La maison du podcast présente
Salut nos petits aventuriers !
Est-ce que vous savez que dans notre belle France, nous possédons des tas d'animaux incroyables, nous aussi ?
Dans cette nouvelle série de Y, nous tendons sur les traces des animaux fantastiques qui peuvent le sud de la France.
Ouvre grands tes yeux et tes oreilles, ce sont des animaux que tu ne connais pas forcément, mais qui sont pourtant tout aussi intéressants que les autres.
C'est parti pour une nouvelle série,
« While » sur les traces des animaux remarquables de Méditerranée.
Vite, vite, mes bottes de pluie et ma lampe torche !
Professeur, qu'est-ce que vous faites ?
Comment ça qu'est-ce que je fais ?
Je me prépare, voyons, bottes de pluie, kawai, saut et surtout une lampe pour voir leurs yeux la nuit.
C'est bon, tout est là.
Leurs yeux ? Mais les yeux de qui, professeur ?
Les yeux des crappots, voyons.
Il fait nuit, il pleut.
C'est le moment idéal pour aller sur les traces des crappots calamites.
Une espèce fantastique qui chante très très bien.
J'arrive, mes petits crappots, attendez papy, sa pionce, on va bien s'amuser ensemble sous la pluie.
Très bien professeur, et bien moi, je vais plutôt suivre Aurélie Joannet,
elle est spécialiste du crappot calamite en Provence.
Je suis sûre qu'elle va m'apprendre plein de choses sur lui.
Allez hop, mes bottes de caoutchouc, et c'est parti !
Aurélie, vous êtes avec votre saut, votre lampe torche dans la nuit sous la pluie.
Mais qu'est-ce que vous faites ?
On cherche des crappots calamites.
Alors là, on cherche où les pierres, on soulève un peu...
Voilà, il faut bien regarder où on met les pieds, parce qu'ils peuvent être sous nos pieds.
Exactement. Ils ne voient pas portément.
Ils se repèrent alors avec les frontales, c'est vrai que leurs yeux brillent dans la nuit.
Ah ouais, déjà c'est un manu.
On les voit aussi avec les phares de la voiture, on les voit, crappent à UT,
ils aiment bien justement être sur les bords de route, les bords de piste,
les endroits très ouverts, c'est là qu'ils cherchent leurs nourritures.
Ce soir, Aurélie doit trouver le plus de crappots possibles,
les mettre dans son saut et les prendre en photo.
Grâce à cette technique, Aurélie peut compter les calamites
et être sûre de ne pas avoir compté le même plusieurs fois,
car aucun crappot ne se ressemble.
Tu te demandes comment on fait pour les différenciers ?
Moi aussi. Écoute bien la suite.
Notre premier calamite de la risonvée.
Oh bah salut !
Alors petit crappot de taille moyenne,
tu reconnais ses petites, sa couleur un peu vert, marron, cacquis,
et surtout à la ligne vertébrale jaune,
qui est là au milieu du dos.
Alors ça c'est en adulte, ils sont rarement plus grands que ça.
Et c'est un mal, il a la gorge violacée,
par transparence on peut voir le sac vocal.
D'accord.
C'est une poche en fait qui gonfle quand il chante
et qui permet d'amplifier le champ.
Il fait qu'on peut l'entendre, de ne pas le sentir très loin.
Plusieurs centaines de mètres, voire un kilomètre à la ronde.
C'est comme ça qu'il appelle les femelles.
Il est très mignon, il est dos du.
C'est vrai qu'il mange bien par ici.
Oui, il est en forme.
Les femelles matures sont généralement plus grosses.
Ah, un deuxième.
Elle est dans le saut, les deux petits crappots.
Aurélie prend les crappots dans ses mains.
Quand on les regarde près, on voit qu'ils ont des sortes de verrues
sur eux un peu comme des sorcières.
Mais est-ce que ce sont vraiment des verrues d'après toi ?
Est-ce qu'on peut attraper des boutons en prenant un crappot dans nos mains ?
Et écoute la réponse d'Aurélie.
C'est des glandes, on ne va pas attraper de verrues,
on ne va pas attraper de maladies en les touchant.
C'est plus eux qui craignent d'être manipulés à la limite.
C'est pour ça qu'on ne les manipule pas longtemps,
on évite d'avoir les mains trop sèches, on les garde,
on a l'atmosphère un peu humide.
C'est des espèces qui sont protégées.
Alors tous les amphibiens en France sont protégés.
Normalement on ne peut pas les toucher.
On ne peut pas les toucher, on ne peut pas les déplacer,
ni eux, ni leurs eux, ni leurs tétards.
Et oui, heureusement en France, toutes les grenouilles
et les crappots sont protégées.
Ce sont des espèces menacées par la perte de leur habitat,
mais aussi par les voitures.
Souvent, en période d'amour, les crappots traversent les routes
et se font écraser.
Surtout les jours où il pleut, il faut faire bien attention
sur la route, alors ouvre bien des yeux.
On a fait l'écraser, et celui-là.
Les yeux qui brillaient dans la nuit, de moi.
J'ai l'impression d'y mettre une chasse aux oeufs de pâques.
Exactement.
Et voilà, un nouveau crappot dans notre saut.
Mais celui-là ne s'est pas laissé attraper facilement.
D'après toi, comment il a fait pour se défendre ?
Écoute bien la réponse, c'est la question Berk de ce podcast.
Un petit piqui de stress, là ?
Ah oui, au moment de l'attraper, ça arrive des fois.
L'attraper, ça sort, et c'est normal.
Ça va être très souvent, d'ailleurs.
D'après toi, le crappot, c'est une espèce qui sort plutôt la journée,
donc qui est durne, ou qui préfère vivre la nuit.
Donc nocturne.
Écoute la réponse d'Orel.
Nocturne, ils ont une peau, ils ont une peau fine,
qui les rentrait sensible aux UV, au soleil, à la chaleur.
Ils sont terre, en fait, la journée.
Ils se cachent à l'ombre.
Que mange un crappot ?
On a posé la question à Orel.
Des insectes, des limaces, des verres de terre.
D'ailleurs, ce sont des bons auxiliaires, des jardiniers.
Ah oui.
C'est-à-dire qu'on a un mar dans son jardin.
Ils se débarrassent des petits musibles,
qui nous embêtent dans les plantations.
Voilà, oui.
Notre expédition se poursuit direction une mar.
Et oui, la mar, c'est le lieu préféré des crappots.
Ils viennent nager, ils faire leur bébé,
les fameux tétards tout noirs,
qui, en grandissant, deviendront de bons crappots.
Voilà, donc là, on a énormément de tétards.
Des milliers de tétards.
C'est 2000 à 4000 œufs
qui peuvent être contenus dans une ponte.
C'est une stratégie de faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de petits,
parce que, vous voyez, si on regarde à nos pieds,
la mar a déjà commencé un petit peu à sécher.
Alors on peut observer des tétards qui sont morts.
C'est qui les prédateurs ?
Des tétards et des crappots calamis ?
Pour les adultes, ça va être...
On peut avoir des mystélydés, comme le putois.
Finalement, à l'état adulte, ils n'ont pas tant que ça de prédateur.
Est-ce que ça vit ? On a colonie, on a famille, comment ça marche ?
En fait, ils se regroupent pour se reproduire
dans les mar.
Le reste de l'année, ils vivent...
Ils sont solitaires en fait,
ils chassent, ils y vernent,
ils peuvent se regrouper,
mais ils peuvent reconnaître la mar
par l'odeur, en fait.
Par le cocktail de molimcules chimiques
qui est propre à leur point d'eau,
ils reviennent souvent sur le endroit où ils sont nés,
pour se reproduire eux-mêmes.
Et oui, chaque mar a une odeur différente
et le crappot sait la reconnaître.
N'est-ce pas incroyable ?
Je suis sûre que maintenant que tu en connais plus sur le crappot,
tu es envie de le protéger.
Alors qu'est-ce qu'on peut faire pour lui venir en aide ?
On a posé la question à Aurélie.
Alors si vous avez un jardin, creuser une mar,
ce sera super pour les amphibiens,
les libelles lues, la petite faune aquatique.
Lever le pied sur la route, les soirs plus vieux,
on a ces grands déplacements de crappots.
On a l'impression qu'il y en a beaucoup,
mais finalement ils sont très concentrés,
voilà, parfois sur quelques soirées.
Allez, un dernier petit conseil,
peut-être pour ceux qui veulent observer des crappots calamites
autour de chez eux,
de conseils de l'apprents, comme on peut faire.
Prouver un petit point d'eau
qui s'assèche temporairement en Garrigue,
c'est un soir ou il pleut,
ou alors un soir où il a plu pendant quelques jours,
ça les fait bien sortir.
Allez, et on ouvre l'oeil,
parce qu'en fait, souvent on est confonds avec un caillou.
Voilà, tout à fait, puis on est à l'écoute
de ce champ qui ressemble un peu à un champ de grillons.
Ça gigote dans le saut, il y a du monde là-dedans.
Allez les crappots, on se concentre un petit peu.
3, 4, dans la mare, terrible mare,
le crappot dans ce soir.
Professeur, mais enfin, vous avez fait un orchestre
avec les crappots de la mare ?
Oui, ma petite ombre, pourquoi pas,
j'ai mis les grenouilles d'un côté,
les crappots de l'autre, et hop, en avant la fanfare.
Oh là là, merci les oreilles, c'est complètement faux.
Oh bah Soprano, il n'est pas devenu chanteur du jour au lendemain.
Vous écoutez Soprano, professeur ?
Qu'est-ce que tu crois, ma petite ?
C'est pas parce que j'ai vécu avec des dinosaures
que je connais pas les musiques modernes.
Regarde, je sais même danser.
Abdo dips, pompe, barre,
Abdo dips, pompe, barre,
Abdo dips, pompe, barre,
Abdo dips, pompe, barre.
Faut affer le cardio pour mieux endurer.
Faut affer les abdos pour mieux encaisser.
La vie, c'est musclé, oui, oui, oui.
Allez les crappots, on reprend avec moi, tout sans coeur.
Oh là là là, décidément, la vie du professeur sapion
se me surprendra toujours.
Abdo dips, pompe, barre.
Ça t'a plu, ce nouvel épisode de Wilde
sur les espèces remarquables de la Méditerranée ?
Il a été réalisé grâce à l'aide de la métropole
d'ex Marseille Provence.
Restez bien à l'écoute de Wilde,
dans les prochains épisodes, nous allons partir
sur les traces de plein d'autres animaux fantastiques
qui habitent eux aussi dans le sud de la France.
À bientôt mes petits aventuriers.
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