Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Té Zétoire, té Zétoire, té Zétoire! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait?
Tu m'as raconté une histoire?
Encore une histoire? Vous avez été soge, vous êtes sûre?
Bon d'accord, je vais vous raconter l'histoire du fils des géants.
Vous êtes prêts? Vous êtes bien installés?
Alors, chut, plus de bruit parce que l'histoire va commencer.
Loin, loin, il y a longtemps,
un roi et une reine venaient d'avoir un garçon.
Mais le bébé était petit, si petit qu'il ne voulait pas le garder.
Il le déposaire dans un dé à coudre d'or, qu'il confière au courant de la rivière.
A flégé de voir un si petit bébé livrer au tumulte de saison,
la rivière prit soin de ne pas renverser la fragile embarcation.
Elle emporta, loin, loin, et longtemps.
Un beau matin, le dé vincait jouer près d'une crotte.
Elle était habitée par deux géants qui menaient une vie de simple pécheur.
Il remontait leur filet, lorsqu'ils entendirent des pleurs.
Il découvrit le dé en or.
Et dans le dé, un bébé si petit qu'il tenait dans le creux d'une main.
Cet enfant est trop petit pour survivre, dit le premier géant.
Alors, il donna au bébé toute sa force et l'enfant grandit.
L'enfant regardait les géants avec terreur.
Cet enfant est trop perdu pour survivre, dit le second géant.
Alors, il lui donna tous ses mots pour qu'il puisse nommer ses peurs.
Et les peurs s'envolèrent avec les mots.
Les géants l'observèrent attentivement, puis soupirèrent.
Cet enfant est trop triste pour survivre.
Et il lui donnait tout leur amour.
Le cœur a séché du garçon en fusil gonflé.
Qu'il se sentit le plus heureux du monde.
Le prince devient un jeune homme robuste, à l'esprit vif et plein de raisons.
Il aidait les géants en toute chose, et ceci le chérissait plus que leur vie.
Mais un jour, le roi et la reine passèrent dans les environs avec leur équipage.
Surpris par un terrible orage, ils trouvaient refuge dans la grotte des pécheurs.
On laissait chat et on leur fit griller quelques poissons.
Au cours du repas, le roi et la reine reconnurent avec stupéfaction le dé à coudre d'or, que le jeune homme portait au cou.
« Vous ne me croirez sans doute pas ? » disait le prince.
« Mais on m'a trouvé dans ce dé lorsque j'étais bébé. »
Le roi et la reine se jetèrent à ses pieds.
« Mon Dieu ! c'est crié-Hertile. Tu es notre fils adoré emporté par le courant. On nous devions cru morts ! »
Ils oubliaient de dire qu'ils l'avaient eux-mêmes jeté dans la rivière.
Le prince était devenu si beau et si fort, qu'il leur semblait à présent être un fils idéal, un fils tout fait, qu'il n'était plus besoin d'élever.
« Viens vivre au palais avec nous » suplit à la reine.
« Les princesse des pays voisins voudront toutes t'épouser ? »
« Tu seras le héros de la cour » s'écria le roi.
« Nous organiserons des tournois en tournoi honneur et tu régneras sur le pays après moi. »
Les géants s'attendaient depuis longtemps à ce que la chose arriva.
Alors, comme ils avaient ouvert leurs mains pour le recueillir, ils les rouvrirent pour laisser partir le jeune homme.
Mais le prince hésitait.
« Nous sommes tes parents, ce fachat le roi. Pense à notre malheur, nous n'avons pas d'héritier. »
« Nous sommes tes parents » grondent à la reine. « Nous t'offrons une vie de roi. »
« Préfères-tu cette grotte puante et la compagnie de deux vieux misérable ? »
C'est mon confort terre, le jeune homme, dans sa décision.
« J'ai réfléchi, dit-il, me voilà devenu homme, et je souhaite à présent
rendre à chacun de vous ce que je lui dois. »
Il se tourna vers les deux pécheurs.
« Vous m'avez donné tant de force qu'il ne vous en reste plus beaucoup. »
« Vous m'avez donné votre esprit, si bien que vous perdez parfois un peu le vôtre. »
« Et vous m'avez donné tout votre amour. »
« Nous en avons encore beaucoup, car il est inépuisable. »
« Fort bien. Je veux aujourd'hui vous offrir en retour ma force, mon esprit et mon amour. »
Puis, il se tourna vers le roi et la reine qui attendaient s'en comprendre.
« Quant à ce que vous m'avez offert, il retira le déacoude d'or de son cou et le leur tendit. »
« Je vous le rends, nous sommes quittes. »
Le roi et la reine nurent pas déritier.
Le jeune homme ne devint pas prins.
Mais il ne regrettage jamais son choix.
Il vécue longtemps en paix avec lui-même, dans ses joies, comme dans ses peines.
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C'était Le Fils des géants, une histoire de Gaël Hémond raconté par Iludi Fondaci sur la Moldao de Bédrich Smetana.
Un album a retrouvé en librairie aux éditions « Talent Haut » avec les illustrations de Lucie Riholant.
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