Hey ! Bienvenue dans ma nouvelle saison !
Les enquêtes, passage de la Baba Yaga !
Ça va dépôtir, vous allez voir !
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
Olala, elle aurait tant !
Bon sang les matous, réponds, réponds, réponds !
Ah, ah, ah non, messagerie !
La messagerie de la Baba !
A toi les matous !
Ah, mais elle est beaucoup trop longue cette messagerie-là !
J'ai mis Yaga pour qu'elle s'assasse !
Baba ! Yaga !
Oh, tu m'en blâtes !
Bon, on a compris ! Allez-là !
Quelle est ta message si vous avez quelque chose à me dire ?
Ah, bon, le matou, écoute, dès que tu as ce message, il faut que tu viennes m'aider !
J'ai été arrêté par la police en fait, et ils m'ont fichu en prison !
Enfin, tu te rends compte le matou ?
Je suis en prison !
Au nuf, au clou, au ballon, au trou, au mitard, au séchoir, en cabane !
En prison quoi ?
Le matou, pourquoi, pourquoi tu ne m'as pas sauvé la mise cette fois ?
T'étais haut !
Calme-toi, Baba Yaga, calme-toi !
Ok, j'ai pas beaucoup de temps le matou, mais il faut que tu fasses exactement ce que je vais te dire de faire !
Et tu ne t'emmèles pas les pinceaux comme la dernière fois !
Donc, tu vas aller devant le coffre, dans mon bureau, et tu tapes la combinaison secrète pour ouvrir le coffre !
Tu sais, c'est ton anif et mon anif, mais à l'envers, tu ouvres le coffre et tu prends la mallette qui est dedans !
Tu ne touches pas au reste avec tes sale pâques-là !
Tu ne prends que la mallette, et surtout, tu ne l'ouvres pas le matou !
Et tu viens l'apporter directement ici, au commissariat central de la Grande-Ville !
En toute discrétion, le matou ! En toute discrétion !
Ha ha ! J'ai bien te fini, Monsieur le gardien !
Ah, tu as bien compris le matou, j'espère !
Dans le doute, je répète tout depuis le début !
D'abord, bah tu bouges ton popotin du canapé, où je...
Crédit épuisé !
Quoi ?
Ah, fichu téléphone, mais donne-moi encore du crédit !
Ah, ou là !
Ah, bon, je vais reposer ça, là, comme ça, peut-être que ça ne se remarquera pas !
Euh, Monsieur le gardien, j'ai fini mon coup de fil !
Et j'ai pu rentrer gentiment dans ma cellule !
Oui, oui, je vous suis !
Mais juste pour vous dire qu'il y avait peut-être un petit problème avec le téléphone,
enfin, faudrait vérifier, quoi !
Oh, je ne sais pas, mais c'est vrai que les gens, ils ne sont pas très soignés,
avec les affaires ici.
Enfin, moi, par exemple, dans ma cellule, il y a plein de grébouillis sur les murs.
Oh ! Oh, mais ça va ou quoi ?
Je peux rentrer toute seule, pas la peine de me pousser ?
Bonne journée, c'est pour les chiens ?
Non, je voulais dire bonne journée, Monsieur le gardien !
Bonne journée, quoi, pas la peine de me regarder avec des yeux de pitbull, là !
Hein ? Mais vous entendez tout !
Non, mais je dis ça comme un compliment !
Les pitbulls, ça a des yeux, enfin...
Intelligeant, quoi !
Allez, bonne journée !
Eh ben, quel poudre vache suis-je, là ?
Heureusement, il n'a pas vu que j'avais gardé mon mini micro-orchestreur,
et que ça tourne depuis le début !
Vous m'entendez, les fouillards ?
La Baba Yaga a plu d'un tour dans son sac,
et grâce à mon habileté et à ma dextérité légendaire,
je peux faire ce que je veux avec mon micro,
comme un pistolero, un coboy avec son révolver !
Je peux le faire se tir dans tous les sens, si...
Qui peut pousser ?
Ah, attaillez !
Bon, les fouillards...
Les fouillards ? Ça marche, quoi ? Là, bon...
J'ai réussi à rallumer le micro ?
Duiais, avec ce que j'avais sous la main, mais je pense que ça va marcher.
Et ça tombe bien, parce que, ben...
J'ai des choses à vous raconter, là, non ?
Vous ne vous demandez pas comment la Baba Yaga s'est retrouvée ici, en prison ?
C'est une longue histoire.
Et ça tombe bien, parce que d'ici que le matou amène l'épreuve,
qui vont enfin m'innocenter, on en a pour un sac, rébutant, ici.
Alors, autant s'installer con, fortablement,
et que je vous raconte toute mon histoire,
depuis le début.
Les enquêtes Passages de la Baba Yaga.
Une saison pleine de rebondissements
pour aller jusqu'au bout du mystère.
Episode 1
La pierre des Danais
Tout a commencé à mardi les fouillards.
À mardi bien plus vieux, ou avec le matou.
On se demandait bien ce qu'on allait pouvoir faire,
de nos deux vieilles carcasses.
On venait de terminer la production.
La production de l'île trésor,
et comme à chaque fois qu'on termine un projet avec le matou,
on se sent un peu vidé.
Alors qu'est-ce qu'on fait quand on sent comme un creux-là ?
On le remplit.
On se fait un petit voire, un très gros casse d'âle,
et on fait durer le plaisir.
Ah oui, durer le plaisir.
Ah le matou, wow !
Eh, ta blanquette de champignons double crème fraîche.
C'est rare que je le dise, mais j'ai rien à redire.
Ah ouais, non, c'était vraiment succulentissime.
J'ai cru que je vais en reprendre un peu,
avant de passer au place suivante.
Eh, tu vois quand t'es paradain niveau grave,
ça marche tout de suite beaucoup mieux, non ?
Mais je sais pas ce qu'on va faire du reste de la journée,
le matou, ni même du reste de la semaine.
Laisse-moi profiter de mon repas en paix.
J'ai pas envie de penser à la suite tout de suite, moi.
Alors sois gentil et resserve-moi une bonne portion de blanquette.
Et vas-y, mets-y la dose de coquillette, s'il te plaît aussi.
Mais là, alors que je me prêtais à noyer mon ennui
dans un tsunami de calories.
La sonnette de la maison a retentit.
Mais qui que c'est qui sonne à la porte, le matou ?
T'attends quelqu'un, toi ?
Parce que si t'as invité quelqu'un,
moi je sais pas si y'a assez à manger là.
Bon, ça va, j'arrive !
Alors, les fouins-là,
je me suis levé tant bien que mal de mon siège.
Je me suis dirigé vers la porte d'entrée.
Mais en ouvrant la porte...
Eh, ben...
Alors, personne.
Eh, mais c'est une blague, ou quoi ?
Mais sur le paillasson, avec marqué bienvenue chez la Baba Yaga
et le matou, mais avec le matou barré,
à mes pieds, vous devinerez jamais ce que j'ai trouvé.
Un paquet ?
Il y avait un gros carton enroulé soigneusement dans du scotch.
Mais qu'est-ce que c'est ?
Il y avait marqué pour Baba Yaga
avec une écriture tout attachée.
Mais qui que c'est qui me l'a envoyé ça, là ?
C'est un fouinard ?
Je ne le savais pas encore.
Mais j'aurais peut-être dû laisser ce colis et ne jamais l'ouvrir.
Mais j'étais dévoré par la curiosité.
J'espère que c'est un truc à manger.
J'aimerais grailler bien un petit quelque chose, moi.
Alors, j'ai ramené le colis dans la cuisine
et je me suis mise à ouvrir l'emballage avec mes doigts.
C'est qu'il n'était pas particulièrement efficace.
Oh, le matou, couteau !
Ah, mais t'es bête, le matou, ou quoi ?
Faut pas lancer les objets pointus, mais tiens,
dogez public ou quoi ?
Après quelques efforts, je suis enfin arrivé à bout
de ce paquet de malheur et en ouvrant les rabats,
j'ai été aveuglé par une lumière magique.
Et là...
Baba Yaga, Baba Yaga !
Une petite voix familière s'est mise à raisonner
dans ma cuisine en désordre.
C'est... c'est la poupée Beden.
Ah, salut, poupée Beden !
Ça va ?
C'est Vasilisa qui m'envoie.
Vasilisa ?
On a besoin de ton aide.
Est-ce que tu acceptes et de l'aider ?
J'en revenais pas, les petits fouinards.
C'était comme si le passé avait surgit dans ma cuisine
pour s'inviter à déjeuner.
Vasilisa, Vasilisa me contactait après toutes ces années.
Vous vous rappelez, j'avais croisé son chemin quand elle était gamine.
De petites filles moches et malheureuses,
elle était devenue une grande enchantereuse du froid
qui intervenait de temps en temps pour aider les malheureux du sort, les délaisser.
C'était devenu une sorte de justicière.
Et apparemment, elle avait gardé la poupée Beden que je lui avais donnée.
Vasilisa, compte sur toi.
Il faut l'aider, Baba Yaga.
Alors, je n'ai pas hésité un seul instant.
Euh, oui, mais le problème, poupée Beden,
c'est que là tu vois, avec le matou, on est très très occupé.
On a plein de trucs à fiches, on a des rendez-vous, des réunions hyper importantes.
On est un peu charrette, quoi, comme on dit.
Enfin, si, j'ai quand même un peu réfléchi.
Baba Yaga, c'est très important.
Vasilisa ne t'aurait pas contacté si ce n'était pas le cas.
Mais j'ai fini par accepter de l'aider sans condition, sans hésiter.
Bon, ok, poupée Beden, mais quand même avant de dire oui ou non,
ou peut-être que sais-je, j'aimerais bien en savoir un peu plus sur ce qu'il faut faire.
Enfin, c'est normal, non ?
Écoute ça, Vasilisa m'a laissé un étage pour toi.
Et là, les petits fouinards s'est devenus assez étranges.
La poupée Beden s'est redressée sur la table
et elle s'est élevée dans les airs, dans un mouvement majestueux.
Les bras déployés, on aurait vraiment dit Vasilisa l'enchantresse en colère
et elle s'est mise à parler avec la voix de la grande magicienne.
Baba Yaga, si tu écoutes ce message, c'est que la poupée Beden t'a convaincu de m'aider.
Euh, oui, alors, techniquement, je n'ai pas encore dit oui, hein ?
Je n'avais pas de doute sur la noblesse de ton âme.
Ah bah c'est sympa ça, en tout cas.
Un danger menace la ville et tu es la seule à pouvoir faire quelque chose.
J'ai dû retourner dans le pays des glaces pour m'occuper d'une affaire de kidnapping mystérieuse.
Tu es le dernier rempart contre le mal.
Tu as entendu le matout. Elle a dit noblesse de ton âme.
Et elle parlait de moi.
Baba Yaga, écoute-moi. Il y a quelques jours, une information secrète m'est parvenue.
Voilà plusieurs mois que je mène mon enquête sur l'amiral du crime.
C'est un mystérieux malfraquiant seulement quelques mois s'est emparé de tous les gangs de la grande ville.
Personne ne connaît son identité, mais tout le monde redoute de prononcer son nom.
Et même les voyous les plus endurcis courbent les chines devant son règne de terreur.
Mais grâce à un de mes indiques, j'ai eu vent de son prochain coup.
L'amiral du crime projette de voler le soir de Noël, le trésor le plus estimable du musée de la grande ville.
La pierre des âmes d'année.
Dans la quoi des quoi d'année, de quoi c'est quoi ?
Cette pierre possède des pouvoirs terribles, Baba Yaga.
Elle ne doit pas tomber entre les mains d'un gangster de la trempe de l'amiral du crime.
Personne sait mieux que toi ce qui arrive lorsqu'on donne à une âme noire les moyens de terroriser les autres sans limite.
Tu dois l'arrêter à tout prix.
Oula oui, c'est du sérieux là.
Dans le colis, avec la poupée bedaine, tu trouveras une valise avec tous les indices que j'ai pu collecter sur l'amiral du crime et son terrible plan.
Je te laisse ma fidèle poupée bedaine pour t'assister et je sais que tu pourras compter sur l'aide de ton fidèle Matou.
Bon, boucle-le-là le Matou, tu veux ?
C'est du sérieux, on a dit.
Poupée bedaine, le message est terminé, c'est fini.
Poupée bedaine ?
Mais là poupée, visiblement épuisée par ce message magique, était retombée sur la table et s'était endormie.
Euh, bedaine, ça va ?
Bon, le Matou, restez pas plantés là comme un clou.
Va lui chercher une couverture, un oreiller, tout ça.
Oh là là là là, je m'attendais pas du tout à ce que ma journée ait cette tête-là.
Bon, on va regarder ce que Vasilisa nous a laissé.
Et dans la valise qui accompagnait la poupée dans le paquet, on a pu voir toute l'enquête minutieuse que Vasilisa avait menée
pour tenter de comprendre qui était ce nouveau criminel de la Grandeville.
C'était un travail de fourmis minutieux et paciellement élaboré, avec des coupures de journal, des photos, des plans,
et des empreintes de pas et des empreintes de doigts.
Enfin, tu sais, tu sais quoi, il y avait même un grand dossier sur la pierre des âmes d'année.
Et c'est terrible pouvoir. Ça faisait au moins, je sais pas, moi, 200 pages.
Oh là là là là, c'est trop compliqué tout seul. J'arriverai jamais à mener une enquête comme ça, moi.
Alors, c'est là que j'ai eu une idée terrible.
Les Matou, t'y penses à ce que j'ai pensé ?
Ah oui, non, pas du tout. En fait, moi, je t'expliquais.
J'ai aucune envie de reprendre l'enquête là où elle en était.
J'ai une tête planquée toute la nuit dans la ya-ga mobile, dans des endroits sordides de la ville.
Non, le Matou, j'ai une meilleure idée.
Si l'amiral du machin truc veut voler la pierre de B-du-le-truc,
le moyen le plus simple pour qu'il n'y arrive pas, c'est de compréhuler nous-mêmes le musée
et de voler la pierre avant lui.
Comme ça, il ne pourra pas la voler à notre place.
Tu comprends le Matou ?
Ah ben oui, c'était simple, mais il fallait y penser.
La daba ya-ga a toujours un goût d'avance sur les criminels.
Allez, le Matou, on se met au boulot !
Sans le savoir, les fouillards, je venais de mettre le doigt dans un engrenage diabolique.
Toi, tu vas aller en repérage au musée et moi je vais faire la vaisselle.
Oula, y'en a plein ?
Euh, non, le Matou, changement de plan.
On va faire l'inverse.
Moi je pars en repérage au musée et toi tu fais la vaisselle.
Et tu me passeras un petit coup de prode par ci par là, quoi !
Tuttuttuttuttuttutt le Matou, je suis déjà en mode détective là.
Et voilà, pendant que la poupée bedaine récupérait,
où s'est-ce que t'as mis l'appareil photo, les jumelles,
le grand imperméable gris, tout ça ?
Le Matou et moi ont metté en marche notre terrible plan
pour s'emparer de la pierre des âmes d'année avant l'amiral du crime.
Ma grosse loupe, elle est où ?
Alors oui, vous allez me dire, c'était pas exactement ce que Vasilisa m'avait demandé de faire,
mais l'important, c'était que je faisais quelque chose.
Et vous allez les voir, c'était le début d'une aventure terrible,
mystérieuse et pleine de rebondissements.
Quoi, c'est déjà l'heure de la soupe ?
La vie de faux pas que je me fasse griller avec mon micro.
Ah ah, rebeau jour, monsieur le gardien.
Euh, non non, je m'entraînais à réciter d'aider mon lapoésie.
Oui oui, monsieur le gardien, je m'occupe en attendant la soupe, quoi.
D'ailleurs, c'est quoi, au menu, comme soupe, ces soeurs ?
Hum, comme hier, soupe à la soupe.
Bon, l'important, c'est d'éviter les morceaux, quoi.
Bon, les fouillards, je vous laisse et on se retrouve au prochain épisode
pour la suite de mon aventure.
Le Matou a intérêt à se manier le popotin pour me sortir de là.
Je vais pas tenir longtemps au régime soupe, moi.
...