Christiane Desroches Noblecourt sauve les temples d'Abou Simbel

Durée: 15m52s

Date de sortie: 26/11/2024

durée : 00:15:52 - Christiane Desroches Noblecourt sauve les temples d'Abou Simbel  - Pour éviter que les statues géantes d’Abou Simbel ne boivent la tasse, notre héroïne n’hésite pas à mouiller sa chemise. Grace à sa ténacité et l’aide de ses alliés, les trésors de Ramsès II seront sauvés des eaux ! Texte et narration : Laure Grandbesançon Collaboration éditoriale : Fanny Leroy Relecture experte : Claudine Le Tourneuur D’Ison Réalisation : Marion Le Lay Prise de son : Mixage : Illustration : Julien Mougnon Documentaliste : Annelise Signoret

Il y a longtemps, très longtemps, bien avant la merveilleuse invention de la quiche, le
pharaon Ramses II régnait sur l'Egypte.
Environ 1200 ans avant notre ère, il fait construire au sud de son royaume à Abou
Simben, de temples grandiose au bord du Nîmes.
Peu à peu, dix immenses statues représentant pharaon et son épouse s'élèvent dans le
ciel.
Énigmatique, ce colloche, un poje majestieux semble défier les dieux pour l'éternité.
L'éternité ? C'est bien sûr.
Ah, la réflexion peut-être pas.
Cet empluze antique, à la beauté spectaculaire, ont bien failli disparaître, engloutis, sous
des maîtres, et des maîtres, et des maîtres, et des maîtres, et des maîtres, et des maîtres,
et des maîtres, et des maîtres.
Allez, petite marque, avance ! Oh, purée ! Mais où est-ce qu'elle est ?
Je la vois ! Non ! Prenez ma mort !
Merci, Christiane.
Décidément, vous êtes une femme qui tombe à pique.
Invincible boule d'énergie, plus remuante qu'une tempête, plus ébourriffante qu'un
vent chargé de sable.
Christiane des Roches, noble court, n'a peur de rien, et surtout pas de déplacer des
montagnes.
Dans les années 1960, cet grand archéologue français, a fait démonter, déplacer, puis
reconstruire, bloc après bloc, les deux immenses temples d'Abou Simbel menacés par la montée
d'une île.
Protéger 5 000 en histoire, c'est ma mission.
Voici la grande aventure d'une opération de sauvetage, complètement dingue, menée
par une femme, au tempérament de feu.
Yopie ! L'opération Abou Simbel est lancée !
C'est l'année 1954.
Assise à l'arrière d'un taxi noir et blanc, Christiane des Roches, noble court, 41
ans, tente de se fray un chemin à travers les avenues remuantes du Caire.
Le pays a beaucoup changé depuis ses dernières missions archéologiques.
Il y a deux ans, la révolution a renversé le roi Farouk et s'est désormais un président,
le général Gamal Abdel Nasser, qui dirige l'ancienne terre des Pharaon.
Nasser veut transformer le pays de fond en comble.
Une nouvelle ère commence.
Christiane est de retour au Caire pour participer à la création d'un centre d'études
sur l'Égypte antique.
Il faut dire qu'elle a de la bouteille et une sacrée réputation.
Droite dans ses boîtes, audacieuse, enthousiaste, c'est une force qui va.
Enfin, normalement hein, parce que là, coincée dans les bouchons, elle n'avance pas beaucoup.
Qu'importe, la jeune femme est déjà ailleurs.
Ces pupilles frétis.
Par-delà, l'agitation et le bruit, derrière la ville, au bord du désert.
Il y a les pyramides de guiseux, l'odeur du Nil, la poussière et le sable.
Le cœur de Christiane bat la chamanne.
En patiente de retrouver les temples, les tombots, elle voudrait que le temps s'accélère.
L'archéologue, à l'Égypte dans la peau.
Lors des fouilles, ses doigts, experts, parlent le langage secret des choses.
Elles s'étent interrogées délicatement, les pierres, les objets.
Elles comprends leurs mystères.
Entre l'Égypte et Christiane, la folle histoire d'amour ne date pas d'hier.
Christiane a 8 ans.
Le soleil dans le dos, elle feuille une revue sur les pharaons.
Les doigts sur les papiers glaciers, peu à peu, se réchauffent.
Du bout de l'index, elles sont du sable.
Soudain transporté dans le passé, le Nil surgit devant ses yeux.
Là, contre les longues tiges des papyrus, des femmes et des hommes,
veuilleux de paignes entourés de flammes en rousse, dit Pompotame.
Il s'est si beau, si heureux.
Deux pages plus loin, les portes du tombeau de tout encamou, sourds.
Dans la pénure, le masque du pharaon, chargé d'or, s'éveille.
Tout autour, des statuettes, des arcs, des trompettes d'argent se mettent à voler.
L'enfant referme le magazine.
A-t-elle rêvé ? Qu'importe. Le passé, ce jour-là, a pris vie devant eux.
C'est pas mal résumé, là.
Mais ça y est, on est arrivés.
Arrivé ? Mais où ?
Au musée égyptien du Caire, Blastarir. Tout le temps, vous avez blablaté.
Le taxi est moins. On a avancé.
Soukralak, ça y dit.
Avant d'entrer, Christiane prend une grande respiration.
Qui sont les grincheux que je vais devoir affronter cette fois ?
L'archéologie, à cette époque, est un monde d'homme.
Rars sont les femmes Egyptologues et, parmi elles, aucune dirige de fou sur le terrain.
Pionnière en la matière, Christiane a dû enfiler ses gants de boxe plus d'une fois.
Je suis une bagarreuse.
Si ces messieurs ont peur que je leur fasse de l'ombre, qu'ils changent de trottoir.
Bon allez, c'est parti.
Bonjour, madame des roches de bleu court. Bienvenue.
Nous avons du pain sur la planche.
Ça tombe bien, j'adore les baguettes.
Un médu, un plein déjeuner avec Mustafa Amair, le directeur des antiquités.
Une grosse nouvelle, la fait tomber de sa chaise.
Comment ? Vous pouvez répéter ?
Le président Nasser a décidé de construire un immense barrage dans le sud, près d'Asoan.
Tous les temples nubiens seront noyés, et parmi eux, ceux d'Abou Simbel.
Christiane, recrache sa cuisse de poulet.
Lorsque l'heure est grave, on oublie les convenances. Noyer Abou Simbel ?
C'est absurde, impossible, incroyable !
Ces temples ont été construits en gré rose. Ils vont fondre dans l'eau et disparaître à jamais.
Vous ne pouvez pas laisser faire ça !
Face à elle, Mustafa Amair semble démuni, résigné.
La décision a été prise, c'est trop tard. Et puis ce barrage va fournir de l'électricité à des milliers de villages.
Sur ce point, évidemment, Christiane n'a rien à redire.
Mais sacrifier l'un des plus beaux temples de l'Egypte antique ?
Un sanctuaire vieux de 5000 ans ? Elle ne peut l'accepter !
Alors elle monte au créneau et passe la quatrième !
Si vous ne pouvez rien, alors laissez-moi faire.
Je remurerai ciel et terre pour préserver les temples d'Abou Simbel.
Je ne vous demande qu'une chose. Pas de bâton dans les roues, mon coco.
Mustafa Amair joue le jeu et même davantage.
Il envoie des archéologues sur le terrain, dresser une liste de tous les sites menacés afin d'alerter le monde entier.
Pire à jouer !
Christiane sait qu'elle est face à un mur, d'autant qu'on lui reproche de se mêler de ce qu'il ne la regarde pas.
Mais justement, ça me regarde ! Ça nous regarde tous !
Les temples d'Abou Simbel appartiennent à l'humanité.
C'est en Egypte qu'est né notre civilisation.
Impossible d'empêcher la construction du barrage ? Ok.
En revanche, on peut sauver les temples, on les déplaçant par exemple.
Déplacer deux temples monumentaux de plus de 60 mètres de haut creusés dans la montagne ?
De toute l'histoire, cela n'a jamais été fait.
Tant mieux, il faut une première attaque.
Qui vous est ? Ce ne serait pas la première opération périlleuse de Christiane.
A Paris, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a fait évacuer en secret des milliers d'objets égyptiens du Musée du Louvre
pour les protéger des nazis et des bombardements.
Ensuite, elle a rejoint la résistance.
Christiane des Roches Nobles Cours n'abandonne jamais et surtout pas maintenant.
Le sauvetage d'Abou Simbel est devenu sa raison de vie.
Dès l'hiver 1954, elle se rend sur place, accompagnée par des géographes pour prendre des mesures et faire dérôler.
Ce genre de projet se prépare ? En route, mauvaise troupe, direction le sud !
En chemin, l'archéologue apprend que le président Nasser a du mal à financer son barrage,
les travaux sont donc retardés. C'est le début d'une folle course contre la montre.
L'équipe arrive à Abou Simbel en pleine tempête de sable !
Accrochez-vous ! Ça va passer !
Les vents, une fois calmés, les deux temples apparaissent au port d'uni, stupéfiants de beauté.
Christiane et son équipe semblent minuscules face aux gigantesques statues de Ramses II.
Il fait 58 degrés à l'ombre, mais va y que va y ! L'archéologue prend ses mesures !
Christiane a désormais de puissance soutien en Égypte, parmi lesquels le brillant ministre de la Culture,
Sarawit Okasha, qui se battra comme elle, Baquée-Hongle.
Ménacère, lui aussi à avancer.
En 1958, la Russie, qu'on appelle alors, l'URSS, annonce financer le barrage.
Oh purée, il faut passer à l'action !
J'ai promis que je remuerai ciel et terre pour sauver ces monuments.
J'irai jusqu'à secouer un autre monument s'il le faut.
Ça d'autre monument, c'est...
Le général de Gaulle ! Je n'ai pas le choix alors. Je dois taper très haut !
Et comme le général est immense, ça tombe très bien !
Oh quelle femme ! Bonne chance !
De retour à Paris, en fil ou temps un peu, Christiane obtient un rendez-vous avec le président de la République.
D'apporte sur vous, la jeune femme entend.
Ah, alors madame, de quoi est-il question ?
L'arc alors déroule toute son histoire avec passion, enthousiasme, sans oublier, quelques flatteries.
Monsieur le président, c'est un problème à votre mesure.
Si le général de Gaulle ne fait rien, personne ne pourra rien.
Oh, elle est sacrément maligne !
Eh, bingo ! Ça marche !
Ma foi, vous avez gagné, madame.
L'implication du général de Gaulle permet de réunir d'importants financements, dont ceux de l'UNESCO.
Une organisation internationale dont le but, entre autres, est de protéger la culture dans tous les pays.
Tout le monde est sur le cou !
Nous sommes en 1960, l'archéologue à la pêche, que-diche, la patate !
En Égypte, le sauvetage d'Abou Simbel est devenu le problème numéro 1 !
Reste à fisler un bon plan d'action.
Pour les sauver, les temples seront donc déplacés sur une autre colline plus haut.
Ce qui veut dire les découper en gros morceaux, les surélever, puis les réassembler.
Christiane, palcomment ninge, craint le pire.
Ça va être une sacrée boucherie !
Oh, espérons que la côte-lette soit bien découpée.
Et surtout n'oubliez pas, les temples ont été conçus en fonction de la course du soleil.
On ne peut pas les replacer n'importe comment !
Deux fois par an, en effet, l'astre du jour se glisse à travers l'entrée principale
pour éclairer tout au fond dans une petite salle obscure, une statue de Ramses II.
Alors, deux centimètres de plus à gauche ou à droite et...
C'est loupé !
En 1966, mille blocs de 30 tonnes sont découpés et numérotés.
Puis, ces 300 000 tonnes de roches sont déplacées à l'aide de grandes grues.
De 22 septembre 1968, les temples d'Abou Simbel sont entièrement reconstitués.
Christiane croit rêver.
J'arrive pas à y croire. Grâce à la collaboration de tous, on y est arrivé !
Soudain, miracle !
Le rayon du soleil pénètre dans le temple et illumine la fameuse statue des pharaons.
Oh, j'ai l'impression que Ramses II est content !
Bravo, Christiane !
Deux ans plus tard, les travaux du grand barrage seront eux aussi terminés.
On a été plus rapides. De toute façon, on n'avait pas le choix.
Après ça, Christiane déroche noble cours à continuer de déplacer les montagnes.
Ou plutôt, les momies.
En 1976, elle réussit l'exploit de faire venir celle de Ramses II à Paris pour la sauver de mauvais champignons.
Plus tard encore, elle se lancera dans de grandes fouilles dans la vallée des Reines,
en espérant découvrir des tombes inconnues.
Christiane ? Christiane ! Mais où courez-vous ? Attendez-moi !
Moi aussi, je partirai dans l'aventure !
...
Derrière cet épisode, Il ya Al Niro, Fanny Le Roi, Nicolas Delmas,
Baptiste Collion et Laine Chilli.
Et moi, leur grand besoin sans oublier Ramses II.
Rire. Bienvenue.
Lorsque la momie de Ramses II est venue à Paris, en 1976,
elle a été reçue avec tous les honneurs dû à un chef d'État.
On lui a même délivré un passeport.

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France Inter invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l'histoire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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