
La course au pôle Sud entre Roald Amundsen et Robert Falcon Scott
Durée: 7m45s
Date de sortie: 09/02/2024
Au début du XXe siècle, toutes les zones de la planète n'avaient pas été explorées, ni même atteintes. C'était le cas des deux pôles. En 1909, des explorateurs parviennent au pôle Nord. Mais le pôle Sud restait à conquérir...
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Nous sommes au début du XXe siècle.
Toutes les zones de la planète n'ont pas encore été explorées.
C'est notamment le cas des deux pôles.
Ici, en 1909, des explorateurs parviennent finalement au Pôle Nord.
Le Pôle Sud, lui, reste à conquérir.
Aussi, en 1911, deux explorateurs montent une expédition pour l'atteindre.
Les étapes de cette course vont passionner le public de l'époque.
Qui arrivera le premier ?
Le norvégien Roald Amundsen ou bien l'anglais Robert Falcon Scott ?
Ce sont deux explorateurs chevronnés qui connaissent bien le monde polaire.
Dans le grand nord canadien, Amundsen a trouvé le passage du nord-ouest,
qui relie l'Atlantique au Pacifique.
Quant à Scott, il a déjà participé entre 1901 et 1904 à un voyage scientifique dans l'Antarctique.
L'expédition Discovery.
Chacun se prépare de son côté.
Amundsen d'abord.
A vrai dire, il souhaitait plutôt conquérir le Pôle Nord.
Mais il apprend que d'autres péris et coucs y sont arrivés avant lui, en avril 1909.
Castelantienne, le 3 juin 1910, il prend la direction de l'Antarctique,
ne révélant l'objectif de son voyage qu'une fois le bateau parti.
Ce sera la conquête du Pôle Sud.
Amundsen touche la banquise en janvier 1911, soit à peu près au même moment que Scott,
parti à bord du Teranova.
Il faut dire qu'ayant été averti de l'entreprise de son rival,
il est encore plus pressé d'atteindre son but.
Sur place, les deux explorateurs ont installé leur camp sur les rives de la mer de Ross,
qui donne dans l'océan Pacifique.
Mais le lieu choisi par Amundsen, qui vend droit clignes vers l'objectif,
est plus proche du Pôle, distant tout de même d'environ 1300 km.
Cependant, aussi pressé soit-il, les deux hommes ne vont pas partir tout de suite.
Il faut d'abord placer des réserves de nourriture le long de la route.
Et puis l'hiver austral s'annonce, avec sa nuit polaire et ses températures glaciales.
Ce n'est donc pas le bon moment pour s'aventurer dans ces régions désolées.
Alors on en profite pour vérifier le matériel.
Amundsen n'est accompagné que de quatre compagnons.
Chacun conduira un traîneau tiré par 13 chiens.
Dans chaque véhicule, 400 kg de matériel est de provision.
Et puis des skis pour se déplacer dans ces régions en Égypte.
De son côté, Scott n'a pas la même confiance dans les chiens.
Il en prévoit bien sûr, mais une partie du matériel et des vivres
sera placée dans des enjeux à chenille et des traîneaux tirés par des pônis.
Et ce sont 12 hommes qui accompagnent l'explorateur anglais au début de l'expédition.
Enfin, il est temps.
Les préparatifs sont achevés et chacun s'élance vers le pôle.
Amundsen parle premier, le 19 octobre 1911.
Scott attendra le 1er novembre pour s'élancer à son tour.
Et dès le départ, les ennuis s'accumulent pour lui.
Les enjeux devront en tracter une partie du matériel tombant panne.
Quant au pôner épuisé par l'attraction des traîneaux trop lourds,
il ne supporte pas le froid.
Quant à Amundsen, il progresse très vite.
Son convoy est plus léger et lui et ses compagnons se déplacent à ski,
ce qui leur évite de trop se fatiguer.
Par ailleurs, il n'a qu'un but par venir au pôle sud le plus vite possible.
Alors que Scott, lui, a le même objectif,
il est aussi chargé de faire des relevés scientifiques, ce qui ne peut que le retarder.
Sur la route courant novembre, l'explorateur norvégien découvre un glacier inconnu,
auquel il donne le nom d'Axl Heiberg.
Cette nouvelle route lui permet le 21 novembre d'atteindre, après 4 jours d'ascension,
le plateau en Tartic.
Pendant ce temps, Scott poursuit péniblement sa progression,
le nom d'un itinéraire plus long et moins commun.
Alors qui va gagner le match ?
Le monde entier retient son souffle,
mais nouvelles parvenons au journaux avec beaucoup de retard.
Finalement, c'est Amundsen qui l'emporte.
Il parvient au pôle sud après deux mois d'aventure, le 17 décembre 1911.
Là, après avoir vérifié sa position, il plante un drapeau norvégien
et bâtise l'endroit plateau de Aaconset, du nom du roi de Norvège.
Il dress aussi quelque tente et laisse délètre à l'intention de Scott,
dans le cas où il mourrait lors du trajet de retour.
C'est donc bien ce spectacle que pourra contempler l'explorateur anglais,
car lui aussi atteint le pôle sud, mais plus d'un mois après Amundsen.
Le 17 janvier 1912.
On imagine bien sûr son amertu, pourtant ce n'était encore rien.
Le voyage retour va tourner à la tragédie.
Un véritable martyr attend Scott et ses compagnons.
Les provisions s'épuisent peu à peu et le thermomètre descend jusqu'à
moins 42 de Grécesse.
Les hommes avancent alors péniblement, la vue brouillée par des rafales de blisards
qui leur gèlent les mains et les pieds.
Ils s'affaiblissent peu à peu dans une lente course vers la mort.
Le premier, Edgar Evans, épuisé par la fin et des chutes successives,
meurt dans son sommeil le 4 février.
Ensuite, le 16 mars, c'est autour de Lorenz Hautz.
Atteint par la gangrène et, à peine capable de marcher, il décide se sacrifier.
Quittant l'attente, à l'insul de ses compagnons, il se dirige vers l'immensité glacée,
sachant que la mort est au bout du chemin.
Il reste alors trois hommes, dont Scott.
Le 21 mars, le mauvais temps les oblige à s'arrêter.
Et c'est la fin.
C'est ce que dit l'explorateur dans l'une des lettres retrouvées
quelques mois plus tard sur son cadavre.
Les dépouilles de ses camarades sont à ses côtés, gisant dans la neige.
Leurs tombes, creusées sur place, seront surmontées de croix fabriquées avec leur ski.
De son côté, Amundsen reviendra sans encombre à son point de départ,
le 25 janvier 1912, après seulement 38 jours de voyage.
Au total, il aura parcouru plus de 2800 km en 94 jours.
L'explorateur norvégien aura donc gagné cette course au Pôle Sud.
Mais la victoire aura un goût amer.
Amundsen déclarant qu'il y aurait volontiers renoncé
si cela avait pu sauver la vie de son concurrent.
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