Les voix québécoises derrière Harry Potter et Severus Rogue (avec Émile Mailhiot et Daniel Picard)

Durée: 45m9s

Date de sortie: 05/12/2023

Rencontre avec Émile Mailhiot et Daniel Picard qui ont doublé Harry Potter et Severus Rogue dans les versions québécoises des huit films. Ils nous parlent de leur métier, se remémorent leur expérience... et rejouent quelques répliques bien connues de leur personnage!

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Musiques: Harry's Wondrous World - John Williams

* Le balado est produit à des fins de divertissement et est destiné à un usage privé non-commercial. Il s'adresse à tous les sorciers et sorcières qui attendent encore leur lettre de Poudlard.

Bonjour à tous et à toutes, on se retrouve pour un nouvel épisode du podcast en attendant
ma lettre de poudre l'art. Aujourd'hui, c'est un épisode que je considère spécial.
On prend une avenue un peu différente que d'habitude parce que j'ai avec moi des
doublures, des films d'Ark Potter, la version québécoise comme on les connaît si bien
que j'imite souvent dans les épisodes en plus. Daniel, Picard et Emile Mayotte sont
avec moi aujourd'hui. Bonjour! Bienvenue au podcast! Merci de nous inviter.
Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation, c'est vraiment un honneur pour moi de pouvoir
échanger aujourd'hui avec vous. Puis je sais que les auditeurs sont très contents aussi.
J'ai reçu souvent la demande de pouvoir justement en apprendre davantage sur l'expérience
des doublures d'Ark Potter. Merci de l'invitation. Ça me fait plaisir
d'être ici. Premier podcast. C'est ça qu'on se disait, premier podcast.
Un petit peu excité. C'est cool. Et puis dans le fond, comme on disait tout à l'heure,
vous savez quand même longtemps que vous vous êtes vus.
La dernière fois qu'on s'est croisés, ça doit faire moins une dizaine d'années.
Ok, super. Puis, bon, bien, respectivement, Emile te fait la voix d'Ari dans les films,
les 8 films. Et Daniel, toi, c'était la voix de Cévi Rousse-Roch. En passant qui est mon personnage
préféré, tout le monde le sait, j'en parle tout le temps. Je suis fan, je suis fan. Je vais
parler un peu de votre parcours respectif avant qu'on se lance dans la discussion. Aujourd'hui,
je veux vraiment en apprendre, c'est ça plus sur le métier de doublure. J'ai beaucoup de questions
sur le fonctionnement. Je veux évidemment qu'on parle de votre expérience sur les films d'Ark
Potter, qu'on échange si vous avez des souvenirs, des anecdotes, etc. Ça va?
Bien oui.
Ben, bon, Emile, toi, ben moi, je te connais surtout de Ram-Dame. Donc on te vu, dans Ram-Dame,
tu tenais le rôle de Guillaume pendant plusieurs saisons, sinon Olivier dans Yamaskar. Récemment
dans Stat, j'ai vu toi, tu as vu dans Stat aussi?
Oui, oui, oui, oui. En ce moment, en ce moment.
Ok, en ce moment.
Oui, en ce moment, petit rôle dans Stat qui est super, super le fun, très intéressant. Donc,
un rôle super le fun à défaire moi.
Super. Et puis, côté voix, c'est notamment à Harry Potter, ton rôle marquant en doublage.
Oui, oui, oui. C'est un top à bat.
C'est clair.
Oui, oui, oui. Côté doublage, clairement, clairement mon plus gros contrôle.
Excellent.
C'est le fun, en tout cas.
Oui, c'est sûr. J'ai hâte d'en savoir plus.
Puis, Daniel, là, j'ai été sur ta page Wikipédia, ça a pas de sens.
C'est long, hein?
Les expériences que tu as en doublage, puis je te disais justement qu'on te considère
comme le roi du doublage au Québec. C'est ce qu'on me dit.
Oui.
Oui.
Juste pour dire un peu, là, parcourir un certain rôle que tu as eu,
ben, tu doubes notamment plusieurs acteurs comme George Clooney, Jim Carrey, Matthew,
Maconohay.
Puis, pour les nostalgiques de ma génération, certains rôles que tu as tenus,
Karl dans le Titanic, je sais pas si tu te rappelles de ça, le méchant fiancé de
Rose.
Oui.
C'était terrible.
Oui.
Oui.
Puis, beaucoup de doublages en animation également, Fébus dans le bossu de Notre-Dame,
Tigroup dans plusieurs Winnie-Lourson.

C'est cool.
J'ai aussi vu Mickey Mouse à quelques reprises.

Ça fait longtemps, on voit de falsetto.
Mais oui, oui.
Ça m'étonnait, on dirait que, oui, mais ça montre que tu peux vraiment y aller
varier.
Puis Buzz Lightyear dans les deux derniers stories de jouets.
C'est vrai.
Stories de jouets 3 et 4.
Oui.
Non, j'étais très choillu.
Moi, je t'ai à dire que j'étais un grand fan de Jim Carrey quand j'étais jeune.
Alors, la première fois que je t'ai rencontré, pour moi, c'était comme...
Ah, y a...
C'est clair.

Moi, tous les films, je l'écoutais en français.
Donc, chez nous, il n'y avait personne de parle anglais.
Donc, tu sais, je reconnaissais tout le monde.
Je suis vraiment habitué d'écouter tous les films doublés au Québec.
Donc, c'était cool, moi, en étant jeune, de rentrer dans ce milieu-là et de rencontrer
des gens comme Daniel.
C'est clair.
C'est clair.
Puis, c'est ça.
Huit films d'arripe auteurs, c'est les russes rock.
Oui, oui, oui.
Oui. Une belle expérience.
C'est un beau défi.
Ah, j'avais aussi noté la voix québécoise de Peter Griffin.
Ça, c'est-tu encore en cours?
Oui, «Families Gaillons» on a fait la semaine prochaine.
Oui, on en a rendu à 10, 16 ans, je pense.
9, 16 ans.
Oui, ça continue.
Ah, excellent.
Ben oui, mais il y en a beaucoup.
Ça change le Mickey.
Et de Tigourou.
C'est clair.
Ok, ben, comme je vous expliquais, moi, j'ai plein de questions sur le métier de doublure.
J'aimerais bien comprendre le fonctionnement de manière générale.
Ma première question, ce serait...
J'en ai dit, j'en ai tellement.
Justement, quand t'es attitrée à un acteur que tu vas doubler de manière régulièrement,
comment ça se fait? Est-ce que tu auditionnes pour l'acteur?
Ou tu décroches un rôle le moment donné qui est bon George Clooney, puis après, ben...
Ça peut se faire de deux façons.
Ok.
Il y a des fois, comme George Clooney, on me l'a donné, il était connu à la télé,
mais il commençait sa carrière au cinéma.
C'était dans un film de... ça s'appelait From Dawn, Still Dawn, qui était un de ses premiers.
Et à partir de là, c'est le directeur de plateau qui m'avait casté sur ce rôle-là.
Et j'ai été appelé à le refaire après, mais il n'y a rien d'acquis.
Parce que plusieurs années plus tard, quand on a fait Ocean's Eleven, le Major Warner,
qui distribuait le film, voulait refaire passer des outils pour tous les rôles.
Donc, le client, toujours le dernier mot.
Il y a un fameux livre, qui est comme tous les noms sont dedans.
Qui fait qui, whatever.
Les directeurs de plateau, souvent, se fies à ce livre-là.
On est habitués d'entendre cet acteur-là, mettons avec cette voix-là.
C'est normal de continuer comme ça, mais c'est souvent le client qui a le dernier mot.
Si il veut refaire des auditions, s'il ne veut pas travailler avec telle personne,
il aimerait peut-être mieux aller vers une autre option.
Je ne peux rien faire là-dessus, mais souvent, c'est respecté.
Pour un personnage, par contre, ce serait acquis pour Harry Potter, pour Krug, pour un série de films.
Oui, c'est rarement vu.
En tout cas, moi, je n'ai pas le...
Ils essaient de garder la régularité, la continuité des voix.
Parce que je n'ai pas doublé les 100 % des films de Ratcliffe.
Non, exact.
C'est ça au Québec.
Tu n'es pas à Titria Daniel.
Je l'étais, mais t'sais...
Ok, t'en as-tu fait d'autres de Daniel Ratcliffe?
Oui, oui, oui.
J'en ai...
J'en ai...

J'en ai...
J'en ai...
J'en ai fait un film d'horreur, un film aussi...

November Boys, November...

En tout cas, bref, oui, j'en ai...
J'en ai fait d'autres.
Mais un des derniers qui a fait, qui s'est battre de prison, qui a été basé sur une histoire vraie,
c'est Xavier Dolan, qui l'a...
Oh!
J'ai...
J'en ai...
Xavier qui fait la voix de...
Très bon travail en passant Xavier.
Ok.
Fait que dans le fond, il y a des auditions pour les roles, puis ça se passe probablement
comme une audition pour, bon, la télé ou le cinéma normal devant Caméra, je veux
dire, là, l'audition est devant les casting directors devant le...
Oui, bien ça veut dire que...
Devant qui?
Rien, on est appelés en studio, puis on nous présente deux, trois boucles.
Ok.
Des boucles pour comprendre comment ça fonctionne.
On a un film est coupé en séquence d'à peu près 45 secondes, on appelle ça des boucles,
parce que ça fait référence à l'ancienne façon d'utiliser le pellicule, mais c'est
des séquences d'à peu près une minute.
Ok.
Donc l'audition, c'est souvent deux, trois scènes qui ont été choisies par le client,
et on s'identifie au micro, on découvre la scène en même temps qu'on fait l'audition.
On n'a pas reçu rien avant, contrairement à une audition télé où l'a eu un texte à
apprendre, et puis...
Interessant.
Donc on découvre, puis on se plonge, et puis après ça, c'est envoyé aux clients qui...
On a quand même le temps de travailler un peu en studio avec le directeur de plateau
et tout pour qu'on envoie quelque chose qui est bon.
Donc c'est comme ça que ça se passe.
Est-ce que tu peux être amené à auditionner pour plusieurs rôles, plusieurs personnages
sur le coup, là?
En dessin animé, ça m'est déjà arrivé.
Sinon, non.
Souvent le directeur fait comme à lui, je le vois pour tel personnage, lui, pour tel...
Tu vois, puis tout le temps pour lui.
Puis une fois le rôle des crochets, comment ça se passe dans le fond?
C'est quoi les procédures?
Est-ce que là, vous recevez le script complet du film?
Non, non, non, jamais, surtout pas dans les films de Harry Potter.
C'était le début, je dirais, je dirais pas de la paranoïe, mais les studios ont commencé
à être très, très sévères sur l'antipiratage.
Donc tout se faisait...
Je ne sais pas si tu souviens, ils fermaient le studio, ils barraient la porte.
On n'avait pas de personnes qui pouvaient rentrer dans le studio.
Mes parents m'aiment chercher, j'étais très jeune, ne pouvaient pas rentrer dans le studio,
m'attendais à l'extérieur, on ne pouvait pas en parler.
Non.
On travaillait avec une image qui était, ma forme, médiocre.
C'était... et on n'a pas, justement, empêché le...
qui n'ait pas de chance de le dupliquer ou de pirater la version.
Donc, ouais, pour des projets comme ça, ça se passe comme ça.
Pour des plus petits projets, peut-être moins, là.
Mais on ne nous présente pas le script.
On arrive en studio.
Des fois, on est invité à visionner là-bas, sur place,
d'aller visionner le film, qui est une copie de travail.
On s'entend, c'est pas une copie étalonée,
c'est vraiment une copie de travail avec barriolite, timecode,
puis d'antipiratage.
Des fois, on ne voit même pas...
On ne voit pas les faits spéciaux, des grosses simples,
souvent, des parties de quiditch, ça peut durer,
tu sais, trois, quatre minutes, des grosses simples,
puis on ne voit absolument rien.
Des fois, ils mettent juste une pastille,
ils visent le visage, puis tout le reste des flous,
pour éviter que les copies soient...
On doit travailler avec ça, tu sais.
Mais en audition, on ne reçoit rien d'avance.
On arrive, on découvre le texte, en même temps,
de découvrir la scène originale en anglais.
Donc, on va l'écouter deux, trois fois,
ça met un peu dans le personnage.
Ensuite, on fait le texte et tout.
Quand on est rendu à le doubler,
souvent, pour des gros projets comme ça,
on nous présente la fume avant,
puis on s'est vraiment dans une petite salle,
tu es du seul, tu as ton écran de 20 pouces,
puis tu es écouteur, puis il y a personne qui te prend.
Il y a un peu de temps.
Puis là, tu écoutes, tu écoutes,
tu écoutes, tu écoutes, tu mets ton reporter à quatre,
puis là, avant de le doubler, pour justement avoir
une petite idée de où on s'en va.
Tu l'écoutes une fois, parce qu'après...
Une fois, puis là, après ça, boom, là, tu es pitché,
puis là, tu coules.
Une scène, je sais pas,
j'ai pas d'exemple qui me vient en tête,
mais tu sais, il y a tellement de scènes avec Harry,
des émotions différentes,
tu peux pas les réécouter, je sais séparer la boucle,
je sais pas comment dire...
Ben, au moment d'enregistrer.
Oui, au moment d'enregistrer, tu sais, si moi,
j'ai besoin de la réécouter, tu sais,
je vais le demander, comment?
Je la réécouterai, tu sais, vraiment,
comme bien voir le jeu ou...
C'est ça.
Il faut que tu regardes comment le...
Me t'endaniel Rackliff le jouait originalement,
comment il le jouait, comment il l'a interprété,
pour toi, un peu, que ça aille d'amener ça.
On essaie de se référer à ça,
d'être le plus prépossible de l'original,
ça, c'est sûr.
Puis, il y a quelques nuances,
souvent, tu sais, parce que le français,
c'est pas la même chose qu'en anglais,
donc, c'est sûr qu'il y a des nuances,
mais oui, c'est important de, tu sais,
bien apprendre la scène, de bien connaître la scène,
parce qu'on va l'écouter, tu sais,
une fois, deux fois, trois fois, c'est faux.
Puis, à la faisant aussi, ben, tu sais,
tu sais, je veux dire, c'est rare, les one take,
tu sais, souvent, on va la refaire,
donc on la réécoute aussi, donc,
au bout de la ligne, tu es un peu habitué,
mettons à la refaire, mais, tu sais,
ça se passe très vite, pareil, là.
On est trop beaucoup de temps, là, tu sais,
puis, on l'écoute une fois,
puis, il y a pas, quand même,
je la réécouterai dans ce cas-là,
on l'écoutait, puis, go, on se lance, là, ouais.
Je figure que la personne qui,
je sais pas comment l'appelle,
cette personne-là, qui redige le script,
là, qu'il traduit.
L'adaptateur.
L'adaptateur, il est avec vous, probablement,
lui, il s'assure aussi que la traduction
va fêter avec les lèvres.
Ça, c'est une autre étape.
L'adaptation se fait avant qu'on rentre en scène,
en fait, qu'on arrive en studio.
L'adaptation se fait dans les jours
ou les semaines qui précèdent.
Quand on arrive en studio,
l'adaptation est déjà écrite
sur une bande rythme,
qui est maintenant numérique, là,
mais essentiellement,
ça défile la vitesse
où on doit lire le texte.
Et la personne qui nous dirige,
qui est le directeur
ou la directrice de plateau,
va nous donner des indications de jeu.
Des fois, ça peut arriver
que ça soit la même personne
qui a adapté le texte
et qui soit aussi en direction de plateau,
mais c'est deux métiers distincts.
Et nous, on fait,
notre métier,
c'est vraiment une gymnastique
entre le jeu et la technique
de la synchrone, de la synchro.
Mais tout part de l'adaptation du texte,
c'est vraiment la clé.
Un texte qui est bien adapté,
c'est facile à jouer,
un texte qui est plus difficile à adapter.
Ça peut être plus ardu.
Oui, pour peut-être apporter
à changer le directeur de plateau,
souvent, on va changer de texte.
Oui, oui, oui.
Quand c'est plus ou moins bien adapté,
donc ça fait travail juste plus long,
dans le fond.
Puis, justement,
les fameuses enregistrements de la voix,
c'est combien de temps avant la sortie du film?
Est-ce qu'on est quand même
un mois, deux mois
avant la sortie finale du film en salle?
Deux, trois semaines.
Deux, trois semaines.
Ah oui, oui, non, non.
Un mois, ça serait du...
Oh, wow.
Peut-être un mois, ça serait...
Quand on travaille,
nous, ici au Québec, en tout cas,
quand on travaille,
on travaille sur une copie préliminaire,
un ou deux, c'est-à-dire
que c'est un montage
qui est encore non-finale,
qui est en train de se faire finaliser
à Los Angeles.
Donc on travaille sur des copies préliminaires,
puis au fur et à mesure du doublage,
on nous envoie,
des fois, une préliminaire,
trois, préliminaire, quatre.
Ça veut dire que le montage anglais
est de plus en plus précis.
Oui.
D'ailleurs, des fois,
il y a des scènes qui ont été coupées,
des scènes qui ont été rajoutées.
Oui, donc là, on est en studio
pour des rajouts.
Oui, exactement.
Mais quand on termine
notre travail à nous,
le film est mixé dans les jours qui suivent,
et généralement, il est en salle
dans les trois semaines qui suivent,
à peu près, dans le mois
qui suit au maximum.
C'est très rapide comme échéancier.
Ok.
Et est-ce que vous vous enregistrez ensemble?
Je veux dire, des dialogues,
des scènes,
d'arrives, de morts,
d'arrirogues,
d'arrivons.
Oui, non, c'est ça.
Certains n'ont pas qu'on le faisait tout le temps.
Quand moi, j'ai commencé,
je suis beaucoup plus vieux qu'Émile,
puis on était toujours
deux ou trois au micro.
Et puis après, la technologie
a fait que les studios ont demandé
à avoir les pistes séparées
pour pouvoir mixer en 5.1, 7.1, etc.
Et là, la demande a fait
qu'on ait été
de plus en plus demandés
pour être enregistrés séparément.
Des fois, ils vont nous regrouper
pour faire des scènes complexes,
mais on va aller au micro
en alternance.
C'est-à-dire qu'on n'est pas au micro,
il ne faut pas qu'il y a d'overlap,
il ne faut pas qu'il y a de...
On est dans le même studio.
On peut être en haut dans le studio,
mais on peut chacun aller à la barre.
Donc, on est au micro,
puis séparément, chacun a tout faire la scène.
Mais des scènes où on peut faire
les deux, on est à la barre
et on fait la scène ensemble,
ça arrive sur Harry Potter,
je me souviens, moi,
ça arrive souvent parce que le trio
Harry, Ron, Hermione,
c'était ça.
Puis on était souvent les trois
à la barre en même temps.
Mais ouais, c'est souvent...
Maintenant, je pense que ça se fait
plus seul, je pense.
C'est un peu ingrat,
parce que des fois, tu as des scènes
difficiles de dialogue.
Et puis, tu es tout seul dans ton truc
et puis t'écoutes après en playback
ce que ton copain a fait avant.
Moi, j'aime mieux
un peu le feeling,
un peu le vibe.
Ben oui, c'est...
On se compte d'être ensemble.
Ouais.
Ben là, tantôt, je vous ai prévu
un petit dialogue entre Harry,
puis Ron.
C'est bon, ça.
Bon, ben, ok, ça couvre
mes questions principales
que j'avais concernant vraiment
le processus d'enregistrement,
puis tout, c'est...
Vous m'éclairer beaucoup.
C'est vraiment intéressant.
Moi, j'imaginais que tous les
comédiens étaient ensemble
autour d'une grande table.
Tout le monde avec son micro,
puis tout le monde parlait
quand c'était le temps suivant,
la synchro, là, qui me dit
que tout le monde était ensemble.
Mais c'est pas ça du tout.
Hum hum.
C'est bien.
Bon, pour votre expérience
sur les films d'Harry Potter
maintenant, encore une fois,
beaucoup de questions de mon côté.
Est-ce...
Si on retourne vraiment au début,
là, puis je m'attends pas
à ce que vous vous rappelez
de tout, évidemment.
Est-ce que...
Ben, pas est-ce que il a sûrement
dû avoir un processus d'audition
pour décrocher le rôle
de doublage sur ces films-là?
Ben, en fait, on savait pas
qu'il y allait avoir huit films
en 2000.
Mais, oui, est-ce que...
Oui, oui, oui.
Je me souviens de mon audition.
Puis on n'était pas beaucoup
de jeunes à avoir auditionné
pour ça, parce que, dans le temps,
on n'était pas beaucoup
de jeunes à travailler,
donc, en doublage.
Mais oui, il y a une audition.
Puis je pense même qu'il y a
une deuxième, puis peut-être
même trois, je sais pas,
je me souviens plus, mais...
Oui, on pense pas à un processus
d'audition, c'est surtout pour
un gros film comme ça, puis c'était
pas...
En même mémoire, en tout cas,
c'était là-bas,
qu'il choisissait même notre
voix.
C'était le client de Warner Bros.
C'était...
Là-bas étant Warner Bros.
Oui, c'est ça.
C'est-à-dire qu'il décidait
dans le fond, tu sais, donc,
c'était pas ici au Québec,
mais bon, nous, on a choisi
un tel ou un tel.
Oui, oui, oui.
Je me souviens que j'étais sur
le plateau du monde de Charlotte
quand je l'ai appris.
Puis, t'sais, pour moi,
à 12 ans, pour moi, c'était comme...
C'était malade.
C'est clair.
Oui, des beaux souvenirs.
Est-ce que t'avais entendu déjà
parler d'Harry Potter avant de faire
cette audition-là, parce que c'est
ça, les films?
Ben, c'était le premier film, donc.
C'était un peu connu, là.
Pas vraiment, c'est ça.
Pour moi, c'était vraiment
nouveau.
Au même moment, c'est ça.
Moi, je commençais à travailler
avec Catherine.
Catherine en parlait beaucoup.
Catherine Brunet sur le monde
de Charlotte, qui en en parlait
beaucoup, parce que c'était
une grande fan.
Elle avait lu les premiers livres.
Donc, t'sais, oui, j'en avais
entendu parler, mais j'avais
jamais lu les livres et je
connaissais pas vraiment, t'sais,
l'histoire.
Donc, pour moi, ça a été...
C'était tout nouveau, dans
le fond.
Donc, j'ai découvert
l'univers d'Harry Potter avec
les films en les doublant.
J'ai lu, j'ai lu les...
J'ai lu les films,

les premiers livres de 1 à 3,
mais j'ai beaucoup
difficulté à lire.
Je peux reler la même page
souvent.
Donc, pour moi, c'était...
lire, c'était comme tough.
Donc, j'ai vraiment appris
à évoluer, à connaître le
personnage en faisant les films
en doublant, les films, dans le
fond.
Est-ce que tu t'informais
quand même un peu sur ce qui
se passait dans les livres
quand ils sortaient, ce qui
arrivait à Harry, t'sais?
Ben, oui, écoute, comme je
te dis, avec Catherine,
puis...
Oui.
...qui, je n'en avais
entendu parler beaucoup, mais
oui, t'sais.
Pour moi, c'est important
aussi de l'écouter avant
de le travailler aussi,
de le voir en image aussi.
C'est souvent différent,
t'sais, pour les premiers
films que j'avais déjà lu,
dans le fond.
Mais que j'ai lu, après
que j'ai su, justement,
que j'allais faire les films.
Donc, oui, c'est ça.
C'était... c'était...
c'était... c'était...
c'était... c'était... c'était
le fun de découvrir cette
universe-là.
C'est clair.
Daniel, toi, te rappelles-tu
un peu...
Je me souviens d'avoir été
compliquée pour une audition.
On m'a dit que c'était Harry Potter.
Je savais pas qui elle était
l'acteur.
C'était très secret.
Alors, j'ai découvert,
Sterling Rickman, que je...
que... que...
que...
qu'il n'est pas un acteur
que je doublais d'habitude.
Non, c'est ça, juste pour
Harry Potter.
Il était attiré à quelqu'un
d'autre.
Donc, j'auditionnais avec
d'autres collègues qui
auditionnaient pour le même...
pour le même acteur.
Donc, j'ai été un peu
surpris, agréablement
surpris.
Mais Harry Potter, moi,
pour moi, c'était...
j'avais lu un article dans
le journal qui disait que les...
les jeunes faisaient la file la
nuit pour...
quand le nouveau tour m'arrivait
en librairie à minuit, comme pour
aller acheter des shows, des
tickets de Madonna ou...
moi, c'était comme...
Ah, wow!
J'avais...
je connaissais le phénomène
littéraire, mais j'avais
jamais lu les livres.
Je connaissais juste le synopsis.
Puis, je me disais,
ça doit être fun pour des
jeunes comme univers, parce que...
mais je...
non, j'avais pas lu les livres.
Donc, j'ai découvert à l'audition
le genre de...
de traitement qu'il y avait décidé
de faire en film.
Est-ce que tu te rappelles si
tu t'es dit, OK, moi,
dans le fond, je fais un méchant?
Juste.
Moi, ce qui m'a impressionné,
c'est que 짝lène Rickman
est un acteur que j'aime beaucoup.
Et je l'avais vu dans Die Hard.
C'est une meilleure méchant dans un
film de ce genre-là.
Pour moi, c'est comme un rôle
iconique.
Puis...
alors, j'ai été impressionné
de voir que c'était 짝lène
Rickman.
Et j'étais un peu...
je me suis dit à la question,
je l'aurais pas, parce que c'est
pas... non, c'est pas...
non.
Je me voyais pas le faire,
puis je me voyais pas...
donc j'ai fait l'audition,
puis j'ai été très, très surpris
d'apprendre que j'avais été
choisi.
Comme Emile Dix,
la décision se faisait ailleurs.
Et puis, j'étais agréablement
surpris, mais c'était comme un
défi, parce que c'est un acteur
très complexe.
Et le style de jeu qui s'est donné
aussi dans ce film-là
était particulièrement intéressant.
C'est un beau défi.
C'est un très bien rendu, en tout cas.
C'est un très bien rendu.
Vraiment.
Vraiment.
Pour moi, c'est comme,
il n'y aurait pas d'autres voix
pour ce personnage-là.
C'est comme ça.
J'ai écouté des petits bouts
à doubler en France.
Puis c'est comme, je suis...
débouchelé, comme...
on dirait que j'écoute un autre
film totalement.
Donc, en tout cas,
pour moi, c'était...
Mais ça me fait penser,
parce que je voulais peut-être
vous entendre, puis juste mieux
comprendre pourquoi il y a autant
de doublage au Québec que ça,
justement, pourquoi il y a
tout le temps une version
française, une version québécoise.
Moi, ma propre interprétation
puis conclusion, c'est qu'évidemment,
notre français, notre dialecte
au Québec ressemble pas à celui
de France. On essaie d'avoir, je
pense, un double agissé, un peu plus
de français international, alors
qu'en France, vraiment, c'est ça.
C'est très français de France.
Tu sais, parce que je veux dire,
ça s'applique à tous les films,
à tous les dessins animés,
il y a presque tout et double
Québec.
Right?
Je veux dire, je me permets.
Tout, non.
Mais...
Il y a des exceptions, mais...
Il y a les doublages faits en
québécois, on s'entend, comme les
Simpson ou Family Guy, c'est un
choix du client, du diffuseur,
de le doubler en joual, en québécois.
Puis il y a les doublages qu'on
fait pour le marché, je dirais,
plus neutre, plus international,
qui est un français international,
qui est une langue qui n'existe
absolument pas.
Comme afflopoteur, c'est
français international.
Exactement.
Mais au départ, c'est que...
ça remonte loin. Le double
agissé français était déjà
à une certaine époque, dans les
années 50, 60, beaucoup plus
argotique que ce qu'on entendait
ici, nous, au Québec. Donc il
y a eu ce désir de faire un
doublage qui ressemble un peu
plus à la langue qu'on entend
ici, même si c'est un français
normatif. Et puis c'est devenu
aussi après un argument
commercial. Les Américains, à
l'époque sortaient des films en
France, deux à trois mois après
la sortie américaine. Donc le
double agisse en France se faisait
deux à trois mois plus tard.
Et dans les années 90, 90,
surtout, il y a eu cette tendance
des majors américains à vouloir
sortir leur film le plus rapidement
possible dans toutes les langues
pour ne faire qu'un battage
publicitaire, qu'une sortie
médiatique. Donc en sortant le film
le 1er décembre aux États-Unis
et au Québec en français, c'était
beaucoup plus rentable pour eux.
Donc l'industrie du double agisse au
Québec s'est développée énormément
autour du fait qu'on arrivait à
sortir les films en même temps,
que les Américains voulaient la voir.
Ce qui fait que nous, on travaillait
souvent sur les chapeaux de roue
avec des copies un peu
préliminaires, comme je disais. Mais
en même temps, c'est ce qui...
C'est ce qui fait que notre
industrie s'est développée au film
des ans. Je reviens pas de ça
encore. Je reviens de récemment pas
à quel point c'était près de la
sortie, puis que c'était des versions
qui en fait, c'était même pas finalisé
à Los Angeles.
Puis c'est sûr que dans le texte
on essaie d'avoir des fois un français
un peu plus... un petit peu moins
ergotique que ce que les français
de France se permettent de faire. Eux
ils adaptent davantage pour leur
marché.
Parfois on va aussi doubler
d'un produit qui va être seulement
pour la France. Ok.
Le texte va être différent ou...
Ok.
C'est ça.
Peut-être on le voit. On le voit
quand c'est double en France ou aussi
au Québec, c'est souvent les expressions.
Mais tu sais,
l'essence même du texte s'emblait,
mais c'est des expressions
qui ici on a plus, qui là, on a plus.
C'est comme ça qu'on réussit à
différencier un peu
de la France du Québec.
Mais dans le cas d'Harry Potter, il y avait
une particularité. Évidemment tout ça est
basé sur un roman, sur une série
de romans. Donc il y avait pour
les gens qui faisaient l'adaptation
le défi de respecter ce qui avait été
fait dans la traduction en français
des livres d'Harry Potter. Donc
il y avait cette couche de difficultés
ou de complexité
à respecter parce que les gens
qui allaient au cinéma avaient
certainement vu les... Avec tous les noms,
avec tous les expressions.
Il y avait beaucoup de...
C'est ça ou c'est ça.
On peut pas s'éloigner autant.
Non, c'est ça exact.
Si vous pouvez me parler un peu de
votre personnage respectif, qu'est-ce que
au fil des films vous avez apprécié de votre
personnage? Bon, toi
Daniel, on le sait, ton personnage
il y a comme une révélation à la fin.
Il n'est pas celui qu'on pensait qu'il était.
C'est mon père, non.
Il y a un look.
Toi et Mille,
c'est le personnage principal.
Je veux dire, la série porte
Harry Potter. Donc, tu sais,
je vous pose la question
peut-être juste par curiosité de
savoir qu'est-ce que ça a représenté pour vous
de jouer ce personnage-là, avec ce qui se passe
dans l'histoire, puis comment vous l'interprétiez.
Je suis curieux.
Pour moi, c'est une grande aventure
de plein d'émotions dans le fond.
Ce que j'ai aimé du personnage, c'est que
je faisais toutes les
genres de scènes, je faisais des
scènes d'actions, des scènes où je pouvais
courir, je pouvais me souffler au micro
pendant deux minutes, je pleurais
des sortes, des scènes
un peu plus romantiques, des
scènes juste comme
small talk, on était en train de manger
le buffet, puis voilà.
Pour moi, de vivre tout ça dans un
film qui
est devenu huit films dans le fond,
c'était spécial, parce que
moi, je commençais en doublage.
Ça ne me faisait même pas un an que j'en faisais.
Ok.
C'est comme, tu sais,
c'est là que j'ai vraiment connu
si c'était quoi l'univers du doublage,
c'était quoi le, en même temps, le
connaître l'histoire d'Harry Potter
qui était pour moi inconnu, donc
c'était spécialité.
J'avais 12 ans quand même
lors du premier film.
Donc ça a été
pour moi, mon
plongeon, dans le doublage,
puis quoi demander mieux.
C'est clair.
D'être doublé, c'est ce personnage-là
qui évoluait, on évoluait
comme ensemble au fil des années.
C'est ce qui est cool. On a muré en même temps.
Donc
c'était spécial.
Pour moi, ça va toujours rester spécial.
C'est sûr. Daniel.
Ben, c'est comme, je disais,
Alan Rickman, pour moi, c'était
une grosse pointure, donc c'était un défi
de le doubler point. Et puis quand j'ai vu
le style de jeu
qui s'était donné
pour faire ce rôle-là avec
un phrasé
étonnant
où il
faisait des saisures, à des endroits
tout à fait
probablement improvisés,
mais toujours est-il que pour moi
c'était un beau défi
et n'ayant pas lu les romans,
mais de toute façon, quand on a commencé le premier film,
la saga était pas terminée
encore, donc de découvrir
progressivement. Parce qu'au début, je me disais, bon, ok,
c'est un méchant. C'est un méchant,
il est méchant. Il veut...
Il avait quelque chose d'ambigu
dans son rôle, dans le personnage
qui faisait que je devenais un peu
ok, mais il va y avoir
autre chose, il va y avoir une autre
certainement une révélation, peut-être pas
je m'attendais pas à celle de la fin,
mais il reste que je me doutais qu'il y avait
une autre dimension, ce rôle
à ce personnage-là que je trouve fascinant,
d'ailleurs, physiquement, son look
était mystérieux. Ah oui.
Moi, tout à fait, on...
Ténébrue. Ténébrue.
Oui. Oui.
Et j'ai appris, en cliquant sur
YouTube, que Arlene Rickman lui-même
avait voulu quitter la saga
et c'est l'auteur qui lui
aurait dit, attends,
avant de quitter, je veux t'expliquer quelque chose,
mais ne le dis à personne et elle lui a confié
donc le secret. Et c'est après
qu'il aurait décidé
de continuer, parce que là, il a compris
qu'il y aurait un très beau
très beau défi
dans la suite des choses.
Et je pense que ça a ajouté
à son jeu de savoir ça, le secret
du personnage, puis dans certaines scènes,
sûrement, de pouvoir le jouer en se disant
dans le fond, rug, etc.
Il y a une chose que je regrette,
mais je ne regrette pas du tout, mais c'est que
il s'est passé une dizaine d'années quand on a fait
cette saga de films-là. Et puis quand j'ai fait
les derniers derniers scènes, je me disais
ah, c'est dommage que je puisse pas recommencer
le début, parce que je le jouerais plus
de la même façon, où enfin, il y avait
cette maturité que, moi, personnellement,
j'avais 10 ans de plus, là, ou 12 ans de plus.
Puis ça m'aurait aidé de l'avoir
dès le début, mais évidemment,
c'est impossible. Mais
oui, il y a une certaine dans le
temps, quand tu suis un personnage
pendant 10 ans,
c'est des fois, tu devrais
revisiter certaines choses. C'est clair,
oui, en découvrant ce qui se passe pour le personnage, justement.
Est-ce que vous avez été
invité à des premières, ou avez-vous rencontré
les acteurs, ou... Et ben non.
C'est ça, hein, ça se passe pas, ça.
Moi, je vais te raconter une petite anecdote là-dessus.
La première,
la vend première, dans le fond, c'était
au Beaubien, ou c'était
en Ticotère, je pense que c'était
au cinéma Beaubien, en tout cas.
C'est une grosse affaire, là. C'est la vend première
d'Harry Potter, là. C'est
pour une monde, c'est les médias et tout.
Et on nous avait interdit
de parler aux médias, parce qu'il
voulait pas voler la vedette
des acteurs anglais. Donc on avait pas
le droit de donner une entrevue, on avait pas...
On avait dit, c'était fou.
Moi, Xavier, Stéphanie,
on était là.
Écoutez, on a 12 ans, là.
Puis il y a une journaliste qui réussit
à nous approcher, qui nous parle, puis, t'sais,
elle est fognie, donc là, on commence à parler
avec, puis là, t'as l'attaché de
presse qui arrive en courant, qui est comme
« Mais vous-en, vous n'avez pas le droit
à nous tirer par le bras, puis tout ça,
comme « Waouh, ok! ». Je pense que c'est
là que j'ai réalisé que c'est big, là,
pareil, parce que... Pour qu'on ait pas le droit,
parce qu'il pense qu'on va voler la vedette.
Fait que c'était spécial, mais oui,
on a vécu...
T'sais, l'évitation, la première,
t'sais, de chaque film, c'était
gros, c'était cool, c'était le fun
de découvrir, t'sais, comme on a dit, on a
travaillé sur des versions qui étaient
médioc, pour moi,
qui étaient vraiment médioc.
Médio, c'est ça.
Et le devoir, le résultat
final, enfin, de tout monter
la musique, les effets spéciaux,
tout ça, c'est là que tu découvres
l'énergie, le réel du film,
dans le fond, t'sais, ce qu'on avait pas
en studio, ce qu'on essayait de reproduire
du mieux qu'on pouvait, là, mais...
Donc, oui, c'était mon anecdote
pour l'avant-première du
premier film, là,
on avait... Faire le pas par la personne.
C'est drôle.
Oui, spécial.
J'ai demandé
à Stéphanie, j'ai été en contact avec
Stéphanie Dolan, qui a accepté
j'entiment de répondre à certaines questions
à l'écrit, donc je lui ai demandé
justement si elle avait des anecdotes
et des souvenirs en lien avec son rôle,
comme elle a fait la voix d'Hermione,
grangée sur les vues de films.
Elle dit que... Ben, je vais la citer.
J'adorais le moment d'écouter le film
la semaine avant les enregistrements.
Pour les premiers films, c'était souvent à l'automne,
comme il sortait en novembre. Xavier et moi, on tentait
de se coordonner pour l'écouter ensemble,
et on était bien énervés de les découvrir.
On a aussi eu des sessions, les trois
ensemble, souvent c'était bien le fun.
C'était vraiment un moment que j'attendais dans l'année
et en fan des livres aussi. Je me rappelle
avoir été hyper stressé avant l'audition,
je voulais tellement l'avoir.
Donc les moments, les sessions, les trois ensemble,
c'est tout ce que tu me disais tantôt,
que des fois vous étiez dans le studio les trois ensemble.
Oui, je te dirais que
ça arrivait souvent, surtout
les premiers films, ça arrivait souvent
quand on était... Puis c'était le fun.
On avait vraiment une belle chimie, on s'entendait
super bien, écoute, les forêts qu'on a eus,
on y est, c'était comme
deux jeunes de 12 ans,
trois jeunes de...
C'est pas moi qui vous aviez qui partait le balle,
elle était comme poignée en-là-dedans.
Mais écoute, on a eu bien du fun
et j'ai beaucoup aimé
travailler avec Stéphanie qui est
pour moi une grande doublage aussi.
Donc c'était...
J'ai juste
bon à dire pour vrai de mon expérience
sérieux,
j'ai...
Et pendant, est-ce qu'on t'en parlait beaucoup
à l'école, tu étais au secondaire,
les gens, on trouvait tout à ripoteur,
tu devais te le faire dire
« Hey, puis... » et j'ai toujours été...
J'ai...
Je parlais rarement
de ce que je faisais.
T'avais pas le droit, là?
Ce n'est pas juste ça, c'est que
j'étais un petit gars de la barre à lieu,
puis tu sais, j'ai eu beaucoup de contrôl quand je
était jeune, en télé, en doublage tout, mais quand je
revenais à la maison, j'allais jouer hockey d'or.
Je ne parlais pas de ce que je faisais.
Ma mère, souvent,
c'était tough, là, me tirer vers
du nez, de s'en voir pis, ça a-tu bien été
qui se t'a fait à toute? Et puis c'était souvent comme
« Ah, ça a bien été, là, je vais te ça, je vais aller jouer, tu sais... »
Fait que, oui, le monde m'en parlait beaucoup,
puis je t'étais comme...
Je t'étais comme un peu gêné d'en parler, tout et tout,
mais au fil des ans, tu sais, t'apprends
justement à délai avec ça, puis
tu es d'accepter le fait que, bon, le monde vient
de te voir, de parler de ça et tout.
Mais c'est sûr, c'est sûr que le monde
m'en parlait pis c'est tout le temps, « Fais-moi un bout,
fais-moi un bout, fais-moi juste une
petite phrase, fais-moi ça, tu sais, fait que
j'ai tout le temps la la la la la...
Le même deux, trois phrases
que je répète
pis que je dis à tout le monde...
Ok, c'est ça.
Fait que là, tu veux que je te le fasse, c'est ça?
C'est juste curieux, c'est quoi la phrase que tu fais le plus
demander? Non, non, mais en fait,
ils me disent comme, « Fais-moi un bout,
fais-moi une bout, fais-moi cette phrase-là,
whatever, fait que je me suis fait
un petit... c'est une phrase
du premier, qu'il y a une couple de trucs
plus...»
Vous trouvez pas ça étrange?
Qu'Agride veut par-dessus tout avoir un dragon
et qu'un étranger se promène avec un œuf de dragon
dans sa poche. Pourquoi j'ai rien saisi plus tôt?
Ron, Hermione,
si Voldemort l'a vu n'armée, alors j'aurai la
mienne. Spéron patronome!
C'est ça le fait.
Fait que ça ressemble à Zephaglil,
j'en refais plus en tout cas.
Ouais, ça ressemble.
Ça ressemble vraiment, bravo.
Fait que, ouais, je me suis fait
beaucoup demander, beaucoup parler
de l'arpeuteur, parler de la jeune,
beaucoup de... c'était...
C'est aussi que je me rendais compte
de Crème, c'est vraiment big.
Fait que je suis choyé
d'avoir participé à ça, pis dans
mon fait Harry...
Pour citer
Stéphanie à nouveau, elle dit, « Je me trouve
vraiment chanceuse d'avoir eu ce rôle-là,
et je trouve Kermione et Emma Watson sont
toutes les deux de superbeaux modèles
pour les jeunes filles. Le dernier film est
sorti il y a dix ans à peu près, et
j'ai l'impression qu'on m'en parle
encore de façon assez régulière, disons
que j'ai enregistré beaucoup de messages
de répondeurs et de petits mots pour
les enfants au fil du temps. C'est un beau
phénomène. Daniel, toi, est-ce que
on te parle beaucoup de ton rôle, de
doubleur pour Céverusrog, ou de manière
générale, c'est quel rôle, on doit te
demander de faire des phrases de
certains films, certains rôles marquants?
Non, mais j'ai fait beaucoup
de messages pour des enfants avec
la voix de Tigrou, des messages
d'universaires, de Peter Griffin
aussi, maintenant on me le demande
des fois. Des trucs comme ça, je le fais
avec plaisir. Mais pour
dans le cas de Rugg,
non, je me souviens pas
d'avoir été, pour moi
c'était un rôle parmi, ben, pas parmi
les autres, mais je veux dire parmi
c'était, tiens, les gens
me, je parle jamais de mon métier
non plus, ça c'est à la maison
je, mes enfants étaient tout petits,
donc à l'époque
où on a commencé à faire les films, donc
je, ils n'avaient pas dans cet univers
là, plus tard, vers la fin
de la saga des films, mon fils
commença, même ma fille commença à
lire les romans, mais je leur parlais
jamais de ce que je faisais.
Pas juste pour des raisons,
tu sais, des non-disclosures, tu sais,
ils nous font signer plein de trucs, mais
sans ça, je m'aimais bien garder la magie
de mon métier, comme mes enfants
savaient pas que je faisais la voix de
Tigrou, parce que je voulais, quand ils
regardent un film, que ça soit Tigrou,
que ça soit papa, donc
j'ai comme gardé ça un peu, pas secret
mais sur la touche
pendant toute leur jeunesse
puis ils ont fini par découvrir
ce que je faisais, et bon, c'est
inévitable, mais non, mais
ça a été
une belle saga,
une très belle saga.
C'est vrai que tu dis,
j'ai comme gardé la magie
avec mes enfants et tout, mais
parce que moi je me suis dit, mes proches
étaient comme...
Je t'entends, c'est toi, je ne me
pas capable d'écouter le film à cause de ça.
Je suis comme...
Qu'est-ce que je t'ai dit?
En tout cas.
Est-ce qu'il y a d'autres choses que
vous vouliez partager, peut-être des souvenirs
qui vous sont revenus dans les derniers temps,
quand je vous ai écrit, puis
des...
que ce soit des moments
cocasses qui se sont passées, ou des
scènes que vous vous rappelez que peut-être
ça a été difficile à jouer, ou d'autres
scènes que vous étiez étonnés de découvrir,
des éléments
spécifiques par rapport à l'histoire.
Le latin, le latin, moi je n'ai pas
fait de latin, et quand il y avait des
os, hum, hum, hum,
il y avait toujours un débat en studio,
à savoir comment on prononçait, parce qu'il y a
deux écoles, il y a la ancienne
école de prononciation latine, et il y a
l'école plus moderne. Et encore aujourd'hui
c'était un débat fascinant, parce que
c'est une langue morte, mais on se stine
encore sur le gamme en pronom. Je me souviens
d'avoir eu beaucoup de... parce que, t'sais,
avec toutes les sortes qu'on se jeteait.
Oui, puis c'était à chaque film de
se remettre dans le... parce que des fois
ça avait changé un moment donné, on
a... oui, c'était... mais c'est vrai,
oui, c'est...
je suis d'accord avec toi là-dessus.
Non, non, c'est clair.
La prononciation
des sortes-là, plus t'as raison que ça a changé
spéro patronum, après c'était
expecto patronum, en tout cas, ça...
ou c'est peut-être en anglais, c'est-à-dire...
Spéro, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui,
mais non, c'est...
ça différencie un peu de... c'est vrai
qu'il y a quelques sortes qui me semblent
qu'ils ont changé sur l'intonation de
hume au lieu de hume, ou des affaires
que... on comprenait pas trop,
mais écoute, mais c'est ça, c'est à chaque
film de se replonger dans...
dans les dublages, je parle souvent
avec mes amis dans les deux premiers films,
Harry, Ron et Hermione, ils se disent tout le temps
blablabla, vois-tu?
Non, mais t'entends, mais vois-tu? Il y a
beaucoup de ça dans les deux premiers films, alors que c'est pas du tout
là, en envers du truc.
Mais là, tu vois, j'envoie Hermione quand
tu me dis ça, là.
Oui, oui.
Et même au niveau...
je sais que dans les deux premiers films, quand on
dit le nom Harry Potter, souvent
c'est plus Harry Potter est ici aujourd'hui,
alors que dans les autres films, on dit vraiment
Harry Potter. C'est ce que l'on le fait, oui.
Oui, mais on a eu du Potter, on a eu du
Potter. Oui.
Effecté.
Ça, c'est du genre de choses normales à
guess, ça, ça évolue, pis il y a des
ajustements, pis...
Exactement.
Hum, intéressant. Je me suis toujours demandé
que je t'ai comment, tu sais, qu'est-ce qui s'est passé?
Ouais, c'est ça. Pourquoi?
Madame Weasley, Mrs. Weasley,
tu sais, c'était comme plein
de... de petites différences comme ça.
D'accord.
Ben, je pense qu'on va pouvoir
se lancer
au segment des... des... des petits
répliques, qui... qui...
le moment que... ben, je ne veux pas que tout le monde
attendait, mais...
Oh!
J'en ai fait aussi répéter à Stéphanie,
je vais les jouer...
par... par moment, mais on peut peut-être commencer
avec Stéphanie, ça va bien ouvrir le bâle.
Donc pour Stéphanie, évidemment, je lui ai
demandé, euh... en fait, j'ai fait voter
les gens. C'est quoi vos répliques préférées
de Rogue, Daryl,
puis Dermion? Donc, ce que vous avez devant
vous, euh, pour vos personnages respectifs,
c'est... ce qui a été...
ce qui a été les réponses les plus populaires.
Alors...
Stéphanie, Stéphanie,
je lui ai demandé, évidemment, de
me répéter une des fameuses répliques
Dermion
dans le premier film.
Fait que ça, c'est probablement la phrase
que j'ai la plus... répéter
après les films de la
France que je me faisais le plus demander.
Puis, ça m'a fait réaliser en regardant
ce que tu m'avais envoyé,
que je disais pas la bonne chose.
Moi, je disais, je m'en vais me coucher.
Donc, là, de... de le réécouter
pour... pour leur faire, ça m'a...
ça m'a fait réaliser que je faisais une grosse
erreur. Donc, euh...
je l'ai... je l'ai fait comme il faut.
Euh...
Bon, si ça ne vous gêne pas,
je m'en vais dormir avant qu'un d'entre vous
naît une autre brillante idée qui risquait
de nous faire tuer. Ou pire encore,
expulsé.
Ça, c'est clairement ce que
je fais le plus demander.
C'est comme la réplique d'Hermion.
Je vais en jouer une autre...
qui est... du...
troisième film.
Tu vois, espèce d'affreminable
cafard répugnant!
Quand Hermion s'en prend à
Dragoumalfa.
Ha ha ha!
Ok. Là, des fois, je vais vous donner
la réplique.
Ça, je suis bien énervé.
Comme je disais, tantôt, ça m'arrive
vraiment souvent, là, juste pour vous dire,
de faire des imitations, des films, là,
dans mon podcast. Puis apparemment,
je suis quand même bonne.
Ok. Bon, ben, euh...
Émile, on peut commencer par ta première
réplique qui juste...
petite phrase, là.
Je jure, solennellement,
que mes intentions sont mauvaises.
My God...
C'est vous, le faible.
Et vous ne connaîtriez jamais l'amour.
L'amitié, non plus.
Ça me désole pour vous.
Euh... Daniel, on peut y aller avec ta première.
Monsieur...
Poteur...
Notre nouvelle célébrité.
Allez, à la page...
394.
Wow.
Ça, ça, c'est la plus connue d'horreur.
C'est la plus peu pleine dans les réponses.
Émile, on retourne à toi.
Pour la troisième, je vais te donner la réplique.
Oui.
C'est Hermione qui parle.
Elle ne s'intéresse à toi que parce qu'elle est sûre
que tu es l'élu.
Mais Hermione, je suis l'élu.
Oh, wow!
Euh... Ok, je vais...
On va y aller pour la prochaine, aussi.
Ok.
Poteur, faites quelque chose.
Je ne le veux pas de mal, dites-leur.
Pardon, professeur.
Je dois pas dire de mon songe.
Très bon.
Daniel.
Vous oser utiliser mes propres sortes contre moi, Poteur?
Oui.
C'est moi.
Le prince de Sommeilet.
Wow.
Ouf, la prochaine, je ne peux pas prêter encore.
On va juste retourner à Emil.
Ok.
Pour ta dernière réplique, Emil, je te donne la réplique.
Je suis mal foi et là, c'est le premier film.
Oui.
Je sais distinguer, là.
Tu apprendras bien vite que chez les sorciers,
certaines familles sont meilleures que d'autres.
Faudrait pas que tu te mettes à fréquenter les mauvaises.
Je t'y aiderai, Poteur.
Je sais distinguer le bon grand du mauvais.
Daniel, tu peux y aller.
Regardez-moi.
Vous allez...
les yeux de votre mère.
Bon Dieu.
Et une dernière pour Daniel, je te donne la réplique.
Je suis Albus Dumbledore.
Lily, après toutes ces années.
Jamais.
Bravo.
Comme je disais, on a un petit dialogue à Rirec.
On va garder pour la préchaude.
Je pense que ça fait le tour de ce que je voulais discuter avec vous aujourd'hui.
Merci tellement encore.
Merci à toi.
C'était super. J'ai tellement appris.
J'avais tellement de questions.
Merci d'avoir répondu à mes questions.
J'arrête pas de dire merci, mais ça va vraiment faire plaisir aux auditeurs
de vous avoir entendu nous partager votre expérience.
Tant mieux.
Je les salue.
Merci.
Merci à vous.
Merci beaucoup. Bye tout le monde.
Salut.

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EnattendantmalettredePoudlard

En attendant ma lettre de Poudlard est un podcast québécois entièrement dédié à Harry Potter, animé par Frédérique Paré, fondatrice de la page Instagram @potter.quebec. Que vous soyez un nouveau venu dans le monde des sorciers ou un fan de longue date, ce podcast vous fera redécouvrir la magie de Poudlard à travers des discussions enrichissantes sur les livres, les films, les personnages et plus encore!

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