Nouvelle Céroïne
Salut toi, Nouvelle Héroïne.
Aujourd'hui je vais te raconter le chapitre 3 de cette série spéciale.
Cette histoire n'est pas tout à fait comme les autres.
C'est l'une des quatre histoires exclusives
créées en collaboration avec la Fondation L'Oréal
qui s'engage à encourager la prochaine génération de femmes, comme toi,
à se tourner vers la science.
Accélérer les carrières des femmes scientifiques
est transformer le monde scientifique de l'intérieur
pour contribuer à une société plus inclusive.
Parce que le monde a besoin de la science
et la science a besoin des femmes.
C'est parti.
Chapitre 3
La science pour élever les consciences
et devenir une citoyenne éclairée avec Marie Chérasse.
Nouvelle Céroïne
Elle est une nouvelle héroïne né à la fin de l'été 1995.
Il y a presque, mais pas encore tout à fait, 30 ans.
Cette année-là,
une navette spatiale est pilotée par une femme,
Eileen M. Collins, pour la première fois.
32 ans après,
la soviétique Valentina Derechkova
et 34 ans après le premier homme dans l'espace,
Yuri Gagarin.
Et avant même que Marie souffle sa première bougie,
Claudie Aigneray, la première femme française astronaute,
s'envole pour l'espace à bord de la station My.
Je suis très heureuse de pouvoir, en tant que femme,
et de montrer aux femmes qu'on peut aller au bout d'un objectif,
même s'il peut paraître ambitieux et un peu difficile,
parce que c'est un milieu masculin dans lequel on est velu.
Moi, c'est une mission que je me fixe.
Si j'évoque les étoiles au tout début de cette histoire,
c'est parce que plus petite que pas trop grande,
Marie, notre nouvelle héroïne, s'en est merveille.
À travers la fenêtre de sa chambre
et son émerveillement pour l'univers infini au-dessus de sa maison,
est entretenu par les récits des mystères de la physique
de son grand-père, ancien ingénieur au commissariat à l'énergie atomique,
et au petit prince.
Les petits princes d'Antoine de Saint-Exupéry ?
Oui, pas de bel air.
Celui qui découvre que l'essentiel est invisible aux yeux,
que l'amour se nourrit de soins,
et que la beauté réside dans la simplicité des choses
qu'on apprivoise.
Et quand Marie observe le ciel,
elle s'émerveille devant le spectacle offert par cette nature
et les lois physiques qui la régissent.
Oh, waah, une étoile filante !
Encore plus petite que pas trop grande,
Marie grandit dans le chenin de la France à Dunkerque.
Sur la plage, elle y passe des heures à observer la nature,
les animaux, la mer et l'infini horizon qu'elle offre.
Mais parfois, sur l'écran de la télévision du cinéma,
ce qu'elle voit la triste profondément, des marais noirs,
fruits de déversements de pétrole, viennent souiller des côtes.
Marie a peur que ça arrive sur sa plage,
la belle plage bordée de dunes et d'oyales où elle joue.
Alors, face à cette nature défigurée
où les animaux peinent à survivre,
une révolte silencieuse gronde en elle.
Marie se promet alors,
notre monde doit être un lieu
où il fait bon vivre pour tous ses habitants.
Quand elle n'est pas chez ses grands-parents
et sur les plages de Dunkerque,
Marie aime se belader dans les allées d'émusée
et particulièrement de la cité des sciences, à Paris,
qui devient vite son lieu préféré.
À l'âge de 11 ans,
la vie de Marie prend un tournant lorsqu'elle déménage à Palaiso,
en région parisienne,
où habitent ses grands-parents maternais.
Ce changement d'environnement est à la fois excitant
et intimidant pour la jeune fille.
Elle quitte les vastes étendues maritimes du Nord
pour s'installer dans une ville animée,
proche de nombreux centres de recherche
et d'établissements académies prestigieux.
Son entrée au collège a marqué par de nouvelles rencontres
et des découvertes passionnantes.
Marie se montre brillante en sciences naturelles et en mathématiques,
mais elle nourrit également un amour profond
pour la littérature et l'histoire.
Si petite, le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry
embarque Marie à travers les étoiles,
où il lui apprend la beauté de l'amitié
et l'importance de voir avec le cœur
à l'adolescence Marcel Proust
l'emmène à la recherche du temps perdu
dans son livre éponyme.
A la recherche du temps perdu est un livre
qui t'invite à réfléchir sur la mémoire,
le temps, l'amour, l'art et surtout toi-même.
Même si le texte peut sembler difficile à lire
à cause de ses phrases longues
et ses descriptions très très très détaillées,
il propose une vision profonde et poétique de la vie.
Ce livre enseigne que tout ce que tu vis,
même les toutes toutes petites choses,
peut avoir un sens et une beauté
et que la compréhension de soi est un chemin qui prend du temps.
Marie adore ce livre, elle le dévore.
Quand Marie n'est pas sur les bancs du collège,
elle participe à des colonies de vacances scientifiques
où elle pratique diverses expériences.
La rentrée au lycée va bientôt sonner
sur le pas de sa porte
et le choix de rejoindre la filière scientifique
avec une spécialisation en physique chimie
est toute logique pour Marie,
qui fière d'un très bon dossier scolaire,
veut garder encore toutes les portes ouvert
pour son futur professionnel.
Quand elle annonce son choix à son professeur de physique,
sa réponse est loin d'être celle qu'elle attendait.
C'est normal si les filles vous comprenez moins bien la physique,
c'est parce que vous voyez moins bien dans l'espace.
Attend déjà entendu pareil ineptie ?
Marie décide de ne pas en tenir compte
et est déterminée à prouver que sa place
est belle et bien dans le monde scientifique.
Ces journées sont rythmées par les cours
et les expériences en laboratoire.
Elles participent activement au cours
posant des questions pertinentes
et partagent ses propres hypothèses
avec un réel enthousiasme.
Pendant sa dernière année de lycée, en termine elle,
son professeur de physique très très décourageant
a laissé son laboratoire
à une professeur de physique chimie géniale
qui encourage Marie et toutes ses camarades
à continuer à travailler cette matière.
Marie est confirmée dans ses choix.
Elle adore explorer les mystères du monde autour d'elle.
Elle se rend petit à petit compte
que la science est un outil puissant
pour mieux comprendre les problèmes
auxquels l'humanité fait face.
En science, toutes est question de logique,
de raisonnement et de faits.
Et cette approche raisonnée du monde
lui plaît énormément.
Pour Marie, résoudre des problèmes
n'est pas une simple compétence.
C'est une manière d'explorer
et de comprendre le monde qui est l'entour.
Cette quête de vérité
lui insuffle l'énergie nécessaire
pour avancer sur son chemin.
Baccalauréat scientifique en poche,
une grande question se pose.
Quel parcours suive pour devenir ingénieur ?
Chez elle, son seul exemple est celui de son grand-père,
devenu ingénieur presque par hasard
après avoir été recruté dans la rue.
Un modèle inspirant,
mais qui pour elle manque de réalisme
dans son monde à elle.
Alors, par où commencer ?
Heureusement, Marie vit dans une région riche en universités.
À quelques pas de Chez elle,
l'université de Paris-Saclay
propose un cursus dédié à la formation d'ingénieur.
Confiante, elle se réjouit
à l'idée de franchir les gris
de cette prestigieuse université.
Une fois à l'intérieur,
Marie découvre un univers immense,
presque intimidant.
Elle arpente,
les longs couloirs et ses merveilles
devant les vastes amphithéâtres,
curieuses de tout.
Mais rapidement,
une réalité inattendue se révèle.
Dans ce monde,
les voies masculines dominent.
Arrêtez de porter des jupes, mademoiselles,
raser les murs et rester silencieuses
et vous n'aurez pas de problème.
Là,
Marie découvre que le monde universitaire
n'est pas exemple de défis
lié aux préjugés de genre.
La colère gronde au fond de Marie,
conjugée à la tristesse
et des doutes.
Suis-je faite pour ces études ?
Moi, je veux juste m'épanouir en tant que scientifique.
Pourquoi une telle quête
se cite-t-elle tant d'incompréhension
chez certains hommes ?
Pourquoi semble-t-il me tenir rigueur ?
Euvré dans la science,
c'est œuvré pour le monde entier.
Pour façonner un avenir
où il fera meilleur vivre.
Un œuvre de paix pour tous.
Marie décide de faire face
à ses remarques sexistes et à ses doutes,
quant à ses capacités
à devenir une femme scientifique.
Plutôt que de se laisser décourager,
elle utilise ses obstacles
comme une source de motivation supplémentaire.
Déterminer à montrer
que le talent et la passion
n'ont pas de genre.
Au-delà des hautes forêts
de l'Université Paris-Saclay,
une voie s'élève.
Elle est douce et déterminée.
C'est celle de Marie et sa volonté
de travailler dans un domaine
qui permet de limiter
le dérèglement climatique pour la société.
Elle suit la formation
Matériault du cursus d'ingénieur
de l'Université Paris-Saclay,
puis le double master matériault
pour l'énergie et les transports.
Après avoir embrassé
les arcs à un de l'énergie solaire,
elle poursuit un doctorat
à l'école polytechnique
et effectue des séjours à Berlin en Allemagne,
où elle réalise
plusieurs expérimentations
et à l'Université de Columbia
aux États-Unis.
Quentin n'est pas sur les bancs de l'Université,
elle se passionne pour la lecture
d'un roman d'apprentissage féministe.
L'art de la joie,
de Goliarda Sapienza,
recommandé par ses amis.
Marie aurait adoré
être l'héroïne de ce roman,
qui s'appelle Modesta.
C'est une héroïne qui fait chie
de toutes les convenances,
qui invente son sets,
ses propres règles,
n'appartient à aucun homme,
à aucun parti, à aucune idéologie,
ni même à ses enfants.
Aujourd'hui,
chercheuse post-doctoral,
elle savoure la chance extraordinaire
d'occuper cette position.
Même si la recherche
exige sacrifier ses persévérances.
Elle vit des jours de doute,
apprend sans cesse,
et navigue à travers des océans
de connaissances techniques.
Elle passe son temps à faire des expériences,
à lire beaucoup de livres et d'articles,
et à écrire ses découvertes
pour que d'autres personnes puissent apprendre
de nouvelles choses aussi.
Elle travaille souvent avec d'autres chercheurs,
et parfois même, elle enseigne
à des étudiants.
Son travail aide à découvrir
ce que personne ne connaissait avant,
comme trouver comment les étoiles se forment,
ou comment soigner des maladies.
Dans l'entre-deux-son laboratoire,
avec son laser,
ses lentilles, ses oscilloscopes,
et équations,
elle affronte les tempêtes de l'échec,
quand après des mois de labeur,
une hypothèse s'effondre
ou qu'un résultat n'est qu'illusion.
Pourtant, elle trouve
une joie indescriptible
dans la quête collective de vérité,
dans le déchiffrage de l'infiniment petit
et des propriétés des atos,
dans ces petites interrogations
qui parfois, même,
a de grandes révélations.
Actuellement, elle se penche
sur les mystères des défauts du diamant,
explorant leur propriété
pour des usages novateurs
en magnéto-métrie,
ouvrant les horizons prometteurs en médecine,
et dans l'univers fascinant
des ordinateurs quantiques.
La science,
c'est comprendre ce qui se passe
dans l'infiniment petit
afin de donner des outils
pour mieux appréhender
l'infiniment grand.
Bon, Marie, elle est consciente
des mots un peu complexes, qui jalonne son parcours,
et ne cesse de retourner
vers les jeunes, dans les écoles,
pour démêler les fils serrés
de la science.
Elle aspire à éveiller chez les jeunes femmes,
comme toi, un intérêt pour la science,
non pas pour les seules poètes techniques,
mais pour les doter d'une compréhension
du monde qui les entoure,
les rendant plus âpes
à participer au débat sociétaux,
armés de faits vérifiés
loin des mirages et des fausses nouvelles.
Elle enseigne plus qu'une science,
l'art de penser, se questionner,
vérifier, instaurant
un esprit critique et sensuel.
En 2022,
Marie a obtenu le prix
« Jeune talent »
desserné par la Fondation L'Oréal
pour encourager des jeunes scientifiques
à continuer leur travail de recherche.
Pour Marie,
apprendre n'est pas seulement
accumuler des savoirs,
mais construire un pont vers
l'indépendance intellectuelle.
Comprendre le monde grâce
à la science.
C'est sa mission de vie, et elle n'a jamais été
aussi à sa place, grâce à la science.
Si tu fermes les yeux, je vais te
révéler un secret que Marie m'a confié
quand je lui ai posé cette question.
Quel est ton rêve
aujourd'hui que la science
pourrait réaliser ?
Je ne pense pas qu'il faut que la science
fasse société ou politique,
mais j'aimerais bien qu'elle nous
permette, de par sa méthodologie,
d'avoir un regard
plus critique,
plus posé, plus
raisonnable
sur le monde, sur les choses qui arrivent
et sur les choix qu'on fait en général
en tant qu'individus,
mais aussi en tant que
citoyen, ou en tant que
personnalité politique.
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Alors, chers nouvelles héroïnes,
l'histoire de Marie
doit t'inciter
à suivre ta curiosité
et à te lancer dans cette aventure enrichissante
qui peut transformer
ta manière de voir le monde,
de le comprendre
et ouvrir des portes incroyables
pour ton avenir. La science
a besoin de voix et d'idées
novatrices comme les tiennes, alors lance-toi
et fais partie de celles qui fassonnent
l'avenir comme Marie Jeunviève.
Parce que, comme la rappelait Marie,
en citant René Char
que des étudiants ont écrit à l'entrée
de l'école doctorale de l'école polytechnique
impose ta chance.
Serre ton bonheur
et va vers ton risque.
A te regarder, ils s'habitueront.
Dans le prochain épisode,
le dernier et chapitre 4
de cette série spéciale sur le podcast
Nouvelles Héroïnes, tu découvriras
l'histoire d'un duo, Élysée Inès.
De l'ICN, que la science
est en train de révéler.