Oui, il existe - EP189

Durée: 7m20s

Date de sortie: 09/01/2025

Alors qu'elle traverse Lapinville en voiture, Georgia fait une rencontre inattendue, oui on le dit souvent dans les résumés mais là c'est plus vrai que jamais. La Chute de Lapinville
 Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Laure Egoroff - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Musique originale : Samuel Hirsch - Narratrice : Caroline Piette (Georgia Blette) - Comédiens : Ephraïm Matte (P'tit Ramzy), Daniel Kenigsberg (Lucien), Denis Lavant (Dr Mollins) - Voix générique : Juliette Plumecocq, Charlotte Corman - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous - Illustration : Roxane Lumeret - Musiques : Samuel Hirsch

Après la séance d'hypnose et les révélations de Sami sur les messages subliminaux dans
« simple comme bonjour », Jérôme Néramzi chez lui est en voiture.
Il faisait déjà nuit et il avait école le lendemain.
Alors, Georgia, je vous avais dit que c'était une bonne idée d'hypnose.
Oui, j'ai accepté seulement pour faire passer le manuel en note de frais.
À ce moment-là, Lucien, Montréal-Dacchef, croyait que je m'occupais des phénomènes
paranormaux.
C'était le placard qu'il m'avait trouvé pour m'empêcher d'enquêter sur ce qu'il
l'appelait « les sujets qui fâchent ».
La politique, la religion, l'environnement, pas compliqué.
Tu évites juste ces trois-là.
Surtout les autres, c'est bufait à volonté.
Je peux faire un sujet sur l'influence du pape François sur les accords de Paris ?
Tu me fatigues.
Je plaisante.
Ça va, si j'écris sur le tournoi de pétanque de ce week-end ?
Hum, trop politique.
N'empêche, ça a marché.
Vous avez vu ce qu'on a découvert ?
Rien du tout, tant qu'on n'a pas recoupé et vérifié.
Sami a pu raconter n'importe quoi pour faire plaisir.
Non, je crois pas.
Ça se voyait qu'il était sincère.
Mais ça m'étonne pas qu'il y ait des messages cachés dans ACB.
Tous les gens qui écoutent cette série kiffent Georges Le Groin.
Ma mère, par exemple, elle dit tout le temps qu'il a une belle voix.
C'est pas faux.
Allez, la retrouver votre mère avant qu'elle s'inquiète.
Je me suis dit qu'il fallait que je fasse gaffe à ne pas trop instrumentaliser ce gamin.
Il était censé préparer le brevet.
Pas enquêter sur des scandales politiques.
Ça va aller, vous croyez ?
Ouais, de ouf.
À demain après les cours.
La chute de Lapinville, une fiction quotidienne en podcast.
Première sur la cryptozoologie.
Épisode 189, oui, il existe.
Ramsey habitait de l'autre côté de Lapinville.
J'ai roulé à un moment dans des quartiers sans lumière,
puis j'ai contourné la zone d'activité.
La pluie noyait mon pare brisé mes pensées, j'étais dans le flot.
Est-ce que ça pouvait être vrai ?
Et si oui, comment est-ce que j'allais le prouver ?
Personne n'allait croire au témoignage de sa mie,
surtout recueillie de cette façon.
Et puis tout à coup,
alors que je longais le parking du Naturalia,
j'ai vu quelque chose dans la lumière des phares,
quelque chose que je n'ai pas compris.
C'était comme un menticule,
un petit volcan,
une mote,
qui bougeait,
qui grossissait,
qui tremblait.
Une seconde plus tôt,
il n'y avait rien,
et une seconde après,
il y avait ça.
Le menticule faisait la taille de la voiture.
Au sommet,
j'ai vu sortir,
deux pattes greffues,
puis une tête qui tremblait.
Oh !
Oh non, du dieu de bordel de merde !
Une petite tête grise,
comme celle d'un vieillard,
avec des yeux tout plissés,
des moustaches blanches hierçutes,
et un nez, comment dire,
pointu, pointu et vibrant.
C'est quoi, putain ?
J'ai allumé mes feux de route.
Jamais je n'oublierais sûrement.
Il s'est couvert les yeux avec ses griffes.
Il se tournait comme s'il avait mal.
Instinctivement, j'ai étend les forts.
Attendez !
Georgia Blett !
Du courrier de la pavillon !
Trop tard, elle était rentrée l'entrée.
J'ai allumé la lomme de mon téléphone portable.
Qu'est-ce que c'est ?
Oh ouais !
Vous êtes là ?
Attendez !
La galerie faisait au moins 4 mètres de profondeur.
Elle descendait en pantassé raide.
Chouette.
Encore de la spéléo.
C'était un boyau étroit et sombre,
semblable à celui que j'avais trouvé dans la tombe de mon père.
Au bout de quelques mètres,
il y avait un virage et derrière,
un terrier,
c'était comme une petite chambre au mur irrégulier,
creusée à même la terre,
une cachette.
J'apprendrais plus tard qu'il y en avait beaucoup d'autres.
Sur les parois,
des rochers, des racines,
dans un coin des vieux tissus déchirés,
gorgés d'humidité,
orcs,
des restes de nourriture,
des croutons de pain,
une tarte à moitié dévorée,
quelque chose comme le cadavre d'un rongeur en décomposition,
et plus loin,
chloe bleu mitten,
une photo de chloe,
posant le jour de l'inauguration du rampouin à son effigie.
Je me suis approchée.
J'ai reconné cette photo.
C'était moi qui l'avais prise.
Avril 2024.
Février 24,
novembre 23.
C'était une pile de vieux numéros du courrier lapinvillois.
Mais qui les avait amenés ici ?
Est-ce que ce serait cette créature ?
Mais pourquoi faire ?
Je suis restée dans ce terrier des heures,
à prendre des notes et des photos.
J'ai essayé d'explorer le reste des galeries,
mais la pente était trop raide.
À Loube, je me suis décidée à rentrer chez moi.
Quand on assiste à l'incroyable,
le travail d'un journaliste,
c'est de croire.
Alors j'ai allumé mon ordinateur,
et j'ai écrit mon premier article
pour la rubrique horoscope et phénomène paranormaux.
Oui, il existe. Je l'ai vu.
Oui, il creuse des galeries et vit sous la terre.
Oui, il vole probablement des tartes.
À l'instant où j'ai tapé le poids final,
je me suis endormie.
Trois heures après, Lucien m'a réveillé.
Lucien, bonne fête.
Désolé d'avoir raté la conf, mais tu vas être content.
J'ai vu l'homme taupe.
Tu retardes ma vieille.
Quoi ?
Tu retarbes gravement.
D'abord, ma fête, c'était hier.
Et il y a une centaine de signalements de l'homme taupe depuis cette nuit.
Il a enlevé Chloé Blumenthon.
À suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Sa dernière story remonte à hier soir.
C'est inquiétant.
Sammy, tu sais où est Chloé ?

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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