Interview de Thomas Sanlis, solopreneur et créateur de Uneed

Durée: 48m5s

Date de sortie: 27/11/2024

Dans cet épisode, Thomas nous explique son parcours : 48 projets montés dont 45 qui sont morts en chemin. Il nous explique comment il a réussi à atteindre les 10 000 dollars de revenu mensuels avec ses sites web, même si selon lui, il n'est pas très fan de code !


Notes de l'épisode :

Uneed : https://www.uneed.best/

Plausible : https://code-garage.fr/blog/plausible-analyse-audience-compatible-rgpd

Alex Lichter : https://www.youtube.com/@TheAlexLichter

Bluesky de Thomas : https://⁠tsanlis.bsky.social

LinkedIn de Thomas : https://www.linkedin.com/in/thomas-sanlis/

Salut c'est Nicolas et avant de lancer cet épisode, je voulais juste vous faire un tout petit message.
J'ai la chance aujourd'hui d'en recevoir Thomas en liste le créateur du UNID et la bonne nouvelle c'est qu'ils font une super offre pour le Black Friday.
En gros, chaque utilisateur qui met un vote sur un projet le jour du Black Friday aura une chance d'être tiré au sort pour gagner un Mac Mini.
Et évidemment, comme on trouvait l'initiative plutôt cool, on en a profité et bien on lance Code Adventure, vous savez notre jeu vidéo, la démo en tout cas,
pour apprendre le code directement dans un jeu vidéo, on le lance le jour du Black Friday sur UNID.
Donc si jamais vous voulez participer pour tenter de gagner un Mac Mini, vous allez juste aller poser un vote.
Bien évidemment, le lien sera dans la description et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, on lance évidemment une offre Black Friday également.
Donc avec le code Black Friday tout en majuscule, tout attaché, mais évidemment vous retrouvez le lien de l'offre directement dans les notes de l'épisode,
et bien vous avez le droit à un abonnement d'un an à moins 50% pour accéder à tous nos cours premium.
Donc je vous laisse retrouver les deux offres directement dans les notes de l'épisode et sur ce je vous souhaite un bon épisode à toutes et à tous.
Salut et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast de Code Garage, je m'appelle Nicolas Bondin Bernard et aujourd'hui on se retrouve pour une nouvelle interview.
J'ai la chance d'avoir à son micro Thomas Sainlisse. Salut Thomas.
Salut Nicolas.
Bienvenue et merci d'avoir accepté aussi rapidement puisque pour la petite anecdote, je me suis rendu compte que très récemment que Thomas en fait, il était français,
puisque moi je le suis depuis un petit moment sur Twitter, alors X maintenant qui redeviendra peut-être Twitter un jour on ne sait pas,
mais du coup qui partage beaucoup de contenus autour de ses projets, notamment autour de You Need,
qui est ta plateforme principale, je pense qu'on va pouvoir en parler pas mal,
mais du coup effectivement c'est vrai que tu partages beaucoup en anglais, pardon, et donc je ne pensais pas du tout, moi que tu étais français,
et récemment tu as fait, je ne sais plus, un tweet à ce sujet là, je me suis dit il faut absolument que je l'aie sur le podcast et ça a été super rapide,
j'ai eu une annulation, j'ai essayé de trouver un créneau, ça s'est goûté super bien et toi tu as dit oui tout de suite, donc merci beaucoup d'être là.
Il n'y a pas de faciles franchement, je suis super content, c'est le premier podcast que je fais en français,
donc ça change plus à l'est qu'en anglais, je t'avoue, donc très content d'être là.
Bon bah écoute, c'est parfait, du coup rapidement est-ce que tu veux nous parler avant qu'on rentre un petit peu dans ton chemin, dans ton parcours pro,
est-ce que tu veux nous parler un petit peu de You Need qui, pour moi en tout cas de l'extérieur, j'ai l'impression que c'est ton activité principale,
c'est ta plateforme principale comme moi, c'est code garage, mon activité principale, même si je fais pas mal de choses autour,
toi du coup c'est You Need, c'est bien ça ?
Oui, carrément c'est You Need, pareil j'ai plein de petits projets autour mais effectivement c'est le projet sur lequel je me concentre,
mais presque à plein temps là depuis le début de l'année,
eh ben oui je peux expliquer un petit peu comment ça fonctionne si tu veux.
Oui, complètement.
Alors l'idée c'est que, ça a commencé comme un simple, un directurier, on appelle ça en anglais donc une liste,
d'outils pour les dev frontaine il y a 5 ans pendant mes études, et ça a beaucoup évolué et au final cette année je l'ai pivoté en plateforme de lancement.
A une plateforme de lancement, je vais pas y aller par quatre chemins, c'est exactement comme productante,
donc c'est une plateforme sur laquelle les créateurs peuvent poster leurs projets.
Donc tous les jours sur la page d'accueil on a sur Unis une quinzaine voire 20 maximum,
nouveaux projets qui se lancent, les visiteurs peuvent voter pour leurs projets préférés,
et puis au fur et à mesure du temps ça fait un classement par jour, par semaine, par mois et par année.
Donc ça sert à la fois de plateforme pour promouvoir les projets, mais aussi du coup de sites pour découvrir de nouveaux projets.
Oui, c'est parfait, merci beaucoup pour la présentation, si jamais vous voulez aller faire un tour sur Unis, c'est...
Alors je l'avais, c'est Unis.best, c'est ça?
Oui, c'est ça.
Le TLD n'est pas hyper courant, mais du coup c'est marrant en même temps.
Est-ce que...
Donc est-ce que on pourrait te qualifier, parce que moi c'est comme ça que je pourrais parler éventuellement de toi aujourd'hui,
t'es un SaaS maker, un créateur de SaaS, je sais pas comment on pourrait t'appeler,
évidemment un entrepreneur, ça c'est le terme très large,
mais toi vu ce que tu fais ça a l'air quand même très très ciblé,
et tu fais aussi t'es spécialisé un peu dans les, comme tu disais, directories, donc des listes.
Est-ce que c'est ça, t'es un SaaS maker du coup aujourd'hui?
Oui, on peut dire ça, il y a tellement de termes pour qualifier ce que je fais,
je sais jamais lesquels donner, il y en a qui disent Indie Hacker, Indie Maker, SaaS, entrepreneur,
il y a beaucoup de mots, en fait moi je lance des projets sur internet.
Oui, mais c'est bien résumé, il n'y a pas forcément besoin d'étiquettes effectivement,
donc oui, tu lances des projets, ça marche très bien.
Et aujourd'hui du coup, c'est grâce à ces projets que tu vis principalement,
ou est-ce que c'est encore ton activité de freelance,
et on en parlera aussi un petit peu après, mais t'es formateur aussi de temps en temps, de mémoire.
Du coup, qu'est-ce qui te fait vivre aujourd'hui réellement?
Alors depuis tout récemment, depuis le mois de septembre, je peux visiter de mes projets,
donc ça a très très cool.
Félicitations.
Merci, c'est vrai que ça a changé, pas mal de choses,
mais je suis passé quasiment à plein temps sur ces projets depuis le mois de fédrier.
En fait, jusqu'à présent, j'étais freelance et ma mission s'est arrêtée,
et j'ai décidé, ok, c'est le moment, j'ai un peu d'économie de côté,
je fonce sur mes projets, donc j'ai arrêté de freelance en fédrier,
et tout en gardant quelques jours par mois de formation dans une école pour les développeurs en reconversion,
à tête d'ex-school pour les gens qui connaissent.
Mais à part ça maintenant, c'est à plein temps sur mes projets.
Félicitations déjà, parce que c'est en général un palier qui est quand même très compliqué à atteindre,
donc franchement un grand bravo.
Et du coup, j'aimerais bien qu'on revienne sur ton parcours un petit peu dès le début,
savoir d'où tu viens, alors on ne va pas, je n'ai pas demandé forcément ton bac, etc.
Mais plutôt, comment est-ce que tu es rentré dans l'informatique, dans la programmation,
qu'est-ce qui t'a donné un peu l'amour pour ce métier-là et tout ça ?
Je pense que le début de mon parcours est plutôt classique.
Moi, quand j'étais ado, je codais déjà, je ne sais pas trop à quel âge j'ai commencé,
mais je pense vers les 13 ou 14 ans.
Mes premières lignes de code, c'était pour un site, pour une communauté d'un jeu vidéo d'Ophus pour les anciens.
Donc ça remonte.
Mais du coup, oui, j'ai commencé à coder pendant le collège, j'ai continué pendant le lycée,
à sortir plein de petits projets comme ça, qui ne servaient pas à grand chose,
mais qui m'ont appris à la base de ce qui est devenu un métier.
Et puis, bien oui, naturellement, au moment de choisir mes études,
comme je pense, la plupart des ados, je n'avais vraiment pas trop de...
Je n'avais pas de super idées de ce que je voulais faire, je n'avais pas d'idées précises en tête.
Donc je me suis orienté vers l'informatique, j'ai commencé par un déuté informatique.
Ça m'a pas plu du tout.
D'accord.
C'était la cata.
Ouais, je me suis rendu compte que le code, j'aimais ça, mais peut-être pas au point de me pondre toute la journée.
Ok.
Et donc j'ai fait qu'il y a un an d'uté, j'ai commencé une deuxième année que j'ai arrêté au bout d'un mois.
J'ai changé d'uté pour une deuxième année, je me suis dit, ok, c'est l'uté dans lequel je suis qui n'est pas terrible.
Mais non, c'était pas ça.
Donc j'ai arrêté et là, j'ai une petite crise existentielle, j'avoue.
Puis j'ai eu du bol, en fait, je suis tombé sur internet sur le site de Ethique.
C'est du coup l'école que j'ai faite en cinq ans à Paris.
Une école qui mélange le développement, le design et puis tout ce qui est gestion de projet, marketing, communication, tout ces trucs-là.
Et donc j'ai tout de suite voulu faire ça.
En fait là, j'ai réalisé que ce que j'aimais, c'était pas que le développement, c'était tout ce qui tournait autour d'internet en fait.
J'avais pas encore de préférence de domaine particulier.
Et donc après avoir bossé pendant un an pour pour payer cette école qui était une école privée, je suis parti à Paris.
J'ai fait Ethique, je l'ai fini.
Et puis voilà quoi, je sais pas si tu veux que je parle du début de ma carrière ou pas.
Ben écoute, moi je suis prêt à tout entendre et je pense que les gens seront intéressés aussi.
Petite précision pour les gens qui n'y connaîtraient pas l'école.
Ethique, ça s'écrit H-E-T-I-C.
Si jamais vous voulez rechercher l'école parce que ça vous intéresse.
Sinon, si vous voulez chercher comme le mot français et éthique, vous ne la trouverez pas.
Mais voilà.
Ben ouais, je te laisse carrément continuer du coup sur ton début de carrière.
Ouais.
Ben du coup en fait ça, j'ai commencé le freelance déjà à l'école.
Encore une fois pour la payer parce que c'était pas donné.
Je faisais un petit peu tout et n'importe quoi.
En fait je prenais les missions que je trouvais, très souvent sans connaître la technique que j'allais utiliser pendant la mission.
Et puis en cinquième année, c'était une année en alternance.
J'ai trouvé mon alternance dans une startup de cyber sécurité à Paris qui existe toujours aujourd'hui qui s'appelle Yo-Gochat.
A l'époque, il n'y avait pas grand monde dedans, on était 4 ou 5 peut-être.
Il venaient de sortir la toute première version de leur MVP, du coup la première version de leur plateforme.
Vraiment un prototype quoi.
Et on a commencé à travailler ensemble avec le CTO et le Lead Dev sur la vraie version de leur projet qui en ligne aujourd'hui.
Je suis resté chez eux pendant un an.
Puis j'ai enchaîné sur un CDN pendant je crois que c'est 3 mois ou 4 mois.
Vraiment pas longtemps.
Et jusqu'à ce que pendant le Covid, je décide de, non, le CDI, c'est pas fait pour moi.
J'adorerais la boîte mais je voulais faire plus de choses en fait.
Donc j'ai démissionné pendant le Covid.
Et je me suis lancé en freelance en reprenant mes contacts que j'avais gardé depuis mes études.
Et donc freelance à plein temps.
Ok.
Donc chez YouGochat, t'as dit que t'étais en mission là-bas.
Ou t'étais en contraire ?
Non, un alternance.
Alors j'ai commencé, ouais c'est ça. Un an d'alternance et quelques mois de CDI.
Ok, un alternance, quelques mois de CDI.
Donc t'as fait en tout dans ta vie un an et quelques peut-être de CDI cumulés quoi.
Enfin de contrats un peu classiques.
Ouais, c'est ça.
Et puis sinon c'est de la mission freelance depuis quoi.
Exactement.
Ouais, j'ai fait de freelance à plein temps pendant quelques années quoi.
Ok.
Ok, bah écoute c'est effectivement un parcours qui est à la fois commencé très très classiquement.
Qui a fini on va dire un peu moins classiquement.
Parce que déjà effectivement se lancer en freelance pendant ses études.
Bon faire ensuite alternance, revenir en freelance etc.
C'est vrai que c'est pas le plus classique.
Après moi je vais pas te mentir, ça me paraît pas non plus complètement étranger.
Puisque j'ai un parcours qui est quand même très très similaire au tien.
Du coup je me retrouve plus tôt dedans.
Qu'est ce qui te dirait qui te motive ?
Alors t'as dit toi déjà ce qui est intéressant.
Que c'était pas tellement le code qui te motivait en lui-même.
Ou en tout cas pas que le code.
T'es pas un fanatique du code.
T'aimes créer de ce que j'ai compris.
T'aimes la partie, toute la partie créative, création sur internet etc.
Mais si demain tu devais plus faire de code du tout.
Tu serais pas malheureux de ce que j'en entends en tout cas.
C'est ça tu me confiants ?
Oui c'est un peu ça.
J'ai souvent cette discussion avec des amis qui travaillent dans les milieux que moi qui sont devs ou autres.
C'est vrai que le dev j'ai jamais vu ça comme une passion en soi.
Mais vraiment comme un outil pour créer des choses.
J'ai mis du temps à me rendre compte que ce que j'aimais c'était pas tant le dev mais la création.
Ça reste quelque chose qui est très très flou.
C'est assez compliqué de dire aux gens j'aime créer des choses.
On me demande pourquoi je fais pas de la sculpture ou des choses comme ça.
Je vois vraiment ça comme un outil.
Moi j'aime créer des projets, j'aime aussi bien le développement, le design, le marketing ou le référencement.
Et ouais le dev ça fait partie de ce que j'aime mais c'est pas uniquement ce qui m'intéresse.
Non mais je pense qu'il y a plein de gens qui se reconnaîtront.
Il y en a peut-être plein aussi qui se reconnaîtront pas forcément.
Mais je pense que ça peut aussi rassurer peut-être même des profils qui sont lancés là-dedans et qui adore créer.
Adore créer des expériences, des outils, des choses comme ça.
Mais qui ne sont pas fanatiques de code.
C'est intéressant d'avoir ton point de vue.
Qu'est ce qui t'as attiré quand même en tout premier dans ces métiers ?
Du coup je vais dire ces métiers du numérique, du dev, du design etc.
Est-ce que tu serais mettre le doigt dessus ?
Du coup ce qui t'as attiré dans ces trucs là ?
Ouais alors je pense qu'il y a plein de choses.
Je pense que la raison principale c'est que j'ai toujours été très un petit peu hyper actif.
Je ne sais pas trop comment décrire ça mais j'aime faire beaucoup de choses en même temps.
C'est aussi pour ça que le CDI en tant que dev travaillait sur un seul produit, faire une seule chose toute la journée.
Ce n'est pas trop mon truc.
Et en fait internet c'est le paradis pour ça.
On peut faire des dizaines de choses différentes dans une seule journée.
On ne peut pas forcément se spécialiser dans un seul domaine particulier.
C'est hyper riche comme métier.
Je pense que c'est ça qui me convient bien.
Je n'avais pas le temps de m'ennuyer et jusqu'à présent ça me convient parfaitement.
Pas s'ennuyer, toujours avoir des trucs à faire, pouvoir expérimenter.
Est-ce que tu saurais sur une grande fourchette nous dire à peu près peut-être le nombre de projets que t'as monté ?
On va dire depuis, alors même s'ils ne sont peut-être jamais sortis,
même si voilà, t'en as peut-être jamais parlé, je ne vais pas te demander d'en parler spécifiquement aujourd'hui.
Mais je ne sais pas, oui, une fourchette du nombre de projets que t'as monté depuis que t'as découvert ce milieu-là.
Oui, j'ai même le nombre précis.
Ok, je garde une liste de tous ces projets mais ça risque de te faire un petit peu peur.
Je fais 48 projets lancés depuis que je fais à dos.
En sachant qu'aujourd'hui il reste trois en ligne.
Oui, et effectivement, est-ce que tu ne gardes en ligne aujourd'hui que ceux qui sont capables de te rapporter de l'argent ?
Ou est-ce qu'il y en a d'autres que tu as arrêtés ? Tu les aurais bien gardés mais tu les arrêtais pour d'autres raisons ?
Il y a beaucoup de cas différents, il y a beaucoup de projets que j'ai jamais sortis.
Typiquement le lundi matin, je me réveille, j'ai une idée, je la trouve incroyable et je passe trois jours dessus.
Et puis, je ne sais pas, le vendredi soir, la semaine est finie, je me dis mais non, mais en fait cette idée, elle est nulle,
personne en voudra et j'arrête. Je pense que ça concerne au moins la moitié de ces projets-là.
Qui ne voit enfin non, je ne les trouve pas.
Oui, j'en ai eu beaucoup, des comme ça.
Puis, il y a les projets qui ne sont pas monétisables.
Il me reste encore quelques-uns en ligne tout à l'heure, je disais trois projets mais c'est vrai que j'oublie ceux qui ne sont pas monétisables.
Mais pour la plupart, c'est des tout petits projets qui ne sont pas amenés à évoluer, qui n'apportent pas énormément de valeur ajoutée,
mais qui du coup ne demandent pas beaucoup de maintenance.
C'est des trucs que je peux laisser sur Internet pendant plusieurs années sans que ce soit gênant de ne pas les mettre à jour.
Par contre, oui, mes projets qui ne sont pas monétisables et qui ne demandent de la maintenance, clairement, je ne les en ai plus et j'essaie d'éviter.
Ok, tant qu'ils peuvent vivre leur vie de leur côté, on va dire que ce n'est pas un problème pour les utilisateurs, que ce ne soit pas mis à jour, etc.
Ça ne te pose pas de problème de les laisser.
Mais par contre, sinon, si ça demande trop d'investissement par rapport à ce que ça peut rapporter, c'est là où c'est beaucoup moins intéressant,
toi, en tant que solopreneur de les garder.
C'est ça.
J'ai un exemple très précis. Il y a quelques années, quand je commençais à faire du « lindie hacking », généralement, c'est le terme que j'en fous,
tout le monde me demandait, mais c'est quoi « lindie hacker » ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que tu fais ?
Et du coup, j'avais fait un site qui s'appelle What is an Indie Maker ?
On dit « maker » ou « hacker », je ne sais plus. Il ne croit que « maker ».
Et qui, en fait, c'est juste un site, un « one page » qui liste.
Alors, « indie hacker », c'est ça, ça fait ceci, ça fait cela, c'est qu'il ne fait pas ça.
Très simple comme site, avec une traduction dans plusieurs langues, etc.
Mais celui-ci, typiquement, il ne me rapporte rien du tout. Il y a quelques visites quand même dessus,
mais il ne demande pas de maintenance non plus, donc je l'ai laissé en ligne. Ça doit faire, je pense, trois ans.
Ok, non, mais on comprend bien, du coup, un petit peu comment tu peux choisir tes projets de ça.
Donc tu me disais « 48 », c'est ça, 48 projets ?
Oui, c'est ça.
Ça fait effectivement pas mal. Et c'est à la fois...
Peut-être que pour certaines personnes, ça sera vraiment très étonnant d'en avoir peut-être autant,
ou tout simplement, que le ratio entre les 48 qui ont vu le jour et les trois qui restent aujourd'hui
peut paraître dérisoire, mais c'est aujourd'hui un ratio qu'on retrouve
dans les gens qui montent des sas, des produits, etc., pour essayer d'en vivre.
C'est vraiment ce ratio-là, quoi. C'est pas...
Je dirais que tu es dans la moyenne. Je me trompe peut-être, mais...
Je pense aussi...
Je pense aussi, c'est vrai que c'est un milieu qui est particulier, mais...
Je pense que je suis dans la moyenne.
J'ai vu beaucoup de gens avec un...
Un plus grand nombre de projets, encore.
Pour réussir à faire vivre un projet sur Internet tout seul, il faut un peu de persévérance.
On se rate souvent. Il faut recommencer, il faut savoir abandonner.
C'est quelque chose qui est assez classique dans ce milieu-là.
Je voulais t'amener éventuellement, parce que je crois que tu en parles, en tout cas, assez librement
au niveau des revenus.
T'as dit tout à l'heure que c'était tes projets qui te faisaient vivre
sur ta page de profil sur X.
T'as une petite roadmap jusqu'au fameux SalerniDing, qui est de 10K par mois.
Bon, j'imagine... Toi, tu le décris pas comme ça, en tout cas, moi, évidemment, qui voilà.
Aujourd'hui, j'ai l'impression, moi, en regardant que t'es aux alentours
de quelque chose comme 8000 dollars par mois. C'est ça ?
Oui, alors c'est très très très fluctuant et surtout, c'est assez nouveau.
Ça ne me dérange pas du tout d'en parler.
Au contraire, c'est un truc qui, dans la communauté des Indies Hacker,
est souvent abordé de manière très transparente.
Notamment, je pense parce que c'est quelque chose qui est très...
C'est un métier qui est très américain, en fait.
Et les Américains ont moins de problèmes à parler d'argent.
Mais surtout, ça permet de tout de suite savoir qu'est-ce qui fonctionne,
qu'est-ce qui ne fonctionne pas, qui réussit, qui ne réussit pas.
Et sans ça, je pense que le milieu de l'Indie Hacking ne serait pas willing aujourd'hui.
Mais oui, pardon, je terre divers.
Pour être totalement transparent, au début d'année, mon projet principal,
du coût UNID, générait entre 1000 et 2000 dollars par mois, en vion.
Et aujourd'hui, ça a littéralement explosé depuis le mois de septembre.
En octobre, UNID a généré 8000 dollars.
Mais j'ai aussi lancé un autre projet, UNID Directories.
Lui, là, si je ne me trompe pas, doit être en moins d'un mois à 3000 euros.
Donc, il faudrait que je fasse les calculs.
J'ai d'autres sources de revenus, aussi d'autres petits projets.
Mais je pense que je dois être aux alentours de 10 000 maintenant,
si je cumule tous mes projets.
Mais c'est très fluctuant.
Je n'ai rien dit tout qui me garantit que je serai assez chiffre là à la fin du mois de novembre.
En tout cas, félicitations d'arriver, comme je vous l'ai dit,
d'arriver à en vivre, d'arriver à très bien en vivre.
Ça, c'est cool.
Tu parlais effectivement du problème, en tout cas de la facilité des américains,
enfin des gens aux US, à parler de l'argent.
Moi, sur le podcast et sur Cold Garage, j'essaye d'en parler un petit peu de manière ouverte.
Et jusqu'à aujourd'hui, ça n'a jamais posé de problème.
Il n'y a jamais eu de commentaires négatifs sur quoi que ce soit autour de l'argent.
Donc, je pense qu'il y a deux facteurs, soit les mentalités effectivement évoluent.
Je pense aussi que ça, c'est plus une convection personnelle.
C'est aussi la manière dont on en parle, qui va faire la manière dont les gens vont y réagir.
Comme tu le dis, toi, t'es transparent,
tu en parles parce que ça fait partie aussi de la communauté et de la philosophie du Indie Hacking.
Mais tu t'es transparent aussi dans le sens où ça évolue, ça flûte.
Peu y avoir des mois où je ne te le souhaite pas, mais au sarton, à 2 000 dollars.
On est à l'abri de rien.
Et donc, je pense aussi que c'est ça qui fait que c'est possible d'en parler de manière relativement libre aujourd'hui, même en France.
C'est quand on en parle de la bonne manière et qu'on ne se vende pas,
ou alors on n'en parle pas de manière, c'est trop simple de faire 10 000 dollars par mois.
Tout le monde devrait y arriver.
Oui, carrément. C'est un sujet qui est hyper intéressant.
J'aime beaucoup discuter de ça.
Mais c'est vrai que... Je pense à LinkedIn tout de suite.
Il n'y a pas que LinkedIn.
Mais c'est vrai que tout est pas aussi simple que ce qu'on peut voir sur les postes de personnes qui disent
« Ouais, j'ai gagné 10 000 dollars en 48 heures hier ».
Il y a la réalité des choses derrière et c'est vrai que si je prends mon cas, par exemple,
il y a plein de choses qui se passent entre le moment où je réussis à faire de l'argent sur Internet,
puis le moment où ça arrive sur mon compte bancaire.
Je ne saurais pas donner les chiffres exacts.
Il y a deux choses.
Si on rapporte le temps passé à faire ces projets à l'heure, en fait le salaire à l'heure,
je ne sais pas imaginer, mais ça doit être ridicule.
On est probablement tout à fait en dessous du SMIC.
Donc c'est pas rentable au début en tout cas.
Et l'autre chose, c'est que c'est 8 000 dollars ou 10 000 dollars,
peu importe, de chiffres d'affaires.
Mais après, il faut convertir ça de dollars en euros,
enlever la commission des plateformes de paiement,
parce qu'ils prennent une sacrée commission quand même,
enlever ce qu'on donne à ces affiliés.
J'ai des affiliés qui m'amènent et qui récupèrent beaucoup d'argent.
Ensuite, il y a tout ce que tout le monde connait,
donc il y a les impôts, les cotisations.
Mais c'est vrai qu'on n'est loin de...
C'est pas de 10 000 euros qui atterrissent sur ton compte bancaire à la fin du mois.
Bien sûr.
Non, mais c'est intéressant et c'est important même d'être transparent vis-à-vis de ça.
C'est sûr que, c'est sûr que, monter des projets,
on se rend...
Tant qu'on ne le fait pas, on ne se rend pas forcément bien compte
de la masse de travail et d'investissement.
Et il y a une certaine forme de charge mentale aussi,
on y pense tout le temps, très souvent en tout cas.
Et donc, c'est vraiment pas simple.
C'est pour ça que je te féliciterais tout à l'heure d'avoir réussi et d'en vivre,
parce que c'est vraiment pas évident.
Est-ce qu'aujourd'hui, du coup, toi avec UNID,
c'est un projet que tu te vois amener sur, je sais pas, je dis un chiffre oisard,
mais les 5, 10, 20 ans qui viennent,
ou est-ce que si demain, tu avais une offre, on va dire, d'achat,
cette plateforme-là, vraiment intéressante,
ce serait quelque chose que tu envisagerais de faire,
ou est-ce que c'est vraiment quelque chose qui toi correspond tellement à tes valeurs,
à ce que tu aimes faire, etc., que tu le vois continuer, on va dire, définiment.
C'est une super question et j'ai pas mal pensé cet enci,
parce que j'ai eu plusieurs offres justement de rachat.
Je suis pas 100% clair là-dessus dans ma tête.
Oui, c'est un débat.
Alors les choses sur lesquelles je suis clair,
c'est que je sais que je vais pas faire ce métier-là toute ma vie.
Alors au-delà de UNID, je pense pas qu'à 50 ans,
je lance encore 15 projets comme ça par an sur Internet, c'est un métonnat.
Et puis en ce qui concerne UNID, je crois que je peux résumer
à en fait tant que je sens que je peux apporter quelque chose au projet,
continuer à le faire grossir et que ça m'intéresse,
je vois pas trop de raison de le vendre.
En fait, je vais pas dire que je fais pas ça pour l'argent,
parce qu'évidemment, je gagne ma vie comme ça,
mais en fait tant que ça m'intéresse, je continue à être.
Peu importe les offres de rachats qu'on fait,
oui, ce qui m'intéresse, c'est de faire des choses que j'aime.
Peut-être que ça changera dans quelques années, je sais pas.
Peut-être aussi que dans deux ans, par exemple,
si UNID continue à grossir, je m'en trouverais débordé
et je me trouverais confronté à un choix,
parce que j'embauche des gens et je fais grossir UNID
et je transforme en vrai boîte,
ou est-ce que je le vends à quelqu'un de plus compétent que moi dans ce domaine-là.
Peut-être que ça arrivera.
Je pense pas vouloir monter une vraie boîte et embaucher des gens.
En tout cas, pas maintenant.
On verra, mais c'est vrai que c'est aussi possible que dans six mois,
UNID se casse complètement la figure
et puis je dois faire autre chose
et il n'y aura même pas de question de ce que je le vends ou pas.
On verra bien.
C'est évidemment pas ce qu'on souhaite moins de là.
Mais du coup, je rebondais un petit peu sur ce que tu disais.
Tu disais que tu ne te vois pas forcément faire ça
encore dans 20 ans, tu disais 50 ans.
Qu'est-ce que tu devrais faire à ce moment-là ?
Est-ce que tu as une idée un peu précise d'où tu voudrais être,
en tout cas, de ce que tu voudrais faire ?
Ou c'est plus que tu sais qu'à terme,
ce rythme-là ou ce quotidien-là,
ce n'est pas ce que tu veux dans le futur,
mais que tu n'as pas forcément d'idées non plus très précises.
Je ne sais pas du tout ce que je veux faire dans cinq, dans 10 ou 20 ans.
Par contre, je sais que je ne pourrais pas tenir ce rythme-là
toute ma vie non plus.
En fait, tu parles tout à l'heure de charge mentale.
C'est exactement ça.
Il y a une grosse charge mentale et une grosse charge de travail.
Ça peut potentiellement s'améliorer, je pense.
On verra.
Si mes projets grossis, c'est que j'arrive à me retenir, on va dire.
C'est toute une histoire de comment on se gère,
comment on s'organise, jusqu'on va, quand on s'arrête,
ce qu'on prend des vacances, etc.
Je sais que, oui, d'un côté, je ne tiendrai pas ce rythme-là toute ma vie.
Mais d'un autre côté, je sais aussi qu'aujourd'hui,
j'aurai un mal fou à reprendre un travail normal,
à me lever 7h30 pour aller au bureau à 9h,
faire quatre réunions dans la journée, terminer à 18h,
et voilà, malgré le métro pour rentrer.
C'est un truc que je ne peux même pas l'imaginer aujourd'hui.
Donc, je ne sais pas, mon futur est très, très, très incertain, je sais pas où.
Ça ne me perturbe pas des masses, étrangement, pour l'instant.
Mais c'est clair que, oui, je ne sais pas du tout ce que je ferai.
Si on ajoute à ça le fait qu'aujourd'hui,
dans notre milieu, le marché est compliqué,
on ne sait pas trop comment nos métiers vont évoluer, même à court terme.
C'est vrai que c'est très dur de se prononcer sur le futur.
Oui, c'est intéressant aussi de voir que toi t'avances,
mais tu ne te donnes pas non plus.
Tu ne mets pas de pression en disant, je veux être là dans 15 ans,
dans 20 ans, je sais ce que je vais faire, etc.
Juste, tu te fais kiffer pour l'instant,
tant que c'est vivable, tant que c'est soutenable,
et puis si jamais, un moment, tu sens que tu as envie d'arrêter,
tu sens vraiment que c'est cool aussi de voir cette flexibilité.
Je me souviens tout à l'heure que tu m'as dit que, pour Unid,
beaucoup de choses ont changé, je crois, tu m'as dit vers septembre,
enfin, fin de l'été, que ça a passé un peu une nouvelle étape
en termes d'échelle.
Est-ce que tu as une petite idée de ce qui a provoqué ça ?
C'est tout un ensemble de facteurs.
Pour le contexte, peut-être, ce sera plus clair,
Unid a déjà 5 ans, c'est le seul projet sur lequel j'ai bossé
pendant plusieurs années comme ça.
Ça veut dire que même s'il n'était pas extraordinairement connu avant,
il avait quand même beaucoup d'indiacats,
connaissait déjà le nom du site,
et puis il avait quand même un peu de traction niveau SEO,
niveau référencement, donc il faisait pas mal d'impression sur Google,
il y avait une base de visiteurs, etc.
Il y avait aussi une base de code, c'est-à-dire que le projet était prêt.
Et en fait, ça ne s'est pas arrivé d'un coup non plus, mais pas loin quand même.
Mon plus gros concurrent, Product Ant,
divise un petit peu la communauté des Indiacats pour plein de raisons.
La plus importante d'entre elles, je pense, c'est qu'ils ont tellement grossi aujourd'hui
que c'est très très très compliqué d'atteindre leur page d'accueil,
de se faire connaître via Product Ant.
Pour ça, il faut récolter des centaines de votes,
donc il y a de la vente de vote, etc.
C'est quelque chose qui favorise davantage les gens qui ont de l'argent
ou les grosses entreprises que les petits entrepreneurs.
D'accord.
Du coup, les Indiacats sont plus en plus mécontents,
donc ça favorise un petit peu l'émergence d'alternatives.
Et le second point, c'est ça.
C'est le fait qu'en septembre, beaucoup de gens ont essayé de lancer leur alternative à Product Ant.
Et très paradoxalement, ça m'a plutôt servi moi en fait.
Parce que j'ai telle alternative la plus ancienne, je pense, que ça doit être la raison.
Et oui, j'ai eu un pic de trafic assez important en septembre.
En plus de ça, c'est vraiment une accumulation de facteurs.
Mais en plus de ça, j'ai lancé une nouvelle offre sur le site cet été,
qui a bien pris, on va dire, à partir de septembre.
J'appelle ça les Product Reviews.
L'idée, c'est qu'il y a des boîtes ou des indépendants qui viennent me voir avec leurs projets,
qui me demandent de le tester, donc qui me donnent un accès,
et d'écrire un article dessus pour expliquer ce que j'ai aimé, voir ce que j'ai pas aimé.
Et en fait, ça leur permet de ranquer, donc d'apparaître sur les résultats de Google
quand on tape le nom de leur produit suivi du mot review.
Par exemple, je sais pas, Discord review.
Donc c'est un gros atout pour eux.
Et en plus de ça, c'est quelque chose qui peuvent partager avec leur audience.
Donc quand par exemple, un utilisateur a du mal à convertir,
je sais pas, il a un période d'essai depuis longtemps,
et bien ils peuvent lui envoyer cette review.
Ça peut servir à convertir des utilisateurs.
Et donc ce truc-là a bien pris niveau référencement au mois de septembre.
Et je pense que toutes ces choses-là, mais bout à bout,
ça fait une sorte de...
Alors en anglais, on dit compounding effect,
je sais pas trop si on a un mot pour ça en français.
Un effet collé quoi.
Ouais, c'est ça, plein de choses qui s'accumulent et qui finissent par payer.
Ouais, c'est effectivement très souvent ça, sur plein de projets.
Vous avez des effets des fois de plafonds de verre, tout simplement.
Tant qu'on n'arrive pas à le briser ce plafond,
on va rester...
Il y en a à toutes les étapes, et ça va dépendre de votre projet,
de votre marché aussi, là où vous évoluez.
Mais effectivement, des fois, on va se takner, on va se takner.
Beaucoup aussi de projets s'arrêtent à ce moment-là,
parce qu'ils n'arrivent justement pas à dépasser ce plafond de verre.
Et parfois, comme tu le disais,
un nouveau facteur, une nouvelle offre, un nouveau truc,
mais qui arrive au bon moment, il serait arrivé deux ans plus tôt,
ça n'aurait pas forcément marché.
Et en fait, c'est ça qui permet de dépasser ce plafond de verre
et pour le coup de laisser la concurrence sur le carreau.
Donc en tout cas, c'est cool que ça se soit passé comme ça,
il y en aura encore sûrement d'autres, des étapes comme ça,
dans la vie d'unis, et ça c'est tout ce qu'on souhaite.
Donc c'est cool.
Tu as parlé justement, tu as dit le code était prêt,
donc pour dire que ta plateforme marchait,
il y avait déjà beaucoup de fonctionnalités, etc.
Tu n'as pas changé du tout au tout ta plateforme en septembre.
En termes de technologie, en termes de frémoire,
en termes de plein de choses,
est-ce que tu peux nous faire un petit tour du propriétaire,
du coup, de ce que tu utilises pour unis, évidemment,
mais éventuellement sur tes autres projets,
si jamais il y a des techniques qui sont assez récuentes ?
Oui, carrément.
Je vais peut-être faire un peu gracer des dents,
mais j'utilise la même stack qui a très peu évolué
depuis pas mal d'années,
presque depuis que j'ai commencé mes projets.
You need, ça utilise Next,
le méta-frémorque de VGS pour le front.
J'utilise SuperBase pour la base de données.
Ça me sert aussi pour l'authentification, le stockage,
quelques fonctions, etc.
Après, qu'est-ce que je peux dire ?
En front, j'utilise du Tellwind,
j'utilise Next UI,
une librairie de composants basés sur Next.
Après, c'est vrai que j'ai énormément d'outils
qui gravitent autour de Younide,
que ce soit pour gérer les mails, les paiements, le marketing.
C'est self-hosté aussi.
Depuis quelques mois, j'ai quitté Versel,
Sacré Histoire, ce truc-là aussi.
Pour self-hoster mes projets sur un VPS,
et j'utilise Coolify pour ça.
C'est une alternative Versel Open Source, très sympa.
Ok, très bien.
Et voilà, plausible pour les analytics,
Lemon Squeezie ou Stripe pour le paiement.
Alors plausible en self-hosted.
Bento,
Bento qui n'est pas très connu pour le marketing et les emails.
Fernand pour le support, etc.
Il y a tout un tas d'outils qui gravitent autour de Younide.
Ok, super.
Évidemment, je peux que plus soyez.
Tout ces choix techniques de ce que t'as dit,
parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on utilise chez CodeGarage aussi,
Nux, en tête.
La seule vraie différence, c'est que
nous, la plupart des choses sont gérées par Strapi,
et non pas SuperBase, mais pour avoir testé SuperBase,
ça marche effectivement très très très bien.
Et puis, plausible, on en a parlé dans un article,
il n'y a pas si longtemps que ça.
Je vous le remettrai, franchement,
si vous voulez trouver une alternative du Google Analytics,
c'est les choses comme ça.
Or toi, tu l'utilises en self-hosted,
moi je l'utilise en version SaaS.
On paye chaque mois pour la tranquillité d'esprit
entre très gris et gimmets.
Mais moi, je trouve que c'est un outil qui,
si vous n'avez pas besoin,
évidemment, ce n'est pas aussi précis que du Google Analytics
ou des choses comme ça.
Mais en fait, ça rend des dashboards beaucoup plus clairs,
beaucoup plus faciles à lire,
et franchement, l'outil est vraiment génial.
Donc voilà, je peux que plus soyez.
Voilà, exactement.
Ok, super.
Bon, du coup, ça nous fait une belle overview.
Et donc, toi aujourd'hui, sur ces projets-là,
moi tu me disais en off,
globalement, ton temps de code par rapport au temps de tes journées,
c'est quoi, 20% de code à peu près ?
Ouais, alors ça a assez dur à estimer,
mais je pense qu'on doit être dans ces eaux-là.
Ça dépend aussi des moments.
En fait, j'ai une manière de travailler qui...
Comment dire ?
Je le sais, ce que je vais faire au début de chaque jour,
en fait, je pioche dans mon bord les tâches que je dois faire.
Et ma priorité avec Unity, c'est de grossir.
En gros, c'est le trafic.
Donc des fois, ça peut passer par l'implémentation d'une nouvelle feature,
mais très souvent, ce n'est pas le cas.
C'est plus la communication, du marketing, du référencement,
des campagnes de pub, des choses comme ça.
Et donc au final, ouais, le temps que je passe à Dev,
et au final, assez réduit,
c'est, je pense, beaucoup de corrections de bugs,
plus que de la jeu de feature.
Et en fait, au bout d'un moment,
quand on maîtrise sa stack technique,
comme ça fait quand même quelques années que je suis dessus,
ça va très très vite.
Je ne fais pas des trucs qui cassent 3 pattes à un canard non plus.
Ce n'est pas du niveau technique incroyable.
Et au final, ouais, à implémenter une nouvelle feature,
ça me prend souvent très peu de temps.
Donc c'est vrai que, ouais, je pense que je dois être
aux alentours de 20, 25% de mon temps sur VS Code.
Ok.
Ok.
C'est hyper intéressant.
Et du coup, comme tu disais que, là,
depuis récemment, tu as envie complètement,
est-ce que ton activité de freelance et de formateur,
t'as l'objectif de complètement les arrêter à terme,
ou est-ce que tu veux quand même te garder ça,
histoire de tailler l'esprit de temps en temps ?
Alors, le freelance pour l'instant, je l'ai complètement arrêté,
mais j'exclue pas de...
J'aime beaucoup faire des petits LVP,
ou accompagner des...
Ah, des proto-...
Ou accompagner, je ne sais pas, des petites start-up qui se lancent.
Donc j'exclue pas de prendre quelques projets juste pour le fun.
Ok.
Si j'ai le temps, c'est tout pareil.
Évidemment.
Et par contre, la formation,
c'est quelque chose que je n'ai pas du tout envie d'arrêter.
En tout cas, dans l'école pour laquelle je travaille aujourd'hui,
dans laquelle je ne donne pas vraiment de cours,
mais je fais plus de l'accompagnement, en fait, de projets.
Et donc ça, c'est vraiment pour le plaisir.
Ça ne me prend pas non plus un temps incroyable,
ça me permet de sortir,
mine de rien,
de rencontrer d'autres dev,
d'avoir une petite vie des collègues, quoi, en fait.
De faire autre chose,
de me replonger aussi dans le dev,
parce que même moi, je vais prendre des trucs
tous les jours, en fait, en un moment là-bas.
Bien sûr.
Donc, c'est quelque chose que...
Ouais, non, je ne compte pas arrêter tout de suite.
Ok.
Ok.
C'est intéressant.
Effectivement, je comprends complètement cette vision-là.
Ça m'arrive encore de donner,
de temps en temps, des cours en présentiel
ou simplement d'accompagner des élèves,
vraiment, d'aller dans les écoles et de les accompagner.
Et effectivement, ça sort du quotidien,
ça fait rencontrer de nouvelles personnes,
pardon, ça permet de s'enrichir aussi,
même quand c'est pas ce qu'on compte des juniors
ou des gens qui apprennent qu'on s'enrichit pas.
Et parfois, même les questions sont encore meilleures,
parce qu'on doit plancher un petit peu
pour arriver à répondre à toutes les questions.
Donc, ça nous fait apprendre des trucs.
Donc, c'est vraiment hyper...
Ouais, carrément.
Ouais, ouais, ouais, c'est très, très enrichissant.
Puis même niveau humain, c'est vrai que...
d'autant que là, c'est que des personnes en reconversion.
Donc, c'est des gens qui viennent de partout,
qui ont eu des métiers hyper différents.
Et ouais, humainement, c'est vachement intéressant
qu'on rencontre des gens qu'on ne rencontrera pas,
sinon, en dehors de ça, quoi.
Ouais, exactement.
Est-ce que tu aurais une...
Est-ce que tu aurais une ressource,
ou plusieurs d'ailleurs,
ça peut être livre, ça peut être vidéo YouTube,
ça peut être peu importe,
pour que les gens puissent un petit pas apprendre à faire
comme toi, entre très gros guillemets,
alors tu fais beaucoup de choses,
mais pour toi, on va dire peut-être monter des projets,
ou en tout cas, voilà, et te créer des choses sur Internet,
ou voilà, est-ce qu'il y a des trucs qui t'ont aidé, toi,
ou que t'aurais bien aimé avoir à l'époque quand t'as commencé ?
Alors ouais, c'est très, très compliqué.
À ma connaissance, il n'y a pas de guide, en fait,
pour faire ce truc-là, tout simplement,
parce qu'il y a énormément de choses différentes,
il y a aussi énormément de manière d'appréhender le problème,
il y a plein de profils variés, etc.
Donc ouais, je connais pas de guide tout fait.
En fait, pour apprendre ce métier-là,
il faut faire, se planter, refaire, se replanter, etc.
Ça, ça prend beaucoup par la pratique et par l'échec.
Après, c'est vrai qu'il y a beaucoup de communautés d'indiaceurs un peu partout.
Et en fait, je pense que le meilleur moyen d'apprendre,
c'est de regarder en fait ceux qui sont déjà dans ce milieu-là
depuis plusieurs années, qui font tout ça en public,
que ce soit sur X, sur Blue Sky maintenant aussi,
depuis très récemment.
Sur LinkedIn aussi, il y a des gens qui se lancent,
ou même sur le site indiehackers.com,
il y a des interviews, des échanges sur les forums,
qui sont très très intéressants.
Ouais, je pense que le mieux pour apprendre, c'est d'aller voir ces gens-là,
voir ce qu'ils font.
Après, j'ai pas, honnêtement, je passe très très peu de temps sur YouTube,
je lis pas trop de livres, textes, etc.
Mais je sais que c'est très niche,
mais moi, une chaîne YouTube qui m'a quand même particulièrement aidée,
et qui met toujours aujourd'hui, c'est celle d'Alexander Lichter,
qui travaille pour Next, et qui fait des vidéos spécialement pour Next,
des trucs souvent très précis, très ciblés.
Mais quand on bosse avec ce fraymore, qu'on apprend des trucs de dingue,
c'est hyper intéressant.
Oui, effectivement.
Parfois, c'est pas toujours, quand on débute au début,
tout ce qui est la partie iteration, etc.,
puisque Nuxt, rapidement pour celles et ceux qui ne seraient pas hyper au fait,
c'est un framework qui vous permet de faire des SPR,
des Single Page Application,
mais qui vous permet aussi de faire ce qu'on appelle du SSR,
du Server Side Rendering.
Ce sont des pages qui sont pré-rendues,
et qui vous sont servi tels qu'elles,
et qui sont évidemment compatibles avec le SEO.
Les crawlers de tous les moteurs de recherche peuvent parcourir très facilement la page,
mais en plus, on a tout un système qu'on appelle donc Didration,
Didratation, qui va permettre d'une page théoriquement pré-rendue sur le serveur,
et donc statique, on va pouvoir la rendre dynamique quand même
en lui injectant des petits morceaux de JavaScript
et qui a pu se aller chercher sur le serveur,
éventuellement, des nouveaux composants, des choses comme ça,
dont elle a besoin pour être complètement dynamique.
Et donc, tout ce workflow-là,
quand on débute, il est vraiment pas forcément évident à comprendre,
et parfois, on a des erreurs qu'on comprend pas du tout.
Pourquoi ?
Le Didration mismatch pour celles et ceux qui ont déjà fait du NUXT, du Next, etc.
Voilà, vous saurez de quoi je parle, et ça peut faire mal à la tête.
Donc effectivement, des ressources comme toi,
tu conseilles, ça peut nous enlever quelques migraines.
C'était très bien expliqué, franchement.
Bravo, c'est pas simple d'expliquer comment fonctionne Next,
merci.
Beaucoup de morts.
Ça fait plaisir d'avoir un feedback comme ça.
Souvent, c'est ce que nous disent les élèves,
les gens qui se forment sur Code Garage,
c'est « Ah ben, on me l'a expliqué déjà 15 fois, j'avais pas compris,
mais là du coup, avec ce module-là, j'ai compris,
c'est le plus beau compliment qu'on puisse nous faire en général.
Donc, merci de me le faire en direct, ça fait plaisir.
Moi, ce que je vous propose, c'est vraiment d'aller voir,
tout simplement, ce que fait Thomas,
parce que c'est vraiment hyper intéressant d'aller voir Unid.best.
Et sinon, Thomas, on peut retrouver du coup sur X, sur Twitter.
Ton arrobat, c'était underscore Zahil, avec un H, c'est ça.
Je pense que si on cherche Thomas sans lisse sur Twitter,
ça va aller très vite.
Et sur LinkedIn aussi, je sais pas si tu réponds au DM, etc.
Mais en tout cas...
Je réponds, il n'y a pas de soucis.
Bon ben voilà.
Je suis aussi sur Blue Sky, mais non, j'essaye de petit à petit.
Je ne laisse pas tomber X totalement, mais j'aimerais bien.
Je comprends.
L'ambiance n'est pas toujours au top.
Donc, n'hésitez pas à aller retrouver Thomas là-bas,
voir ce qu'il fait, vous vous inspirez, lui poser des questions,
essayer de ne pas aller non plus le noyer sous des messages.
Moi, petite parenthèse par rapport à ce que justement tu disais tout à l'heure,
tu disais d'aller voir l'Indiacorps, leurs projets, etc.
Nous, depuis plusieurs mois maintenant,
on a toute une section projet sur Code Garage.
Alors, rien à voir avec Unid.
On n'est vraiment pas en concurrence.
Là, pour le coup, on est simplement pour que les développeurs et développeuses
qui apprennent, qui souhaitent forme,
qui veulent monter des projets éventuellement dans le Sydney Hacking,
puissent avoir une place très simple pour publier, parler de leurs projets,
montrer quelques images, avoir un lien vers les sources si jamais vous faites de l'open source.
Donc, si jamais vous allez sur code-garage.fr slash project,
vous verrez tous les projets de la communauté, vous pouvez poster le vôtre.
Et surtout, on a des fonctionnalités que vous ne trouvez pas sur plein d'autres plateformes,
dont par exemple les statistiques, vous avez vos statistiques de la journée,
de la semaine, du mois, etc.
Vous n'avez rien à configurer.
C'est simplement tous les gens qui viennent voir votre projet,
et bien, vous avez un petit peu le nombre de gens.
Et il y a plein d'autres choses.
Mais du coup, vous avez en plus pour tous les projets,
la personne qui l'a créée, souvent les profils sont remplis avec le LinkedIn, le GitHub, etc.
Donc, vous pouvez aller directement leur parler et contribuer au projet
si jamais vous voulez,
ou leur poser des questions pour monter le vôtre.
Donc, voilà, ça peut être intéressant pour...
Si vous voulez, vous lancez là-dedans.
Merci beaucoup, Thomas, pour ton temps, pour ta transparence,
et puis encore félicitations pour tous tes projets.
Merci à toi, mais...
C'est très chouette.
Bon, on a passé tous les deux un bon moment, j'espère.
J'espère vraiment que vous avez passé un très bon moment en écoutant cette interview.
Et moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain épisode du podcast.
Et puis, à très vite, de toute façon, sur Code Garage, sur LinkedIn, sur Twitter.
Et puis, voilà.

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