Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter, Abel les tireurs de temps.
Le soleil d'après-midi glissait entre les rideaux de la chambre d'Abel, dessinant
des ombres dorés sur le plancher.
Asi sur son lit, encore dans leurs habits noirs du matin, Abel et sa petite sœur Wendy
contemplaient une vieille montre à gousser.
L'objet s'intillait doucement dans la lumière, comme s'il gardait encore un peu de la chaleur
des mains de leur grand-père.
« Dis, Abel, tu crois qu'elle remarchera encore un jour ? » Abel regarda sa petite
sœur.
Ses yeux brillaient encore des larmes versées plus tôt.
Abel passa son pouce sur le verre rayé de la montre.
Il avait essayé de la remonter, mais les aiguilles ne s'étaient pas remises en marche.
C'était tout ce qui lui restait de son grand-père.
Ça, et tous les souvenirs qu'elle portait.
« Il sortait toujours cette montre avant de nous raconter une histoire.
Toutes viens de ce qu'il disait ? »
« Combien de temps d'histoire voulez-vous, les enfants ? »
« Et à chaque fois, on mangeait le pain d'épices de Mamie. »
L'odeur de Canel et de Mielle était leur préféré.
Elle leur donnait l'impression que leur grand-parent était toujours là,
comme si Mamie venait juste de sortir son pain d'épices du four,
pendant que Papier ajustait ses petites lunettes rondes au bout de son nez.
Pendant un instant, le souvenir fut si vivace qu'ils eurent l'impression d'y être pour
de vrai.
Une larme rebondit sur le sourire nostalvique de Wendy.
Abel sert à la montre de toutes ses forces contre son cœur, souhaitant de tout son être
que ce souvenir ne s'arrête jamais.
Son pouce appuie à un volontairement sur le romontoir.
Un léger clic raisonna dans la chambre silencieuse.
Le souvenir s'étira comme du miel qui coule doucement d'une cuillère,
jusqu'à ce que la montre vibre doucement.
Le temps reprit alors son cours et un minuscule bout de papier s'échappa de la montre en
bruit sang.
« Oh ! C'est quoi ? »
« On dirait que la montre peut mesurer notre joie.
C'est écrit « Wendy joie 100% plus 0%.
Abel joie 70% plus 10%.
« He he ! À l'achete bas ! »
« Mais, t'es pas triste pour Papy ? »
« Bonne ! Même s'il est plus là, il sera toujours là ! »
Elle posa une main sur son cœur et l'autre sur sa tête.
Abel regarda sa petite sœur.
Comment pouvait-elle voir les choses aussi simplement ?
À quatre ans, on comprenait visiblement bien mieux certaines choses que les grands.
Ils tournaient et retournaient la montre dans ses mains,
cherchant à comprendre ce qui venait de se passer.
Ils appuient à de nouveau sur leur remontoir, mais rien ne se passa.
« Comment marche ce truc ? »
« Bah peut-être qu'il faut l'essayer sur d'autres personnes ? »
Abel se leva d'un bon.
La montre serrée dans sa main.
« On devra aller voir maman et papa.
Je suis sûr qu'ils seront encore dans le salon ? »
Les enfants descendirent l'escalier sur la pointe des pieds,
évitant la troisième marche qui grinsait toujours.
Dans le salon, leurs parents étaient blottis dans le vieux canapé près de la cheminée.
La pièce semblait plus sombre que d'habitude,
comme si même la lumière n'osait pas trop si aventurer.
« Maman, tu veux nous raconter ton plus beau souvenir avec papier ? »
Leur mère releva la tête.
Sa surprise chasse à sa tristesse une fraction de seconde.
« J'en ai tellement, mon série.
Allez, raconte ! »
Discrètement, Abel appuia sur le remontoir de la montre,
en souhaitant très fort que ses parents retrouvent le sourire.
Les flammes de la cheminée ralentirent leur danse,
comme si elles voulaient, elles aussi, écouter les histoires.
Un souvenir en appelait un autre,
faisant éclore des sourires ponctuées de quelques rires.
Les secondes se changèrent en éternité,
jusqu'à ce que la montre vibre doucement.
Le temps reprit alors son cours
et un minuscule bout de papier s'échappa de la montre en bruit sang.
Wendy se pencha vers son frère qui le lue.
« Maman, joie 60% plus 40% !
Papa, joie 70% plus 15% !
Wendy, joie 100% plus 0% !
Abel, joie 80% plus 10% ! »
« Trop super ! On a réussi ! »
Leur mère essuie à une larme, puis une autre,
jusqu'à ce que les sanglots la submergent.
Les enfants se précipitèrent pour lui faire un câlin.
« Désolé, évoquer tous ces souvenirs, c'est beaucoup d'émotion.
Mais ça m'a fait du bien. »
« Ça fait des heures qu'on parle, non ? Qu'y leur est-il ? »
« Quoi ? »
« 16h25. »
« Seulement ? »
Plus tard, dans sa chambre, Abel contemplait la montre avec émerveillement.
Pourquoi le temps s'était-il étiré si longtemps avec ses parents,
alors qu'avec Wendy, le souvenir n'avait duré qu'un instant.
La montre de son papy caché encore bien des mystères.
Le lendemain matin, Abel marchait dans le parc, perdu dans ses pensées.
La montre de son grand-père se balançait doucement au bout de sa chaîne.
Comment avait-elle fait pour étirer le temps hier ?
Et pourquoi Papy avait un tel objet en sa possession ?
Absorbé par ses questions, il ne vit pas le caillou sur son chemin.
Il trébucha, la montre lui échappe à des mains, en voulant la rattraper, clique !
Au lieu d'étirer le temps, la montre vibra et cracha un petit papier.
Abel le rattrape à au vol.
Jardignée du parc, joie 95%, passion 100%.
Surpris, il leva les yeux.
A quelques mètres de là, le vieux jardinier taillait ses rosiers en ciflottant.
Tiens, tiens !
Cette découverte valait bien quelques tests.
Abel s'installa sur un banc du parc, la montre de Papy bien calée dans sa main.
Va y en voir !
Il appuia sur le remontoir en regardant une dame qui donnait à manger au pigeon.
Un petit papier s'échappa.
Joie 45%, fatigue 30%.
Abel fronça les sourcils.
La montre pouvait donc mesurer d'autres choses que la joie.
Son regard se posa sur un marchand de glace dont le chariot tint inabulea guément.
Clique ! Joie 100%.
L'homme distribue des sourires en même temps que ses cornets
et Abel remarqua que chaque client repartait avec un peu plus de joie qu'avant.
Exactement comme Papy.
Il avait été un magicien et un inventeur de renom.
Ses spectacles avaient émerveillé les gens du monde entier.
Derrière sortira Abel de sa réflexion.
Un peu plus loin, deux enfants jouaient au ballon.
Clique ! Joie 95%.
Energie 1000%.
Il continue à ses tests fascinés par sa nouvelle mission d'observateur.
Une vieille dame s'arrête après de son banc, déposant des sacs de courses bien trop lourds.
Voyons voir.
Joie 30%, inquiétude 60%.
Elle regardait sans cesse sa montre comme si elle était en retard.
Soudain, un jeune homme s'approche à d'elle.
Je peux vous aider ?
Le temps d'insourir d'un merci d'une conversation improvisée et...
Joie 65%, inquiétude 25%.
Abel, notamment allemand, un peu de gentillesse pouvait vraiment changer la journée de quelqu'un.
Un peu plus loin, la bibliothécaire du quartier lisait une histoire à un groupe d'enfants.
Joie 90%.
Et chose extraordinaire, tous les enfants autour d'elle affichaient aussi des scores incroyables.
Joie 95%, imagination 100%.
Mais oui, c'est logique.
Cette histoire, c'est un peu comme les glaces du marchand ou les spectacles de papy.
Ça rend joyeux.
C'était normal après tout.
Il n'était pas le seul à avoir ce don particulier de rendre les autres heureux.
Mais il était le seul à avoir cette montre.
À moins que...
Et si son grand-père n'était pas le seul à pouvoir étirer les bons moments ?
Abel glissait à son regard sur une dernière personne.
Une petite fille qui sautillait près de la fontaine.
Au moment où il s'apprêtait à appuyer sur le remontoir, quelque chose attira son attention près des balançoires.
Un grand aux épaules voûtées poussa violemment un autre garçon à lunettes rondes.
La victime terrorisée, regardant impuissant son agresseur, lui a raché son sac et fouillé dedans.
Et je savais bien de t'en avoir quelque chose à manger.
Le grand n'est maintenant un paquet de gâteaux dans ses mains.
Abel s'approcha les jambes un peu tromblantes.
C'était la première fois qu'il s'opposait à quelqu'un de plus grand que lui.
Laisse le tronc-il !
La brut se retourna avec une lenteur inquiétante.
Ses yeux lancaient des éclairs.
Abel reculat d'un pas intimidé.
Sa main se crise pas sur la montre.
Clique !
Le papier qui s'échappe à lui serra le cœur.
Joie 10%
Colère 70%
Mais qu'est-ce qui te met autant en colère ?
La brut se figet une seconde avant de retrouver son rectus méprisant.
Où t'as vu que j'étais en colère ? J'ai jamais été aussi content moi !
Aujourd'hui j'ai droit à un goût et gratuit grâce à ce coton-tige mou.
Et il se coie le paquet de gâteaux devant lui.
Abel sentit quelque chose monter en lui.
Une colère différente.
Tu sais quoi ? T'es un lâche !
Répète un peu ça.
Un lâche !
Tu t'en prends à plus faible que toi.
Forcément c'est facile.
Et ça t'apporte quoi en plus d'un paquet de gâteaux ?
Le fait d'être moins nul ?
La brut poussa violemment Abel,
qui par miracle réussit à garder son équilibre.
Tu vois ?
Ça prouve que j'ai raison.
La brut leva le point.
Mais le regard d'Abel lui fit baisser le sien, puis ses bras.
Je suis pas un nul.
Il tendit le paquet de gâteaux aux garçons à lunettes.
Désolé mais j'avais faim.
Ouais ben c'est pas une raison.
Camille a toujours 15 fois trop de goûter, il partage jamais.
Mais ça justifie pas de faire ça.
Euh si, je partage.
Mais avec ceux qui demandent.
Et toi Emile, tu ne demandes jamais rien, tu prends.
Eh, t'es pas l'atèreur de l'école pour rien.
Bon, ça te dirait d'arrêter de passer ténère sur les gens
et d'essayer d'être sympa avec eux.
Tu verras, tu y gagnerais beaucoup.
Comme si ça allait marcher.
Camille l'a dit.
Je suis la brut de l'école.
Pourquoi il deviendrait qu'au pair avec moi ?
Bah peut-être pas qu'au pair tout de suite.
Mais déjà qu'il n'est plus peur de toi,
ce serait pas mal non ?
Ouais, ce serait un bon début ouais.
Et donc ?
Camille, tu pourrais me passer un gâteau ?
Euh...
S'il te plaît.
Camille ouvrit le paquet et le tendit d'abord à la brut,
qui prie un cookie.
Puis à Abel, qui accepta avec joie.
Les trois garçons restèrent un moment silencieux,
savourant leur gâteau.
Abel observa Émile, qui semblait découvrir
pour la première fois que le goût d'un cookie partagé
était bien meilleur que celui d'un cookie volé.
Et sinon vous êtes dans qui l'école ?
Il appuie à sur le remontoir,
souhaitant que cette conversation devienne
un de ces moments qu'on n'oublie pas.
Une fois de plus, le temps s'étira
comme une bulle de savon qui danse dans l'air.
Les voix des autres enfants du parc s'estomper doucement,
laissant place à leurs histoires, leurs rires,
et même quelques secrets partagés.
Un quart d'heure plus tard,
où était-ce deux heures,
la montre vibra.
Un nouveau papier s'échappa.
Émile joie 55% colère 20%.
Camille joie 80%.
Abel joie 100%.
Voilà, l'histoire est finie.
Qu'en avez-vous pensé ?
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Trop bien non ?
J'ai hâte de vous lire.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.