Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine et Arnaud vont vous raconter un nouvel épisode de Zely.
Il s'intitule « Les lunettes hypnotisantes ».
On ne se méfie jamais des gens qui tricotent.
C'est pour cela qu'un jour de vieilles tricoteuses se regroupèrent pour fonder une
agence de renseignement.
Sa spécialité ? Dénouer les mystères les plus mystérieux.
Aide-file en aiguille, confrontée à toutes sortes de bizarreries, les tricoteuses récolter
quantité d'objets, souvent banales mais capables de creuser un sacré bazar.
Cadnassé dans une pièce de la base secrète des tricoteuses, il n'était jamais censé
refaire surface.
Mais c'était compté sans une famille de malphra, frappa dingue, les laisses qui
réussient à tous les dérober.
Et c'est ainsi que ma petite fille Zely se lance à, avec son amie Timmy, dans la
quête des objets maléfiquement maudits.
Des semaines s'étaient écoulées sans le moindre mystère à dénouer.
S'il n'avait pas eu le rentraînement de tricoteuses, Zely est Timmy…
Ah oui, vous vous dites sans doute, ne devraient-on pas dire tricoteur puisqu'il y a un garçon
et une fille ? Et bien non, comme dirait Josette…
Le masculin n'a pas à l'emporter sur le féminin !
Ce aquatimie ajouta…
Et puis c'est comme ça qu'on appelle les membres de notre organisation super secrète
qui s'attre ces mystères, non ? Donc moi ça me donne.
Et donc, sans le rentraînement de tricoteuses, Zely et Timmy auraient eu une vie parfaitement
normale.
Et cette situation avait le don d'agacer Zely à tel point qu'une bulle de frustration
grossissait de jour en jour au creux de son estomac.
Et ce matin-là, sur le chemin de l'école, elle éclata.
Tout est trop normal, j'en ai marre.
En même temps, après toute notre aventure, un peu de repos ça fait pas de mal, non ?
Et puis comme ça, on peut s'entraîner.
Y a pas de meilleur entraînement que d'aller sur le terrain, c'est Mamy qui le dit.
Sans entraînement, impossible d'avoir des bases solides, c'est ce que dit Josette.
Ouais, bah, n'empêche, il serait temps qu'on passe à l'action.
Mais t'inquiète, un mystère va bien finir par surdire.
Eh, on est du l'or à les attirer, pas vrai ?
Ouais.
Moi, depuis qu'on a récupéré tous les objets maléfiquement maudits,
j'ai plutôt l'impression qu'on les fait fuir.
La tente dans la cour fut tout ce qu'il y a de plus normal.
À tel point que Zely ne prie pas la peine de tricoter pour écouter les derniers rumeurs.
Une fois en classe, en revanche, quelque chose d'incroyablement peu commun se produisit.
Au tableau, Mme Douce-A-Mère écrivit le thème de la journée avec la lenteur d'un paresseux.
Aujourd'hui, vous allez apprendre à écrire un compte.
Les enfants échangèrent des regards sidérés.
On pouvait dire de leur maîtresse qu'elle était dynamique, nerveuse,
et même parfois que c'était un véritable dragon, mais molle.
Ça, non.
Résultat, son génial thème de leçon se transforma en source d'ennuie profonde.
La cloche annonçant la récréation fut une véritable libération.
Tu trouves pas ça curieux que la maîtresse soit dans cet état ?
C'est pas, mais ça me fait penser à Maman, elle était toute flapisse, matin.
En même temps, elle a deux travail, c'est un peu normal, non ?
Bah non, justement, elle a tellement d'énergie qu'elle pourrait aller banter toute la ville.
Elle s'arrête de la maison.
Ah ouais, un peu comme mes parents.
Ils ont toujours un milliard de trucs à faire.
Et d'ailleurs, j'avais presque l'impression qu'il n'avait qu'une envie,
c'était de retourner au lycée ce matin,
alors qu'ils ont rien fait de spécial l'hier soir, juste regarder la télé.
Eh, dis, tu penses à ce que je pense ?
Ouais, ça fait un peu beaucoup de coïncidence.
Parfaitement, ça sort le mystère, mais à plein nez.
Alors je sais ce qu'il nous reste à faire.
Utiliser son écoute absolue,
son pouvoir qui lui permettait d'entendre clairement tout ce qui se disait autour d'elle,
comme si elle participait à plusieurs discussions en même temps, le mal de tête en moi.
Zellie s'empressa de tricoter, elle ferma les yeux pour mieux percevoir tout ce qui se disait autour d'elle.
A l'écart du brouhage de la cour, elle perçut la voix mollassonne de sa maîtresse.
Elle discutait avec Roger.
Zellie se concentra de toutes ses forces pour entendre ce qu'il disait.
Eh, pour l'heure des teux en grande forme, Miriam !
Ah, c'est petit, Irmoucher Roger !
Je n'ai jamais aussi mal dormi.
Pourtant, j'ai juste rêvé toute la nuit de mes nouvelles lunettes.
Oh, eh, vous vont... à radire, hein ?
Foulotte !
Zellie s'arrêta de tricoter nette.
Les lunettes !
Bah, quoi, les lunettes ?
Madame Douce-Samaire a de nouvelles lunettes, comme mes parents !
Oh, et comme maman !
Oh, oh, oh, oh, oh, oh...
Ouais, ça, c'est trop gros pour être une coïncidence.
Alors, elle doit absolument tenter quelque chose !
Utiliser sa vision absolue,
un pouvoir qui lui permettait de voir les détails cachés et même de percevoir au delà du visible.
Timmy se débrouilla pour être le premier à revient en classe.
Dès que la maîtresse passa le pas de la porte,
il se mit à tricoter le plus discrètement possible assis derrière son bureau.
Les mailles de son tricot brillèrent doucement.
Timmy vit alors une lieu mal faisante, enveloppée les lunettes de sa maîtresse.
Malgré sa molesse, elle ne laisse à pas passer l'incartade de Timmy.
Timmy, vous viendrez chercher votre pollution.
Une fois la classe finit.
Tim y en a aussi de toutes ces affaires de tricot.
Désolé, mesdames, vous voulez juste avancer à l'aide du cadeau pour ma tata ?
L'intention est loable.
Les règles sont les règles.
Vos activités personnelles doivent se faire en dehors de la classe.
Désolé, mesdames.
Bien. Reprenez-nous la leçon.
Zélie se penche à vertimie.
Je suis désolé pour toi.
Non, c'est pas grave.
C'est un petit sacrifice pour une grande piste.
Entravée par la molesse de madame douce à mère,
la journée passa à la vitesse d'un vieil escargot.
N'en pouvant plus, les enfants sortiront si vite qu'ils se volatilisèrent presque.
Timmy accompagné de Zélie à la chercher sa punition.
Tu m'écrieras...
Sur ton caillère, on ne tricote pas en classe...
52 fois.
Et bien sûr, ta maman devra signer la pollution.
D'accord, madame, d'aute-la-meur.
Vos nouvelles lunettes sont trop belles, madame.
Des flatteries ne réduiront pas la punition de Timmy.
Je sais, les règles sont les règles.
Non, t'es d'ailleurs raison.
Vos lunettes vous vont super bien.
Où les avez-vous achetés ?
Je sais... Tisue.
C'est le meilleur petit-cien de la ville.
Forcément, dès qu'ils franchirent la grille de l'école, Zélie et Timmy font serre sur place.
Malheureusement, ils trouvèrent le magasin fermé, la grille a baissé.
Un panneau était accroché dessus.
Repture des stocks et ouvertures prévues dans de l'eau.
Impossible d'utiliser mon doodou.
Je n'imagine pas la réaction des gens s'ils voient deux enfants ouvrir la grille d'un magasin.
Tu veux revenir plus tard ?
Mais non !
Non, mais ce soir, il va falloir surveiller nos parents.
Il nous faudrait un moyen de communiquer.
Je sais, Zéka nous fabriquait des Token-Wakis.
La Trico-Fabrication ?
Construction. Trico-Construction.
Ah oui, oui, oui, c'est vrai.
La Trico-Construction ne te permet de fabriquer seulement que de petits objets simples.
Ouais, mais un Token-Wakis, ça n'est pas une navette spatiale non plus.
Vous en avez déjà fabriqué avec ma sœur ?
Ça vaut le coup d'essayer, non ?
Oui, carrément.
Alors, Timmy tira ses aiguilles de son sac banane, puis un fil de sa pelote spéciale Trico-Construction.
La langue tirée, il se mit à tricoter si vite que ses mains devinrent flou.
En quelques secondes, il se retrouva avec deux Token-Wakis en laine entre les mains.
Il entendit un à Zélie.
Vite, ça va, ça fonctionne.
Tourne les monnettes et attends cinq secondes.
Zélie s'exécuta alors qu'il trottinait un peu plus loin.
Allô, allô, tu me reçois ?
Cinq sur cinq ! Ah, t'es trop génial, Timmy !
Merci, hein ?
Mais, euh, la pelote de Lémy, mais Zélie perdona-t-elle les tout-out-tant ?
Le soir venu, Zélie et Timmy filèrent au lit.
Plongées dans le noir sous leur couette, ils tendirent leur ail longtemps.
Très longtemps.
Si longtemps que le sommeil manquait de cueillir Zélie.
Heureusement que le claque bande la porte d'entrée, la fille sursautait.
Elles font ça, regardées par la fenêtre, et vient les silhouette de ses parents s'éloigner.
Timmy, mes parents sont sortis alors qu'ils auraient dû juste filer au lit.
Moi aussi, j'ai entendu maman sortir.
Maman, va vers le nord de la ville.
Oh, moi j'ai l'impression que mes parents aussi.
Maman est entrée dans la quartière des Vues Entrepôts et...
Oh, elle est rejoint par d'autres personnes, et je crois qu'il y a Mme D'Ole Sa mère.
Mes parents ne devraient pas tarder à les rejoindre.
Deux minutes plus tard, ce fut le cas, et Zélie et Timmy se retrouvèrent.
D'un coup d'église, Timmy détricota les Toki-Woki pour reformer sa pelote.
À bonne distance, ils suivirent la petite troupe.
Elles s'arrêtent à devant un hangarde où s'échapper de la lumière,
une porte s'ouvrit, une petite silhouette apparue et leur vie signe d'entrée.
Profitons-en pour nous forfiler.
C'est trop risqué. On ne sait pas si c'est le tram à l'intérieur.
Il n'y a aucune fenêtre. Alors moi je dis, on fonce.
Zélie était partie comme une fusée.
Malheureusement, ou peut-être heureusement, la porte se ferma alors qu'elle se trouvait à deux enjambés.
Bon, pas grave. Un coup de doudou et se sera réglé.
Une main se posa sur son épaule et le sursauta.
Zélie, n'entre pas. Regardons, délicat par ce trou là-haut.
Un monticule de caisse permettait d'atteindre une brèche dans le mur du hangar assez large
pour voir ce qui se tramait à l'intérieur.
Les enfants découvèrent un spectacle aussi fascinant qu'inquiétant.
Des dizaines de tables étaient alignées.
À chacune d'elles, un adulte assemblait des lunettes avec des gestes mécaniques.
Un système ingénieux de tapis roulant faisant circuler les montures et les branches d'une table à l'autre
avant que les lunettes montées ne passent entre les mains spectrales d'un fantôme.
Elles s'enveloppaient alors d'une aura malfaisante avant d'être empactée
et finalement chargée dans une caménaite noire.
Personne ne parlait. Tous avaient le regard vide comme hypnotisé par leur tâche.
On dirait des rambours.
Une silhouette, en capuchonnée plutôt petite, s'approcha de la forme brumeuse et translucide
qui flottait à quelques centimètres du sol.
Toi qui voulait un mystère, ben, devoie la servir.
Chut ! Si on t'entend l'oreille, on devrait pouvoir les entendre.
Si vous aviez accepté d'utiliser des outils modernes, toute la ville porterait déjà nos lunettes.
Notre parc de stipulés que mes lunettes devaient être fabriquées dans les règles de l'art.
Ouais, ben si j'avais su que cela voulait dire à la main.
Je suis peut-être mort depuis plus de 200 ans.
Mon âme ne reste pas moins celle d'un artisan.
Chaque paire doit être parfaite.
Vous m'avez bien eue.
C'est un faible prix à payer pour utiliser mon pouvoir afin de nourrir vos noirs des soins.
Oui, enfin, ça vous arrange bien, non ?
Sans moi, vos créations seraient restées aux oubliettes.
Et maintenant, elles ne quitteront plus le nez qu'elles habillent.
Je... Oui, vous avez raison.
C'est sans doute le prix à payer pour que mon rêve se réalise.
Sauf que les tisseurs d'ombre ont donné une semaine pour les épatés.
Et à ce rythme-là, ça va prendre des mois.
Et ils refusent ont votre présent ?
Une armée hypnotisée qui s'éveille dès que la nuit tombe ?
Vraiment. Soyez patiente et vous serez récompensé.
Zellie ne put contenir sa colère plus longtemps.
Elle dévale à la montagne de caisse, se retrouva devant la porte et l'enceint.
Tout d'ouvre, tout !
Qui... ?
Ah, toi !
Sans perdre une seconde, Zellie fit apparaître une pelote de file d'or et d'argent dans sa main.
La pelote anti-magie fusa aussitôt sur le fantôme.
Mais elle le traverse à comme s'il n'était fait que d'air.
Pendant ce temps, Timmy était resté sur son perchoir, tricotant frénétiquement.
Sa vision absolue lui permit de repérer une vieille perte de lunettes sur le bureau.
Une lueur fantomatique les reliait au spectre.
Il s'arrêta aussi sec, attrapa le fil de sa pelote spéciale tricot construction.
Avant de tricoter si vite que ses mains devinrent flous, une main-grappin en laine.
Il visa et tira la main fil à comme les clairs pour attraper les lunettes.
D'une pression sur le bouton de rappel, il rembobina le fil, entrainant avec lui un fantôme hurlant de surprise.
Au même moment, Zellie décocha une pelote noire droit sur la silhouette en capuchonnée, qui l'évita d'une rouladeur.
« Ah, tu n'es pas seule ! Pas grave, j'ai assez de fils pour vous deux ! »
Elle sortit deux pelotes blanches de sous sa cap.
Les ombres l'enveloppèrent pendant que la tissuse murmurait une formule inaudible.
Les pelotes se changèrent en deux flèches d'ombre qui fusèrent sur leurs cibles.
« Doudou clié ! »
Le Doudou de Zellie avait fusé de sa poche pour se diviser en deux morceaux qui filèrent s'interposer.
Les flèches s'écrasèrent dessus et volèrent en une pluie de fil blanc.
« Ah ! Vous le regretterez ! »
L'encapuchonnée fyroulit une pelote noire au sol, un épais brouillard noir envahit tout le hangar.
Quand il s'addissit pas, elle avait évidemment disparu.
Timmy rejonnait Zellie.
« On a gagné ? »
Autour d'eux, les adultes continuaient à travailler prisonniers du manifils.
« Il faut leur enlever leur lunette et amener toutes ces lunettes à Mamie et Josette
pour qu'elles ne tombent jamais entre de mauvaises mains. »
Le fantôme, toujours lié aux lunettes que Timmy tenait, poussa un lan sous pierre.
« Deux cents ans que je hante ces lunettes dans l'espoir de les éruiner une trace.
Et voilà que je vais finir en fermer quelque part pour toujours et à jamais.
Mais quelle genre de trace voulait vous laisser en faisant le mal ?
Une mauvaise trace. Je m'en suis bien rendue compte mais mon pacte m'oblige à me dire ces lunettes.
Tout ce que je voulais, c'est que mes créations soient enfin portées, aimées par le plus grand nombre.
Eh bien, je crois que c'est le cas.
Vos lunettes ont fait un carton, vous savez.
Maman était plus que ravi quand elle a pu les porter.
Ah, mes parents aussi.
Et ma me roger, l'homme a tout fait de notre école.
Il a dit à notre maîtresse que vos lunettes lui allaient à ravir.
Alors, j'ai enfin réussi ?
Ben, faut croire, oui.
J'ai enfin réussi...
La silhouette du fantôme se dissie pas dans un nuage étince-lan.
Autour d'eux, les adultes commençaient à émerger et l'air confus.
Timmy et Zélie échangèrent un regard et s'éclipsèrent.
Ils rentraient se glisser sous leur coête, heureux d'avoir résolu un nouveau mystère.
Mais plusieurs questions restaient en suspens. Ils allaient avoir fort à faire.
...