Episode 10 - Loin à l'Ouest

Durée: 19m35s

Date de sortie: 26/02/2025

Les fouinards, j’ai été propulsée illico par je ne sais quelle fourberie de Long John Silver vers un royaume mystérieux, peuplé de cactus, de bourriques trop lentes et de saloon trop bruyants ! 

Eh oui, vous l’avez deviné, on est au far-west ! Le pays des cowboys, des shérifs et des desperados ! Bon sang ! Mais c’est quoi ce mic-mac ? Réponse à la fin de l’épisode ! (et pour une fois, c’est pas la faute du matou ! Enfin un peu quand même mais un peu moins que d’habitude)

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Ah là là, fais soif dans le désert, le matout !
Et ouais, rappelez-vous les fouillards !
Oui d'accord, je sais que je l'ai déjà dit 20 fois mais ça me défoule de le dire !
Alors t'arrêtes !
Quoi ? Économisez ma salive !
Économisez ma salive ?
Eh ben toi, t'as qu'à économiser ta tachemauterie d'abord !
Dis-la merle !
Après mon affrontement avec John Silver, on avait été précipité,
sans que je comprenne du tout pourquoi,
dans un monde désertique qui ressemblait aux histoires de Cowboy.
Et d'ailleurs on était habillés comme des Cowboys avec le matout,
avec chapeaux chaussures pointues et du tic-po-tis.
Et on avait hérité, je sais pas trop pourquoi,
de canaçons, lents comme un escargot en vacances !
Ouais ben c'est pas de ma faute si que tu as le bât de à l'heure, j'y peux rien moi !
Bref, on se retrouve après notre générique,
même si on s'est vachement éloignés de nos enquêtes là,
mais c'est ça l'aventure, on sait jamais où qu'on va terminer !
Allez, go !
Les enquêtes, passage de la Baba Yaga,
une saison pleine de rebondissements,
pour aller jusqu'au bout du mystère.
Episode 10, Loin à l'Ouest.
Après un voyage interminable dans le désert,
sur ce cheval avec un dos aussi dur qu'un toit du toll,
on a enfin fini par arriver en bordure de la ville,
qu'on voyait déjà depuis longtemps à l'horizon.
Eh ben, c'est pas trop tôt là !
Et à l'entrée de cette bourgade, perdu au milieu du désert,
il y avait un panneau d'écrépies et qui pendouillait au bout d'un jour,
et dessus, il y avait marqué Silver Town !
Ouais, c'est poussièreux, mais c'est ça qui a marqué !
Et toujours sur le dos du cacotte, on s'est enfoncé dans cette ville lugubre,
hein, mais ils sont où tout le monde là ?
Moi, j'ai faim, j'ai soif, et puis c'est pas que je suis là !
Mais quoi, quoi le matelas ?
Où est-ce que tu veux que je regarde ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Le matelas avait vu juste là !
Ah ouais, d'accord.
On passait devant ce qui semblait être le bureau du chérif de la ville.
En tout cas, c'est ce qui avait marqué sur le bâtiment et sur le mur.
Il y avait des affiches avec la trône du matelas, et puis la mienne,
et il y avait marqué Wanted Rechercher Mort au Vif.
Heu, le matelas !
Eh, je trouve qu'ils sont plutôt bien réussis à t'étirer le portrait.
Ton air, l'adea, et c'est assez bien retranscrit.
Enfin moi, je trouve, hein.
On est descendus de cheval, et j'ai arraché la fiche avec ma bouille.
Euh, ouais, par contre, moi, c'est complètement raté.
Eh, dans quel monde j'ai un pif comme ça, là ?
N'importe quoi !
Bon, voyons, y'a marqué,
Babayaga Rechercher Mort au Vif,
peut-être dit pétata, et individu très dangereux.
Hmm, récompense, des 5000 dollars pour cette capture.
Eh, j'ai une grosse prime ! T'as vu ça, le matut ?
Je suis un gros poisson, moi.
Je suis un gros bonnet, comme on dit.
Toi, t'es combien, t'as ? T'as trois kékéwet ?
Hein ? Quoi ?
Mais en effet, sous l'horrible tronchasse du matut sur son affiche,
Y'avait marqué 20 000 dollars de récompenses.
20 000 dollars de récompenses ?
N'importe quoi, non mais ils ont dit se tromper,
et puis rajouter droit au 4-0 par erreur, c'est pas possible.
Fais voir !
Le chef de la bande, avec son fer valoir,
qui le suit partout, son valet, son serviteur,
baba yaga, non mais, mais c'est, mais c'est,
NON, PORTez QUOI !
Non mais, oh ! Le chef ici, c'est moi !
Quoi, le matut ? Quoi ?
Tu veux faire le chef maintenant ?
Tu veux me donner des ordres ?
Tu veux que je t'appelle BoF, c'est ça ?
Tu veux que je te sire les poups, ou quoi ?
Non mais dans tes rêves, le matut, dans tes rêves.
Du quoi, qu'est-ce qui t'y dit, boss ?
Euh, pardon, le matut ?
Ah, du bruit qui vient du saloon ?
Oui d'accord, mais parle plus fort aussi !
Tu vois bien que j'ai nervi là !
Bon, c'est quoi le matut ?
On va aller boire un coup, saloon !
Ça va nous remettre les idées en place,
surtout à moi, parce que j'ai beaucoup crié là.
On s'est dirigé vers le bâtiment le plus grand de la ville,
le saloon, avec marqué en grand saloon,
avec des lettres en bois sur le toit.
Décidément, c'est une habitude dans cette ville
de mettre le nom du tout partout là.
Euh, t'imagines si nous on faisait ça chez nous le matut ?
Euh, coucou, ici c'est les toilettes, toilettes, ah ah !
Et là, c'est le frigo, frigo à ferrigéo.
Ouais, non, ce serait pas mal en fait,
surtout la nuit, une musique en diable et un brouhaha s'échappait du saloon.
On a poussé les portes qui ressemblaient au volet de la chambre.
Et puis, le moment où le matut et moi
m'a mis les pieds dans le saloon,
et que tout le monde, ah ah !
Oh my god !
Quoi de neuf ?
Le piano s'est tué, le brouhaha s'est stoppé, net,
ouh là, et tout ce beau monde s'est tourné vers nous.
J'ai dit quelque chose qu'il fallait pas,
ils avaient tous l'air comme pétrifiés.
Et il y a même la dame qui chantait à côté du piano
qui a fait un drôle de p'tit cri,
et qui est tombé dans les bras du canister.
Euh, ouh là, hey dame, faut faire attention avec cette chaleur, bien sidraté.
Eh d'ailleurs, en parlant de ça, on se boirait pas un p'tit coup le matut.
Comme on savait pas trop quoi faire d'autre,
bah on s'est dirigé vers le bar,
et puis j'ai dit,
« Hé salut patron, on va prendre deux orangètes bien fraîches si vous avez.
Enfin si vous avez pas, bah mettez-nous un truc frais quoi.
C'était franchement bizarre les fouillards.
Le patron a juste rien dit,
il s'est déplacé de biais,
et il a chichoté à l'oreille d'un gamin qui est parti en courant.
Il est sourd ou quoi ?
Si il est sourd, il faut juste parler plus fort.
C'est pas grave, faut s'adapter.
Euh, monsieur, on voudrait de trucs frais à boire, s'il vous plaît.
Euh, oui, oui non, tout de suite, tout de suite.
Vous voulez quoi déjà ?
Bah j'ai dit un truc frais, mais ça peut être n'importe quoi,
fin ce que vous avez quoi.
Une rangeade ? Ça vous va ?
Eh bah oui, parfait ça.
Le matut ça va ?
Eh bah oui, des enjades alors.
Tout de suite.
Avec des pailles s'il vous plaît.
Tout de suite.
Eh dis donc le matut,
tu trouves pas qu'il a l'air un peu stressé du genou, ce barman ?
Eh quand on est timide comme ça, bah,
je sais pas, on fait pas barman, quoi.
Non mais tu vois, il a plein d'autres métiers,
où il n'y a pas besoin de papoter toute la journée.
Je sais pas, moi, par exemple,
euh, bah plombier, tu vois.
Pas besoin de tailler une bavette avec les tuyaux, quoi.
Bon, elle arrive le rangeade, quoi.
Voilà, les, les, les, les, les, les.
Les enjades, c'est ça que vous voulez dire ?
Oui, oui, voilà.
Bon, d'accord, allez, on vous doit combien ?
C'est, c'est, c'est gras, gras, gras, gras, gratuit.
Bah c'est gentil ça.
Bon, allez, on attienne le matut.
Ah, ah, bah tiens, c'est encore meilleur
quand c'est gratuit, l'orangeade,
tu trouves pas toi.
Eh d'ailleurs, ça tombe bien,
parce que on n'a pas trop d'argent avec nous, là.
Eh mais attends, si tout est gratuit, le matut,
pourquoi on perdait pas une tournée générale
à tout le monde ?
Euh ouais, t'as raison, c'est vrai qu'il y a plus grand monde
en même temps, là.
Mais là, la poste de Tussaloun a claqué
et une voix beaucoup trop familière
a raisonné dans toute la salle
qui s'était petit à petit vidé de tous ces clients.
Te voilà enfin, Chacal.
Ah, le matut, c'est Long John Silver.
C'est Cherif, Long John ici, regarde.
Et Long John, qui avait un très grand chapeau
d'un blanc immaculé, un bon vultors.
Et il avait effectivement une étoile de Cherif
sur sa chemise, toute blanche aussi.
Wow, c'est classe quand même ça.
Ah, j'adore, elle, matut, pourquoi on n'est pas Cherif, nous ?
Ta tête est mise à prie, serpent à sonnette.
Et moi, le Cherif de Silver Town,
je vais mettre fin à ton règne de terreur.
Je t'attendais hors.
On va s'affronter en duel, comme de vrais pistolets gros.
Ah, attends, ouais, attends.
Mais qu'est-ce qui c'est que tu chemiles blics, là, le matut ?
Comment on va se battre en duel alors qu'on n'a même pas de pistolet ?
T'en as un, toi ? Moi, je n'ai pas, hein ?
Et là, le matut a pointé sa sale petite patte qui schmoutait
vers le mur derrière le bar.
Et en effet, il y avait un gros fusil tout vieux,
tout poussiéreux accroché au mur.
On aurait dit qu'il était là depuis toujours.
Ah ouais, tiens, ça pourrait faire l'affaire, ce vieux truc, là.
J'ai décroché le vieux fusil, la grosse pitoire, là.
Oh là, gros, c'est lourd, ces trucs !
Et j'ai vérifié si c'était chargé.
Bon, il y a des cartouches, au cas où je rate le premier coup, quoi.
Ha ha ! Et puis j'ai pris mon courage à deux mains.
Bon, allez, ben, d'été de façon,
il faut bien que Long-Jun nous explique ce qu'il a trafiqué, là.
Je suis sorti dans la rue principale de Silver Town.
La rue était rayonnante de soleil,
et tout au bout, tout de blanc vêtue, Long-Jun Silver.
Il faisait tournoyer ces deux pistolets,
ces deux colts éteintes lents comme un vrai jongleur.
J'adore cet univers.
Wow !
Ouh là, mais moi, j'ai l'air d'une plouque avec mon fusil moisi, là.
Hé Long-Jun, y a pas moyen que tu m'en fies l'indétien de pistolet ?
Ce serait plus juste, quoi, non, le matou ?
Baba Yaga, te voilà enfin.
Enfin, je veux dire, tu me le prêtes ?
Et moi, j'étulera après notre truc, après notre duel.
J'attendais ce moment avec impatience.
Non, parce que là, moi, j'ai peur de me salir avec ce fusil tout crasseux, là.
Ça va me péter dans les doigts, ce machin.
Tu ne te demandes pas ce que tu fais dans cet univers, si éloigné du tiens, Baba Yaga ?
Eh ouais, ouais, c'était ma question suivante.
Mais d'abord, pour le pistolet, y a moyen, tu crois, ou pas ?
Tout était prévu depuis le début,
depuis que j'ai réussi à m'échapper de l'île au trésor,
et de mon univers de pirate grâce à la porte,
que tu as mal refermé, toujours aussi maladroite, n'est-ce pas, Baba Yaga ?
Je sais pas si je dirais maladroite, il exagère, enfin, c'est plutôt que moi.
Je ne suis pas materialiste, quoi.
Tu vois, Long-John, en fait, moi, je m'attèche pas trop à la valeur des objets, quoi.
Je t'ai attiré dans ma toile d'araignée.
Tu es tombé dans mon piège, la pierre des Danais.
Va me permettre d'acquérir ton pouvoir de contrôler et de changer les histoires.
Mais pour cela, la pierre a été très claire.
Je dois te vaincre par trois fois, dans trois univers différents.
Et si j'y arrive, je serai Baba Yaga à la place de la Baba Yaga !
Eh mais, mais Zaza, lui, là, est-il Zaza ou quoi, Long-John ?
J'aurais enfin tout tes pouvoirs et beaucoup de choses vont changer.
Ok, ok.
Il leur a voulu !
Il commence à me plaire celui-là avec ses discours de conquête des mondes, je sais pas quoi.
Il est l'heure de lui filer une bonne leçon.
Hein, le matou ?
Ah ah !
Prépare-toi à affronter ma colère !
Et puis celle du matou !
Et celle de la grosse pétoire aussi !
Y'a pas de raison ! Allez !
C'est ce qu'on verra ! En attendant, tiens-toi prêt pour notre premier affrontement.
Cherif contre Desperado !
Allons-y-ais !
Long-John Silver a sorti un mouchoir tout blanc de la poche de sa chemise blanche et il a agité vers moi.
Regarde, je vais jeter ce bout de tissu dans les airs Baba Yaga et au moment où il touchera le sol,
on sera autorisé à tirer que le meilleur gagne, vieil sorcière.
Ouais ouais, c'est ça ouais !
Je rigole à moi avec un coup de pétoire dans le nez !
C'est parti !
Long-John a jeté son mouchoir blanc haut dans les airs.
Je l'ai suivi des yeux.
D'accord, oula.
Hein, attends, hein !
Je vois rien moi !
Je vois rien avec le soleil !
Le mouchoir est monté, monté très haut dans le ciel et puis il a commencé à descendre doucement,
comme une feuille morte en automne.
Plus que quelques secondes avant que le mouchoir ne retombe.
Focus Baba Yaga, focus !
Mais là, avant que le mouchoir ne touche le sol,
tout est devenu noir.
Je n'ai jamais dit que j'allais jouer dans les règles sorcières.
Long-John, le traître, avait tiré…
A un zéro pour moi, Baba Yaga.
On se voit dans le prochain univers.
Et là, les fouinards, c'était comme si j'ai faisais une grande chute en arrière,
un peu comme au moment où on s'endort, mais qu'on se réveille juste avant de sombrer.
Wouaaah !
Et puis ça a été le trou noir.
Et quand j'ai enfin pu rouvrir les yeux...
J'étais dans une grande plaine, avec des montagnes éblouissantes à l'horizon.
Pour s'enmer, qu'est-ce qu'on fiche là ?
Et je vous le donne en mille, j'étais encore sur un cheval.
Co-co-te ? Co-co-te ? C'est encore toi ?
Ouais, ouais, c'est toi !
Sauf que cette fois, j'étais habillé en chevalier, avec une armure méga-lourde et une grande lance,
et un beau clier avec une tête de matout dessinée dessus.
J'ai compris là, on est remontés dans le temps.
Mais là, j'ai entendu un rugissement et haut dans le ciel, j'ai vu passer un dragon.
Un dragon qui ressemblait d'ailleurs vachement à celui que Long John avait fait apparaître.
Bon, à l'internet, je crois que je commence à comprendre.
On n'est plus au western, mais dans un monde fantaisie, avec des dragons, des fées, des elfes,
et peut-être même des goblins.
Mais cool, c'est marrant, les goblins, j'adore.
Ils sont ouverts et ils ont une tête marrante, et parfois, ils ont des poupes d'oreilles qui sont dans le nez.
Bon, le matout, t'es où là ?
Et là, quand je me suis retourné, j'ai vu la tenue du matout.
Ah, bah, le matout, c'est quoi cet accoutrement de pître ?
Avec des petits gros loups, il était tout de rouge et de jaune vêtue.
Et il avait même des gros loups plus petits au bout de ses chaussures pointues.
Ah, le matout, t'es un guignol ou quoi là ?
Avec tes gros loups, glingling, glingling, glingling, glingling.
Ah non, mais je t'ai jure, tes comiques là.
Bon, au moins, dans ce monde-là, les choses sont à leur place.
Moi, je suis chevalier et toi, tu es mon bouffon.
Un bouffon qui schmoutte même.
J'allais sûrement devoir encore affronter Long John dans ce nouveau monde, elle est fouillard.
Mais on verra ça au prochain épisode, parce que ça fait quand même beaucoup d'un coup là.
Il va falloir que je sois plus rusé que lui cette fois.
Et je me suis quand même bien fait rouler dans le pâté de la farine là avec ce duel piégé.
Donc, n'hésitez pas à me dire si vous avez des suggestions les fouillards.
Et d'ici là, restez sur vos gardes et méfiez-vous des cowboy blancs.
Surtout quand leurs pistes laisses sont aussi brillants.
Ça cache quelque chose.
Bon, attends, le matoulin, stop.
Par contre, tu vas arrêter avec tes gros lourds, parce que moi, ça me fait une tête grosse comme ça là.
La barbe.

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