Calendrier de l'Avent encore une histoire, on ouvre la case du 21 décembre.
Bonjour à tous, bonjour les enfants, c'est Molduc.
J'espère que vous êtes en forme pour les vacances de Noël.
Ça y est, c'est parti.
Et pour cela, on vous propose des histoires de Noël.
Ha, on est sympa, hein.
Par exemple, qui pour remplacer le père Noël ?
Ou alors l'atelier secret du père Noël ?
Ou encore la grève des lutats ?
C'est parti !
Bonjour à tous.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une nouvelle histoire.
Ça s'appelle « Qui pour remplacer le père Noël ? »
Une histoire écrite par Benjamin Muller
et racontée par Céline Calman avec la participation de Romeo.
Ce matin, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire, d'incroyable même.
On en parlera encore dans des centaines d'années, c'est certain.
Comme tous les jours, le père Noël s'est réveillé très tôt.
Comme tous les jours, il est allé remettre du bois dans la cheminée de sa grande maison.
Il a jeté un œil par la fenêtre où il a pu constater qu'il neigeait.
Comme tous les jours au Pôle Nord.
Il a préparé un thé à la mère Noël qui était encore au lit.
Alors qu'elle se réveillait, il lui annonça la nouvelle.
Mère Noël, ma décision est prise.
Je vais prendre ma retraite.
La mère Noël manqua de s'étouffer en avalant une gorgette de thé brûlant.
Mais au fond d'elle, elle savait bien que ce jour-là finirait bien par arriver.
Le père Noël continua.
« Ça me plaît toujours autant les cadeaux, la vie au Pôle Nord,
mes reines, les lutins, tout ça, les enfants bien sûr, mais…
Je me dis qu'il est temps de passer la main.
Je suis sûr qu'on va trouver un petit jeune qui va réussir à prendre le relais.
Et moi, j'ai envie et besoin de vacances.
« Des vacances ? » demanda la mère Noël.
« Oui, j'ai envie d'aller au Guadeloupe avec toi.
Profiter du soleil, bronzer un peu, boire un petit coup au bord de la piscine.
Reposer quoi ? Après tout, quel droit aussi d'eau ? »
La mère Noël le rassura.
« Évidemment que tu es à droit, c'est une bonne idée.
Allons en parler immédiatement à M. Brioche. »
M. Brioche, c'était le lutin en chef, celui qui organisait tout dans l'atelier du père Noël.
C'est lui qui recevait les lettres et faisait en sorte que chaque enfant soit satisfait.
Bon, je ne vous cache pas que M. Brioche n'était pas franchement ravi de cette nouvelle.
« Ah, père Noël, tu prends ça en traite ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? »
Mais bon, la décision du père Noël était prise. M. Brioche était bien obligée de l'accepter.
Il fallut au plus vite organiser le grand casting pour remplacer le père Noël.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.
Bientôt, le monde entier ne parle à plus que de ça.
« Coude tonnerre ! Le père Noël prend sa retraite. On vient d'apprendre, nous sommes en émission spéciale.
Santa Claus est retirenée. Nous devons trouver un nouveau Santa Claus ! »
« Comment réplacer le papa Noël ? Évite d'avante, mouches, mouches ! »
La question maintenant était de savoir qui aurait les épaux assez larges pour le remplacer.
Emmanuel Macron avait d'ailleurs réagi, regrettant le départ annoncé du père Noël.
Même Donald Trump avait commenté la nouvelle.
« Quel drôle du nez ? » déclare a-t-il.
« Cela dit, je ferai un meilleur père Noël, Chloe. Si j'en vais longtemps ! »
Quelques jours plus tard, les lutins se réunir pour analyser les candidatures qu'ils avaient reçues.
Et elles étaient nombreuses, des milliers de lettres.
Les lutins prièrent le temps de décortiquer chacune d'entre elles.
Car il fallait faire passer un entretien dans la bouche.
L'embauche de Noël.
Les lutins avaient réfléchi au profil idéal.
Le nouveau père Noël devait surtout ressembler au précédent.
Ils avaient sélectionné trois personnes, qui d'après leur CV, leur profil, pouvaient éventuellement correspondre.
Le premier candidat se présenta.
« Bonjour, monsieur Brioche, ho, allez-vous ! »
L'homme s'assit face à la dizaine de lutins, qui devait décider si oui ou non,
il pouvait devenir le nouveau père Noël.
Il s'agissait d'un monsieur très grand, très gros et très rare à l'heure.
A peine assis sur sa chaise, il commença à se plaindre.
« Oh, franchement ! T'es tellement long le trajet pour venir jusqu'ici ! Interminable !
Et puis bon, merci la météo, hein ! Je déteste la neige, j'ai froid !
Regardez mon neig, il est tout rouge ! Ah mais, regardez mon neig ! Je ne le sens même plus !
Et mes doigts, mais ils sont gelés mes doigts !
S'il vous plaît, vous ne riez pas un plaid ! Je vous dis que j'ai froid ! »
Les lutins se jetaient des regards sceptiques, et l'un de lui demanda.
« Oui, oui, oui, c'est vrai qu'il fait froid, mais on s'habitue.
Vous voulez un petit thé pour vous réchauffer ?
Ah non, sûrement pas ! Je déteste le thé !
Alors, un café ?
Ouais, t'es content ?
Un jus de pomme ?
J'ai une tête à boire un jus de pomme !
M. Brioche comprit alors tout de suite que notre gros ralor ne ferait pas l'affaire.
Merci d'être venu du Fanouet ! Nous vous rappellons, monsieur...
Monsieur Niette, on vous rappellera monsieur Niette.
Ouais, c'est ça. Salut !
Les lutins fiertent entrer le deuxième candidat.
C'était une femme habillée tout en noir.
Des petites lunettes rondes, les cheveux tirés en arrière, avec un chignon relevé.
Elle était très classe.
Bonjour madame, merci d'être venu.
Alors, pourquoi posez-vous que vous vous verrez bien chez hypernoël ?
J'ai toutes les qualités requises.
J'aime l'ordre, la propreté, les cadeaux bien emballés.
J'aime que les chaussures soient faites dans les règles.
Avec moi, ce sera un cadeau par enfant, maximum.
Et si le fan n'a pas été sage une fois pendant l'année, il n'aura rien.
Vous m'entendez ? Rien.
Et rien du tout.
Qu'est-ce que vous appelez à un enfant passage ?
Demande à un lutin.
C'est très simple.
Un enfant qui ne fait pas son lit, qui ne se brosse pas les dents,
qui ne roche pas ses vêtements, qui ne fait pas ses devoirs,
ou qui répond à ses parents.
Alors ça, c'est une pompe au pot.
Ça me renvole.
Cet enfant, il n'aura rien.
Rien du tout.
Rien.
Rien.
Merci d'être venu.
Quel est votre nom, en fait ?
Je suis Madame R...
R...I...E...N.
Rien.
Ça t'enjette, 3ème grandila.
Bonjour.
Un petit garçon m'entra alors dans le salon.
Mais...
Tu as qu'un âge.
Qui est-ce ?
Demande à M. Brioche.
J'ai 5 ans et demi, et je veux devenir le plus gentil et le prochain Père Noël.
D'accord, Milite.
Tes parents sont au courant ?
Quoi, tu poses-tu pour devenir le Père Noël ?
Évidemment qu'ils sont au courant.
Je les en ai informés dès que je lui votre annonce dans le journal.
Je serai les meilleurs des Pères Noël et je serai les meilleurs lutins de la terre.
Pourquoi donc ?
J'offrirai à chaque enfant des cadeaux et ils seront très jolis comme les flèches.
Tout le monde aura des Wooster Pokémon, des Streams, le Myodembapé, le film des Pokémon,
le CD d'Angèle, une photo de moi, une panache de l'un de trop-trop, un livre pépapé.
Oh oui, bon programme.
Dile un des lutins. Celui, on charge de l'argent.
Mais ça fait un petit peu beaucoup ça, non ?
Ha ha, mais c'était comme début.
Je pense à ajouter également pour chacun une dizaine de livres.
T'es tantumé, Nana. T'es de Velestor, et un vélo de cron.
Ouais, dis-le, lutin.
D'accord, c'est intéressant.
On te laisse retourner avec tes parents. On reviendra vite vers toi.
Tu t'appelles comment, en fait ?
Je m'appelle Gaspar, cœur sur la main.
Très bien, Gaspar. À plus tard.
Mais respect, cher lutin. Et voté pour moi.
Les lutins étaient bien embêtés.
A l'évidence, aucun des trois candidats n'avait le profil du Père Noël parfait.
Le premier était trop à l'heure, la deuxième beaucoup trop strict,
et le troisième beaucoup trop généreux.
Mais il fallait faire vite.
Il ne restait que deux jours avant le début du marathon.
L'ouverture des lettres, la lecture des listes, répondre aux enfants,
tenter de trouver tous les cadeaux fabriqués,
ensuite les emballer.
Bref, une montagne de travail, et aucun Père Noël à l'horizon.
À ce moment-là, une sanerie se fit entendre.
Allô ? dit Monsieur Briach.
Allô ? Allô ? Allô ?
Oui Chachou, c'est moi. Je suis avec la Mère Noël.
Ça me fait ban de la plage, on boit un petit cocktail.
Je suis allé pêcher tout à l'heure, et un gros poisson.
Ah, ça fait du bien.
Oui, oui, oui, oui.
Je me doute, ça fait du bien les vacances. Je me doute.
Ça fait du bien, mais je m'ennuie déjà.
Je ne peux pas imaginer que Noël se fasse sans moi.
Vous m'avez trouvé un remplaçant ? Par hasard.
Nous sommes sur le point de vous trouver un remplaçant, effectivement.
Nous avons presque retrouvé, nous sommes en train de délibérer, Monsieur Noël.
Ah, mais si jamais je reviens, est-ce que vous seriez d'accord pour me reprendre ?
Monsieur Briach fit semblant désiter.
Bon, alors attendez, je demande aux autres.
Vous savez quoi ? Bon, je suis prête qu'on vous aime bien, Père Noël.
Bon, alors d'accord, on dit d'accord.
Nous n'avons qu'à déciser qu'au s'il n'ait plus l'heure de votre trinité.
Quand c'est que vous rentrez alors ?
Vous êtes à Père Noël.
Ok mon petit Père Noël, je vais vous dire quelque chose.
Vous nous avez manqué.
Vous aussi mes petits lutins, j'arrive donc.
Et je vous préviens, on va se faire au boulot tout de suite.
On va retrapper le temps perdu.
On va tout de suite.
Voilà, c'était qui pour remplacer le Père Noël ?
Une histoire écrite par Benjamin Mulair, racontée par Céline Kalman
avec la participation de Romeo, réalisation Alexandre Ferréra.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui je vais vous raconter une histoire que certains d'entre vous connaissent peut-être déjà.
Mais la nouveauté, c'est que cette histoire sort en livres.
Et oui, encore une.
Ça s'appelle l'Atelier secret du Père Noël.
Histoire écrite par Céline Kalman et illustrée par Créissance Bouvarelle.
Aux éditions Flamarion Jeunesse.
Vous pouvez retrouver ce livre dès maintenant dans toutes vos librairies
et vous allez voir, il est extraordinaire.
C'est parti.
C'était deux jours avant Noël.
Personne n'y croyait plus.
Et pourtant, ce matin-là, la neige était enfin tombée.
10 cm de fine couche blanche recouvrait maintenant le jardin.
On mitouflait dans leur combinaison de ski,
Lina et Sami s'étaient précipité dans le jardin,
bien décidés à en profiter.
Dehors, tout était calme.
« Chut ! Pas un bruit ! »
dit Lina, en passant à côté de la niche du chien.
« Tout le monde dort encore. Mène tout l'auce ! »
Au fond du jardin, une pâle lumière sortait du tronc d'un chêne majestueux.
Intrigué, Lina laissa tomber le bonhomme de neige qu'elle venait de commencer.
« Viens, Sami, on va aller voir ! »
Sami n'était pas très rassuré,
mais hors de question de laisser sa grande soeur partir seul à l'aventure.
Une fois devant l'arbre centenaire,
les enfants remarquèrent une poignée sur les corses rugueuses.
C'était trop tentant.
Lina tira dessus.
Et une petite porte s'ouvrit.
À l'intérieur du chêne, dans une minuscule pièce à peine éclairée,
il y avait une rampe.
« On descend ! » décide Alina.
« Accroche-toi à la barre et suis-moi ! »
Sami se laissa glisser à son tour.
Sa peur laissait soudain place à la curiosité.
Quelle surprise, lorsqu'ils arrivaient dans une nouvelle pièce, 5 mètres plus bas.
Celle-ci était remplie de paquets et de ruban de toutes les couleurs jonchées le sol.
De Bolleduc.
Du Bolleduc ?
C'est quoi ?
Tu sais, c'est le ruban que le père Noël met autour des paquets pour faire joli.
Du Bolleduc ?
C'est marrant comme beau ça.
Bolleduc, Bolleduc, Bolleduc !
Arrête de faire l'un bel signe.
Ok, Bolleduc.
Un endroit mystérieux.
Là, juste sous leur jardin.
Alina et Sami n'en revenaient pas.
Qu'est-ce que cela pouvait bien cacher ?
Ils commencent à soulever un paquet, puis un autre, à la recherche du moindre indice.
À ce moment-là, ils entendirent un bruit étrange,
un bruit de petit pas qui courait très vite.
« Tu as entendu ? » s'écria Sami.
« Entendu oui, mais j'ai surtout vu. Je crois que c'était un chat.
Ou peut-être bien un rat. »
Non, ce n'était ni un chat ni un rat, mais un lutin,
qui ne mesurait pas plus de 60 cm de haut, avec des oreilles pointues.
Il avait l'air très pressé, mais il se retourna en entendant les deux enfants.
« T'as compris quelque chose ? » interroge Alina.
« Non, rien du tout. Vous pouvez répéter s'il vous plaît ? »
« Ah oui, pardon. C'est vrai que vous les humains, vous ne parlez pas la langue des lutins.
J'ai demandé comment vous étiez arrivé jusqu'ici.
Vous ne savez pas que cet endroit est strictement interdit aux enfants ? »
« Euh, non. »
Il avait un peu peur et recul a.
Lina ne se laissa pas intimider par cette grosse voix qui voulait les sermoner.
« Bon, Monsieur le lutin, maintenant qu'on est là, dites-nous plutôt qui vous êtes
et pourquoi nous n'avons pas le droit d'être ici.
C'est vous qui êtes sous notre jardin ? »
Après un instant d'hésitation, le lutin sera douci.
« Vous avez raison, les enfants. Excusez-moi. Mais dépaissez-vous.
Vous avez de la sens qu'il ne soit pas là aujourd'hui. Qu'il n'est pas là ? »
Lina et Sami comprenaient de moins en moins ce qu'il se passait.
« Mais le père Noël, bien sûr, il est sorti se faire couper la barbe.
Elle a tellement poussé ces derniers mois qu'il marfait dessus.
Il s'est pris les pieds de dos et il les même tombait plusieurs fois.
Le père Noël, Sami est tout fin à petit rire en l'imaginant les fesses par terre.
Le lutin les emmena dans une pièce encore plus grande que la précédente.
À l'intérieur, une centaine de lutins s'activaient dans tous les coins.
Sur les étagères, il y avait des beaux coups avec des clous, des vis, des boulons, des ficelles.
Sur les tables, des trains électriques, des poupées, des camions, des voitures,
des ballons de foot, des jeux de société, des livres.
Les yeux de Lina et Sami brillaient des merveillements.
Jamais ils n'avaient vu autant de joueurs réunis en un seul endroit.
Le lutin leur expliqua.
« Bienvenue dans l'atelier secret du père Noël.
C'est ici que nous retafons les oeufs, ceux dont les enfants se sont séparés.
Nous les réparons, nous les nettoyons, nous les rafistolons et nous les offrons à d'autres enfants.
Comme ça, pas de gassis, pas de gassis, pas de gassis. »
Lina et Sami n'en revenaient pas.
« Alors, ça veut dire qu'on peut vous amener tous les jours qu'on n'utilise plus ? »
« Bien sûr ! » répondit le lutin.
« Mais nous en parlerons une autre fois. Il faut faire vite. Le père Noël ne devrait pas tarder à rentrer.
Et s'il vous voit ici, il va se déconcentrer et il ne pourra jamais finir son travail à temps.
C'est que Noël apprend. »
Il se dirigea vers l'extrémité de la pièce.
« Je vais vous faire passer par une autre sortie.
Mais surtout, vous devez me promettre une chose.
Par 20 mots sur ce que vous avez vu et entendu.
« Promisez-vous ? » les deux enfants répondirent en cœur.
« Promisez-vous, Monsieur lutin ? »
« Au fait... » demanda Lina.
« Comment vous vous appelez, Monsieur lutin ? »
« Je m'appelle... »
répondit le lutin, gêné.
« Mais vous pouvez m'appeler, Monsieur lutin. C'est plus simple, c'est beaucoup plus simple.
» En ouvrant une petite rapporteur,
il leur fait un dernier signe et leur dit
« Heu... ça veut dire, rentrez bien ! »
Lina et Sami rempèrent dans un tunnel, qui les amena droit dans la niche du chien.
« Wouh ! » les accueillis tout lous, qui s'étaient bien réveillés à présent.
« Excuse-nous, c'est perdu. On jouait à cache-cache.
Tu veux venir te rouler dans la neige avec nous ? » demanda Lina.
Sami chuchotat.
« Allez tout louse, dis oui ! Et si tu es sympa, peut-être que je te raconterai un secret. »
Il se retourna vers sa soeur avec un grand sourire.
« Lui, au moins, je suis sûre qu'il ne le répétera à personne. Wouh ! »
»
Voilà, c'était l'Atelier secret du Père Noël,
histoire écrite par Céline Kalman et illustrée par Créissance Bouvarelle.
Aux éditions Flamarion Genès, vous pouvez les enfants retrouver ce livre partout dans vos librairies
et franchement, vous verrez, il est magnifique.
Encore une histoire est un podcast produit par Benjamin Mulair,
raconté par Céline Kalman et réalisé par Alexandre Ferreira.
Les enfants, si vous découvrez encore une histoire,
grâce à ce livre, sachez qu'il existe des centaines d'autres histoires
à écouter gratuitement sur toutes les plateformes de podcast.
D'ailleurs, n'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles
et de nous envoyer des messages pour nous dire si cette histoire vous a plu.
A très vite !
Dans l'Atelier secret,
il n'aurait plus peur tous les oeufs, les oeufs cassés, abandonnés, abîmés.
Dans l'Atelier secret,
il n'aurait pas retoût les oeufs,
les camions et les voitures,
les poupées, les oeufs et en bois,
les dinos, les dinettes et les légos,
les baskets, les vélos, les malous, les trottinettes et les raclette.
Ah non, pas les raclette, ça c'est parce que c'est trop fort,
parce que ça me trôle fromage.
Dans l'Atelier secret,
il n'aurait pas retoût les oeufs,
les oeufs cassés, abandonnés, abîmés.
Tous les orbelges comme il faut,
avec du papier cadeau et du bol.
Du bol, du bol, du bol, du...
T'as le droit du bol duque
pour que j'envoie les cadeaux.
Du bol, du bol, du...
T'as le droit du bol duque
et ça se ressie.
Non, il va falloir que je travaille encore un petit peu ce morceau.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Oui, d'arri, d'arri pour m'allier le cadeau,
ça m'est peu crif, faire des créations.
Bonjour à tous.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une nouvelle histoire.
Celle-ci s'appelle La Grève des lutins.
Une histoire écrite par Sarah Kalman
et racontée par Céline Kalman.
...
Notre histoire se passe
dans une petite ville de l'est de la France,
Moutte.
Le nom vous fait sourire ?
Pourtant, c'est très sérieux.
On l'appelle aussi La Petite Sibérie.
Parce que c'est la ville
qui détient le record de température
la plus froide en France.
Moins 36,7 degrés.
Et c'est précisément dans cette ville
que le père Noël européen a élu domicile.
Il n'a pas encore neigé,
mais les pavés de la Grande-Rue,
polis par le temps, glissent plus que jamais,
avec la pluie incessante qui dure depuis cinq jours.
Nous sommes un mois avant Noël.
Tout le monde est un peu excité au village.
Vous savez, cette douce agitation
qui commence au moment
où on ouvre la première case du calendrier de l'avant.
Tout le monde s'affaire.
Le soleil commence tout doucement à décliner.
Les lumières du village s'allument petit à petit.
Les magasins décorrent leur devanture avec soin.
La place principale dévoile fièrement
son beau sapin de Noël.
Un sapin orné de magnifiques boules rouges
et de guirlandes dorées.
Les boulangers confectionnent leur première bûche.
Quant au facteur,
ils croulent sous les lettres d'enfants,
destinés au Père Noël.
À l'angle de la Grande-Rue et de la rue des Granges,
se trouve le café de la Poste.
Accoudés au comptoir,
deux hommes discutent l'air grave.
Ils sont tous les deux entièrement habillés en rouge.
Seule la couleur de leur ceinture est différente.
Le plus grand et le plus gros des deux hommes
arborent fièrement une ceinture de cuir noir
avec un gros bouton doré au milieu.
Le plus petit homme, lui, a une ceinture verte
avec en son centre un bouton noir.
Ils portent tous les deux harmonais et des lunettes.
Écoute Maurice, tu dois faire quelque chose.
On ne peut plus continuer comme ça.
On est à bout.
On nous en demande toujours plus.
Le rythme est infernal.
Les Trénos et les Reines ne seront jamais prêts
pour le 24 décembre.
Martino, j'entends ce que tu me dis,
mais chacun ne se parait.
Vous trouvez toujours un prétexte pour râler.
Et tu sais ce qu'on dit à force de crier au loin.
Et pourtant, chaque année, on y arrive.
Les cadeaux sont livrés avant le réveil des enfants
dans toutes les maisons.
Cette fois, Père Noël, c'est sérieux.
Les collègues m'ont désigné comme porte-parole.
Et tous les lutins du monde sont derrière nous.
Maurice Soupir.
Il retire son bonnet rouge à pompe en blanc
et ses petites lunettes en forme de lune.
Il ouvre légèrement sa doudoune,
comme s'il avait un coup de chaud
et dit d'un air blasé.
Vas-y, Martino, je t'écoute.
Quelles sont vos révendications, Stané ?
À ses paroles, les yeux du lutin s'illuminaire.
Il avait enfin l'attention du Père Noël.
Il sortit de sa poche un immense parchemin
qu'il déroula fièrement.
Il s'éclaire si légèrement la voix.
Il déclara.
En raison d'une grève nationale interprofessionnelle,
le trafiquaire ATV, Rennes à toute vitesse,
sera très fortement perturbé
sur l'ensemble du réseau à partir du 10 décembre.
Tous les Pères Noël de chaque continent
sont invités à privilégier
d'autres modes de déplacement pour la nuit du réveillon.
Pendant toute la durée de la grève,
aucun Rennes ne sera afféré,
brossé ni massé en vue de la grande tournée
qui s'annonce particulièrement difficile
cette année avec les intempéries.
Cette grève est reconductible
et donc il imitait tant que chaque Père Noël
n'aura pas pris les mesures nécessaires.
Nous souhaitons une augmentation,
ainsi qu'à renouvellement complète nos équipements,
de nous n'est l'ample frontal comprise.
Mais surtout, nous souhaitons finir notre tournée
à minuit précise afin de pouvoir nous aussi
fêter Noël en famille.
Une fois qu'il lui finit sa déclaration,
il le va aussi tous les yeux
et Vimoris bougeait.
Le Père Noël était abbas sourdis.
Une grève générale de tous ses lutins
un mois avant Noël.
La situation était bien plus grave
qu'il ne l'avait imaginée.
Il devait trouver une solution et vite.
Très bien, Martineau.
Je vais contacter mes collègues des quatre coins du monde
et nous allons réunir le G4.
Il paya rapidement le délicieux chocolat chaud
qu'il avait commandé au comptoir
et remonta la rue les sourcils français.
Arrivé chez lui,
il ne prit même pas le temps d'enlever sa doudoune.
Il se précipita dans son bureau.
Où est-ce que j'ai bien pu mettre ce document ?
T'est-il agacé ?
Elsa, tu sais où j'ai rangé ma pochette d'urgence ?
Tu veux dire celle où il y a tous les numéros
des Père Noël des autres continents ?
Oui !
Regarde voir dans le tiroir en haut à gauche
sous ta réserve de marron glacé.
Voila de quoi je parle.
Trouvez !
C'est exclamatif.
Merci ma chérie.
Qu'est-ce que je ferais sans ma femme à nourrir ?
Sur la feuille,
on pouvait lire ceci.
Père Noël continent américain
Josh Collins,
22-16.
Père Noël continent asie,
Chubinet, 0-3-08-19.
Enfin,
Père Noël continent africain,
Damso, 30-07-92.
Ni une ni deux, Maurice
saisit le téléphone et
composa le premier numéro.
Hello Maurice,
it's a full on town, come over to
come push for putoie.
Josh, je t'appelle pas pour te proposer
une partie de coeur ligne,
mais parce que l'heure est grave.
L'Aéra TV est en grève générale.
On doit trouver une solution.
Et puis on a meilleur temps
d'épecher parce que
que nous retrouverons nous ce soir
dans mon premier.
Ok, come to me.
Il raccrocha et composa aussi
tôt le deuxième numéro.
Monsieur Chubinet décrocha en personne.
Comme pour l'américain,
le coup de fil ne dura que quelques secondes.
Très bien, je serai là 19h36.
Affirmate-il très solennellement.
Merci Chub, à tout à l'heure.
Même chose avec Damso.
19h pétante, Maurice attendait
ses prestigieux invités dans son grenier
qu'il avait rangé pour l'occasion.
Soudain,
la sonnette de la porte retentie.
Ils étaient tous les quatre là,
réunis,
installés dans de gros fauteuils très confortables.
La réunion
pouvait enfin commencer.
Maurice prit le temps
de relire la déclaration
que Martino lui avait remis un peu plus tôt
dans la journée.
Les trois pernaux, elle invité,
n'en croyaient pas leurs oreilles.
Maurice reprit.
Chers collègues, vous avez compris,
la situation est grave.
Tous les reines sont à l'arrêt.
Tous les lutins techniciens très non refusent
de travailler depuis deux jours maintenant
et pour l'instant, le mouvement a démarré en France.
Il a en train de gagner les compagnies du monde entier.
Ils vont négocier avec les lutins et les reines.
Parce que sans reines,
part de Trénaud,
part de Trénaud,
part de cadeau,
et pas de cadeau.
Pas de Noël.
C'est impossible.
Après une brève discussion,
ils tombèrent d'accord pour négocier avec les lutins.
Les quatre pernaux,
décidèrent d'aller à leur rencontre.
On y va avec mon vieux Trénaud
et mes deux filles d'El-Rennes.
Il n'a pas été révisé depuis longtemps
mais il devrait encore tenir le choc jusqu'à l'usine.
C'est là que la RATV a mis en place
son piquet de grève.
Allez accrochez-vous bien à vos culottes, hein.
C'est mon équipeilote.
Ils arrivent vers sur place
sans trop de turbulences.
Ils découvrent une usine à l'arrêt.
Des reines épuisées.
Des bidons sur lesquelles des marrons chauds
étaient en train de cuire.
RATV fatigué.
Pas content, pas content,
pas content, pas content.
RATV fatigué.
RATV fatigué.
RATV fatigué.
RATV fatigué.
RATV fatigué.
Bonjour messieurs. Avez-vous réfléchi ?
Nous devons pouvoir trouver un terrain d'entente.
Tout ce que vous demandez,
c'est quand même utopiste.
Dis subinet.
Vous ne pouvez pas faire passer vos propres intérêts
à avancer tous les enfants du monde.
Déclara Damso.
No one's on cadeau,
ce n'est plus vraiment no one.
Et il s'en vous, il n'y a pas de cadeau.
Dis Josh Phillips.
Nous exigeons de meilleures conditions de travail.
Nous avons également le droit
d'être auprès de nos familles le plus tôt possible
pour fêter Noël nous aussi.
Parce que c'est notre projet !
Parce que c'est notre projet !
Déclame un martineux.
Puis Maurice déclara.
Le G4 fait réunis.
Nous avons longuement réfléchi.
Et nous sommes d'accord pour remplacer
toutes les doudoudes de plus de 5 ans.
Les lampes frontales vont être modernisées
avec des lampes LED spéciales Noël.
Et surtout, surtout,
nous avons revu notre itinéraire
sur chaque continent.
Afin d'optimiser notre temps de livraison
dans chaque maison.
Nous nous engageons
à vous laisser partir en vacances
la nuit du 8.45
à partir de 3 heures du matin.
La RATV
le va aussi tôt s'agréver
et tous les lutins se remirent
immédiatement au travail.
Les lutins
allaient de nouveau pouvoir reprendre
l'entraînement des reines
en vue de la grande nuit de Noël.
Alors, mes petits amis,
vous avez entendu Maurice,
notre cher père Noël.
Cette année,
les cadeaux seront livrés dans chaque maison
au plus grand possible pour les plus tôt possible.
Plus tard,
à 3 heures du matin.
Voilà,
c'était
La Grève des lutins.
Une histoire écrite par Sarah Kalman,
réalisée par Alexandre Ferréra,
produit par Benjamin Mulair
et raconté par Céline Kalman.
Si vous avez aimé,
n'hésitez pas
à venir mettre plein d'étoiles
sur Apple Podcast.
Et sur toutes les autres plateformes,
mettez aussi un petit commentaire.
Ça nous aide beaucoup pour la suite.