franceinfo junior. Quelles nouveautés au collège en 2025 ?

Durée: 5m28s

Date de sortie: 06/01/2025

durée : 00:05:28 - franceinfo junior - Des changements sont prévus au collège en 2025, franceinfo junior en parle avec des élèves concernés et David Lelong, référent collège du syndicat d’enseignants SE-UNSA.

France Info
France Info Junior, on part au collège aujourd'hui. Quel collège pour cette année 2025 ?
Il va y avoir quelques changements. Donc les élèves de cinquième du collège,
Émile Malle, à Comentry, dans l'Allié, ont des questions à poser à notre invité.
Bonjour David Lelon. Bonjour.
Vous êtes référent collège du syndicat d'enseignant S.C. UNESA.
L'enseignement qui connaît, sa quatrième ministre en un an,
sa troisième depuis la rentrée de septembre, Elisabeth Bornes,
qui succède à Anne Johnthay, à Nicole Belloubet et à Gabriel Attal,
et la ministre de l'Éducation a fait sa première annonce ce matin
à propos de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
L'idée de mettre en place un programme qui ira de la maternelle au lycée,
ça existe déjà, mais ce n'est pas appliqué encore partout.
Programmes qui doivent être publiés ce mois-ci, en janvier,
avant d'être mis en place à la rentrée, quelle doit être la ligne directrice selon vous ?
Alors la ligne directrice, c'est évidemment un soutien,
évidemment des enseignants qui vont prodiguer ces enseignements,
puisque on sait que ces programmes ont été, par certaines associations,
ou certaines voix très critiquées, avant même d'ailleurs qu'on en connaisse le contenu,
alors nous, en tant que représentants des personnels,
nous avons pu effectivement travailler sur ces textes,
et nous appelions de nos voeux bien évidemment leurs publications et leurs mises en place.
Et donc ce, sans tabou, en dépit des réactions que ça peut susciter
sur les questions de genre, sur les questions de sexualité ?
Évidemment, avec une progressivité, selon le public auquel on s'adresse,
ce qui va se passer à l'école ne sera pas au...
à l'école primaire, mais ce n'est pas la même chose qu'au collège,
et qu'au lycée, le consentement, il s'agit avant tout de protéger,
de prévenir et puis de préparer au mieux les jeunes
à certains comportements auxquels ils pourraient être confrontés.
Alors, David LeLon, référent collège du syndicat S.E.,
une certaine des gros dossiers au collège,
c'est la question des groupes de besoin, groupes de niveau.
Elisabeth Bowne se pose certainement la même question que Hailey.
Pensez-vous que c'est efficace de faire des groupes de niveau
pour les mathèles français ?
Voilà, on rappelle un petit peu l'historique,
mise en place par Gabriel Attal,
ces groupes de besoin maintenus par Nicole Belloubet
à N'Jean T, en 6e et en 5e,
mais abandonnés pour la 3e et la 4e.
Est-ce que vous avez une idée de ce que va faire Elisabeth Bowne ?
Il va falloir apparaître qu'elle soit dans la même ligne
que celle qu'avait enclenché Gabriel Attal
avec le fameux choc des savoirs,
dont sont issus les fameux groupes de niveau.
Je pense que le mieux à faire, ce serait déjà de commencer
par réduire les effectifs dans les classes
pour pouvoir faire de la diffévention ce qu'on nous demande.
Et on ne pense pas que les groupes soient quelque chose qui va être porteur.
Trie scolaire, c'est souvent dénoncé par les syndicats,
répondre de manière personnalisée aux élèves en fonction de leur difficulté.
Ça, c'est ce que défendent ceux qui ont mis en place la mesure.
David Le Long du syndicat S1Sat 2025,
c'est aussi le début de l'entrée en vigueur de la réforme du brevet.
Qu'est-ce qui va changer dès cette année ?
Il est prévu que le brevet devienne l'examen obligatoire
pour le passage au lycée en 2027.
À ce moment-là, on va changer un petit peu les modalités
puisqu'on va donner plus de place aux notes de l'examen final,
c'est-à-dire que le contrôle continu va reculer.
On va être sur du 50-50.
Et le contrôle continu ne sera plus basé sur l'acquisition des compétences du socle commun,
auquel nous nous tenons beaucoup, mais sur l'ensemble des notes de toutes les disciplines.
L'idée de cette réforme, vous essayez de renforcer le poids du brevet,
même le rendre obligatoire.
Donc, vous l'avez dit d'ici deux ans, d'où cette question d'Inès.
À partir de 2027, que vont faire les élèves qui n'auront pas le brevet ?
On a été expérimentés cette année des classes de préparation à la seconde,
ce qu'on appelle communément « prépa seconde ».
Pour l'instant, il y en a une à priori par département.
Les élèves qui n'auraient pas obtenu l'examen,
certains pourraient accéder à ces classes-là.
C'est une façon d'effectuer quelque part un renouvelement déguisé qui ne dit pas son nom,
puisque les élèves ne sont pas vraiment au lycée, ils sont un petit peu quand même,
et ils n'auront pas forcément la possibilité de se réorienter après la troisième.
2025 au collège, c'est aussi une année d'expérimentation sur l'uniforme,
sur la pose numérique, d'où cette question de Kécy.
Trouillez-vous normal que dans certains établissements,
le téléphone est autorisé par exemple au lycée ?
Parce que là, on peut l'avoir dans la poche au lycée,
alors qu'au collège, on expérimente cette interdiction du portable,
on le laisse à l'entrée de l'établissement.
Comment ça se passe depuis le début de l'année et comment ça va se poursuivre ?
Il faut pouvoir stocker les appareils,
il faut avoir des lieux sécurisés,
parce que ça pose aussi des questions sur la responsabilité,
mobiliser aussi du personnel de surveillance,
tu aurais peut-être mieux à faire que d'être dans certains établissements,
il n'y en a pas assez, que de récupérer et de collecter les téléphones,
sachant qu'on a déjà une loi de 2018,
je le rappelle, qui dit que le portable doit être éteint, rangé au fond du sac,
cette loi ne s'applique pas évidemment au lycée, c'est une possibilité.
Oui, mais même dans l'absolu, elle n'était pas appliquée non plus au collège,
parce que très dur à mettre en place,
d'où cette idée de laisser les portables au collège
pour aider à la concentration, éviter en partie le harcèlement,
est-ce qu'il y a quand même des bienfaits,
là où c'est mis en place, expérimenté depuis la rentrée dernière ?
Alors on peut effectivement sans doute constater une concentration peut-être améliorée,
et concernant le cyberharcèlement que vous évoquez,
ça peut bien sûr avoir un effet positif,
s'il tentait que le cyberharcèlement se passe uniquement à l'école,
or on sait bien que ça se passe aussi en dehors,
et il y a un moment où les élèves sont dehors ou chez eux,
devant leurs ordinateurs avec leurs téléphones et peuvent quand même s'y exercer.
Merci d'avoir rapporté vos réponses sur France Info dans France Info Junior,
David LeLon référent collège du syndicat SE Unesa France Info Junior,
émission préparée par Marie Moujain et Stelfort à podcaster sur la plire Radio France.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

franceinfojunior

"franceinfo junior" est un rendez-vous d'actualité qui propose une lecture pédagogique de l'actualité, présenté par Estelle FAURE Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Education', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere