnées ».
Il n'était pas rare d'entendre madame douce à mère fraudonnée en arrivant en classe.
Sauf que d'habitude, c'était plus proche d'un air terrifiant que d'une douce mélodie.
Mais ce matin-là, perché sur son estrade, elle regardait ses élèves s'installer avec un sourire inhabituel au lèvres.
Lorsque la maîtresse ferme à la porte d'un geste guilleré, Zely et Timmy remarquèrent immédiatement la chaise ville de Paule.
Comme par hasard, juste après qu'on l'ait démasqué.
Et peut-être qu'elle est juste malade, hein ?
Aujourd'hui, nous allons...
Zely, le valamin si brusquement que la maîtresse interrompit.
Oui Zely, savez-vous pourquoi Paula n'est pas là ?
Elle est absente pour motifs personnels, je n'en sais pas plus.
Timmy se pencha vers Zely.
On devrait aller voir qui mais pas mal à récréer.
Bonne idée, il doit forcément savoir.
On part de Messebasse dans ma classe.
Sauf si vous voulez avoir une interrogation, bien évidemment.
Non ?
Bon, bien maintenant passons à la leçon du jour.
Qui sembla durer une éternité pour Zely et Timmy ?
Quand enfin, la cloche sonna, il fusèrent droit comme debolide.
La cour était déjà bandée d'enfants.
Bim et Bam se tenaient dans un coin immobile, regardant le vague.
Sans leur meneuse, les deux colosses semblaient avoir... raptissé.
C'est bizarre de les voir comme ça.
Autant que le comportement de Paula s'est dernier temps.
Lorsqu'il s'approche, Bim et Bam ne cherchèrent même pas à les intimider.
Si c'est pour Paula, on sait rien.
Enfin, si, avant on collectionna les problèmes.
Maintenant, elle chasse les mystères.
Sans nous.
Mais elle va revenir.
Parfaitement, elle doit faire du repérage, élaborer un plan et tout.
Et après, elle aura besoin de nous, forcément.
Parfaitement, les aventures, c'est plus chouette à plusieurs, pas vrai ?
Oh, purée carotte !
Hé, c'est moche de se manquer.
Non, non, c'est pas ça. Regardez, c'est quoi, ce truc ?
Tim pointait du doigt une étrange créature.
Elle ressemblait à un gribouillage d'enfants qui aurait pris vie.
Elle traversait la cour en sautillant, laissant derrière elle des tâches colorées,
qui semblait danser sur le sol gris de la cour.
Un élève s'approcha d'une des flèques multicolores et y tropa le bout de ses doigts.
La couleur se propagea sur tout son bras.
Regardez, je suis tout à reconscièles !
Soudain, les enfants se massèrent près du portail.
Une créature gigantesque, mélange de girafes et de grâtes-cièles
en jambait tranquillement les maisons.
Dans son siège, une autre créature plus petite
volait en laissant une traînée chamarée dans le ciel.
La cloche annonça la fin de la récréation.
Trop excité à guetter l'apparition d'une autre créature,
les enfants ne l'entendirent pas.
Les maîtres et maîtresses durent sortir pour battre le rappel,
mais ils avaient du mal à se faire entendre.
On doit tirer ça au clair.
Quoi ? Nous ? Les tricoteuses vont se n'occuper, non ?
Je te rappelle qu'on est des tricoteuses, Timmy.
Et vu le bazar, on sera pas trop.
Mais si on part maintenant, ça veut dire qu'on va cesser les cours.
Il faut une première fois à tout, et puis il y a urgence.
Mais on va dire quoi, madame douche, la mère quand on reviendra ?
Hum, on verra à ce moment-là. Le plus urgent, c'est de partir.
Profitant de l'agitation générale, Zélie entraîne à Timmy vers le portail de sortie.
Doudou, bretou !
Le Doudou fusa de sa poche pour se détricoter et prendre la forme d'une clé tout à fait normale qui s'insérera dans la serrure.
La grille s'ouvrit sans un bruit. Les deux amis se faux filèrent dans la rue.
Ils ne leur restaient plus qu'à remonter la piste colorée.
Leur course à travers la ville fut brusquement interrompue par un rugissement joillet.
Une créature ressemblant à un croisement entre un caniche et un vélo, slalomé entre les voitures.
Les l'impression que toutes ces créatures sont inoffensives.
Ouais, j'aurais bien failli s'enlever ma mousse !
Un monstre rouge et noir surgit d'une ruelle.
Ses bras étaient si longs que ses griffes raclaient le sol laissant dans son sillage d'horribles traits couleurs charbon.
Son corps, tout en angle, rappelait les dessins qu'on fait quand on était en colère.
Ses yeux rouges priaient d'une lueur menaçante.
Vite, cache-le, non !
Fondant l'air de ses griffes qui laissaient détraîner noirâtre,
il atterrit devant les enfants brandissant une pâte griffue et menaçante.
Doudou clier !
Le Doudou fusa de sa poche pour stopper net le coup.
Furieux, le monstre roi double à défaut.
Ses longs bras s'agitaires de plus en plus vite jusqu'à devenir flou,
comme deux fouets cherchant à briser la défense de Zénie.
Je ne me tiendrai pas longtemps ! J'ai une idée ! Kerbo !
Timmy sortit ses aiguilles et se mit à tricoter à toute vitesse
pendant que le Doudou de Zénie fléchissait sous les couds.
Lardé de trait noir, il était prêt à se déchirer.
Oh, des plèches ! J'ai presque fini !
Une clé en laine apparue entre ses mains.
Timmy, bontie sur la bouche à incendie qu'il avait repéré un peu plus tôt.
Un tour de clé et un désert puissant frappent à le monstre
qui explosa dans une gerbe colorée pour ne laisser qu'une flax sombre sur le trottoir.
Bien joué, Timmy !
Merci, mais c'est parce que t'as tenu aussi longtemps que j'ai pu y arriver.
On forme vraiment le meilleur du haut de tricoteuse.
Ouais, mais on n'a pas le temps de se résoudre.
Il faut cuivre les traces avant qu'il les efface.
Ils avançèrent prudemment dans les rues de la ville,
le cœur battant à chaque coin de rue.
Les traces les guidaient toujours plus loin,
toujours plus profond dans des ruelles qu'ils ne connaissaient pas.
Leur périple les menaie jusqu'à une impasse,
où se dressaient une étrange maison.
Sur ces murs, dansaient les esquisses d'un artiste invisible
qui redessinaient sans cesse la façade.
Dans l'air, flottaient des traits de crayons, figés dans le ton.
Une créature, à l'allure de dragon griffonnée, s'échappa d'une fenêtre de l'étage.
Sa queue, dessinée d'un trait vif, laissait des cicatrices d'encre dans son sillage.
Toutes ces créatures ? Elles viennent de là-haut ?
On dirait bien. Il faut qu'on entre.
La porte d'entrée n'était pas verrouillée,
comme si la maison les invitait à entrer.
A peine, hûrent-ils fait un pas à l'intérieur que leurs yeux s'écarquillèrent ?
L'intérieur ressemblait à un cahier de brouillon géant
où quelqu'un se serait amusé à dessiner des couloirs dans tous les sens.
On dirait qu'on est entrés dans un décembre.
Un escalier montait en colimaçon avant de redescendre brusquement.
Une porte s'ouvrait sur une autre porte,
elle-même donnant sur un couloir qui se tordait comme un serpent.
C'est bien trop silencieux.
Zellie sortit ses aiguilles et se mit à tricoter.
Son écoute absolue lui permit de percevoir des ronflements
qui semblaient venir de partout et nulle part à la fois.
Par là ? Ah non, par ici.
Oh ! C'est comme si les murs bougaient et déplacaient les sons.
Zellie baissait ses aiguilles découragées.
Les sons ne les mèneraient nulle part dans ce dédale mouvant.
Le couloir devant eux se rode si nassoudainement
effaçant le chemin qu'il comptait emprunter.
Mais on risque de tourner au rond pendant des heures.
Pas si tu utilises ta vision absolue.
Je sais pas si je vais pouvoir percer une illusion aussi folle.
Timmy se mit à tricoter à son tour.
Malgré sa vision absolue,
il ne pouvait pas voir à travers les dessins.
Ou plutôt, si.
Mais dès qu'il percevait le réel,
il était aussitôt recouvert de très colorés.
Je crois que tu contraries celui qui est derrière tout ça.
Le décor n'arrête pas de changer.
Je crois qu'il le sait où il faut aller.
Un escalier se dessina brièvement devant ses yeux
avant d'être recouvert d'un tourbillon de couleur.
Tim avant ça, d'un pas assuré.
Tu es sûr qu'il faut prendre cet escalier ?
Il semble monter nulle part.
Sur deux sur.
A la grande surprise de Zellie,
il se miret à monter.
Pas à pas,
ne se fiant qu'à la vision absolue de Timmy,
il grimper un escalier invisible.
Autour de la réalité dansait.
Tantôt il marchait au plafond,
tantôt ils avançaient la tête en bas
dans des couloirs qui se tordaient comme des rubans de papier.
J'ai la tête qui tourne.
Encore quelques pas et on sera arrivé.
Ils arrivaient face à ce qui ressemblait pour Zellie
à un mur parfaitement normal.
On est dans une impasse ?
Non, il a une porte. Je la vois.
Timmy tendit le bras
et ses doigts se refermèrent sur une poignée invisible.
Il la tourna.
L'illusion se déchira comme une page de carnet,
révélant une chambre.
La chambre était étrangement normale.
Des posters de monstres légendaires couvraient les murs
et une multitude de carnets de croquis
s'entassaient sur un bureau.
Penchés sur ce dernier,
une fille ronflait doucement,
la jouait écrasée sur une feuille de papier.
À côté de sa main,
un stylo dansait tout seul,
dessinant frénétiquement.
Le stylo s'immobilisa.
Une ombre potelée haute comme trois pommes
ressemblant plus à une peluche qu'un cauchemar en Zellie.
Ah, un démon ?
Oh, cette silhouette...
Des enfants ?
Comment diable avez-vous réussi à percer mon illusion ?
Cette voix...
Scrib, c'est toi ?
Scrib, le démon qui avait modi le stylo
est rendu madame douce à mer foldoral.
Oui, j'avais passé un contrat avec lui
et il était devenu mon ami
avant de me sauver la mise et de disparaître.
Désolé, mais moi, je m'appelle Ratur.
Scrib est mon cousin.
On se ressemble tous un peu dans la famille.
Des siècles que je ne l'ai pas vu.
En même temps, je suis coincé dans ce modi stylo
depuis...
non...
Désolé...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Rien de...
Je suis une...
Arcollepsie.
Ta maladie est une oubelle
pour un démon tel que moi, Sia !
Ha ha !
Dès que tu t'endors, je peux donner vie
à toutes les créatures extraordinaires
qui popent le terrain
et mettre un sacré bazar
retour de nous.
Dans toute la vie, Louis.
Ouai, tu use ce stylo, Asya,
dans la maison abandonnée de...
Elle-R STONE.
L'auteur des romans friscants et frayeurs ?
Ouais.
Je voulais me prouver que Mlle Arcollepsie
ne m'empêcherait pas de continuer à faire ce que j'aime le plus au monde après le dessin,
explorer des lieux abandonnés.
Hé, j'ai réussi, hein. J'ai même pas eu de crise.
Dans une pièce, y avait un vieux bureau avec un tiroir caché à double fond.
Et tu y as trouvé le stylo ?
Ouais, c'était comme découvrir un trésor.
Une récompense pour avoir bravé cette maison et la peur d'être limitée par ma narcolepsie.
Le vieux stone m'avait enfermé là-dedans parce qu'il ne voulait pas que les personnages effrayants
qui l'imaginaient ne prennent vie.
Alors qu'avec mon pouvoir, il aurait encore plus de succès.
Après tout, sans moi, le monstre de l'Orkness n'aurait jamais existé.
Qu'est-ce que tu dis ?
Néci est sorti du rêve d'une jeune écocesse pendant une longue et froide nuit d'hiver.
Oh, l'une de mes meilleures créations.
Tu veux dire que plein de lésents n'ont plus vie grâce à toi ?
Tout juste. Je suis un démon. Je le sais pas, Gahil.
Grâce à tout ce que vous imaginez dans vos rêves.
Et avec un siage, j'ai touché le gros loup.
En plus d'être malade, je suis maudite.
Timmy et moi, on sait exactement quoi faire pour que ce stylo ne pose plus aucun problème.
Ah, je saura pas du tiroir de L.R. Stone.
Vous n'allez quand même pas m'enfermer dans un endroit obscur pour toujours et à jamais.
Oh non, il n'y a rien de pire pour un démon.
Hum...
Est-ce que tu penses à ce que je pense, Timmy ?
Hum...
Tu me retires le stylo ?
Ah, mais c'est parfait ça !
Tu n'as pas peur d'être puni pour avoir échoué ?
Ah, échoué ? Avec tout le bazar pendant toutes ces années !
Bon, bon, bon, bon, on va me féliciter, oui.
Ah, je serais peut-être même promis.
Bon, sans doute puni pour avoir été exercisé,
mais je préfère ça un million de fois que d'être enfermé jeune saison pour l'éternité.
Bon, très bien. Asya, on peut t'emprater ton stylo ?
Promis, on te le ramène une fois Crature a été renvoyé dans sa dimension démoniaque.
Ouais, pas de problème.
Il faudrait peut-être lever cette illusion avant qu'on parte, non ?
Techniquement, je pourrais, mais j'ai ma fierté de démon.
Ha, il faudra me renvoyer chez moi pour que mon formidable travail disparaisse.
Rature disparue dans un nuage d'encre qui fut aussitôt valée par le stylo.
Zellis en empara.
Sans perdre une seconde, elle sortit de la chambre avec Timmy
et fond ça au cugier des tricoteuses.
Josette les attendait devant la porte comme si elle avait senti qu'ils auraient besoin d'elle.
D'un geste vif, elle les guida jusqu'à son bureau
où elle déposa délicatement le stylo sur un coussin brodé de fils argenté.
Puis, à pâfetrer, elle les mena vers une minuscule salle secrète.
Des motifs géométriques tricotés recouvraient les murs du saloplafond,
brillant en doucement.
Josette, plaça le coussin au centre exact de la pièce.
Rature jaillie du stylo.
Je passe, elle bonjour, Ascribe.
Par le fil et les aiguilles, démon retourne chez toi.
Le démon devint un translucide, puis scintilla,
avant de disparaître dans un nuage de poussière.
Partout dans la ville, les créatures s'effacèrent comme des dessins sous la pluie,
laissant derrière elles des traînés d'arc-en-ciel qui s'estomperent doucement.
Les murs de la Maison d'Asia retrouvent vers leur apparence normale.
Les dernières traînées colorées s'évalouir dans l'air
alors que Zélie et Timmy reprenaient le chemin de la Maison d'Asia.
Lorsqu'ils lui rendirent son stylo, elle leur tendit un cadeau.
Un dessin de trois avec rature,
surmonté d'un titre en lettres majuscules,
un pacte peu commun.
Euh, dites, vous avez l'air de vivre des aventures géniales.
Euh, si vous voulez, moi je pourrais les dessiner.
Zélie et Timmy échangèrent à un sourire.
L'aide d'Orzini !
Mais il faudrait demander la permission au cul de l'air.
Je suis sûre qu'elles vont accepter.
Avec le Tal en Asia, nos mystères seront encore plus beaux à raconter.
Moi aussi, j'aimerais beaucoup voir les aventures de Zélie en livre ou en BD.
J'espère qu'un jour, ça pourra arriver.
J'espère que cet épisode vous a plu.
Le mystère des monstres crayonnés a détourné Zélie et Timmy de leur enquête.
Mais quelque chose me dit que dès le prochain épisode,
ils vont se remettre sur la piste de Paula.
Peut-être vont-ils découvrir pourquoi elle n'est pas venue à l'école.
Encore merci pour vos idées de mystères et les retours que vous me faites sur cette série.
Vous n'avez pas à idées à quel point vous boostez mon imaginaire.
N'hésitez pas à continuer en laissant un commentaire sur Spotify, Apple Podcast ou Castbox.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.