Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui avec Arnaud, nous allons vous raconter une nouvelle aventure du refuge du
Volpil.
Elle s'intitule « Le premier cadeau de l'hiver ». Les vacances de Noël ont débuté dans
les Sévènes, et les cousins Hélodie et Bachir s'en sont allés passer les fêtes avec leurs
parents en mission ornithologique dans l'Atlantique Nord sur les îles de Saint-Pierre et Miclon.
Zora et Théo sont pour leur part restés au refuge du Volpil avec Velma, Diego et tous
les animaux.
L'hiver s'est confortablement installé dans la vallée.
Mais pas question pour autant de l'ambiner toute la journée devant la cheminée.
Aujourd'hui, Théo et Zora ont décidé de décorer les portes du refuge avec des courones
végétales.
Du coup, cet après-midi, ces chats s'offent aux feuilles mortes, pommes de pain et branches
de hou.
J'espère trouver du hou avec beaucoup de petites boules rousses.
Ça sera quand même plus joli sur la couronne.
T'as bien pris le sécateur.
Bien sûr, et l'égant pour éviter de se piquer.
Mais si tu prends du hou avec ses bais, les oiseaux de la forêt n'auront plus rien à
manger.
Sauf que dans l'enceinte du refuge, il y a plein de mesanges, de verdiers et de rouges
gorges.
Eh, crois-moi, elles seront super contentes de voir arriver de la nourriture.
Pas bête.
C'est une petite idée de faire des courones qui sont aussi utiles aux oiseaux.
Du coup, si on trouve du genévrier ou du guillet, on peut en prendre aussi.
D'accord, mais faudra faire attention à bien se laver les mains après l'avoir mis
dans la couronne.
C'est quand même toxique, le guillet, je te rappelle.
Ça va, je sais.
Les deux enfants prennent la direction des hauteurs en discutant, certains de trouver
tous les arbustes qu'il leur faut dans la forêt.
Caramel est bien évidemment de la promenade et le chien part devant pour bientôt disparaître
dans les fourrés.
En le suivant des yeux, Théo aperçoit alors sur le sentier de joli plume de jet d'un
bleu brillant.
Et ses plumes abandonnés lui donnent une idée lumineuse.
Hé Zora, et si on faisait un concours ?
Hum, un concours.
Quel genre de concours ?
Eh ben, le concours de celui qui fera la plus belle couronne, par dit.
La plus sauvage, la plus colorée et la plus inspirante.
Ha, rien que ça.
D'accord gros malin.
Et qui décidera qui a gagné ?
On demandera Velma ou Diego.
Les règles, c'est, on met tout ce qu'on veut du moment que ça vient de la forêt et que
c'est naturel, d'accord ?
D'accord.
Théo en profite aussitôt pour ramasser les plumes de jet avant de se précipiter jusqu'à
la lisière de la forêt afin d'y dénicher des feuilles colorées les dernières de l'année.
Zora le suit tranquillement sans se presser.
Hey hey, regarde ce que j'ai déjà trouvé.
C'est moi qui vais gagner.
N'importe quoi.
La Magie de Noël favorise les hommes-enfants et t'es moi la plus jeune.
Et t'es moi qui vais l'emporter, c'est certain.
Ha, la Magie de Noël.
Non mais sérieusement Zora, t'es pas un peu trop grande pour croire encore à ça ?
Parce que tu crois pas à la Magie du monde toi ?
Bien sûr que non, j'ai pas scellinge.
On n'est jamais trop grand pour croire à la Magie du monde.
Regarde, je vais te le prouver.
Et voilà que devant son frère médusé, Zora sort le menton de son cachet nez,
écarte les bras vers le ciel et prend une grande inspiration.
Grand-père Hiver, pour gagner le concours contre Théo et Clou et Lebec à mon inut de frère,
je voudrais recevoir le premier cadeau de l'hiver s'il te plaît.
C'est n'importe quoi.
Eh ben tu verras bien que le meilleur gagne.
Les deux enfants se mettent à l'ouvrage.
Dans le sous-bois, ils récolte les différents éléments dont ils comptent se servir
pour élaborer leur couronne.
Branche de sapin, cône au dorand, baie de bépine,
ils trouvent aussi du hou et du jeunévrier,
mais pour le guillis c'est plus compliqué,
car ils poussent souvent hors d'atteinte, tout en haut des branches des arbres.
Finalement c'était au qui en découvre sur un chaine abattu lors d'une tempête d'automne.
Beaux joueurs, il en donne une partie à sa sœur.
Tiens Zora, comme j'ai déjà mes plumes de jet,
je peux te donner du guillis et c'est faire plaisir.
Je suis déjà certain de gagner.
J'ai confiance, je suis certaine que vous allez recevoir mon cadeau avant qu'on me rempre au refuse.
Eh bien j'espère que ton bonhomme hiver, il va se dépêcher là,
parce que moi j'ai tout ce qu'il me faut et il commence à faire très froid.
En plus, la nuit va pas tarder à tomber.
Je rentrerai bien prendre un chocolat chaud pour toi.
T'as qu'à y aller, on se peut me débrouiller toute seule.
Certainement pas, je vais pas te laisser une occasion de tricher.
Et puis, les parents vont me corcher vif si je rentre sans toi.
Hein ? Comment tu peux dire ça ? Je trise jamais !
Mais à ce moment-là, Caramel se met à aboyer très fort un peu plus loin,
mettant un terme à la dispute naissante.
Tiens, on dirait que Caramel a trouvé quelque chose.
Tu penses que c'est un animal ?
Allons voir, allez dépêche-toi !
Zora et Théo se précipitent pour trouver Caramel, le derrière en l'air,
occupé à aboyer, à creuser et à envoyer de la terre dans tous les sens.
Il a découvert une entrée de terriers dans laquelle il tente de rentrer,
heureusement sans succès.
Allons-vous, qu'est-ce que t'as trouvé en douille ?
Un renard, un bléros, un lapin ?
Laisse ce pauvre animal en paix, tu veux bien ?
Il t'a rien fait !
Ici, Caramel, au pied !
Obéissant mais tout croté,
Caramel répond à l'appel de son jeune maître, Ecstatique.
En fonçant sur Théo, il bouscule Zora qui tombe à la renverse dans les feuilles.
Ah, oh, oh, oh, oh, oh ! Oh, maintenant, Caramel !
Caramel, mais regarde ce que t'as fait, vilange chien.
Ça va Zora ? Rien de cassé ?
Ah non, non, non, tout va bien, vous croyez.
Je me suis même pas fait mal, hein, je suis tombé dans les feuilles mais...
Ah, regarde ce que t'as trouvé !
Eh ben oui, Zora saura lors du tas de feuilles
une superbe ramure de chevreuil à trois corps.
Oh, regarde ça, et la deuxième est juste à côté, ça sert, incroyable !
Wow, quelle chance tu as !
Il a dû perdre ses bois à l'automne au moment de l'amus,
et les feuilles les ont recouverts depuis.
Rentez du bol de tomber justement à cet endroit.
Moi je crois que c'est pas de la salle du tout,
c'est le cadeau de Grand Père Hiver.
Ah, youpie ! Avec ça, de sucer tête de remporter le concours !
Zora regarde en direction du ciel lointain.
Merci Grand Père Hiver !
Ces boites vont me permettre de construire une couronne magnifique !
Ha ha, j'ai gagné, j'ai gagné !
Ouais mais plus maussi, sans superbel, rien n'est joué.
Tu dis ça, mais tu sais que tu pourras jamais égaler une perte de bois de ce vrouille.
Ha ha, allez reconnait-le, la magie de Noël existe !
Pff, c'est juste un hasard, tu racontes n'importe quoi.
Moi je rentre au refus, j'ai fait trop froid.
Ha ha ha ha ha ha !
Et t'es pas un peu trop grand pour boudder comme ça ?
Hé hé, attends-moi Théo !
Non mais allez, arrête de faire la tête !
Les deux enfants reviennent sur leur pas et tout le long du chemin,
Théo ramasse des glants et des pommes de pain pour sa couronne,
mais le coeur n'y est plus.
Zora de son côté n'en finit plus d'admirer les bois.
Quand Noël sera passé et qu'on pourra défaire les couronnes,
je les mettrai dans ma sambre.
Peut-être que ça arrivera à faire une fausse tête de ce vrouille en carton
pour faire comme un trophée.
Velma m'aidera de suis sûr.
Ou alors je les accrochera avec des perles et des fleurs séchées.
Si tu veux, c'est toi qui les a trouvés après tout.
Oh Luce, s'il te plait, arrête de boudder Théo !
Si tu as envie toi aussi, tu peux demander un cadeau au grand père Ivers, tu sais.
N'importe quoi, je fais pas ça moi, c'est idiot.
Allez, mais si tu demandes jamais rien, forcément ça marche pas hein.
Mais ça marche pas de toute façon, t'as eu de la chance et tout.
Peut-être que tu peux avoir de la sans-foussi.
Allez, essaye !
Bon, mais après tu me laisses tranquille, ok ?
Sans rien perdre de sa mauvaise humeur,
Théo écarte les bras comme Zoral avait fait au début de la balade
et lève le nez vers le ciel.
Grand-père Ivers, je veux bien un cadeau aussi, merci.
Caramel qui trouve ça très drôle lui saute dessus en aboyant.
Pour calmer le chien, Zoral lui lance un bâton
que le berger australien s'empresse d'aller chercher
avant de fuir avec Ravi.
Ha, rapport Caramel !
Je me demande que tu vas avoir Théo.
Qu'est-ce que t'as demandé ? A quoi t'as pensé ?
Je n'ai pensé à rien, juste que j'avais froid.
On peut y aller maintenant.
Mais alors que les enfants descendent en direction du refuge,
le vent se lève gentiment et tout à coup...
Ah, Théo, regarde ! On dirait qu'ils neve.
Oh, incroyable !
Autour d'eux, le monde s'est tu.
Les oiseaux ne chantent plus, la nature retient son souffle.
Des flocons de plus en plus gros virevolte
dansant avec grâce dans l'air immobile.
Est-ce que c'était prévu ?
Je crois pas.
Ah, c'est pour ça qu'ils fenaient si froid.
Viens, faut rentrer avant que la mitte tombe à les parents
et vont s'inquiéter sinon.
Le temps de rentrer au refuge,
les pentes des collines et du vallon se sont couverts de boulans.
Théo et Zora courent en riant dans la neige fraîche,
leurs baskets trempés.
Devant eux, Caramel tente d'avaler les flocons.
Lorsque les enfants arrivent au volpil,
Velma se tient à la porte dans un plaid épais.
Ah, vous voulant enfin !
Je commençais à me demander vous étiez,
avec cette neige qui s'est mise à tomber d'un coup.
Ah, mais qu'est-ce que t'as dans les mains, Zora ?
C'est le cadeau ! T'as vu comme il s'en va.
Je l'ai détrouvée dans la forêt.
Rentre, tu vas me raconter tout ça devant un chocolat chaud.
Ah, tu viens Théo ?
J'arrive.
Mais avant de rentrer, Théo se tourne vers le ciel.
Il vérifie que personne ne l'observe et...
Merci, grand père hiver.
Puis il referme doucement la porte sur le rideau de neige
qui tombe doucement, sereinement.
...