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Un, deux, un, deux ?
Bah, au fait, c'est qui qui a inventé ?
Qui a inventé la brosselle d'or ?
Qui a inventé les bonbons ?
Qui a inventé l'internet ?
La télévision ?
Qui a inventé la météo ?
Qui a inventé le chips ?
Et le Lego ?
Qui a inventé le podcast d'image doc ?
Qui éclaire ta curiosité ?
Ah, te voilà !
Viens vite !
Les premiers jeux olympiques modernes débutent !
Nous voilà à Athènes, en Grèce, le 6 avril 1896.
Nous sommes dans le stade Panathénaïque.
Ce stade antique, construit 2400 ans plus tôt, a été rénové pour l'occasion.
70 000 spectateurs assistent à ce moment d'histoire.
Le roi Georges Ier de Grèce prend la parole.
Je déclare l'ouverture des premiers jeux olympiques internationaux.
Dans le stade, un petit homme, tout mince, avec une petite tête toute fine,
barré d'une immense moustache noire en forme de guidon de vélo.
Son cœur bat fort.
Pourtant, le Baron Pierre de Coubertin ne participe à aucune épreuve sportive.
Quel bonheur, mes amis ! Le stade est rempli !
Mon cher Baron, vous pouvez être fier.
Vos jeux olympiques sont déjà un succès populaire.
Les jeux olympiques, c'est le grand projet de cet aristocrate français,
le rêve d'une vie qui se réalise sous ses yeux dans ce stade.
Mais avant, lui, il y avait l'Irak.
Oui, c'est vrai, dans l'Antiquité, les Grecs organisaient bien des jeux olympiques.
Leur nom vient d'ailleurs du lieu où se tenaient les épreuves olympiques,
un site sacré où l'on rendait hommage au Dieu.
Ces jeux étaient surtout une fête religieuse.
Mais les Grecs en profitaient pour se réunir autour d'un bon petit barbecue
et assister aux épreuves, courses de char, lutte, boxe ou courses à pied.
Tous les citoyens grecs pouvaient participer,
qu'ils soient princes ou simples paysans, enfin tous les citoyens, mais pas les femmes.
Du coup, c'est du sexisme, c'est pas juste.
Ces jeux antiques étaient organisés tous les quatre ans.
Pendant 12 siècles, c'était un rendez-vous incontournable de la Grèce antique,
même en temps de guerre.
Les cités ennemies faisaient la paix le temps des Jio
et reprenaient les armes après.
On appelle ça la trêve olympique.
Je comprends pas, c'est les Coubertins ou les Grecs qui ont inventé les jeux ?
Pierre de Coubertin est à l'origine des jeux olympiques modernes.
Ce que tu connais aujourd'hui, il s'est inspiré des jeux de la Grèce antique.
L'idée que le sport puisse apporter la paix, le fasciner.
Il faut dire qu'il a été traumatisé dans son enfance par la guerre entre la France et l'Allemagne en 1870.
Le petit Coubertin a vu les soldats allemands piller le château familial.
Alors la guerre ? Non merci.
Pierre rêve d'un monde en paix.
Sa famille appartient à l'aristocratie.
C'est quoi un aristocrate ?
Des gens qui détiennent le pouvoir et les richesses à l'époque, si tu préfères.
Ses parents lui payent de grandes études.
Ils l'imaginent déjà militaire ou juge.
Mais non, Pierre s'intéresse à l'éducation.
Et au sport, Coubertin adore le sport.
Coubertin, il faisait quoi comme sport ?
Alors, pas le skateboard ou la course en sac ?
Non, son truc, c'est plutôt la boxe.
La viron, les scrims ou le tir.
Les disciplines nobles du 19e siècle.
Il est même champion de France de tir aux pistolets.
Incroyable.
Pour lui, le sport permet de rapprocher les gens, riche ou pauvre.
Comme dans la Grèce antique, c'est aussi une manière d'apprendre à se surpasser.
C'est simple, Coubertin pense que tout le monde a le droit de faire du sport.
A cette époque, c'est loin d'être le cas.
Mais dans certains pays, comme l'Angleterre, les enfants commencent à faire du sport à l'école.
On devrait faire pareil en France.
Tous les enfants devraient faire du sport.
Ça en ferait des adultes plus forts, capables de pousser leurs limites.
Alors, le baron de Coubertin se démène.
Il rencontre des ministres, des médecins, des savants.
Avec sa fortune, il réunit des tas de gens.
Il crée des journaux pour défendre ses idées.
Petit à petit, grâce à Coubertin,
l'éducation physique arrive dans les écoles françaises.
Des clubs commencent aussi à organiser des compétitions.
Mais pourquoi se limiter à la France ?
Pourquoi pas développer le sport dans le monde entier ?
Oui, pourquoi pas ?
Des Jeux Olympiques, où chaque pays enverrait ses athlètes, pas de guerre entre pays.
Juste une grande et belle compétition sportive.
Ni une ni deux, voilà notre baron reparti en mission pour convaincre les autres pays.
Là aussi, il dépense sans compter.
Et les grands pays d'Europe et les États-Unis acceptent.
Et peu importe les vainqueurs, l'important c'est de participer, non ?
Participer, participer comme il y va, pour de nombreux pays,
ces Jeux sont quand même l'occasion de montrer qui est le plus fort.
Mais dans un stade, pas sur un champ de bataille.
En 1894, Coubertin organise le premier congrès international olympique à Paris.
Cette grande réunion fixe les règles des Jeux modernes.
Une compétition mondiale tous les quatre ans.
Des médailles pour les vainqueurs de chaque épreuve.
On crée aussi une devise.
Siltus, altus, fortus.
Fortus, ça veut dire fort, je pense.
Ça veut dire plus vite, plus haut, plus fort en latin.
On compose un hymne olympique.
Coubertin dessine lui-même un emblème.
Cinq anneaux de couleur entremêlée.
Voilà, parfait. Cinq anneaux de couleur entremêlée
pour symboliser l'union des cinq continents.
Enfin, on choisit une ville pour organiser les premiers giots.
Les coins de mieux que la capitale de la Grèce, le pays des Jeux antiques.
Ce sera donc Athènes en 1896, puis Paris en 1900.
À la fin du congrès, notre baron est un homme heureux et fier.
Et voilà très exactement les mots qu'il prononce ce jour-là.
Je lève mon verre à l'idée olympique,
qui a traversé la brume des âges,
comme un rayon de soleil tout puissant
et revient éclairé pour nous d'une lueur de joyeuse espérance.
Bon, c'est un peu pompeux et tarabiscoté,
mais tu comprends l'idée.
Coubertin en est persuadé, ces nouveaux jeux amènent l'espoir d'un monde en paix
grâce au sport pour tous.
Enfin, pour tous, comment dire.
Notre baron est un peu vieux jeu.
Les jeux, oui, mais pour les hommes uniquement.
Les dames sont priées de s'asseoir en tribune,
applaudir les exploits sportifs de ces messieurs.
Ah, ça n'a pas changé par rapport à l'époque des Grecs.
Comme beaucoup d'aristocrates européens de cette époque,
Coubertin accordait peu de place aux femmes.
Et il considérait que certains peuples étaient inférieurs aux autres.
Bah c'est un peu du racisme.
Oui, c'est vrai, pas terrible.
Au fil du temps, les choses ont changé.
Les femmes ont été officiellement admises au J.O. en 1912.
Aujourd'hui, l'idée de départ de Coubertin est vraiment respectée.
Tout le monde participe aux Jeux Olympiques.
Il faut bien s'entraîner quand même.
Les jeux, à notre époque, c'est 10 000 sportifs,
200 pays représentés, plus de 300 épreuves,
et c'est l'événement le plus regardé à la télévision.
Et il y a même des Jeux Olympiques d'hiver en alternance avec ce dété.
Alors, Baron, ça vous en bouche un coin.
L'idée de Coubertin a traversé le XXe siècle et pas besoin de participer au J.O. pour se dépenser.
Le magazine ImageDoc du mois de juin 2021 t'explique comment le sport permet d'être bien dans ton corps,
bien dans ta tête et bien avec les autres.
Allez, je te laisse, je vais m'entraîner pour devenir champion olympique de billes.
Et Julien, c'est pas du sport, les billes.
Ah bon ? J'aurais pourtant juré. T'es sûr ?
Certaines.
Ok, tant pis.