Vous écoutez les immersions sonores du podcast Les coulisses du voyage.
Dans ces épisodes, je vous emmène avec moi en voyage dans des destinations que j'aime
particulièrement. Que ce soit en mode slow tourisme, micro aventure ou city trip engagée,
seul ou accompagné, suivez-moi dans ces escapades durables.
Aujourd'hui, je vous embarque avec moi pour une plongée sonore dans le vers-corps et plus
précisément entre villards de l'an et Coranson. Un joli territoire de moyeuil montagne,
plein de caractères et particulièrement propices aux activités de plein air et aux
micro aventures en tout genre. Je vais d'ailleurs en tester plusieurs tout en rencontrant les
acteurs qui façonnent ce territoire.
Pour me rendre à villards de l'an, rien de plus simple. De bon matin, il me suffit de rejoindre
à pied la gare routière de Grenoble et de monter dans le bus transicère T64 ou T65.
En une poignée de minutes, la ville s'éloigne déjà. La route va devenir plus signeuse à
mesure que les reliefs si caractéristiques du vers-corps apparaissent. Après une heure,
le nez collé à la vitre du bus pour contempler les flancs abrupts du vers-corps,
j'arrive dans le centre de villards de l'an où l'activité baisse son plein car c'est jour de marché.
Je ne sais pas vous mais moi j'aime particulièrement l'ambiance des marchés,
j'aime bien flanner, regarder un petit peu tous les étales et ensuite me décider.
En cette saison, les étales sont particulièrement colorées et je crois que je ne vais pas résister
à l'envie d'emporter avec moi quelques cerises de lisère, des abricots de la drôme et peut-être même
quelques fraises. Je me suis engoffrée dans les petites ruelles de villards de l'Anse et là,
je vois un petit panneau qui indique une boulangerie biologique, la boule d'antan.
Bonjour, il y a de l'ambiance, c'est-il ? Vous travaillez dans la joie à la bonne émeure ?
Oui, on essaie. Ce qui est très sympa dans cette boulangerie, c'est qu'on peut voir directement
que personne ne travaille et que vous êtes en train de pétrir. On va pétrir le matin, on va diviser et de façon
en sorte que tout soit présenté devant les clients.
Tout le monde est devant, ici tout est fait à la main avec un mou et plein d'intention.
Et avec des farines biologiques ? Avec des farines biologiques qui viennent de ne pas très loin d'ici.
Ils viennent du Triéve aussi ? Oui, ils sont hyper dorés vos pains, ils sont super apétissants,
ils vont être poustillants. C'est le cas votre pain préféré ?
Moi, je préfère plutôt celui-là. Et là, il tourne le sol.
Merci beaucoup, je pense qu'il y a une clientte qui attend de déguster vos pains, donc on va la laisser.
Merci beaucoup pour votre accueil, merci.
Pour commencer l'exploration de ce territoire, j'ai choisi le Vélu.
Grâce à la Via Vercor, cette poids douze qui traverse le Vercor sur plus de 55 km, je vais facilement pouvoir découvrir les paysages
en toute tranquillité à l'écart de la route.
Depuis Villard de Lant, je souhaite aller à Côte de Mille où m'attends une activité que j'adore.
Avec mon VTT à Assistance électrique, le déniflé potentiel ne me fait pas peur.
La première montée ne tarde d'ailleurs pas à arriver.
En direction de la Colline des Bains, j'accède à un premier panorama à 360° sur le village de Villard de Lant.
En toile de fond, le Vercor est son emblématique montagne de la Grande Moucherole dont la pointe se distingue nettement.
En suivant la signalétique orange de la Via Vercor, je longe les climatiques jusqu'à un passage en forêt.
Là, les anciennes pistes de luge des J.O. de 1968 semblent figées dans le temps.
La forêt se clairfume petit à petit pour laisser place au champ et paturage.
Ensuite, l'horizon se dégage sur le habre typique des pouteilles avec ses maisons et des poutilles.
En haut, j'ai rendez-vous avec Lionel pour un vol en parapente.
Ce n'est pas une première pour moi mais je trépigne quand même d'impatience.
Durant notre préparation, j'en ai profité pour lui pour le faire.
Je sais qu'il y a de nombreux préjugés ou idées reçues sur cette activité.
L'École Elto existe depuis 1990 et propose du parapente sur le plateau du Vercor.
Des stages d'initiation, à la progression, jusqu'au perfectionnement.
Nous avons aussi une activité de baptême pour découvrir l'activité par le biais de vol tandem avec un moniteur et un passager.
Alors justement, on a l'impression que le parapente s'adresse un peu au casse-coup.
Qui peut pratiquer du parapente ?
Tout le monde peut pratiquer du parapente de 7 à 77 ans pour les vols en tandem.
Dans l'idée, on peut même voler un peu plus jeune mais c'est bien que les enfants soient suffisamment matures pour faire un vol en parapente.
Ça reste quelque chose d'exceptionnel en termes de souvenirs.
On associe souvent le parapente à la chute libre dans le sens où on pense qu'on va sauter en parapente comme on saute en chute libre.
Alors que le décollage en parapente est beaucoup plus proche d'un décollage d'un oiseau ou d'un avion.
Vous vous entendrez jamais dire un parapente qui va sauter en parapente.
Nous on va dire, allez viens, on va voler.
Donc au niveau du décollage, pas de conditions physiques particulières,
une simple petite course pour l'envol est nécessaire et encore s'il n'y a pas de vent.
A la majorité du temps, il y a toujours un petit peu d'air au décollage donc on part plutôt en marchant
et puis la voile gonfle gentiment nous tirant légèrement en arrière, c'est un peu surprenant la première fois.
Mais une fois elle gonflait, quelques pas et elle nous soulève et on se retrouve en l'air facilement.
Donc on a vraiment une sensation de se faire alléger de plus en plus.
Et le premier décollage, c'est une vraie surprise.
Une fois qu'on est en l'air, on est installé confortablement dans sa célette, comme dans son canapé.
Et on peut profiter du paysage, on est au premier plan, le pilote est derrière nous.
On sent le vent relatif dans le visage, on l'entend aussi dans les oreilles,
ce qui procure une forte sensation de liberté.
Et on vole dans un paysage magnifique avec une faune et une flore particulière dans le vers-corps.
Donc on vole souvent avec des oiseaux, que ce soit des aigles, des rapaces en règle générale, des vautours aussi.
Et voilà, c'est un côté vraiment magique.
Les sensations qu'on peut retrouver à l'atterrissage, ça va être la sensation de vitesse essentiellement.
Quand on est en l'air et qu'on vole, on vole à peu près 40 kmh.
Donc on a toujours 40 kmh de vent dans le visage, un peu comme en vélo quand on descend un col.
Par contre, au niveau de la sensation de vitesse par rapport au sol, on a moins de repères sols.
Plus on est haut, moins on a de repères sols, donc moins on a l'impression d'avancer.
Plus on va être haut, plus on va avoir l'impression de flotter en fait.
La particularité de la phase d'atterrissage, c'est que là on est proche du sol
et souvent les gens là se rendent compte de la vitesse quand on est à proximité du sol.
Mais ça c'est une sensation qui est vraiment géniale pour les adeptes des sports de glisse.
Là on sent vraiment qu'on est sur un sport de glisse et que la voile nous permet de glisser dans l'air.
C'est un sport de glisse.
Comme à chaque voile en parapente, la sérénité me gagne.
Je ressens une chance immense de côtoyer les oiseaux, d'être caressée par le vent
et de dominer ces immensités montagneuses.
Dans le ciel, la notion de temps m'échappe.
Je suis dans l'instant présent à 100% et tous mes sens sont en éveil pour cette parenthèse enchantée.
Du ciel encore, les paysages prennent une autre dimension.
On distingue bien à quel point ce territoire du vers-corps est ouvert, malgré les montagnes qui en cerclent.
C'est cette singularité qui fait qu'on s'y sent si bien à mon sens.
La verticalité des montagnes est l'infini d'une vallée douce.
Ce saut en parapente, mon ami, plein les yeux, mais ils ne sont pas rassadés des paysages du vers-corps pour autant.
Alors je reprends mon VTT jusqu'au lac des prêts.
Pour cela, j'empreinte une piste réservée au ski en hiver.
L'arge est bordé d'arbres, elle m'indique naturellement le chemin jusqu'au lac.
C'est ici que je profiterai du coucher du soleil, il dort le col vert, le roc du cornafion et les arrêtes du gerbier.
C'est dans ce silence montagnard aux subtiles notes venteuses que s'achègent cette première journée.
meva
Aujourd'hui, après avoir rendu mon vélo et atteint courançon en prenant le bus T-67,
je retrouve François Pirar, accompagnateur montagne pour le bureau des accompagnateurs
naturels et patrimonies.
Nous allons randonner ensemble jusqu'à l'entrée de la réserve naturelle nationale
des Haut-Plateaux du Vercor.
En chemin, nous allons échanger sur la spécificité de ce territoire et il va me montrer quelques-uns
de ses plus beaux trisors.
On se rapproche doucement de la réserve naturelle des Haut-Plateaux du Vercor.
Est-ce que tu peux vous dire quels sont les spécificités de cet endroit ?
La réserve, c'est 50% de milieux forestiers et 50% de milieux ouverts.
Donc les milieux ouverts, ça va être les prairies, les alpages, mais aussi les milieux rocailleux,
ce qu'on appelle aussi les lapiases, la roche anu.
Le Vercor, c'est un massif calcaire, 100% calcaire.
C'est aussi de la cimentation de la mer Alpine, qui a eu lieu entre moins 165 millions d'années
et 65 millions d'années.
Donc là, on est dans une jolie forêt et puis au pied de la forêt, regarde, il y a plein
de blocs, de gros blocs calcaires.
Alors, l'explication de comment ces blocs se sont retrouvés ici en forêt, souvent
en montagne, on a envie de regarder les cimes des montagnes.
On pense que ces blocs se sont arrachés de la montagne pour venir tomber par gravité
ici.
C'est pas du tout le cas pour le coup ici sur le Vercor.
Il faut imaginer qu'avant ici, tous ces blocs, c'était une grosse dalle calcaire et il
y a eu une érosion en fait, du l'acidité de l'eau qui est venue tomber sur cette roche
calcaire qui est basique.
Et donc du coup, une grande partie de cette dalle a disparu.
Mais par contre, certains blocs sont restés en place.
Moi, je sais déjà que dans cette réserve-là, on peut voir vraiment beaucoup, beaucoup de
choses.
Est-ce que tu peux nous dire un peu les principales espèces qu'on peut avoir la chance de croiser
si on est bien sûr silencieux et attentifs ?
On a la chance sur le Vercor d'avoir les six ongulés de France.
Donc il y a le chevreuil, le cerf, le sanglier et après les ongulés plus de montagne, le
chamois, le boucetain et le mouflon.
Pour les observer, il faut être discret.
Ce sont des animaux sauvages.
Donc les animaux sauvages, moi, ils voient les humains mieux les sportent.
Donc évidemment, il faut être discret.
Ils vont éventuellement se lever le taux le matin pour essayer de les observer.
Et puis, si on a la chance de croiser des boucetains qui, eux, par contre, ne sont pas vraiment
farouches comme tu disais, ne pas trop se rapprocher.
Parce que c'est vrai qu'on peut avoir tendance à vouloir se rapprocher au maximum pour faire
la photo, pour faire le selfie.
Mais bon, on dérange les animaux sauvages.
Sur la réserve, on pourrait croiser les deux emblèmes du parc, qui est le tetralir,
famille d'égaliforme, famille des poules et également l'atulipe sauvage.
C'est une très jolie fleur qui est jaune.
Durant notre randonnée, nous n'avons pas eu la chance de croiser cette emblématique tulipe.
En revanche, nous avons bel et bien apporsu de nombreuses fleurs jaunes aux étonnantes
propriétés.
Elles ont été autant d'occasion pour faire de jolies poses et accroître mes connaissances
en botanique.
Là, on est devant la grande jaune, donc une jolie plante à fleur jaune qui peut monter
jusqu'à 1 m 40.
On la connaît en général parce qu'on utilise ses racines pour faire un appératif qui est
bien connu.
La susse, si on regarde les feuilles qui sont opposées par rapport à la tige, ça fait
des strates.
Et si on compte chaque strate des grandes jaunes, on peut compter son âge.
Ici, on peut s'amuser à la compter.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10.
Cette plante-là, elle a 10 ans.
Et on voit que la floraison a commencé au niveau de la 6e strate de feuilles.
Elle met 6 ans avant de faire la floraison des gens anciennes.
Il ne faut pas être pressé.
Il ne faut pas être pressé.
Non, c'est vrai.
Tu vois juste à côté derrière, ce sont des gens anciennes mais qui ne sont pas encore
en fleur et si tu comptes les strates, là tu vois 1, 2, 3.
Elle a 3 ans.
Elle n'a pas encore fait la fleur.
Et donc du coup, on peut se poser la question.
Mais comment elle fait cette plante pour survivre l'hiver parce qu'ici, sur le vercor, il peut
avoir beaucoup de neige, il peut avoir un mètre de neige, localement, nous sommes ici.
Il faut aussi imaginer que la plante en partie superficielle, elle va faner.
Par contre, son système racinaire, souter, a toutes les réserves nécessaires pour subsister
pendant la période hivernale.
La neige va fondre.
La plante, l'agentienne va repousser avec une strate de plus pour l'année suivante.
C'est bien fait la nature.
Rien n'est fait au hasard dans la nature.
Et bien, on va continuer notre petit chemin.
Donc nous sommes devant la digitale, une jolie fleur avec de belles clochettes jaunes.
Jolie, mais attention parce qu'elle est toxique, celle-ci.
Elle contient un principe actif qui s'appelle la digitaline qui est un tonifiant cardiaque
qui utilise informatie de zomopathique pour stimuler le coeur.
Mais ingérer à grande dose, c'est l'arrêt cardiaque.
Donc vigilance avec celle-ci.
Et dans la nature, on peut même faire des petites expériences culinaires.
Alors évidemment, pour manger, quoi que ce soit dans la nature, il faut être sûr
à 100% de ce qu'on mange.
On a vu que la digitale peut avoir des plantes toxiques.
Mais celle-ci, je vous garantis qu'on peut la manger.
C'est du trèfle, non ?
Ça ressemble à un trèfle.
Tu regardes la petite foliole, ici la petite feuille.
La femme, c'est mignon, ça forme un petit coeur.
C'est l'oxalis.
C'est l'oxalis, petite oseille.
C'est celle-ci qu'on trouve dans nos sous-bois du vercor.
Si vous êtes d'accord, donc je n'ai pas fait un petit coup de dessus.
On peut la mettre en bouche.
C'est un petit coup particulier, vous allez voir.
On appelle aussi le bonbon du bûcheron.
Vous allez comprendre pourquoi.
Oh là, j'ai peur.
Non, non, tu peux me faire confiance.
Faites une petite boule et hop, directement sur les molères, derrière.
Je vais manger une aussi pour vous prouver que je ne cherche pas à vous intoxiquer.
C'est hyper acide.
C'est aussi plutôt acide.
C'est comme les petits bonbons acidulés.
Tout à fait.
C'est bon.
C'est très acide.
Donc il y a la possibilité de traverser cette réserve naturelle,
des hauts plateaux du vercor.
Il y a le GR91 qui traverse cette réserve du nord au sud.
Alors là, c'est une randonnée, ou randonneur aguerrie,
et il faut environ entre trois et quatre jours pour faire cette traversée.
Alors la petite spécificité de cette traversée, c'est la ressource en eau.
Il y a très peu d'eau sur le vercor, sur le plateau du vercor.
Du fait de sa géologie un peu spécifique, l'eau s'infiltre directement
sous terre.
Donc il y a très peu de sources.
Pas de rivières, très peu de sources.
Il y en a quelques-unes, mais qui peuvent rapidement être taris dès le début de l'été.
Donc il faut bien s'informer des conditions d'eau sur les eaux plateaux,
notamment via le site internet qu'on peut trouver
sur le site du parc naturel régional Infosource.
Où là, on peut avoir une idée si les sources sont en eau
encore ou pas au fil de l'été.
Mais en tout cas, bien trop courant avant de s'aventurer pour faire cette traversée.
C'est pas anodin.
Comme je disais, c'est un espace qui est très grand.
On peut facilement se perdre du fait que ce soit un micro relief.
Si le broyard tombe, on peut rapidement être dans l'embarras.
Donc c'est quelque chose à prendre sérieusement et pas à la légère.
Et le fait de pouvoir éventuellement prendre un accompagnateur en montagne,
encore une fois, c'est la sérénité de faire une traversée qui sera réussie.
Et puis cet accompagnateur en montagne pondra toutes les mesures
pour que la randonnée et la traversée se passent au mieux.
On peut aussi faire des balades à la journée
pour avoir une idée de ce qu'on peut représenter
la réserve naturelle des eaux plateaux du vercor.
Différent points d'accès, notamment en portant de correncement au vercor.
Elle est jusqu'à la cabane de la carette.
Et puis on a une bonne idée des différences d'habitants naturels
qu'on peut trouver sur cette réserve.
Au-delà de faire appel à un accompagnateur de montagne,
justement pour faire des randonnées un peu plus exigeantes
ou dans un environnement qu'on ne connaît pas,
est-ce que tu aurais d'autres conseils
quand on veut s'aventurer comme ça en pleine nature ?
Déjà, avant de pouvoir s'aventurer en montagne
ou au moyen de montagne,
l'idéal c'est de savoir lire une carte,
qui gêne,
où l'échelle est suffisante,
tu fais en précise pour savoir dans quoi s'aventure,
justement où sont les sources,
le relief qu'on va pouvoir croiser
et aussi avoir les bons comportements en montagne.
Petite parenthèse, réglementation.
Il faut savoir qu'en France,
il y a de nombreux types d'espaces naturels différents,
comme les parcs régionaux, nationaux, les réserves nationales,
les zones naturelles de mille et j'en passe.
Pour chacun de ces territoires,
il peut y avoir des réglementations spécifiques.
Par exemple, nous sommes actuellement
dans le parc naturel régional du Vercor,
où il n'y a pas de réglementation spéciale,
mais au sein duquel il y a cette réserve naturelle nationale,
déo plateau du Vercor,
où s'applique de nombreux comportements à respecter.
Par exemple, il est interdit de faire du feu,
d'utiliser des drones, des engin motorisés et même un VTT.
Pour cela, il y a un itinéraire spécifique.
On ne peut pas non plus venir avec son chien,
même s'il est tenu en laisse.
En effet, les canards aussi adorables, soit-il,
sont perçus par des prédateurs pour les animaux sauvages
et sont donc une grande source de stress.
Il est également formellement interdit de cueillir
ou ramasser quelques éléments naturels que ce soit.
Bref, le maître maud, c'est de ne rien déranger
et de ne laisser aucune trace.
Pour autant, ces réserves naturelles nationales
sont tout de même des espaces où l'on peut randonner
et même bivouacquer à condition de le faire dans les règles de l'art.
On plante sa tente au coucher du soleil
et on repart tôt le matin.
De cette manière, on n'abime pas trop la flore alpine.
On utilise aussi un réchaud pour se régaler
et on repart avec tous ces déchets.
Sans exception, même les éléments biodégradables et organiques
peuvent nuire à la nature.
Si ces réglementations peuvent sembler contraignantes,
les respecter est nécessaire
si on veut continuer à pouvoir profiter de ces paysages naturels.
Les partager en bonne intelligence est vraiment la clé.
La tente
Cette randonnée était magnifique.
Elle a creusé ma curiosité mais aussi mon appétit.
Et comme je le dis souvent, après l'effort, le réconfort.
Ça tombe bien car le vercor est aussi un endroit idéal
pour les gourmands avec son terroir riche et diversifié.
Vous en aurez un bel aperçu à la boutique
Les délices de Margot,
à Coranson en vercor,
où Sèvrine m'a fait saliver avec sa vitrine
achalandée de bons produits.
Les spécialités locales du vercor,
le bleu du vercor sasnage,
qui est vraiment le produit phare,
le vercor est,
bournette fleurie,
un fromage au lait de vache avec des fleurs très parfumées,
les chèvres aussi chèvres frais
ou chèvres cendrées, affinées.
On a aussi une tome de vache loursonne
à l'ail des ours, qui est très savoureuse.
On a aussi des biscuits,
les biscuits de Villeard de Lant,
biscuits du vercor.
Vous pourrez aussi trouver d'autres spécialités
au boutique Terra Terre et au goût du terroir
à Villeard de Lant,
ainsi qu'à la chèvrerie du Cabriol, à Coranson.
Mais il y a aussi des produits plus insolites
qu'on ne s'attend pas à trouver
et qui peuvent être de belles idées
de souvenirs à ramener.
C'est ce que je vais découvrir
en allant à la rencontre de Mélanie,
qui va culturer en beauté cet épisode.
Bienvenue au Arra du Vercor, je m'appelle Mélanie,
je suis la propriétaire du Arra.
Dans cette aventure, je suis associée avec mon mari Laurent
et on est 5 personnes à travailler ici toute l'année.
Notre activité est répartie en plusieurs activités.
On est Centré-Questre, école d'équitation.
On accueille aussi les petits avec le Ludiponé,
les chevaux miniatures.
Et puis on est Hélveur, producteur de lait de jument en bio.
Et on fabrique nos cosmétiques et nos compléments alimentaires
qu'on commercialise sous notre marque Perle de Jument.
Et qu'est-ce qui vous a donné envie
d'utiliser ce fameux lait de jument
qui a l'air d'avoir de nombreuses vertus ?
Ça a commencé quand j'étais petite,
avec des problèmes un peu digestifs.
En fait, mes parents, en désespoir de cause, m'avaient emmené voir
une naturopate puisque tous les traitements médicamentaux avaient échoué.
Et elle m'avait prescrit une cure de lait de jument en gélule.
Et en fait, les bienfaits avaient été immédiats.
Et plus tard aussi, pour tout ce qui était problème de peau par exemple,
ce genre de choses, le lait de jument a toujours apporté des solutions
qui étaient étonnantes, puisqu'on ne s'attend pas forcément
à ce genre de traitement entre guillemets.
Et du coup, on s'était toujours gardés dans un coin de notre tête
de valoriser ce beau produit.
Donc c'est une manière de retomber en enfance,
d'une certaine manière, c'est un souvenir d'enfance aussi,
l'aidumant.
C'est un souvenir d'enfance, bien sûr, mais on a lié aussi
notre passion des chevaux, de la nature,
et des bons produits respectueux de l'environnement également.
La collecte du lait de jument est particulière
puisqu'en fait, les juments n'ont pas du tout le même mode de production
que les vaches, les chèvres ou les brebis.
En fait, les juments, c'est comme les femmes, c'est comme les mamans humaines.
Elles produisent leur lait uniquement en présence de leur petit,
au fur et à mesure de la tétée.
Donc ça veut dire que leur mamelle ne contienne pas de réserve de lait.
Donc le petit est toujours avec sa mère.
En fait, on commence à prélever le lait à partir du moment
où le poulain commence à se diversifier, à partir d'un mois et demi de mois, à peu près.
Et en fait, il va délaisser une partie du lait spontanément
au profit d'autres aliments comme l'herbe, par exemple, ou le foin.
Et donc c'est juste surplus qui n'intéresse plus le poulain
que la jument va nous autoriser à prélever.
Donc ça veut dire en fait que le poulain n'est pas privé,
on ne peut surtout pas le séparer,
puisque sinon la jument arrête de produire du lait immédiatement.
Elle est binaire, elle voit son petit.
Donc elle produit du lait pour le nourrir.
Si elle ne le voit plus, elle n'a plus de raison d'en produire.
C'est une belle histoire ça.
Tout à fait.
J'espère que cet épisode vous a donné envie d'aller voir de vos propres yeux
cette partie du Vercor.
Comme d'habitude, vous retrouverez toutes les informations pratiques
sur les expériences et adresses mentionnées
dans la description de cet épisode,
ainsi que le lien du site de l'Office de Tourisme
de Villard de l'An Coranson en Vercor,
où vous trouverez tout le nécessaire
pour organiser votre séjour
et en découvrir davantage
sur les activités proposées et les lieux à contempler.
Merci de m'avoir écouté pour ce premier épisode
réalisé sur le terrain que j'ai eu beaucoup de plaisir à faire,
même si j'ai eu quelques déboires techniques aussi.
Merci également à l'Office de Tourisme de Villard de l'An Coranson en Vercor,
qui m'a fait confiance pour cette réalisation.
Pour soutenir ce format, n'hésitez pas à aller me mettre
5 étoiles et une pluie de commentaires
sur Apple Podcast et Spotify,
ou à m'envoyer des mots doux
sur mon compte Instagram, à Robase, Glogblogger.
Je vous souhaite de belles escapades estivales dans le Vercor.
Et ailleurs, à bientôt !