Nouvelle Céroïne
Salut toi, Nouvelle Héroïne.
Aujourd'hui, je vais te raconter du chapitre 2 de cette série spéciale.
Cette histoire n'est pas tout à fait comme les autres.
C'est l'une des quatre histoires exclusives créées en collaboration avec la Fondation L'Oréal,
qui s'engage à encourager la prochaine génération de femmes comme toi à se tourner vers les sciences.
Accélérer les carrières des femmes scientifiques
est transformer le monde scientifique de l'intérieur pour contribuer à une société plus inclusive.
Parce que le monde a besoin de la science et la science a besoin des femmes.
C'est parti.
Chapitre 2, Jeunviève, Almosnie, sur les traces de Marie Curie.
Nouvelle Céroïne
Un siècle après la naissance de Marie Skodowska Curie en Pologne,
c'est dans un petit village d'Algérie que Jeunviève pousse ses premiers cris quelques années après ses deux aînés.
Le papa de Jeunviève avait dû travailler très jeune à 12 ans dans les mines
et se révèle être un prompétiste talentueux.
Sa maman est institutrice.
Jeunviève n'est pas plus haute que trois microscopes que ses parents quittent l'Algérie pour une vie meilleure en France.
Et s'installe dans un petit village au nom imprononçable si tu n'es pas Alsaciens.
Il a eu l'heure à quelques pas des Vosges, la montagne du petit et grand ballon d'Alsace, tout près de la Lorraine.
Ces Vosges, que Jeunviève aime tant à explorer le dimanche,
apparaissent à ses yeux tel un tableau du peintre français Bernard Gantner.
Muni de son petit sac en bandoulière, notre nouvelle héroïne s'en va compter fleurette
et observait toutes les fleurs qui parsaiment les chemins qui lient le haut au Connixbourg, au Trois-Séplais.
À chaque fleur ainsi queïe, elle leur donne un prénom.
Ah, une gentillane jaune, une pensée, un lisse martagons, oh, une renoncule des montagnes.
Comme une certaine Marie Curie qui aimait elle aussi queïre des fleurs
et plus particulièrement, elle a rose, sa fleur préférée.
Le lundi matin, de retour sur les bancs de l'école des filles du village,
elle questionne mille et une fois la maîtresse.
Euh, pourquoi le ciel est bleu ? Comment les fleurs s'épanouissent-elles ?
Pourquoi les étoiles britèlent ?
Tu es bien curieuse, Jeunviève.
La curiosité est mon meilleur défaut, madame la maîtresse.
Dans son école, Jeunviève doit faire la prière matin, midi et soir.
C'est comme le 5 fruits et légumes par jour de la prière.
Jeunviève n'avait pas très bien compris le principe de la religion,
vu que la sienne était d'observer les tétards dans la mare.
Elle se dit que si les autres enfants faisaient la prière aussi sérieusement qu'elle regardait les embryons se diviser,
ça devait servir à quelque chose.
Quand je te dis que Jeunviève est une curieuse nez.
Quand la cloche sonne la fin de la journée, Jeunviève court à la maison pour assister sa maman,
non pas en cuisine, mais à la préparation de ses apprentissages du lendemain.
Sa maman est institutrice et Jeunviève est ravie de continuer à lui poser toutes les questions
de sa maîtresse que sa maîtresse s'était absténue de répondre au matin.
Jeunviève vient observer les tétards que j'emmène en classe demain matin.
C'est fascinant maman, c'est quoi ?
Ce sont des embryons en développement.
Waouh, je peux les regarder ? C'est magique, ils se divisent.
Et Jeunviève reste là, elle est observée et merveillée par la façon que de tels changements étaient possibles.
Après le souper, elle monte dans sa chambre lire les histoires de la comtesse de Ségur,
mais elle est malheure de ce fil intérèse-guerre,
et elle les troque par le livre de Sable de Jörg-Louis Borgès, un auteur qu'elle aime beaucoup.
Le livre de Sable est une histoire mystérieuse et un peu magique, comme Jeunviève adore en lire.
Alors, imagine un livre qui n'a ni début ni fin, comme un jeu sans fin qui se mange sans fin.
Dans ce livre, chaque fois que tu tournes une page, une autre apparaît,
et tu ne peux jamais revenir à la première ou trouver la dernière.
C'est comme s'il y avait des pages infinies.
L'histoire raconte qu'un homme reçoit ce livre étrange, d'un vendeur,
qui lui explique qu'il est unis et impossible à comprendre complètement.
L'homme devient de plus en plus obsédé par ce livre, car il ne peut jamais découvrir tout ce qu'il contient.
C'est un peu comme si le livre lui échappait toujours, comme un rêve impossible à attraper.
Le livre de Sable parle du mystère de l'infini, et de l'idée que certaines choses dans le monde
ne peuvent pas être complètement expliquées ou contrôlées.
Et Geneviève est fascinée par l'ine explication.
Les années 60 laissent place aux années 70,
le temps des yayés de la guerre froide, celui de la folie des Beatles,
et de la conquête de l'espace clôture aussi une décennie aux multiples découvertes scientifiques.
Un jour, alors que Geneviève lit tranquillement dans sa chambre,
sa maman lui offre une pièce de monnaie, mais pas n'importe laquelle.
Oh, oh maman, merci, je l'aime déjà tellement, je la garderai toujours auprès de moi.
Ce que Geneviève tient dans sa main comme un porte-bonheur, c'est une pièce de monnaie,
à l'effigie de son idole Marie Curie.
Parce que Geneviève connaît l'histoire de Marie sur le bout des doigts,
tant elle a demandé à sa maman de lui-là raconter.
Adolescentes, Geneviève suit son grand-frère,
très admirative de la liberté qui le caractérise.
Quand elle franchit le porte-à-ice du collège, Geneviève est curieuse de tout,
de littérature, de mathématiques, de biologie.
Elle excèle dans toutes les matières, mais c'est en mathématiques et en biologie
qu'elle brille plus que les étoiles.
Les pauses récréatives au lycée se transforment en exploration vivant
avec une amie de sa maman, qui est professeur de sciences naturelles.
Geneviève en vient à supplier la pluie pour étudier les mards dans la cour de récréation
et comprendre les mécanismes du vivant.
Comment une chenille devient papillon ? Comment un moustique se forme ?
Comment un tétard devient grenouillé ?
Devant le grand tableau noir de la classe, Geneviève lève toujours le doigt.
Mais ses professeurs donnent l'avantage aux garçons.
Geneviève n'en a que faire et ne baisse pas les bras.
Sa voix, elle veut la faire entendre.
Après un bac C, tu l'auras, sans biologie, elle part étudier en classe préparatoire à Strasbourg.
Sur les bancs de l'école, elle rencontre son futur mari,
comme mariée Pierre Curie, qui s'était rencontrée à l'université.
Après deux années en classe préparatoire, elle se lance dans des études de biochimie et de biologie moléculaire.
Fascinée par le fonctionnement du vivant par cette incroyable machinerie qui régine au cellule.
Et avant de t'en dire plus sur les études de Geneviève, je voulais te compter l'histoire de Rosaline Franklin.
Autre femme scientifique victime de l'effet Mathilda et dont les travaux furent très utiles à Geneviève.
Alors, ferme les yeux, car nous remontons encore une fois le temps.
Il était une fois au début du 20e siècle, en Angleterre,
une jeune scientifique aussi brillante que déterminée Rosaline.
Comme Geneviève, Rosaline était fascinée par les mystères invisibles du monde.
Ce que l'on ne peut pas voir, mais qu'on devine.
Alors, que fit Rosaline ?
Elle décida de plonger dans le monde magique de la biologie moléculaire,
un territoire encore très peu exploré par les femmes de son époque.
En 1951, quand notre nouvelle héroïne Geneviève n'était même pas encore t'étard,
Rosaline se lança dans une mission pas banale du tout.
Elle voulait comprendre la structure de l'ADN,
cette molécule qui contient tous les secrets de la vie.
Un défi de taille, même pour une superhéroïne des sciences.
Mais voilà, elle n'était pas seule sur ce coup-là.
Un certain Maurice Wilkins bossait déjà sur le même sujet.
Bon, on aurait pu imaginer qu'il devienne un duo légendaire,
comme tel Miles Louise version Labo.
Mais non.
Rapidement, leur relation prit une tournure un peu compliquée.
Maurice avait ses propres idées.
Mais hop, Rosaline lui montra qu'il se trompait.
Autant te dire que ça n'a pas aidé à les rapprocher.
Oups, désolé Momo.
Armée de son appareil photo et de son incroyable détermination,
Rosaline réussit à capturer une image incroyable.
Le fameux cliché 51.
Cette photo montrait une structure fascinante.
Celle de la double élise de l'ADN avec ses deux spirales élégamment enroulées.
Elle venait sans le savoir de mettre le doigt
sur l'une des plus grandes découvertes scientifiques du siècle.
Mais les histoires ne sont pas toujours justes
et ça ne se passa pas comme prévu.
Maurice, sans prévenir, montra le fameux cliché à deux autres scientifiques.
James Watson et Francis Crick.
Et là, catastrophe, il s'emparère de l'idée
et annonça au monde la découverte de la structure de l'ADN.
En 1962, Watson, Crick et même Maurice
reçure le prestigieux prix Nobel pour cette découverte.
Mais elle était oure, Rosaline.
Oubliez, celle qui avait pourtant fourni la clé de l'énigme.
Pas cool, pas cool du tout.
Voilà, c'est pour cela que je devais rétablir la vérité.
Et comme vous êtes des dizaines de milliers à écouter le podcast,
peut-être que cela apparaîtra dans les manuels scolaires.
Pour revenir à Geneviève après deux années de classe préparatoire,
elle réussit tous les concours, vraiment tous,
et choisit l'école normale supérieure à Fontenay-au-Rose.
Rose ? La Rose de Marie Curie ?
En quelque sorte, Geneviève y voit sans doute un signe.
L'école normale supérieure de Fontenay-au-Rose a été créée en 1880
et est d'abord réservée aux filles et destinée à la formation des enseignantes.
Chaque jour de ses études, quand elle franchit le grand portail de l'école de Fontenay-au-Rose,
Geneviève se dit, avance, n'écoute que toi-même.
Bon, à part son conseiller Claude,
qui la pousse à explorer tout ce qu'elle a envie de faire, comme toujours.
La curiosité de Geneviève n'est pas restée sur le péron de l'école.
Elle essaie de comprendre la chimie des molécules
et comment cela contribue au fonctionnement du vivant
et comprendre l'organisation de l'ADN dans le noyau d'une cellule.
Et, juste exact, Geneviève revient à ses premières passions,
quand elle était plus petite que grande
et qu'elle observait les grenouilles près de la marre du village.
Si Geneviève garde la détermination d'une Marie Curie,
elle prend conscience que les femmes autour d'elles se découragent
et que les hommes leur montrent que leurs hypothèses ne sont pas sérieuses.
Que ce soit à l'époque de Rosaline Franklin,
dont tu viens d'entendre quelques bribes de son histoire,
Sophie Germain, une mathématicienne du XVIIIe siècle,
qui utilisait le pseudonyme d'un monsieur, M. Le Blanc,
pour suivre des cours à l'école polytechnique,
où Geneviève, il y a encore des Maurice Wilkins
pour invisibiliser le travail des femmes.
Geneviève en a conscience.
Et quand on lui assomme, tu n'as pas la carrière d'un scientifique,
elle répond, je le fais quand même.
Alors, quand Geneviève arrive enceinte à un Congrès scientifique
et qu'on lui dit, quel dommage, c'est fini maintenant pour toi.
Elle répond, avec l'appelon que je te souhaite d'avoir toute ta vie.
Je suis désolée, mais je crois que vous allez me revoir.
Ah !
Geneviève travaille sans relâche, et ses efforts sont récompensés.
Elle devient une scientifique renommée et reconnue par ses pères
pour ses contributions à la science.
Quand Geneviève regarde la pièce de Monet à l'effigie de Marie Curie,
que sa maman lui avait offert quand elle était jeune adolescente,
elle se dit que son destin était lié à son modèle,
comme les fleurs cueillies dans la nature,
comme la rose de Marie Curie qu'elle croise tous les jours
dans le jardin de l'Institut Curie, dont elle a été directrice
du Centre de Recherche, de 2013 à 2018,
et depuis lors, directrice honoraire du Centre de Recherche.
C'était écrit, comme dans le génome d'une cellule.
Aujourd'hui pour Geneviève, sa véritable récompense
est de voir des jeunes scientifiques
qu'elle a formé réussir à leur toit.
Elle leur dit.
Osez, parce que c'est vrai que parfois on se réfraîne,
on dit, ben non, c'est pas pour moi, je peux pas, j'y arriverai pas,
et puis oser et se permettre de faire des erreurs,
parce que c'est comme ça qu'on apprend et qu'on devient plus fort.
Donc je pense que les étapes dans notre progression,
elles sont ponctuées de ces erreurs,
et ça doit être, chaque erreur a une petite victoire, finalement,
parce qu'on avance.
En 2024, elle a obtenu le prix unisco,
le réel pour les femmes et la science.
Son pouvoir de nouvelle héroïne ?
L'épi génétique, cette science qui dévoile les secrets de nos cellules.
Grâce à ses découvertes, elle a percé les mystères du cancer,
dès que l'ADN s'installe dans la cellule.
Un peu comme si elle arrivait à lire les plans secrets des méchants microbes.
Avec son travail, elle a non seulement permis de détecter les maladies plutôt,
mais aussi d'améliorer les chances de survie de milliers de personnes.
Nouvelles héroïnes !
Alors chers nouvelles héroïnes,
l'histoire de Geneviève t'invite à suivre tes intuitions
et avancer quoi que les autres te diront.
À la question que je lui ai posée,
que dirais-tu à Geneviève dans 20 ans ?
Elle m'a répondu.
Pas t'as bien de la chance d'avoir pu faire ce que t'as fait,
d'avoir rencontré les gens que t'as rencontré,
d'avoir connu plein de choses,
moi t'as de la chance.
Et toi, que dirais-tu à ton toit dans 20 ans ?
Envoie-moi ton message par email
ou laisse-moi un message vocal sur le répondeur du podcast.
Et psst !
Si tu fermes les yeux, je vais te dévoiler quelques conseils
que Geneviève m'a confié
pour te lancer dans une carrière scientifique.
1. Sois ouverte.
Apprends à discuter avec les autres et recevoir les critiques.
2. Sois curieuse de comprendre.
3. Sois volontaire.
Et ne t'arrêtes pas si ça ne marche pas tout de suite.
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Voilà, c'était l'histoire de Geneviève,
Al Moussny, chercheuse en biologie moléculaire
et directrice honoraire du Centre de recherche de l'Institut Curie.
J'espère que ça t'as plu
et que tu auras envie de comprendre le monde qui t'entoure à travers la science.
Dans le prochain épisode, le chapitre 3 de cette série spéciale
tous les samedis du mois de janvier,
sur le podcast Nouvelles Héroïnes,
tu découvriras l'histoire de Marie
qui t'embarque sur les plages d'Eudinkerk
et à la cité des sciences.
Nouvelles héroïnes !