Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des histoires, des histoires, des histoires.
Est-ce que je peux avoir une histoire, s'il te plaît ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Bon, d'accord.
Tu te souviens qu'Elba est amontée sur la moto de Chappung ?
Il volait à présent tous les deux vers la demeure de Gronyutu.
Et voici ce qui arriva.
Chapitre 3 Gronyutu
Après plusieurs minutes de vol, Chappung déposa enfin Elba.
Devoie la revenu sur la terre, dit-il.
Rappelle-toi. Nous croyons en toi.
Elle l'assera dans ses bras avant de remonter en direction du ciel.
La petite fille regarda autour d'elle.
Le paysage était lugubre.
Il niavait aux alentours que des sapins secs et des roches noires.
Pas un champ d'oiseau, ni un bruit réconfortant.
Seuls les grincements du vent et les battements de son cœur remplissaient le silence.
Elle rabattit sa capuche et en mitouflasse on est dans son col.
Quand une étoile fit là dans le ciel bas.
Elle se rappela alors le vœu qu'elle avait fait.
Être l'héroïne d'une aventure magique.
Ton vœu est exaucé Elba.
Me murmura-t-elle pour elle-même.
Soit courageuse.
Et elle avance abravement.
En sortant de la forêt de sapin,
elle aperçut la silhouette de Gronyutu.
Il était assis devant le seuil de sa bicoque en pierre noire.
Tout ce qu'on voyait de lui était son menton et ses épaules voûtées.
Il paraissait aussi seul que sa maisonnette posait au bord de l'étang au milieu de la lande noire.
Tu t'es perdu ?
Demandais-tu le rudement ?
Elba finit non de la tête.
D'où viens-tu ?
De là-bas.
Fitelle.
Avec un geste vague en direction des nuages bas.
Comme veux-tu.
Retournes-tu.
De d'où tu viens ?
Je n'aime personne, tu entends ?
Et d'ailleurs personne ne m'aime.
En entendant ces mots amères,
Elba comprit soudain
comment un seul être avait pu vider le royaume de Noël de toutes ses couleurs.
Gronyutu avait tant de colère en lui
que sa noirceur contaminait tout.
Il lui faisait penser à un trou noir qui absorbait la vie.
Au-dessus de lui,
le ciel d'ailleurs avait viré au sombre.
Et sous ses pieds,
la terre s'était obscurcie.
Qu'a-t-il bien pu lui arriver,
son jâtel en le regardant ?
Non, je ne partirai pas, dit-elle.
Sauf si vous me racontez votre histoire.
Elle parlait avec une telle candeur
que Gronyutu en fut décontenancée.
Mon histoire n'intéresse personne.
Grinsa-t-il ?
Si.
Moi.
À ce moment-là,
une bourrasque glacial fit tomber la capuche d'Elba.
Si soudainement,
qu'elle ne puisse empêcher d'éclater de rire.
Quelque chose dans les yeux de Gronyutu
se mit alors à changer.
Quelque chose d'inperceptible,
comme si ce rire d'enfant avait réveillé quelque chose en lui.
Je peux venir ma soeur près de vous ?
Il fait froid ici,
dit-elle, bas en frissonnant légèrement.
Et elle se pelotona contre lui,
sans attendre sa réponse.
Gronyutu ne bougea pas.
Il se contenta de regarder les temps devant lui,
en gardant un silence obstiné.
Et soudain,
l'eau se mit à frémir.
Des images se formaient sur la surface de l'étang.
Surprise !
Elba vit soudain dans l'eau,
le reflet d'un petit garçon,
qui ressemblait très pourri.
Après à Gronyutu, plus jeune,
il avait la même mâchoire carrée,
les mêmes cheveux et bourrifées,
mais ses jouets et ses lèvres pleines
lui donnaient un air jovial.
Il riait parmi d'autres enfants
et le frire faisait vibrer l'air de joie.
Mais le reflet se brouillait soudain,
et une autre image apparue.
Elba se crut à l'eau
et Elvit apparaitre un bâtiment
dont la porte d'entrée était décorée d'une couronne de eau.
Dehors,
dans la cour,
les enfants se séparaient en se souhaitant gaiement un joyeux Noël.
Gronyutu était là aussi.
Il avait grandi
et avait à présent 10 ans.
Mais
il se tenait un peu à l'écart.
Quand il voulait s'approcher des autres,
Elba,
vignettement,
deux garçons plus grands,
lui barrait le passage.
Elle surpritait aussi leur sourire moqueur,
même si elle ne pu entendre leurs mots.
Elvit Gronyutu
se baissait pour éviter un caillou.
Puis
les épaules basses
se réfugiaient seules
dans la pénombre d'une salle de classe vide.
Dans son regard,
il n'y avait plus aucun pétillement de joie,
mais des larmes de rage,
de rage
et de détresse.
La suite de l'histoire
Je te la raconterai plus tard, tes promis.
À bientôt.
C'était Gronyutu,
une histoire de Lisa Vormserre,
racontée par Elodie Fondacci,
sur Sylvia, de Leo de Lib.
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