Qui décide des émojis ? Quelles nouveautés pour 2025 ?

Durée: 3m48s

Date de sortie: 24/01/2025

durée : 00:03:48 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Qui valide les émojis se demande Robin ? David Groison a écrit la bande-dessinée "La révolution émoji", autant dire qu'il connaît le domaine. - invités : David Groison - David Groison : Directeur éditorial de Bayard Graphic' - réalisé par : Stéphanie TEXIER

A au fait maman merci pour le conseil.
Ah oui lequel ?
Ouvrir un plan d'épargne retraite à la Carac.
Ah oui.
En 2024, le fonds euro de la Carac m'a rapporté 4%.
Mais oui la Carac s'occupe bien de nous et depuis longtemps.
Et nous avons un conseiller en patrimoine dédié qui change tout.
Et jusqu'au 31 mars, la Carac me donne 50 euros si je verse 2000 euros.
Et ça peut aller jusqu'à 1000 euros offert.
A la Carac, on se bat pour vous.
Les taux passés ne préjuchent pas des taux à venir.
Taux net de frais avant prélèvement sociaux.
Offre soumise à conditions, plus d'informations sur carac.fr.
Mutuelle soumise au livre 2 du code de la mutualité.
France Inter.
Et coucou les petites curieuses et les petits curieuses, sortez les téléphones.
Bonjour les petits bateaux, je m'appelle Robin, j'ai 14 ans.
Et je voulais savoir qui valide les emoji.
Merci.
Robin qui pose tranquille sa question à bord d'une voiture.
Si mon oreille a bien identifié ce petit fonds sonore.
David Groison, vous êtes journaliste auteur d'une super bd sur le sujet,
La Révolution emoji chez Bayard.
Alors qui les valide, qui les choisit ?
C'est une commission.
C'est une commission, c'est un consortium qui s'appelle Unicode.
C'est une commission composée de 18 membres en Californie.
C'est assez mystérieux en fait, on peut pas y pénétrer comme ça.
C'est genre commission secrète quoi.
C'est pas secret parce qu'on sait qu'il siège, en fait,
il y a 18 personnes qui siègent et ils représentent.
Chacun, ils payent 50 000 dollars pour en faire partie.
Et donc il y a quelqu'un de chez Apple, quelqu'un de chez Google,
de chez Facebook, du Chinois Huawei.
Leur but c'est d'unifier tous les codes informatiques de la planète.
Et donc ils se sont emparés des emoji pour se dire,
c'est important que partout sur la planète,
si j'envoie un tigre, les autres vont recevoir un tigre aussi.
Et effectivement au début en fait c'était pas le cas,
quand le consortium s'en était pas occupé.
Et du coup il y avait plein de quiproco et d'envoi qui étaient faux.
Donc ce sont ces 18 personnes là qui décident quoi ?
Tous les ans, tous les combien ?
Quels émojis vont être les émojis ?
Tous les ans, ce qui décide.
Alors qu'est-ce qu'on, un peu comme l'académie française,
qu'est-ce qu'on met dans le dictionnaire ?
C'est qu'est-ce qu'on met dans les téléphones ?
Exactement. Mais par contre, par rapport à l'académie française,
ce qui est génial c'est qu'on peut tous proposer des émojis.
On peut tous envoyer des dossiers pour proposer son propre émoji.
Alors il y a des règles à respecter,
il faut qu'on prouve dans notre dossier que les gens réclament,
à corps et à crier, cet émoji.
Il faut qu'il soit compris en même toute petite taille,
parce qu'effectivement les émojis, comme ça va être tout petit,
il faut que le dessin on puisse le comprendre.
Il ne faut pas que ce soit de la pub.
Yann Sle, par exemple, a essayé de déposer l'émoji Kit Kat,
et ils avaient dit « bah non, ça en ne le veut pas ».
Ça ne peut pas être une célébrité.
Même si chaque année, en fait, il y a Justin Bieber qui est proposé comme émoji.
Et ça ne peut pas être un super héros, genre Batman,
il n'existe pas en émoji ?
Non, on ne peut pas. On ne peut pas avoir non plus de divinité.
Jésus, on ne peut pas.
Des marques comme les Jeux olympiques, comme c'est déposé,
il n'y a pas les anneaux des Jeux olympiques.
L'été dernier, à Paris, on a bien vu quand on voulait parler des Jeux olympiques.
Des Jeux olympiques, on ne pouvait pas avoir les anneaux.
Et puis il faut que l'émoji résiste autant.
Il faut qu'on puisse se dire que dans 20 ans, dans 30 ans,
cette émoji a encore du sens.
Donc c'est ça.
Et alors combien d'émojis rentrent à peu près par an ?
Il y a une moyenne ?
Il y avait énormément d'émojis qui sont rentrées.
Parce qu'il y a eu un moment, il y a une jeune femme,
Fleury Chitson, qui s'est dit ce qu'elle est dingue,
en fait comme représentation de la femme dans les émojis.
Il y avait au milieu des années 2010, là, 2015,
il y avait la princesse, l'arope de mariée,
deux petites danseuses avec des oreilles de lapin,
elle la danseuse de Flamenco et c'est tout.
Très limitatif, c'est ce pain.
Voilà, exactement.
Et donc elle s'est dit, je vais proposer plein d'autres émojis,
plus divers, etc.
Et effectivement, ça a explosé à ce moment-là.
C'est à dire que d'un coup, ces émojis ont été acceptées,
d'autres émojis ont été acceptées aussi avec d'autres couleurs de peau,
avec plein de genres différents, etc.
Et donc là, ça a été des périodes où on a accepté
plus de 100, 200, 300 émojis par an.
Aujourd'hui, on a près de plus de 4000.
Mais là, par exemple, en 2025,
on va accepter une dizaine d'émojis.
Il va y avoir une arpe, un radis,
un smiley avec des poches sous les yeux
pour dire qu'on est vraiment très très fatigué
et une tâche d'encre.
Plus, un arbre sans feuilles,
une pelle, des empreintes digitales
et le drapeau du Nil britannique.
Salut les Matelots !
Nous nous demandons de votre question par notre vocale
sur la Pays-France en Terre.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

Lesptitsbateaux

Les enfants posent des questions, des spécialistes leur répondent. Jeunes (et moins jeunes !) peuvent poser toutes les questions possibles et imaginables directement par message vocal via franceinter.fr. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere