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Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chéri FM.
Je vous aime.
Anne Bonny, femme pirate, d'après une histoire vraie.
Tout le monde le sait, les pirates sont féroces, aiment les trésors et les perroquets,
ont parfois un oeil en moins ou une jambe de bois.
Et surtout, ce sont des hommes.
Tous ? Non.
Laissez-moi vous raconter l'histoire d'Anne Bonny, femme pirate.
Le père d'Anne était arrivé aux Etats-Unis, le nouveau monde, en 1710.
Il s'était installé dans l'état de Virginie avec l'espoir d'y faire fortune.
Anne, elle, n'était pas comme les autres petites filles de Virginie.
Elle n'aimait ni les robes en calico bariolet, ni les coiffures à ruban.
Le matin, elle nouait ses cheveux couleur de feu en un simple chignon,
enfilait des habits de garçons et hop !
Elle était prête pour courir dans les champs, suivre ses cours d'escrime
ou grimper aux arbres avec les garçons du village.
C'était la belle vie.
Mais, en grandissant, il fallut tenir son rôle de jeune fille.
Cela voulait dire porter d'affreuse robes à corsets qui l'empêchaient de respirer
et fréquenter la bonne société.
Anne s'ennuie tellement dans ses piqueniques interminables
où personne n'avait rien à raconter.
Elle rêvait de fantaisies et de découvrir le monde.
Les seuls moments où Anne s'animait, c'était pendant les dîners que donnait son père
pour les marchands venus d'ailleurs, qui arrivaient chargés de tissus,
d'épices et de folles histoires.
Un soir, l'un d'entre eux, James Bonney, prit la jeune fille par la main.
Tu allères d'avoir un sacré tempérament et de rêver d'aventure.
Que dirais-tu de devenir ma femme et de découvrir les Caraïbes ?
Partir à l'aventure, le plus grand rêve d'Anne.
Ni une, ni deux, Anne épouse à James et devint Anne Bonney.
Le jeune couple fit là direction la nouvelle Providence,
une île des Bahamas qu'on appelait aussi la République des pirates.
C'était là que James achetait ses marchandises,
car les pirates de toutes les Caraïbes s'y retrouvaient
pour vendre les trésors arrachés au navire marchand.
Tissues de soie, meubles précieux, colliers de pierres ries, animaux exotiques.
Tout ce qu'ils pouvaient embarquer était bon à prendre et à revendre.
Avec l'argent qu'ils en tiraient, ils profitaient de la vie sur terre.
Le bonheur d'un pirate au repos, une petite sieste sur le sable chaud
à l'ombre des cocotiers.
De grande fête, où l'on trinquait jusqu'à l'aube dans les tavernes du port,
il est fille, les filles, ça leur manquait sur l'eau.
Anne Bonney passait ses journées sur le port, à écouter les histoires de tous ces pirates.
Entre les combats, les trésors et les troupes royales qui les poursuivaient,
ces bandits des mères naviguaient entre mille dangers.
Ils menaient une vie si palpitante.
Mais, une vie qui lui était interdite.
Car une femme sur un bateau, pensée les pirates,
ça porte malheur.
Et James était bien d'accord.
Un jour, Anne n'y t'en plus.
Elle voulait devenir une vraie pirate elle aussi.
Et personne ne l'en empêcherait.
Alors, elle quitta son mari, se déguisa en homme,
et alla proposer ses services au premier bateau du port.
Anne, ou plutôt Andy, comme elle se faisait appeler,
devint vite le meilleur pirate à bord.
Elle grimpait au mape plus vite que quiconque,
et adorait faire le guiller tout là-haut, sur la une.
Elle apprit à tenir la barre,
à lire les cartes marines pour éviter les baffons,
et repérer les îlots où, qui sait,
on avait peut-être caché un trésor.
Quand un navire marchand avait le malheur de les croiser,
et que tous partaient à l'abordage armés jusqu'au-dents,
elle était la première sur le pont ennemi.
Et grâce à ses leçons d'escrime,
elle s'abrait avec fougue et virtuosité.
Et dans les longues soirées en mer,
elle avait toujours un nouveau jeu de cartes à proposer.
Anne Bonny rayonnait.
Elle était heureuse, grisée de mer et d'aventure,
au milieu de ses nouveaux amis.
Ils étaient tous un peu amochés,
une vraie bande d'afres pirates,
mais ils avaient bon cœur.
Il y avait jambes de bois,
qui trébuchaient parfois au combat,
mais connaissaient la mer comme personne.
Et petits crochets, qui étaient tout jeunes.
Ils racontaient fièrement
qu'on lui avait tranché la main dans un combat héroïque.
Mais tout le monde savait qu'en vrai,
il avait tué un accident de pistolet.
Et puis, Joe le taiseu,
à qui on avait coupé la langue en prison,
et son péroquet qui parlait pour deux.
Il n'y avait guère que le capitaine,
Jack Rackham, qui était entier.
C'était un bel homme, délicat, coquet même,
à tel point qu'on le surnommait Calico Jack, comme le tissu.
Et en même temps, c'était un pirate intrépide,
que tout l'équipage admirait pour son courage.
Bien sûr, la vie d'Anne n'était pas que simple.
Elle devait sans cesse mentir pour cacher qu'elle était une femme.
S'il découvrait la vérité,
il la passerait par-dessus bord,
ou au fil de l'épée,
car même le plus gentil des pirates devenait féroce
quand il avait peur pour son bateau.
Alors, elle bandait sa poitrine pour la cacher.
Et, quand tous vivait hors-senu,
sous le soleil de plomb des Caraïbes,
elle n'enlevait jamais sa chemise.
Elle s'était fabriquée un petit antonnoir
pour pouvoir faire pipi debout depuis le pont comme les autres.
Elle parlait d'une fausse voix grave,
et quand les autres entonnaient des chants de pirates
au son de la cordéon, elle se taisait.
Mais un jour, alors qu'Anne s'habillait,
un des pirates entra dans la soute.
Catastrophe !
Anne se précipita pour la sommée,
mais le pirate eut le temps de sonner l'alarme.
Mais c'est une femme !
Aussitôt, les autres accoururent et très nerhanent sur le pont,
en la rouant de coups et d'injures.
Anne avait peur pour sa vie,
quand Calico Jack interven.
Arrêtez !
Cette femme nous a menti, c'est vrai.
Mais elle est aussi notre compagnon.
Depuis dès-moi, elle se bat à nos côtés.
J'embre de bois.
À qui doit-tu les bagues que tu portes à chaque doigt ?
Et toi, le Borne, qui a sauvé ton deuxième oeil ?
Vous ne voulez pas d'une femme sur le bateau ?
Je comprends.
Nous la débarquerons au prochain port.
Mais d'ici là, le premier qui la touchera aura affaire à moi.
Les pirates enchaînèrent tout de même à nos mains,
avant de retourner à leurs occupations,
sans oublier de lui jeter des regards mauvais.
Quand soudain, depuis la une,
le gai agita sa longue vue.
Alerte à Trima ! Alerte à Trima !
Au loin, dans le brouillard, se dessinait un navire immense.
C'était un riche vaisseau,
un navire de la flotte royale, sûrement plein de trésors.
Mais ce bateau était si gros et devait être si bien défendu.
Comment espérer le vaincre ?
Les pirates hésitaient,
quand Anne Bonny prit la parole.
Notre seule chance, c'est de les effrayer.
J'ai un plan.
Mais il vous faudra me faire confiance.
Bientôt, les soldats du navire royal
étaient face à leur pire cauchemar.
Un navire fantomatique, au voile noir,
comme les ténèbres avançaient dans le brouillard.
À sa proue, se tenait une figure de malheur.
Une femme nue, en sanglantée,
qui agitait ses chaînes avec un champ lugubre.
C'était Anne qu'on avait couvertes de peinture.
Devant cette vision d'horreur, les soldats fuyaient de toute part.
Paniqués, ils couraient se cacher dans la soute,
voire se jeter à la mer.
Face à de tels trouillards,
Anne et les pirates n'eurent aucun mal à aborder le navire
et à s'emparer de sa cargaison.
Les flibustiers regagnèrent leur navire chargé d'or,
de tissus précieux, d'épices et de pierres ries.
Quel trésor !
C'était la plus belle prise de l'année.
Ils riaient à gorge d'employés, heureux de leur fortune
et de leur bon tour.
Et tout cela, après tout,
c'était grâce à Anne.
Les pirates se concertèrent quelques instants
et Jean-Bre-Debois prit la parole.
On dit,
ou Anne, comme tu veux.
T'es peut-être une femme,
mais t'es surtout une sacrée pirate.
Au diable les superstitions,
tu fais partie de l'équipage et tu y resteras.
Si tu veux bien nous pardonner, bien sûr.
Quelle joie !
Adieu les bandages et les supercheries !
Anne n'avait plus besoin de se cacher.
C'était bel et bien,
une femme pirate.
Tout l'équipage l'aimait et la respectait,
à tel point que Calico Jack
en fit bientôt son second à la tête du navire.
Entre la férocité de Jack
et l'imagination d'Anne,
rien ne pouvait les arrêter.
Ensemble,
ils devinrent bientôt
les plus grands pirates des Caraïbes.
Des pirates amoureux,
à ce qu'on disait,
mais...
pas moins sanguinaire.
Leurs drapeaux faisaient trembler
les navires marchands.
À tel point qu'aujourd'hui,
encore, c'est le symbole de la piraterie.
Tu le connais sans doute ?
C'est un crâne,
surmontant deux épées croisées.
Anne avait tout pour être heureuse désormais.
Mais une question la tarodait.
Rencontrerait-elle un jour
une autre femme pirate ?
Conte-moi l'aventure
est un podcast chéri FM
réalisé par une équipe redoutable.
A l'écriture,
la femme pirate marion le moine.
A l'interprétation,
le matelot aguerri Léa des Garets.
A la réalisation et au mix,
le corsaire sanguinaire Guillaume Raymond.
A la production,
le navire des ténèbres spot machines.
Et à la rédaction en chef,
la capitaine intrépide,
Maude Ventura.
A bientôt pour une nouvelle aventure.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org